14/05/2008 à 10h45

Sarkozy prêt à éconduire le Québec pour mieux aimer le Canada

Florent Daudens | Journaliste

Paris a reçu la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, en grande pompe : accueil au bas des marches de l'Élysée, entretien à Matignon, etc. Celle-ci était en visite officielle dans l'hexagone du 6 au 10 mai, pour lancer les célébrations du 400eme anniversaire de la ville de Québec.

Un voyage qui n'a pas manqué de susciter la controverse au Canada, le mouvement souverainiste accusant Ottawa de voler la vedette au Québec en France. Le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale du Québec, Mario Dumont (autonomiste plutôt qu'indépendantiste) a d'ailleurs déploré l'absence du Premier ministre du Québec, Jean Charest, au rendez-vous parisien :

La représentante
de la Queen


Michaëlle Jean est l'actuelle gouverneure générale du Canada. Elle représente la Reine d'Angleterre au Canada, officiellement reine du Canada (bien que n'ayant aucun pouvoir, puisque le pays est une nation souveraine). Il s'agit d'un rôle essentiellement symbolique, hérité de la colonisation du territoire par le Royaume-Uni.

« On a l'impression que, dans le ménage à trois, il [Jean Charest, ndlr] a été emporté par le courant. Dans un ménage amoureux à trois, parfois la ligne devient bien mince entre être l'amant négligé et le cocu content. »

Sarkozy : « On aime le Québec et on aime le Canada »

C'est que le Québec craint de perdre sa relation privilégiée avec la France, crainte renforcée par les récentes déclarations de Nicolas Sarkozy. A l'occasion d'une cérémonie en mémoire de soldats canadiens morts pendant la Seconde Guerre mondiale, le président de la République a évoqué son amour du Canada :

« On aime le Québec et on aime le Canada. On aime les deux. (...) On n'oppose pas nos deux fidélités et nos deux amitiés. On les rassemble pour que chacun comprenne que ce que nous avons en commun, on va le tourner vers l'avenir. »

Un changement de cap qu »annonçait Jean-Pierre Raffarin il y a un mois : « Le Président est contre le ni-ni. Il veut s'impliquer. Il veut participer. » Le chef de l'Etat devrait définir plus en détail sa position lors du sommet de la francophonie, qui aura lieu en octobre à Québec.

En attendant, le mouvement souverainiste grince des dents. « Cette situation ne peut que m'inquiéter pour l'avenir des relations internationales du Québec », écrivait, dans une lettre ouverte, le chef du Parti québécois, Pauline Marois.

Depuis le « Vive le Québec libre » du général de Gaulle, en 1967, le Québec a compté sur l'appui de son ancienne métropole pour acquérir visibilité et crédibilité sur la scène internationale, particulièrement au sein de la francophonie. Sur la question de l'indépendance, la France a adopté la position de « ni ingérence ni indifférence » (ou politique du « ni-ni »), définie en 1977 par Alain Peyreffitte, alors ministre sous Valéry Giscard D'Estaing.

« Le Canada peut être beaucoup plus utile à la France »

Mais force est de constater que, depuis, le Québec a dit non deux fois à son indépendance, en 1980 et en 1995. « La réalité demeure que la France n'a plus intérêt à soutenir un combat auquel les Québécois eux-mêmes semblent avoir renoncé », écrit Michel David, éditorialiste au Devoir. Et de constater :

« Ces choses-là ne se disent évidemment pas, mais une bonne partie de la classe politique française a été très déçue du manque d'audace des Québécois. Pour les soutenir, la France avait mis entre parenthèses son amitié pour un pays dont les soldats avaient contribué à sa libération.

“Puisque les Québécois préfèrent habiter une province canadienne, que peut-elle faire de plus ? Dans les nombreux défis auxquels elle fait face, le Canada peut lui être beaucoup plus utile.”

Même son de cloche du côté du chroniqueur Benoît Aubin :

“Mettez-vous un instant à la place de M. Sarkozy. Le Canada, c'est le Québec, bien sûr, mais c'est aussi Ottawa, un partenaire important du G-8, qui combat en Afghanistan. C'est aussi les banques de Toronto, le pétrole de l'Alberta. Le voisin des Etats-Unis. Trop contente, la France, de ne plus avoir à choisir entre le Québec et le Canada, si elle peut danser avec les deux.”

De plus, Nicolas Sarkozy est sensible à la question de l'unité canadienne. Une sensibilité que le chroniqueur du Journal de Montréal Yves Chartrand attribue à ses liens d'amitié avec l'homme d'affaires canadien Paul Desmarais :

“Il a maintenant une influence déterminante sur le chef d'État français. L'épisode de cette semaine en est la démonstration éloquente. La suite est tout ce qu'il y a de prévisible.”

Nicolas Sarkozy a d'ailleurs décerné la grand'croix de la Légion d'honneur –la plus haute distinction française– à Paul Desmarais en février.

L'Europe en ligne de mire ?

À moins que cette sensibilité ne soit l'occasion de mettre en valeur un fédéralisme qui laisse place à l'autonomie ; un argument de choix pour la perspective européenne prônée par Nicolas Sarkozy. Cité par Le Devoir, le chercheur Marc Chevrier soulève cet argument :

“Ça renvoie aux Français une image idéalisée de ce que la France pourrait être à l'intérieur de l'Europe. (…) Cette idée qu'on pourrait être très autonome dans un cadre fédératif qui maintient l'unité économique et la politique étrangère, c'est une idée qui plaît à beaucoup de Français.”

Mais il précise du même souffle qu'il s'agit d'un miroir aux alouettes, le fédéralisme canadien étant différent de l'européen : “Tant et aussi longtemps qu'il y a un flou artistique qui règne sur ce modèle, il paraît séduisant.”

Anne Légaré, auteur du livre “Le Québec, otage de ses alliés” y voit plutôt une volonté de se rapprocher des Etats-Unis :

“La nouvelle position de la France, supprimant sa non-indifférence au Québec, serait un indice supplémentaire du rôle que le nouveau président voudrait faire jouer à la France en se rapprochant d'un Canada de plus en plus inféodé à son voisin américain.”

Peu importe les visées du président, le moment est inopportun, estime le chroniqueur Michel Vastel, cinglant :

“La France et le Canada auraient pu attendre l'an prochain -ou au moins la tenue du Sommet de la Francophonie en octobre prochain- pour banaliser le Québec à ce point. Cela eût été moins blessant pour les nationalistes d'ici. Et moins gênant pour leur chef de gouvernement. Mais voilà, les têtes dirigeantes du triangle Ottawa-Paris-Québec sont de petits affairistes qui n'ont aucun sens de l'Histoire (avec une majuscule)...”
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  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 10h56 le 14/05/2008
    • Internaute
      Prisonnier dans le village (...)

    Non content de foutre en l » air la France , Sarko detruit aussi la francophonie ..
    Ne nous inquietons pas pour lui , en 2012 , les anglo-saxons mondiaux lui trouveront un tres bon boulot pour remerciement de l » oeuvre accomplie ..

  • steed1
    • Posté à 11h19 le 14/05/2008

    j'aimerais dire aux québécois : n'écoutez pas cet imbécile, les Français ont un attachement de coeur avec le Québec qu'ils n'auront jamais avec ottawa.

  • marie 75
    • Posté à 11h33 le 14/05/2008

    une question ?
    A qui cela profite ?
    A desmarets (pas sûre ortho), le pote de SARKOL'UMP ?

  • freddysun
    • Posté à 11h49 le 14/05/2008

    Que c'est dur de devoir supporter cet imbécile ignare et haineux envers tout ce qui est francophone... Tout à fait d'accord Steed1. De plus, il est complètement nul en anglais. Nul en tout.

  • DamienD
    DamienD
    Controleur de Gestion a Londres
    • Posté à 12h15 le 14/05/2008
    • Internaute
      Controleur de Gestion a Londres

    Je pense qu'il ne s'agit pas de s'emballer a propos du Quebec et ne pas voir en « La Belle Province » une France version Amerique du Nord, ni meme un fief francais asservis par les britanniques. Les quebecois ne souhaitent pas etre liberes par les francais ! !
    Les Quebecois et les Francais partagent une meme langue, le francais, mais leur modes de vie et leur culture different plus que l'on veut bien l'imaginer. Enfin, les Quebecois sont tres pragmatiques et sont bien plus pro-americains que les francais. Les USA constituent en effet un de leurs principaux partenaires commerciaux.

    Par ailleurs, pourquoi stigmatiser le reste du Canada ? Ce pays qui compte en son ensemble un peu plus de 30 millions d'habitants, dont la moitie est directement issue de l'imigration, a le sens de l'accueil et de l'hospitalite. Les francais sont tres apprecies dans les provinces telles que l'Ontario (dont la capitale est Toronto)l'Alberta et la COlombie Britannique.

    En conclusion, je dirais que le Canada ne se limite pas a Montreal et a Quebec City, mais il y a aussi Vancouver, Toronto, Calgary... Ces villes jouissent d'un attrait economique et culturel dont il serait dommage de se priver. Leurs habitants sont admiratifs du « vieux continent » et de la France en particulier car la plupart de leurs ancetres en sont issus. En resume, ne soyons pas plus quebecois que les quebecois eux-memes.

    • Jaycib
      Jaycib répond à DamienD
      • Posté à 13h13 le 14/05/2008

      On ne saurait mieux dire... Merci de prendre ainsi le contre-pied des « levellers » (nihilistes, en tout cas araseurs) dont l'anti-américanisme primaire tient lieu de bâton de maréchal.

      • Jaycib
        Jaycib répond à Jaycib
        • Posté à 13h59 le 14/05/2008

        Au lieu de déprécier arbitrairement les arguments (ou les soutiens apportés aux arguments des autres), on aimerait que les notations de Rue89 reflètent moins d'a prioris idéologiques (au sens marxien du terme : l'idéologie ne traduit ni une science, ni un savoir ; voir L'Idéologie Allemande).

        La qualification de « nihiliste » peut déplaire, je le conçois, mais elle paraît convenir à la situation : celle d'une incantation visant systématiquement à s'opposer à l'existant et à ne rien proposer à la place.

        Le jour où l'on proposera une alternative viable à l'alliance critique avec les Etats-Unis et, par extension, avec les autres membres de l'OTAN, je promets de l'examiner avec tout le sérieux possible.

    • Lairderien
      Lairderien répond à DamienD
      • Posté à 16h22 le 14/05/2008
      • Internaute

      Juste un petit détail en passant, dans tous les cas mon amérique à moi ressemblera toujours plus au Canada et surtout au Quebec, qu'au USA.

  • DamienD
    DamienD
    Controleur de Gestion a Londres
    • Posté à 12h34 le 14/05/2008
    • Internaute
      Controleur de Gestion a Londres

    J'oublais de signaler. L'actuelle Gouverneure Generale du Canada a du renoncer a la nationalite francaise pour prendre ses nouvelles fonctions.
    Elle-meme issue de l'imigration (nee a Haiti je crois..a confirmer), elle occupe actuellement la plus haute distinction honorifique du Canada...
    Une bonne lecon d'integration, non ?

  • ysengrimus
    • Posté à 12h42 le 14/05/2008
    • Internaute

    La « civilisation » québécoise va continuer de résister, bon an mal an, tant bien que mal, ainsi...

    Lien

    Mais il ne faut surtout pas croire que cette nouvelle doctrine de la France est un trait exclusivement sarkozien. Je me suis retrouvé un jour par hasard dans une réunion d'officiels de France et du Canada à Toronto et le Consul de France nous avait asséné un « Nous voulons aussi pouvoir parler anglais avec le Canada anglais... » qui en avait refroidit plus d'un. Et c'était sous Chirac ! Cette ligne est apparue dans la droite de votre pays après la capilotade des deux référendum de 1980 et 1995 certes, mais aussi -surtout ! - dans la mouvance de la déterioration durable de la relation France-USA. Faute de grives on mange des merles et faute de la grande Amérique, bien on courtise ls petite......
    Paul Laurendeau

  • NuklearCocroach
    • Posté à 13h15 le 14/05/2008

    Crisse de Tabarnak et Hostie de calice...La France n'a pas à s'ingérer dans les affaires d'un pays,même bilingue et fédéral.c'est un peu comme si on voulait que la France soutienne l'indépendance de la Wallonie ou de la Suisse Romande alors qu'on ne la demande pas, sous prétexte qu'on y parle français...la francophonie est elle soluble dans une sorte de Commonwealth de républiques bananières francophones comme avec l'Afrique ? ? ?

  • pcak
    • Posté à 13h35 le 14/05/2008
    • Internaute

    La braderie continue, après l'OTAN (ou personne ne nous explique qui commandera désormais la force de frappe française), voici maintenant le moment d'effacer « vive le Québec libre » de De Gaulle. Indocile la France polymérisait tous ceux qui désiraient autre chose que l'alignement servile. Docile elle perd sa place significative dans l'Europe au profit de l'Allemagne. Cette politique gomme l'un après l'autre les symboles des caractères particuliers de la France, elle arrive trop tard et ne fera plaisir qu'aux politiciens américains à la retraite. Aucune projection pratique dans l'avenir,c'est le retour de l'enfant prodigue mais sans l » amour. Innocence et manque de métier, de prendre au sens littéral les reproches américains.
    Et puis c'est aussi une démarche très 19eme siècle de croire guérir les blessures du passé par un retour à la situation initiale plutôt que de penser une projection positive dans l'avenir, surtout si près de la fin du mandant de Bush. Veut on faire plaisir par avance à Mac Cain par cette repentance ? La prochaine étape sera-t-elle d'offrir une nouvelle étoile au drapeau américain avec l'arc Caraïbe ? Ou nous, pauvres aveugles, n'avons nous rien compris à ce qui se prépare ?

    • Jaycib
      Jaycib répond à pcak
      • Posté à 16h39 le 14/05/2008

      Questions :

      1) Qu'est-ce qui est « bradé » ? Le Québec ? Qui ose y croire ? (Sommes-nous propriétaires du Québéc, soit dit en passant ? ) Ou l'alliance traditionnelle avec le Canada, qui n'a pas varié d'un pouce depuis des décennies, y compris après le « Vive le Québec libre ! » du Général, qui a simplement un peu froissé Ottawa, sans plus. On pourrait à la rigueur arguer que cela a servi à convaincre encore davantage les Québécois de desserrer l'étau dans lequel ils étaient alors enfermés par une Eglise apostolique et romaine doctrinaire (jusqu'au début des années 60, le seul théâtre francophone de qualité toléré à Montréal était celui de Paul Claudel), mais ce n'était visiblement pas l'intention de De Gaulle.

      2) Une France « indocile » ? A quoi cela a-t-il servi dans le passé, sinon à faire prendre à certains dans le Tiers-Monde leurs désirs pour des réalités (logomachie, quand tu nous tiens...), ainsi qu'à satisfaire les envies de prolongation de l'empire français de la Raison et de l'Humanisme présumés (et de l'Empire tout court chez certains nostalgiques impuissants) contre les ravages consuméristes de la politique impériale à l'américaine ?

      3) Une absence de « projection positive dans l'avenir » ? D'accord, mais alors, qu'est-ce qu'on fait, au juste ?

      4) Une « nouvelle étoile au drapeau américain avec l'arc Caraïbe » ? Vous voulez rire. Les Etats-Unis auraient-ils quelque chose à gagner à se charger des 20 % de chômeurs que nous leur lèguerions dans les DOM, par exemple ?
      Il n'entre pas dans les intentions des USA de conquérir quelque nouvelle terre que ce soit dans l'arc Caraïbe. Si c'était le cas, Porto-Rico serait devenu un Etat américain depuis belle lurette. Il suffit aux USA de pouvoir trouver une main-d'oeuvre potentielle à bon marché dans les Iles.

      5) Nous n'avons « rien compris à ce qui se prépare » ? Qu'est-ce qui se prépare, sinon le déclin éventuel d'Etats-Unis qui ne voudraient rien faire face au réchauffement climatique ? Une frappe contre l'Iran, qui ferait basculer le Prochhe-Orient dans l'anarchie ?

      Il ne faut pas prendre l'apparence pour la réalité. Le problème du sarkozysmme, à mon sens, ce n'est pas l'atlantisme, qui restera de toute manière limité à ce que l'Union Européenne voudra bien accepter, mais la liquidation désordonnée de certaines positions, quoique pas en politique étrangtère. On en veut pour preuve le démantèlement partiel de l'armée de terre, entre autres choses, ce qui limitera la capacité d'intervention de la France, que ce soit ou non sous la bannière de l'OTAN. Quant à la force de frappe, qui peut croire qu'elle passe sous la férule de l'OTAN ? Même à l'UMP, tout le monde n'est pas fou comme semble l'être le président.

  • Servais-Jean
    • Posté à 14h48 le 14/05/2008
    • Internaute
      43

    « On aime le Québec et on aime le Canada »

    Aprés les discours de Dakar et autres du même tonneau qui ont soulevé l'indignation ou les rires du monde entier Sarkozy et ses scribouillards n'ont pas encore compris que les mots et la manière de les combiner ont un sens.

  • DamienD
    DamienD
    Controleur de Gestion a Londres
    • Posté à 15h37 le 14/05/2008
    • Internaute
      Controleur de Gestion a Londres

    Je dois dire que je suis decu par le niveau du debat.
    Il existe des blogs marxistes, anti-sarkozy et anti-US a foison sur le net,
    Par ailleurs, le Canada n'est pas les USA, et il faut bien se garder de dire au canadiens que le canada serait le vassal des USA. Le voisin Oncle Sam n'est pas tres populaire au pays des caribous, meme s'il reste un partenaire commercial de 1er ordre.

  • jissé
    • Posté à 17h37 le 14/05/2008

    Bonjour.
    Deux sujets quasiment identiques côte â côte,

    Difficile de ne pas s'y perdre dans les bois d'érables.

    L'opinion des canadiens sur notre Roy.

    Jc

    Lien

  • PlayPause
    • Posté à 04h08 le 15/05/2008

    Pauvre Québec, ignoré de Sarkozy et défendu par des cons...

  • Caius
    • Posté à 12h22 le 15/05/2008

    Je n'ai rien contre le fait que le président de la république reçoive avec les honneurs un représentant du Canada, qui est un pays démocratique et ami de la France. Je ne vois pas qu'il faille, en la matière, être plus québécois que les Québécois eux-mêmes, qui ont choisi de rester dans ce pays.

    Ce qui m'intrigue, c'est que le choix se soit porté sur une personne qui n'a qu'un rôle purement honorifique, en tant que représante de la Quouine, et qui n'a donc aucune légitimité démocratique à représenter le Canada. Cela sent à plein nez le côté bling-bling ne notre président, qui à défaut d'être couronné roi lui-même, ne manque pas une occasion d'honorer les monarques et leurs représentants.

    • DamienD
      DamienD répond à Caius
      Controleur de Gestion a Londres
      • Posté à 16h48 le 15/05/2008
      • Internaute
        Controleur de Gestion a Londres

      la gouverneure Generale est designee par la reine sur recommandation du 1er ministre (qui lui est elu...). Aupravant, le 1er ministre envoyait plusieurs noms. Maintenant, il n'en envoie plsu qu'un. La Reine n'a cure du Canada, et les canadiens n'ont cure de la reine... De nombreux pays du commonwealth attendent sa mort pour se proclamer independants, pour ainsi avoir leur propre chefs d'etat et ne plus avoir le portrait de Sa Majeste sur leur billets de banque.... (paradoxalement, il n'est pas sur que l'ecosse n'attende cette echeance)

      Si elle (la gouverneure) n'est pas chef de l'etat sur le papier, elle l'est dans les faits.
      Elle remplit des fonctions comparables aux presidents des republiques allemandes, italiennes ou d'Israel... Je ne vois pas le rapport avec Sarkozy ?

      • Caius
        Caius répond à DamienD
        • Posté à 17h06 le 16/05/2008

        Sauf erreur de ma part, le véritable représentant du peuple canadien au niveau de l'exécutif est donc bien le 1er ministre. A mon sens, il aurait été sensé de le recevoir, lui, plutôt que la gouverneure, qui n'a de pouvoirs qu'honorifiques.

         
        • Florent Daudens
          Florent Daudens répond à Caius
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 20h48 le 16/05/2008
          • Journaliste
            Journaliste

          À ce sujet, je vous invite à lire une lettre d'opinion publiée dans Le Devoir Lien.

        1 autres commentaires
  • Révolutiona
    • Posté à 19h07 le 16/05/2008

    J'ai fait la connaissance récemment par internet d'un Québecoise et elle rêve d'un Québec libre avant sa mort, comme l'avait évoqué le Général de Gaulle !
    Je ne pensais pas que c'était encore à l'ordre du jour : alors, pour elle, « Vive le Québec Libre » !

  • De_Montréal
    De_Montréal
    québécoise
    • Posté à 02h17 le 17/05/2008
    • Internaute
      québécoise

    Révolutiona, il y en a bien plus qu'un !

    Avec la désinformation chronique des médias québécois, vous entendez sûrement en France que les souverainistes sont quasi morts et enterrés alors qu'ils forment la moitié de la population ! Des millions de Québécois veulent un pays ! Les sondages le montrent, mais il faut être vigilant, car seuls les sondages défavorables sont mis en une des quotidiens qui appartiennent à des intérêts fédéralistes, des amis très près du pouvoir fédéral à Ottawa, dont Paul Desmarais, ami de votre président.

    En fait, au Québec, nous souffrons d'une concentration de presse que très peu de pays industrialisés tolèreraient. C'est le principal obstacle à la souveraineté.

    N'hésitez pas à consulter le site ou le blogue du Parti Québécois, le parti qui a fait progresser l'appui à la souveraineté de 6 à 49% en seulement 30 ans. C'est court dans l'histoire d'un peuple.

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