
Femme avec un prénom d'homme : les galères de Yannick
Il n'y a pas qu'au Brésil que le genre du prénom joue des tours. Sur son blog, Lamia Oualalou racontait récemment l'histoire de James, une femme avec un prénom usuellement masculin qui avait eu des soucis administratifs importants, reflétant, selon elle, l'organisation kafkaïenne des services publics au Brésil. Mais on trouve, en France, des histoires similaires, notamment dans la communauté antillaise. Sur un forum, Carambole me disait :
« Camille, je pense que c'est difficile pour un homme d'avoir un prénom féminin.. Je connaissais un garçon lorsque j'étais enfant, il s'appelait Nicole et un autre Monique. Tout ça parce que des abrutis voulaient absolument des filles et c'est un garçon qui s'est pointé… »
Et Cokelicot de renchérir « J'ai un neveu qui s'appelle Peggy, et j'imagine les brimades » Brimades réelles ou imaginaires ? Petite enquête… « Malheureusement, je ne suis pas née et je ne vis pas en Bretagne ! » Lorsque Yannick Bellenger a accepté de répondre à mon interview, un journaliste breton de Rue89 a contesté : « Mais enfin, Yannick est un prénom mixte »… La suite de cet article prouvera pourtant que, même pour les porteurs de prénoms épicènes, l'administration française peut rivaliser avec celle du Brésil. Yannick explique :
« Effectivement, en Bretagne, Yannick est un prénom mixte. Il existe d'ailleurs d'autres Yannick femmes, telle la cinéaste Yannick Bellon. Malheureusement, je ne suis pas née et je ne vis pas en Bretagne (si seulement ! ). “ Donc, je suis entourée de gens qui ignorent ce détail. Compte tenu des réactions suscitées par mon prénom, je pense qu'il est connoté masculin à l'est de Fougères. ”
Pour celles et ceux qui voudraient expliquer le sens du mot “ épicène ” à leurs enfants : “ Epicène se dit d'un nom, d'un pronom, d'un adjectif qui ne varie pas selon le genre. ” Bénéficiant d'un prénom épicène, je rédige l'intégralité de mes articles et commentaires avec des adjectifs et pronoms épicènes. Les prénoms épicènes les plus courants sont Dominique et Claude, mais Camille en est également un excellent exemple. Camille était un prénom majoritairement masculin jusqu'au milieu du XXe siècle, et la bascule vers une majorité féminine s'est faite lorsque Camille Claudel, la sculptrice a été révélée au grand public. Il nait encore environ 500 bébés Camille de sexe masculin tous les ans. De la même façon que dans les commentaires, peu d'entre vous ont envisagé que je n'étais pas une femme, aucun collègue de Yannick n'a imaginé avant son arrivée qu'elle était une femme, et des collègues femmes célibataires lui ont dit, après l'avoir rencontrée, avoir été très déçues en découvrant que leur futur partenaire potentiel était une femme. Convoquée pour faire ses trois jours et soupçonnée au bureau de vote Les difficultés administratives pour Yannick ont commencé à sa majorité :
“ A mes 18 ans (c'était avant l'instauration de la Journée d'appel de préparation à la défense mixte), j'ai reçu une convocation et un billet de train pour faire les ‘trois jours’. ‘ J'ai eu beau me présenter avec mon acte de naissance à la mairie pour obtenir un certificat de filleitude’, l'employée, alors que je me tenais devant elle, m'a attribuée le sexe masculin, idem pour mon passeport (à côté de ma photo, où on ne peut, j'espère, me confondre avec un homme). ‘ Bref, j'ai failli faire mon service militaire, et je crois qu'il a fallu que mon père intervienne auprès de la hiérarchie militaire pour régler le problème. ’
Des tracasseries ont continué au moment de faire son devoir de citoyenne…
‘ La plupart de mes courriers sont au nom de monsieur Bellenger. Et ma carte d'électrice aussi. Je ne prends pas le temps de corriger. Aux dernières élections municipales et cantonales, j'ai cru qu'on allait rejeter mon bulletin pour cette raison ; j'ai même demandé s'il fallait baisser mon pantalon. ’
… puis dans le monde du travail :
‘ Pendant quatre ans, à la fac où je travaillais, mon contrat était au nom de Monsieur, j'ai dû corriger, tous les ans. Quand j'ai passé l'agrégation, j'ai cru voir des regards interrogateurs et parfois soupçonneux (si jamais je me présentais à la place du vrai ’ Yannick de la convocation ? ), mais, comment la plupart du temps, en présentant ma carte d'identité, le problème a disparu. ‘ Quand je surveille un partiel à la fac où j'enseigne, on pense souvent que je remplace Yannick Bellenger ’. J'explique alors que je suis Yannick, s'ensuit l'éternel ‘oh, c'est drôle, mais ça n'existe pas comme prénom pour les filles. Mais ça s'écrit au moins que ’ à la fin ? Non ? Comment ça se fait ? ”. “ Les gens ont besoin d'être rassurés. Du coup, je termine chaque mail professionnel par une Mme ou Mlle Yannick B., pour éviter toute confusion, même si je trouve ça ridicule. ‘ Surtout, quand j'écris un article, résultat d'un long travail de recherche, je n'ai pas envie que mon travail soit attribué, au moment de la publication de l'ouvrage, à un autre ’, Monsieur Yannick Bellenger (il existe, j'ai un homonyme, homme, bien sûr). ‘ Dans l'annuaire des souscripteurs d'un bulletin auquel je suis abonnée, j'ai remarqué que mon nom est suivi de la mention (Mlle)’, là où les autres ont leur statut professionnel. Je n'avais pourtant rien demandé. ”
“Un élève m'a demandé si j'étais homosexuelle” Mais Yannick témoigne aussi des raccourcis de la pensée des personnes qu'elle rencontre : malgré son apparence indiscutablement féminine, certains se demandaient si elle n'était pas transgenre ou homosexuelle, à cause de son prénom.
“ En fin d'année, un élève m'a demandé si j'étais homosexuelle (je pense que dans sa tête d'ado de 14 ans, ‘ homosexuel ’ et ‘ transgenre ’ ne sont guère différents). ”
Autre situation inconfortable : “ Parce que le prénom est masculin, les gens s'attendent à ce que la personne soit masculine ”, et font donc des confusions :
“ Je suis alléee récemment à une fête. Je connaissais peu de monde, donc il a fallu se présenter. Je suis arrivée avec un groupe, donc rafale de prénoms. Dans ce groupe, il y avait une fille à l'allure un peu masculine, qui a un prénom bien féminin. ‘ Une fois la surprise passée ( ah, une fille qui s'appelle Yannick, ça existe ? ’ -décidément, aucun Breton dans l'assemblée ! )- curieusement, les invités qui ne nous connaissaient pas du tout ont retenu, en fin de soirée, que c'était elle qui s'appelait Yannick. ‘ J'ai trouvé que qu'il était drôle de voir comment on essaie de faire correspondre le prénom genré ’ à l'image que la société donne du genre en question. ”
Un prénom idéal pour rendre jaloux le petit ami d'une copine Certaines amies ont joué de son prénom avec leurs copains du moment pour les rendre un peu jaloux “ tiens, je vais au ciné avec Yannick ”, disaient-elles. Mais, dans ce cas-là “ lesdits amis se trouvent vite rassurés lorsqu'ils me rencontrent ”, les tranquilisent-elles. Ayant choisi une voie plutôt féminine (la littérature pour la jeunesse britannique), elle n'a pas pu vérifier si son prénom lui permettait de briser le “ plafond de verre ” ou de trouver du travail plus facilement. Elle appréhende même qu'on trouve “ suspect un homme ayant [ses] centres d'intérêt ”. Fort heureusement pour elle, elle ne veut pas changer de prénom (choisi par ses parents lorsque le médecin leur avait dit qu'ils allaient avoir un garçon) : comme le disait la chanteuse Linda Lemay dans “ Alphonse ”, “ il est plus facile de changer de sexe que de changer de prénom. ” Pour les téméraires qui voudraient le faire malgré tout, voir la fiche dédiée sur Service-public.fr ou les conseils de Tom Reucher.
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De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 18H36 | 29/08/2008 |
En effet, quand j'etais petit, en camping, j'ai deja rencontre une fille qui s'appellait Yannick… comme moi. Elle, heureuse d'avoir le meme prenom que moi ; tout de suite, j'ai veritablement eu honte pour elle. Les enfants ne savent pas cacher leurs sentiments. Meme si, logiquement, cela ne devrait pas etre, c'est le sentiment d'enfant que j'ai eu a son egard. Je ne lui ai jamais reparle… mes parents n'ont pas frequente ses parents. Aussitot une distance s'est cree. Pitie pour elle.
Yannick est percu comme un prenom de garcon. C'est un fait. Lorsque des parents presentent leur fille avec un tel prenom, ils sont tout de suite vu comme des gens associaux, incapable de percevoir une telle evidence. Ils se mettent et mettent leur enfant en marge de la societe. Et comment leur dire ? Une telle erreur qui ne peut meme pas etre corigee. On se demande ou est le probleme dans cette famille. On prefere les eviter.
Je serai a sa place, je changerai de prenom… directement…. Prenez votre 2eme prenom. Vous ne serez pas la premiere a qui cette erreur a ete faite.
Vous verrez directement un changement d'image a votre sujet. Je n'ose comprendre ce que vous avez du endurer.
Le sentiment produit par une meprise sur le sexe d'un personne est un melange de honte et de degout. Cela touche au plus profond de notre personalite. Meme si, je reconnais qu'en reflechissant, cela devrait etre normal, cette Yannick feminine est en train de se battre contre des moulins. Votre combat est 1000 fois plus difficile que le combat des homosexuels ou feministes…. lorsque la solution est si simple !
à Yannick-007
De Panama
enseignant | 22H01 | 29/08/2008 |
Eh, faut rien exagérer non plus ! « Problème dans la famille », « honte et dégoût »… comme vous y allez ! C'est plutôt rigolo de s'apercevoir qu'on a pris une femme pour un homme, ou vice-versa. Après, on se dit que c'est original, on se rend compte qu'on a des préjugés stupides, et on finit par trouver charmant un prénom épicène.
Il faudrait peut-être faire une enquête, mais j'incline à penser que le souci d'attribuer des prénoms strictement non équivoques est assez récente et locale. Dans mon esprit, ça ne doit pas remonter beaucoup plus haut que l'usage napoléonien qui veut que l'épouse prenne le nom de son mari (« Madame Raymond Duchmoll », quand on y pense, c'est assez bizarre aussi, non ? ). En anglais ou en italien, les prénoms épicènes sont légion, et ça n'empêche personne de dormir.
à Panama
De Neris
Précaire | 15H54 | 30/08/2008 |
Je suis tout à fait d'accord.
Je comprends que ça peut être pénible à la longue de devoir justifier si on est fille ou garçon mais je vois tous les jours des gens affublés de prénoms directement puisés dans les séries à la mode au moment de la naissance ou celui de la star préféré de maman ou papa, pire encore personnages fictifs dont les parents sont fans sans compter les diminutifs adoptés comme prénom.
J'vous jure que parfois j'ai beaucoup de mal à ne pas rigoler. Je trouve ça triste de devoir porter la lubie de ses parents toute sa vie.
Je connais des fans de Star Wars qui ont poussé le fanatisme jusqu'à appeler leurs mômes Obi-Wan et Annakin. Je n'ai jamais compris comment l'état-civil avait laissé passer ça.
Je trouve ça beaucoup plus dramatique qu'une confusion de sexe.
De el Chiquito
en promenade | 18H41 | 29/08/2008 |
C'est drôle que cela pose problème pour certains prénoms comme ceux que vous indiquez alors que pour Claude ou Dominique il n'y a pas ce genre de difficulté, leur mixité est acceptée.
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 18H54 | 29/08/2008 |
Question de perception.
Claude, Dominique ou Michel(e) on se mefie a l'avance et on demande confirmation.
Avec un prenom clair, on ne se mefie pas…
De Desiderio
20H31 | 29/08/2008 |
Je me prénomme Dominique et pendant deux ans j'ai eu un numéro de sécurité sociale en 2. J'ai souvent reçu du courrier administratif au nom de madame. Et quand j'ai été pour la première fois en colonie de vacances, j'ai dû passer la nuit dans le dortoir des filles parce que j'avais été versé dans une équipe de filles (ce qui est terrifiant en bas âge).
De Yannick-007
Tecky d'ordi a A'Dam ! | 18H44 | 29/08/2008 |
« (choisi par ses parents lorsque le médecin leur avait dit qu'ils allaient avoir un garçon) » …
C'est clair les parents ont un probleme. Incapables de s'adapter au sexe de leur enfant. Mon dieu…. !
Ils lui ont achete des GI Joe et l'ont envoye travailler chez Caterpilar parceque le medecin a dit que c'etait un garcon ? Faut arreter le betises !
à Yannick-007
De nieuwendammerdijk
bilig et crayon | 12H20 | 30/08/2008 |
Ici,a A« dam,on a bien un copain qui s'appelle Chery,de son vrai prenom…Au debut,'j'avais du mal a lui dire Chery,tu prends du lait dans ton cafe ?
à nieuwendammerdijk
De merle-moqueur
14H15 | 30/08/2008 |
essaye ; Cherry,tu prends du cafe dans ton lait ?
à Yannick-007
De Camille
(auteur)
Mauvais genre | 22H51 | 30/08/2008 |
Qui dit des bêtises ? Yannick ? Vous connaissez mieux ses parents qu'elle ? L'histoire complète telle qu'elle me l'a racontée est :
- sa mère aimait beaucoup le prénom Yannick (une histoire d'amour probablement)
- les parents savaient que le prénom est épicène : -) et trouvaient ce prénom joli
- certes, ils l'avaient choisi alors qu'ils pensaient que le bébé serait un garçon mais ont décidé de le conserver
De caro
délinquante avérée | 19H32 | 29/08/2008 |
intéressant votre article, Camille, je retrouve tous les problèmes vécus par une de mes amies prénommée Josèphe. Elle se faisait appeler « Josie » par ses amies, mais que de problèmes auprès des autorités et administrations ! Certains bons apôtes, avant même de la voir, le nez dans les papiers, affirmaient que l'état civil s'était trompé en ayant fait une erreur orthographique ! Le pire, c'était au téléphone, elle ne pouvait avoir aucun renseignement, il fallait qu'elle se déplace pour montrer sa bobine.
Une de mes collègues de travail s'appelle « Anouar », prénom typiquement masculin arabe. Bien sûr, dans les milieux, disons pas bien au courant, il n'y a pas de problème, mais dans les milieux, disons aussi « d'origine immigrée », ce n'est pas la même et il faut qu'elle insiste et affirme qu'elle est bien une femme !
Bof, peut être dans quelques années, la majorité des Camille seront des garçons et la majorité des Yannick des filles ? et les Anouar ?
PS je me coucherai moins bête, j'ai appris ce que voulait dire « épicène » : )
De Zineb Dryef
Rue89 | 19H33 | 29/08/2008 |
Bonsoir Camille,
Si tu écris « un journaliste breton de Rue89 » pour préserver l'identité de Yann Guégan, c'est loupé. C'est le seul.
à Zineb Dryef
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 19H59 | 29/08/2008 |
Première, seconde , troisième génération !
Nous sommes tous des enfants de Douarnenez !
So-li-da-ri-té avec le camarade Guégan !
à Zineb Dryef
De Panama
enseignant | 20H29 | 29/08/2008 |
Et Yann aussi est épicène.
à Panama
De merle-moqueur
09H50 | 30/08/2008 |
he,Panama…c'est ou l'Epicenie ?
à Zineb Dryef
De merle-moqueur
09H36 | 30/08/2008 |
yann Guegan est breton ? je le croyais francais ! ! ! qu'estce qu'il ecrit bien ! ! ! Orthographe et tout ca ! ! ! !
à Zineb Dryef
De Pascal Riché
7
Rue89 | 08H18 | 31/08/2008 |
Je suis aussi né en Bretagne, Zineb (c'est épicenne, Zineb ? )
à Pascal Riché
De Panama
enseignant | 11H09 | 31/08/2008 |
Pourquoi tant de « n », Pascal ? C'est « épicène » (du grec epikoinos).
Cela dit, j'aimerais bien savoir, moi aussi, pour Zineb. C'était le prénom d'une des épouses du prophète, donc je penche pour la non mixité.
De Jean-Jacques Louis
21H01 | 29/08/2008 |
Il y a bien des femmes qui s'appellent Andrée. Si on pense qu'André veut dire homme, c'est vachement épicène.
En Anglais, Chuck, diminutif de Charles (ou Charlotte) est aussi bien porté par des femmes (Chuck Mangione) que par des hommes (Chuck Berry).
à Jean-Jacques Louis
De merle-moqueur
09H42 | 30/08/2008 |
En anglais,Dick,diminutif de Richard peut aussi etre feminin….
Par ex : I've a big dick…..
De mad
21H10 | 29/08/2008 |
Un de mes camarades de lycée s'appelais morgan.
systèmatiquement, il avait droit à « Mlle Morgan … » sur tout les papiers administratifs.
à mad
De merle-moqueur
09H45 | 30/08/2008 |
Prenom : Morgan
Nom de Famille : Delaine….
à merle-moqueur
De merle-moqueur
09H46 | 30/08/2008 |
Morgan,Morgan ! ! ! et pourquoi pas Mange-moufle ?
De Panama
enseignant | 21H40 | 29/08/2008 |
On apprend décidément des foules de choses en lisant l'admirable, l'irrésistible, mais trop rare Camille. Genre, qu'il y a aussi des adjectifs épicènes.
Pourtant quelques mystères demeurent.
Par exemple, si Yannick n'a rien de breton (je veux bien dire « de bretonne », mais l'usage est formel : le rien est masculin, seule la chose est féminine), comment ses parents ont-ils eu l'idée cruelle de la prénommer Yannick ?
Ou encore : est-ce que des petits malins déjouent la jalousie de leur copine en lui annonçant sans mentir qu'ils font faire un ciné et un petit resto avec Yannick ?
Et est-ce qu'il est plus simple de changer de sexe, ou de prénom, ou de trouver un boulot en Bretagne ?
Et puis — ça n'a rien à voir, mais ça me préoccupe — est-ce que Zineb est épicène aussi ?
Je vais méditer sur ces mystères en écoutant la chanson « A boy named Sue », de Johnny Cash, parce que, hein, faut pas oublier non plus le malheur des hommes avec un prénom de femme.
De Tischmit
fonaïf | 21H41 | 29/08/2008 |
Bonsoir à tous
depuis 25 ans je tiens le bureau de vote de mon quartier et j'ai toujours plaisir à voir arriver Mr Nicole X et autres conpatriotes antillais et autres qui viennent faire leur devoir de citoyens. C'est vrai, la première fois ça surprend mais au bout de quelques fois je n'y fais plus attention et le regard est assez reconnaissant de ne pas faire comme certains des réflexions à la limite du mauvais goût. Quand on constate le ridicule de certains prénoms donnés par des « vedettes » à leurs enfants actuellement ne jugeons pas les parents. Il y a une tradition qui voulait que l'on donne le prénom du jour au calendrier, même en France, aux enfants et je crois que ça vient de là que certains se retrouvent avec des prénoms surprenants : Jean Bedel (pour Jean Baptiste de la Salle) Bocassa ou Fetnat (pour fête nationale) dans le pire des cas. Nos voisins ont raccourci le Notre dame de lourdes en « Lourdes » (la fille de Madona) et combien de Fatima pour Notre Dame de Fatima et même « Camino » pour Notre Dame del Camino Notre Dame du Chemin de Compostelle.
De Artemisia.G
Lulucarabine | 21H48 | 29/08/2008 |
Un article qui montre très bien tous les clichés attachés au genre et qui sont véritablement prégnants dans notre société. En 2008, il semble encore véritablement transgressif qu'une femme porte un prénom dit d'« homme » ou un homme un prénom dit de « femme ». Cela en dit beaucoup sur le chemin qu'il reste à parcourir !
De Peggy Corlin
Journaliste | 23H04 | 29/08/2008 |
Que le neveu de Cokelicot se rassure, les Peggy de sexe féminin connaissent aussi leur lot de brimades…
De Le Monolecte
blog.monolecte.fr | 23H05 | 29/08/2008 |
J'aime bien aussi cette petit plongée dans la médiocrité ordinaire : je trouve étrange les réactions des gens pour un truc aussi trivial qu'un prénom pas assez mixte à l'Est de Concarneau.
Ma fille a un prénom mixte et un nom de famille qui… frappe les esprits ! Mais je pense qu'elle survivra ! : -)
De Lupus Michaelis
Instantiation en cours... | 23H47 | 29/08/2008 |
Personne ne me croit jamais quand je dis que « Pierre » est aussi un prénom féminin.
à Lupus Michaelis
De MAGENTA
Pesteux génétique | 06H39 | 30/08/2008 |
Anne aussi est mixte .