« Laïcité ouverte » : l'acte de foi de l'école québécoise

La laïcité en milieu scolaire fait débat au Québec, où depuis la rentrée, l'on enseigne éthique et religion au primaire et au secondaire.

Ethique (Clément de Gaulejac/DR).

(De Montréal) Pour débattre de ce programme, j'ai interviewé l'un de ses pères, Georges Leroux, professeur de philosophie à l'Université du Québec à Montréal. Il a signé un court essai pour expliquer son point de vue : « Ethique, culture religieuse, dialogue : arguments pour un programme ». Il y pose le débat sur la « laïcité ouverte », pendant québécois de la « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy, en ces termes :

« Que peut comprendre un jeune des luttes fratricides du Proche-Orient, s'il ne sait retrouver dans la Bible l'histoire complexe de la Palestine et d'Israël ? (…) Accueillir l'autre, faire du dialogue une finalité essentielle de la démocratie, n'est-ce pas d'abord un travail de connaissance, d'histoire, de culture au sens le plus ouvert de ce mot ? »

L'école québécoise vise l'acquisition de compétences plutôt que de savoirs, depuis une réforme de l'éducation en 2000-2001 -réforme qui suscite, aujourd'hui encore, la résistance. Les élèves devront donc maîtriser trois compétences :

  • réfléchir sur des question éthiques ;
  • manifester une compréhension du phénomène religieux ;
  • pratiquer le dialogue.

Les jeunes Québécois apprendront, par exemple, qui sont Jésus, Bouddha, Mohamed, ou encore ce que signifient les fêtes de Noël, de Pâques, d'Hanouka, etc. Ils seront invités à réfléchir sur les différentes significations que peuvent revêtir ces célébrations parmi les différentes religions.

Du côté éthique, plusieurs réflexions seront abordées. Les élèves se demanderont notamment s'il faut toujours dire la vérité, une manière d'appréhender l'honnêteté. Ils se pencheront aussi sur les normes de vie en société, sur leur personne en tant qu'être unique, etc.

Enfin, ils apprendront à dialoguer sereinement, à élaborer leur point de vue et interroger les autres.

L'aboutissement de la déconfessionnalisation

La religion et l'école en quelques dates


1964 : le ministère de l'Education remplace l'Église catholique pour l'instruction des enfants
1984 : la catéchèse cède sa place au cours d'enseignement moral et religieux (catholique ou protestant) ou au cours d'enseignement moral
2005 : fin de la dérogation à la constitution canadienne, la Charte des droits et libertés, qui permettait de dispenser un enseignement religieux.

Le programme instauré cette année constitue l'aboutissement d'une volonté de déconfessionnaliser l'école. Paradoxal ? Pas selon Georges Leroux :

« Déconfessionnaliser l'école, c'est refuser le privilège de quelque confession que ce soit pour accéder à un espace laïc et séculier. »

Il estime que les acquis laïcs ne doivent pas être antireligieux. « Avoir des enfants qui ne connaissent rien des traditions des autres conduit aux pires aberrations et à l'intolérance », explique-t-il en interview.

Georges Leroux précise que l'adoption de ce programme ne se fera pas du jour au lendemain :

« Sur papier, c'est un changement radical. La réalité est une évolution plus lente. Si les métropoles vivent le pluralisme chaque jour, c'est une vue de l'esprit dans les régions. L'école du village ne bougera pas du jour au lendemain. »

Pour vaincre ces résistances, le volet de culture religieuse accordera une place prépondérante à la religion catholique et, dans une moindre mesure, au judaïsme et aux croyances autochtones. Les autres religions seront aussi abordées, mais moins fréquemment Georges Leroux, qui se rallie à ces arguments, poursuit :

« J'étais d'avis qu'on accorde plus de place à l'islam. Mais la société québécoise demeure assez chrétienne et veut garder une dimension patrimoniale. Une crispation islamophobe a voulu être évitée par le politique »

Les modèles américains et français en question

Dans le cadre de ses réflexions, Georges Leroux s'est penché sur les modèles français et américains. Au sujet du premier, il note qu'il « consiste à confier la transmission des normes à des modèles choisis d'abord dans la culture nationale ». Il se montre critique de ce modèle :

« Le fait que le répertoire fondamental soit associé à une culture unique ne l'aide pas à affronter l'évolution européenne vers une culture commune. (…) Il faut aussi noter que, sous la pression du pluralisme culturel et de l'immigration, ce modèle révèle son incapacité à intégrer dans l'espace public les communautés, surtout celles issues de pays musulmans, qui sont en déficit d'identité. »

Le chercheur note que le mémoire présenté par Régis Debray au président de la République en 2002 recommande d'introduire un enseignement culturel des traditions religieuses et des cultures constitutives de l'Europe.

Quant au modèle américain, il estime qu'il est en crise, car « menacé d'éclatement, sous la pression de demandes diversifiées ». « Malgré un idéal démocratique généreux, il s'engage dans un repli communautaire qui à la longue pourrait nuire à la culture américaine », écrit-il.

Des parents s'y opposent

Les médias divisés


Le programme d'éthique et de culture religieuse ne fait pas l'unanimité et les médias n'y échappent pas. Exemple éclairant : la rédactrice en chef du magazine L'Actualité, Carole Beaulieu, et l'un des chroniqueurs, Jacques Godbout, ont exprimé des points de vue divergents. La première s'est prononcée en faveur de la réforme :
« Des enfants qui grandissent dans des milieux éducatifs hier fermés au pluralisme seront sensibilisés au fait que certains de leurs voisins donnent des réponses différentes de celles de leurs parents aux grandes questions liées au sens de l'existence humaine. Il faut s'en réjouir. »

Le second s'y oppose :
« Au Québec, suivant notre tradition de suprême naïveté, l'école neutre deviendra le foyer de tous les irrationnels. Des milliers d'enseignants seront transformés en missionnaires œcuméniques. L'Etat a mis quarante ans à obtenir la déconfessionnalisation scolaire ; en quelques mois, les bien-pensants auront réintroduit la pensée magique au royaume de la science. »

Le Québec a donc choisi une autre voie. Mais du côté des parents, plusieurs résistances se font entendre, tant du côté des croyants que des laïcs.

Chez les premiers, certains « exigent la liberté de choisir » et demandent le retour à un enseignement confessionnel. « La frange catholique se sent trahie par la déconfessionnalisation », considère Georges Leroux. Et d'ajouter :

« Il faut les convaincre et les inviter à investir leurs paroisses. Ils doivent être absolument libre, à condition de ne pas empiéter sur les autres. »

Certaines paroisses tentent d'ailleurs d'occuper l'espace laissé libre par l'éducation nationale. L'Assemblée des évêques catholiques du Québec note que « l'ensemble des élèves sera initié à une compréhension positive du phénomène religieux, notamment des traditions catholique et protestante ». Du même souffle, ils s'inquiètent du fait que « l'approche socioculturelle du phénomène religieux pourrait conduire à une vision réductrice de l'expérience croyante ».

Du côté des laïcs, plusieurs parents craignent que l'athéisme et l'agnosticisme ne soient pas enseignés. Le mouvement laïc québécois appelle à l'abolition du volet de culture religieuse, considérant que :

« Le principal vice de ce programme consiste dans l'amalgame entre éthique et religion, laissant ainsi entendre que le comportement éthique ne peut être développé que lié à une croyance religieuse et qu'une personne sans religion serait forcément amorale ou immorale. »

Ce qui ne semble pas inquiéter Georges Leroux :

« S'ils pouvaient faire disparaître la religion, ils le feraient. Mais le volet éthique accomplit la mise en question rationnelle. Et les enfants font la différence entre la croyance et la non croyance ».

Il ajoute que les cours de philosophie, qui arrivent plus tard dans le cursus scolaire, renforceront cet apprentissage des conceptions séculières.

Les profs au cœur de la réforme

Reste la question des professeurs. Pourront-ils donner ce cours sans heurter leurs propres opinions ? Georges Leroux estime que oui, comme il l'écrit dans son livre :

« Pour plusieurs, ce programme sera l'occasion de retrouver une forme d'authenticité et de sincérité, certains ayant été placés auparavant dans l'enseignement confessionnel et moral d'une manière qui pouvait être difficilement compatible avec leurs convictions »

En interview, il ajoute qu'il faudra donner les moyens nécessaires à la formation adéquate des professeurs et qu'un comité de vigilance se penchera sur d'éventuels dérapages. Certains s'inquiètent toutefois du manque de formation des enseignants ou encore de quelques ratés, notamment des livres en retard.

Reste aussi la question des écoles privées confessionnelles, qu'elles soient catholiques, coraniques, hassidiques ou autres. Georges Leroux s'interroge : « Comment vont-elles enseigner ce programme ? Il n'y a pas de réponse simple, mais nous veillons au grain ».

Malgré ces critiques, un sondage publié mardi dans le quotidien Le Devoir montre que le cours d'éthique et de culture religieuse obtient un appui de 52 %. Et Georges Leroux demeure convaincu de sa pertinence : « Au fond, ce cours met à nu des différences profondes. Avant, on travaillait dans l'hypocrisie », conclue-t-il.

Photo : « Ethique » (Clément de Gaulejac/DR).

Mise à jour, 16/9/2008 à 22h47 : ajout du sondage publié par Le Devoir.

Ethique, culture religieuse, dialogue : arguments pour un programme de Georges Leroux - éd. Fidès - 120p., 9€.

177 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de Courageux anonyme

De l´axe du bien

14H47 | 16/09/2008 | Permalien

« Du côté des laïcs, plusieurs parents craignent que l'athéisme et l'agnosticisme ne soient pas enseignés »..
tout est dit, non ?
une bonne partie des débats théologiques en Europe avaient aussi pour enjeu la restriction de l´influence de l´Eglise sur l´Etat, la société, et enfin l´individu…pour préparer le terrain de l´athéisme, de l´agnosticisme et de la laicité ! ces concepts sont donc le fruit d´une tres longue réflexion. alors repartir a zéro et parler en même temps de jésus et du droit, non merci. ou alors en considérerant la religion comme produit culturel nuisible (opium si on veut), mais je vois d´ici la levée de boucliers…

et n´oublions pas qu´athéisme et religiosité sont absolument opposés. on est dans un camp ou dans l´autre. rappelons aussi que les religions sont basées sur des superstitions, et l´hypothese tres peu plausible de l´existence de Dieu. on n´enseigne pas les superstitions dans les écoles, ou bien autant raconter aux gamins qu´ils sont nés dans les choux/les fleurs

Portrait de sefero49

De sefero49

Soldat mugissant | 15H20 | 16/09/2008 | Permalien

Rien à ajouter…
C'est également la première idée qui m'est venue en lisant cet article.

Portrait de bader

à sefero49 Portrait de sefero49 De bader

Etudiant activiste | 21H51 | 16/09/2008 | Permalien

En France, la laicité n'est qu'un paravent à la proclamation d'une vérité éclatante :
un français est soit catholique, soit athée de culture catholique.
Tout l'enseignement, de l'histoire de la France, les visites des monuments, est centré sur l'histoire de l'Eglise catholique. Pas mal de mes camarades connaissent plus de noms de papes que de cheikh, sultan ou rabbin.
Dans la rue, le dimanche, on entends les cloches sonner, à la télé on a droit à la messe, et les jours fériés restent liés à la religion catholique quoi qu'on en dise.
Lorsqu'on est invité à un mariage, c'est souvent dans une Eglise.
Bref, tout en France est là pour rappeler que la culture française est catholique.
Ne me parlez pas des athés, qui la plupart gardent quand même un référentiel religieux catholique, une culture de ce qu'est le cathéchisme et le baptème et souvent se marie dans des Eglises…

Alors j'applaudis la volonté québécoise de décatholiciser la nation Québecoise. Même si l'enseignement religieux n'est pas présent à l'école, toute la société est imprégné de catholicisme.

Sans ses cours pour apprendre ce qui constitue les religions des autres, alors l'école échouerait dans sa mission d'apporter la connaissance du monde, donc d'autrui. Car la réalité est là, les religions sont un des faits les plus important de toutes les sociétés et en faire l'impasse c'est nier la réalité.

Portrait de Weatherboy

à bader Portrait de bader De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 23H03 | 16/09/2008 | Permalien

Oui d'ailleurs je propose que bientot on apprenne aux enfants comment la Terre a pu être considérée comme plate, comment d'autres ont pu penser qu'elle était portée par une pyramide de tortues, le système de Ptolémée, les sphères d'Eudoxe et l'existence de l'éther puisque effectivement celà fait parti de « l'histoire de la pensée », « de la culture » et que le nier serait nier la « réalité ». Bien.

En passant il sera aussi nécessaire de bien expliquer à tout le monde la vie et l'oeuvre du Père Noël sans quoi les autres ne saurait nous « comprendre », puisqu'il est vrai que de nombreux pêtits enfants y croient dans ce pays en attendant son retour chaque année ? Là encore on ne saurait nier la « réalité ».
Option facultative : étude sur la sustentation des cloches de Pâques.

Portrait de virgo

à bader Portrait de bader De virgo

Education Nationale | 00H43 | 17/09/2008 | Permalien

Bader, tu simplifies un peu trop les choses : d'abord, on n'apprend pas le nom des papes en Histoire, c'est de la culture et chacun est libre de s'intéresser à ce qu'il veut ! Tu oublies qu'une grande partie des Français sont musulmans, juifs, protestants ! Dans les villages des Cévennes, il y a autant de protestants que de catholiques, alors, parle des Chrétiens, tu seras plus crédible ! Tu oublies aussi qu'à la télé, il y a, à côté de l'émission catholique, une émission en direction des musulmans et une autre pour les Israëlites ! Beaucoup de jeunes ne passent pas par l'église pour se marier, c'est encore une image d'Epinal ! Et les Athées ne sont pas tous issus de familles chrétiennes, même s'il n'y a pratiquement pas d'athées chez les Musulmans (normal, même si on ne veut pas l'avouer, la religion musulmane est une religion d'état dans les pays arabes, au Maghreb en particulier, que je connais bien….) Mais tu aurais raison si tu disais que les Français ont pour la plupart des racines Chrétiennes ! Personne ne nie la réalité, surtout pas l'Education Nationale ! Au collège, je le répète, les principales religions sont étudiées dans le cadre de l'Histoire : en 6ème, l'étude du peuple hébreu amène à parler de sa religion, ainsi que de celle des 1ers Chrétiens. En 5ème, l'étude de l'Empire arabe impose l'explication de la religion musulmane. et en 4ème, les abus de l'Eglise ont fait naître une autre religion Chrétienne, le protestantisme. mais tout cela est vu sous l'angle historique, il n'est pas question de faire du cathéchisme ! Et c'est certainement cette démarche qui renforce la laïcité de l'école, celle-ci consistant à être tolérant vis à vis des autres religions !

Portrait de pierrejcallard

à bader Portrait de bader De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 02H29 | 17/09/2008 | Permalien

L'histoire est une dimension essentielle de la culture et l'on ne peut enseigner l'histoire sans y montrer le role des religions. Vrai.

Mais va-t-on s'écarter des faits historiques pour entrer dans le contenu dogmatique des religions ? C'est la que ça ne va plus.

Les religions doivent être un aspect de l'histoire, mais il ne faut pas prendre pour prétexte qu'elle a une histoire pour enseigner une religion !

Cette mauvaise herbe renait a chaque génération, sur la moindre parcelle d'ignorance qu'on n'a pas éliminée. Allez, écrasons l'Infâme encore une fois…

Pierre JC Allard
Québécois

http://nouvellesociete.org

Portrait de mecontent

à bader Portrait de bader De mecontent

17H51 | 17/09/2008 | Permalien

Baptisé,école laïque,catéchisme. Mes parents appréciait le curé quand il faisait un tour à la campagne car il ne parlait jamais de Dieu. Mon père ne supporait pas le Pape et le Vatican qui n'avaient rien à voir avec les idées généreuses du christianisme.
Et moi ? Eh bien quand j'ai commencé à réfléchir et à vivre je me suis vite aperçu que l'on m'avait trompé.On m'avait enseigné que Dieu était tout-puissant et infiniment bon, quand on voit toutes les catastrophes naturelles, on peut en douter. Ou alors il faut avoir la foi sacrément accrochée. Incompatible.
Mais je respecte les croyants dans la mesure où ils n'ont pas la prétention de m'imposer quelque chose.
Et que l'on ne vienne pas me dire que je n'ai pas de morale parce que je n'ai pas la foi, ce serait une grave insulte. On peut interroger les gens qui me connaissent. Mais qui ne connait des gens de messe qui une fois sortis de l'église ont une conduite qui n'a rien de chrétien.

Portrait de Saheyus

De Saheyus

Rêveur invétéré | 16H06 | 16/09/2008 | Permalien

Voila qui est fort agréable à lire.

« on n´enseigne pas les superstitions dans les écoles »

La seule chose qui peut être enseignée concernant les religions, en définitive, ce sont les faits d'origines religieuse (origine et propagation des religions, guerres de religions, schismes, etc). Qui, comme les faits laïcs ou athées, ont en définitive toute leur place dans le cours d'Histoire traditionnelle.
D'ailleurs, cet enseignement du fait religieux est déjà réalisé dans les cours d'Histoires, sans doute au Québec comme en France. Mais quand ces pro-religions (ou ces utilisateurs de religions) se penchent sur les livres d'Histoire, que voient-ils ?

Horreur ! le fait religieux n'est pas l'alpha et l'oméga de l'Histoire ! il n'y prend même qu'une part infime comparé à ce que les religions prétendent. Aussitôt, on sonne le cors, on assure, mais si messieurs dames, que l'on n'apprend rien des religions à l'école, et qu'il faut absolument faire quelque chose.

Portrait de pablico

De pablico

17H22 | 16/09/2008 | Permalien

dans une école on se doit d'apprendre les sciences.
wipidédia ;
La science (latin : scientia, « connaissance ») désigne de nos jours à la fois une démarche intellectuelle particulière, et l'ensemble organisé des connaissances qui en découlent.

Par opposition aux dogmes, la science se base sur un examen raisonné et méthodique du monde[1] et de ses nécessités. Elle vise à produire des connaissances résistant aux critiques rationnelles, ainsi qu'à développer nos moyens d'action sur le monde.

le tout est de savoir si les religions sont rationnelles, raisonnées et méthodiques.

je laisse à chacun le choix de juger…

Portrait de lled

à pablico Portrait de pablico De lled

(galérienne) | 19H34 | 16/09/2008 | Permalien

Et les sciences humaines, vous connaissez ?

L'histoire des religions, de leurs fondements et des rites qui y sont associés, en tant que phénomène essentiellement humain, pourrait être enseigné d'une façon ou l'autre, ça ne serait pas du temps perdu.

En plus de permettre de découvrir des croyances et coutumes différentes de celles de son propres groupe, ça donne aussi des bases pour d'autres disciplines, par exemple en histoire de l'art (C'est qui ces quatre types à tête humaines autour de ce gugusse assis au tympan de l'église ? Et c'est quoi ce type aux multiples bras qui tient une conque et un trident avec trois yeux ? Et c'est quoi ces signes de gang que fait le Bouddha ? Et pourquoi les icônes ont un fond doré, ils savaient pas peindre des paysages ? ) mais aussi en histoire de la pensée ou bien encore en sociologie.

Il ne faut pas confondre l'enseignement ou l'initiation à l'histoire des religions avec la récitation du catéchisme !

Portrait de pablico

à lled Portrait de lled De pablico

09H34 | 17/09/2008 | Permalien

mais la religion n'est pas une science, l'anthropologie oui.. si l'on enseigne l'anthropologie des peuples et leur cultures, religion et philosophie oui ! !

Portrait de Hélène Quénot

De Hélène Quénot

vavoirailleurs.blog.lemonde.fr | 19H36 | 16/09/2008 | Permalien

Holà Pablico

Est-ce que votre analyse ne confond pas la foi et la religion ?

Parce qu'enseigner la foi (si ça s'enseigne…), ça relève au mieux du catéchisme mais effectivement certainement pas des missions de l'école.

Cela dit, la religion et, surtout, l'histoire religieuse, ont quand même leur place dans l'enseignement, il me semble.

D'une part, c'est utile pour comprendre le monde (Israël/Palestine par exemple).

D'autre part, c'est franchement utile d'avoir des notions d'histoire des religions pour comprendre un tas de productions culturelles actuelles.
On dit souvent que les Anglais ont deux sources d'inspiration, Shakespeare et la Bible. Mais en faisant plus simple, c'est quand même important, à mon sens, de savoir pourquoi Pinocchio se fait bouffer par une baleine ou de comprendre un tas d'allusions dans des films aussi populaires qu'Indiana Jones. La religion (symbole et histoire, pas dogme, on est d'accord là-dessus, je pense), transpire partout.

Et puis faire des liens simples sur les connexions entre cultures religieuses, ça ouvre l'esprit. Je ne prétends pas à beaucoup. Mais j'ai juste vu l'étonnement de mes élèves quand ils ont vu que Moussa/Moïse ou Ibrahim/Abraham désignent en fait les mêmes personnes. Ca les fait réfléchir. C'est pas si mal !

Quant au projet québecois, je me demande effectivement comment on peut parler d'éthique ET de fait religieux. Je serais sans doute plus preneuse de cours de philo. Mais rien n'empêche de faire une grande part à au fait religieux. Parce que, qu'on le veuille ou non, ça a pendant des siècles (et ça continue) été une motivation forte pour des peuples entiers. Qu'on soit athée, c'est une chose, mais qu'on balaie d'un revers de main un mode de pensée fondamental pour des populations entières sous prétexte que cette pensée n'est pas scientifique, je trouve ça un peu… scientiste, disons.

Et plus que des religions, je me méfie des -ismes et des -istes. En tout genre : -)

Portrait de pablico

à Hélène Quénot Portrait de Hélène Quénot De pablico

09H37 | 17/09/2008 | Permalien

je me suis gardé de faire une analyse, j'ai juste posé un problème.

Portrait de bon sens de bon sang

à pablico Portrait de pablico De bon sens de bon sang

qu'est-ce qu'on attends? | 08H30 | 17/09/2008 | Permalien

Ha la raison ! ! ! !
mais la science aujourd'hui est-elle si rationnelle, raisonnées et méthodique qu'elle le prétends ?
ou plutôt les hommes qui s'en servent ?
« quand le désir à des jambes , la raison est cul de jatte »
ors notre société capitaliste et de consommation est mené par un désir intense : celui de faire du fric
voilà un nouvelle religion : le monaiethéisme.
avec ses temples, les bourses et les banques, ses prêtres , les financiers, les économistes, et ses fidèles, les actionnaires et autres petits porteurs.
et cette religion se sert « de la science » (devenue elle aussi une « religion » avec ses temples, les laboratoires, ses prêtres, les docteurs es…, ses bibles, les revues scientifiques, et ses fidèles « quand c'est pas prouvé scientifiquement, c'est pas vrai ») pour justifier sa conduite : si nous empoissonnons la terre avec nos saloperies chimiques, c'est parce que « y'a pas moyen de nourrir le monde autrement » -jouant sur nos vieilles peurs de la famine (surement pas parce que ceux qui vendent ses saloperies s'en mettent pleins les poches tout en créant une nouvelle forme de dictature : c'est aussi eux qui vendent les graines, et que des graines qui ne se reproduisent pas ! ! ! )
alors la raison ! ! !
tant que les hommes seront des handicapés émotionnels (voir D.Goleman, l'intelligence émotionnelle, ed laffont)
la raison raisonnera sur des illusions.
« le danger ce n'est pas ce que l'on ignore, c'est ce que l'on tient pour vrai et qui ne l'est pas » mark twain

Portrait de Artemisia.G

à bon sens de bon sang Portrait de bon sens de bon sang De Artemisia.G

Lulucarabine | 08H51 | 17/09/2008 | Permalien

« mais la science aujourd'hui est-elle si rationnelle, raisonnées et méthodique qu'elle le prétends ? »

Tout à fait d'accord ! La science aujourd'hui (et hier)repose malheureusement fréquemment sur des superstitions ou plus précisément sur des préjugés et des présupposés. Je prendrai comme exemple le récent article de Camille sur Rue 89 - qui m'a fait beaucoup rire - en évoquant ces pseudo-études scientifiques qui cherchent à confirmer les stéréotypes sur la fidélité des uns et l'orgasme des autres. On en a une brochette chaque année et on se demande où ces « scientifiques » trouvent des budgets pour confirmer leurs idées préconçues ! Bref prenons des pincettes, pour moi la science se transforme parfois en religion dogmatique. Alors au lieu de construire de nouvelles « églises », donnons à nos enfants les connaissances et les outils de réflexion qui leur permettront de construire leur esprit critique de citoyen-ne-s.

Portrait de pablico

à bon sens de bon sang Portrait de bon sens de bon sang De pablico

09H46 | 17/09/2008 | Permalien

comme dans tous les « arts » il existe des « charlatans », ils sont là juste pour plumer les gogos.
Les vrais scientifiques sont là comme même. Ils font des hypothèses, les publient, et les autres scientifiques doivent démonter l'hypothèse en enrichissant, c'est comme cela que cela marche. La raison se fait par les pairs et non pas par son auto-proclamation scientifique.

les scientifiques essayent encore de vérifier, et de voir si les théories d'Eisenstein tiennent encore l'eau.

Ce que j'aime dans la science, c'est son humilité, sa mise en question permanente et sempiternelle.

Portrait de Gotch

à pablico Portrait de pablico De Gotch

17H49 | 17/09/2008 | Permalien

Hou, Eisenstein…. Pablico ne se ferait-il pas tout un cinéma ? …..

L'humilité scientifique devrait être celle de chaque humain ! Parfois, on en est bien loin, tant les religieux sont souvent bourrés de certitudes !

Portrait de Weatherboy

De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 17H31 | 16/09/2008 | Permalien

« n'oublions pas qu´athéisme et religiosité sont absolument opposés. on est dans un camp ou dans l´autre. »

Exactement, et si Dieu existait il faudrait s'en débarasser.

Et comme les enfants ont certainement d'autres choses de plus instructives et de plus belles à faire de leur temps que de perdre leur jeunesse à lire les florilèges de bêtises tirées de la Bible, du Coran, de la Torah, Rael sa vie, son œuvre, X-files : le film, Buddah mon amour et Hindou compagnie, il serait peut-être bon de commencer par là :

Et de voir si à la suite de ca, ils demanderont à porter les chaînes que d'autres veulent leur mettre autour du cou, ou même à savoir quel est l'éventail de chaînes qu'on lui propose.

Portrait de bader

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De bader

Etudiant activiste | 22H21 | 16/09/2008 | Permalien

Un athéisme qui a ses racines dans le monde arabo-musulman du 9ème siècle après Jésus-Christ. Mais aujourd'hui que ce sont les arabes qui ont été les prolifiques en terme d'écrits athés est tout de suite oublié et considéré comme une bizarerie.

Pourtant il suffit de lires les poèmes de l'époque, notamment Abu Nuwas qui en plus d'être un athé, était un amateur de bons vins et de jeunes hommes ^^

Et un mouvement arabe révolutionnaire, les Qarmates, a même envahi, pillé et commis des atrocités à la ville sainte de la Mecque. Jamais en Occident, il n'y a eu de tels mouvements se révoltant contre la religion, renversant l'ordre établi et s'attaquant militairement à l'Eglise.

Bref, ici on parle d'Islam, et toute cette histoire de refuser l'enseignement de son histoire aux enfants c'est refuser qu'une partie des citoyens français ou canadiens qui ne sont pas de culture chrétienne catholiques soient considérés comme des égaux.
En les reléguant à un stéréotype socio-culturel, en rendant leur culture responsable de leur position social d'exploité on les marginalise pour mieux opprimer au fond ce qu'on appelait autrefois le prolétariat…

Portrait de Weatherboy

à bader Portrait de bader De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 22H49 | 16/09/2008 | Permalien

Mais l'athéisme n'est pas d'origine ni musulmane, ni chrétienne, ni indouiste ou bouddhiste ou raelienne ou que sais-je encore !
L'athéisme ne né pas dans une culture, il né chez tout être doué de raison chez lequel il manifeste un dépassement de cette croyance irrationnelle. Irationel qui, seul, peut diviser les hommes, alors que la Raison, seule universelle et commun à tous, est capable de les rassembler.

Vous pourriez citer Krishnamurti aussi, dont beaucoup de ceux qui nous jouent les fascinés par les petites cloches tibétaines, oublient son combat contre TOUTES les formes d'aliénations religieuses, et qui signe des textes autrement plus magnifiques.

Je me fous allègrement de cette archéologie de ces croyances du passé, qui vaut autant au niveau philosophique qu'un exposé du phallisme ou des mythologies scandinaves.
Qu'il y ait là des adeptes d'archéologie, très bien, qu'ils continuent de faire joujou dans leur coin, avant qu'on ne range définitivement leur jouets dans des musées.

Quant à la culture, qui soit digne de porter le beau nom de culture, elle est parfaitement incapable d'aliéner à un rôle d'exploité comme vous dites. En revanche, la religion, bien plus proche de la vermine que de la culture, et cela l'histoire l'a très bien prouvé, sait manifestementfaire accepeter aux hommes le larbinisme et la condition d'exploité.

Portrait de bader

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De bader

Etudiant activiste | 22H52 | 16/09/2008 | Permalien

Vous parlez d'univeralisme, je ne peux qu'être d'accord, et mon exemple était là pour l'appuyer.

L'athéisme n'a rien de la révélation apportée par l'Occident raisonnable au reste du monde.

C'est un fait historique, que je ne qualifierais pas de meilleur que les faits religieux. L'athéisme a existé comme mouvement politique dans de nombreuses civilisations. La définir comme dépassement du religieux, pourquoi pas. Pour ma part je considère que j'ai dépassé à la fois la religion, et l'athéisme, mais j'accepte les différences de point de vues.

En tout cas l'athéisme ne va pas disparaître parce qu'on enseigne d'autres religions que la religion historique d'un pays.

Et non l'Islam n'est pas une menace à la libre pensée. Exclure encore davantage et considérer des personnes commes des citoyens de seconde classe en posant un voile sur leur culture c'est pas mieux que ce que faisaient les régimes théocratiques en effaçant les religions dissidentes…

Portrait de Weatherboy

à bader Portrait de bader De Weatherboy

Comédien dans un système oligarchiq... | 23H26 | 16/09/2008 | Permalien

Très honnetement je ne connaissais pas cette histoire de l'athéisme en pays musulman, on en apprend tous les jours comme on dit.
L'exemple de Krishnamurti m'avais suffit pour comprendre qu'effectivement il n'est ni d'origine occidentale, et encore moins d'origine chrétienne comme certains le véhiculent encore, mais bien une capacité universelle que tout le monde partage.

Que l'Islam ne soit « pas une menace à la libre pensée », et bien si dans le fond comme toute les croyances institutionalisées, même si l'on voit bien aujourd'hui que les plus grand coups données à la laïcité viennent bien plus de l'Eglise chrétienne que du moindre terrible barbu égorgeur de mouton.

Le problème n'est pas la disparition de l'athéisme, le problème est ce mouvement réactionnaire qui fait faire un bond en arrière, là où la pensée avait progressé au nom de nombreuses luttes contres les Eglises. Et y enseigneront-on dans ces cours qu'au XXème siècle on pense désormais que « l'existence précède l'essence » ?
Par ailleurs non je ne vois pas en quoi j'aurais besoin de savoir quoi que ce soit de l'Islam ou du bouddisme, pour accepter des personnes de ce genre, preuve en est que j'ai des amis de cette confession sans connaître le moindre verset ( ! ), on juge les personens à ce qu'elles font de leur vie pas au nom de ce genre de conception abstraite.
Qu'on me raconte qu'une doctrine soit la plus belle du monde et que je l'écrive dans un cahier ne changera rien quand à ce qu'un individu est libre de faire avec. Et c'est seule cette liberté là qui compte, et qui fait qu'un individu est ce qu'il est.

Portrait de ydcl

à Weatherboy Portrait de Weatherboy De ydcl

22H47 | 16/09/2008 | Permalien

Encore un anarco-dépendant ! Ca veut casser la république et ça ose se dire révolutionnaire ! Pitoyable ! Citez moi un seul exemple de révolution qui n'ai pas fini en dictature ou en bain de sang, grâce au prolétariat, dont les bourgeois social-traître que nous sommes font partie. Alors mélangez anarchie et laïcité, pouah !
signé : un véritable révolutionnaire

Portrait de Sacha25

De Sacha25

19H06 | 16/09/2008 | Permalien

Chez nous, c'est beaucoup plus simple. L'état s'est construit dans la résistance à l'Eglise (le gallicanisme) et qui a abouti à rendre (plus ou moins) aux gens le pouvoir qu'avait confisqué une idéologie raciste (« je suis le peuple élu »), haineuse (« Allez convertir les nations »), responsable de tant de massacres, d'esclavage et de misére au profit de quelques-uns qui s'octroient ce qui ne leur appartient pas (« Pais mes brebis »)

Portrait de nemo3637

à Sacha25 Portrait de Sacha25 De nemo3637

Déchoukeur | 21H04 | 16/09/2008 | Permalien

Le Québec, qui a vécu « la grande noirceur » avec Duplessis, semblait s'émanciper quelque peu, depuis les années 60, du carcan religieux dans lequel le colonisateur anglais l'avait confiné.
Aujourd'hui des forces réactionnaires relèvent la tête, profitant du désarroi qui peut facilement nous assaillir dans cette société capitaliste.
Il est trop tard pour les curetons : un grand nombre de Québecois ont gardé un trop mauvais souvenir du temps où l'enseignement et l'éducation, pour les Canadiens français, étaient confiés à des ordres religieux. Eux demanderont, fort justement, qu'on enseigne à leurs enfants,le rationalisme et les bases de l'athéïsme.

Portrait de -Candide-

De -Candide-

Jardinateur | 19H48 | 16/09/2008 | Permalien

« et n´oublions pas qu´athéisme et religiosité sont absolument opposés. on est dans un camp ou dans l´autre. »

C'est bien là une erreur de raisonnement qui marque là une certaine inculture sur le sujet, et me renforce dans l'idée qu'un enseignement de base à l'école ne peut pas faire de mal.

Toutes les religions ne reposent pas sur les mêmes dogmes et il est extrêmement réducteur d'opposer religions à athéisme.

L'athéisme est dogmatique et est à ce titre juste une religion sans Dieu. L'athée lui n'a pas de doctrine, ce qui est extrêmement différent.
(voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_ath%C3%A9isme)

Par ailleurs, certaines religions comme la religion catholique axent leur doctrine sur la base d'une *croyance* et donc réfutent l'idée même de certitude
(le Christ lui-même a eu sa période de doute dans le désert).
Certains arguent (cf pari de Pascal) que même en la présence de doute, il est préférable de croire.

Une religion comme la religion musulmane axe sa doctrine sur la base d'une adhésion. Bien entendu, pour adhérer au départ, il faut y croire, mais une fois l'engagement pris, il n'est plus permis de sortir de la religion (ce qui est extrêmement condamné)

C'est pourquoi on parle plus généralement de « fidèles » (et d'infidèles ! ) dans la religion musulmane et de croyants (et non-croyants) dans la religion catholique.

Le terme non croyant étant lui aussi galvaudé.
L'opposé de croire à quelque chose, c'est de croire que cette chose n'existe pas. Ce qui est différent de « ne pas croire ».

En tant qu'athée, je crois que Dieu n'existe pas
Celà reste une croyance.
Mais contrairement aux agnostiques pour qui la problématique est indécidable (« 50/50 » en quelque sorte), ma croyance que Dieu n'existe pas est une croyance forte.

Pour autant, je n'estime absolument pas que la croyance en Dieu ou à d'autres formes de spiritualité (comme le bouddhisme) sont des formes de pensée nuisibles qu'il faut éventuellement combattre.
Je ne suis donc pas du tout comme l'athéiste qui lui « ne croit pas » (sous-entendu à ces supercheries)

En espérant, cher « axe du bien », vous avoir éclairé un peu.

Portrait de bon sens de bon sang

De bon sens de bon sang

qu'est-ce qu'on attends? | 23H19 | 16/09/2008 | Permalien

@l'axe du bien : athéisme et religiosité sont absolument opposés, les religions sont basées sur des superstitions
ouah ! !
voilà m'a façon de répondre à la question :

 » Dieu existe-t-il « ?

Peut-on répondre à cette question ?
Ça changerait quoi d'y répondre ?

Si oui : il a créer l'univers tels que nous y vivons.
Si non : ce monde existe tels que nous y vivons.

Dans les 2 cas la question suivante c'est :
Comment ETRE dans ce monde
pour mon plus grand bien ET CELUI DE TOUTE VIE ?

La conjonction des “ plus grand bien ” étant particulièrement importante. Un paradigme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme) indispensable, car comment pourrais-je atteindre “ mon ” plus grand bien si mon environnement immédiat et lointain vit dans la souffrance, et vice versa ?

C'est la loi d'interdépendance http://fr.wikipedia.org/wiki/Interd%C3%A9pendance observée depuis la nuit des temps par toutes sortes de courant de pensés tant scientifique que philosophique ou spirituel, et plus particulièrement bouddhique.
Commençons par être “ intelligemment égoïste ” (Dalaï Lama) !

Bien que je réponde intuitivement à la première question : oui, Dieu existe. En temps que “intelligence supérieure” qui fait que “ ça tourne rond ”.
je ne suis d'aucune religion (elles ont fait et font tjrs) bien trop de mal parce les religieux n'ont rien compris dans les enseignements et non parce les enseignements sont nuls)
ce sont les réponses à la question : Comment être dans ce monde pour mon plus grand bien ET CELUI DE TOUTE VIE ? qui me motivent au quotidien, et surtout leur pratique quotidienne qui me permettent de vivre de + en + harmonieusement avec mon milieu.(en ce moment je trouve des réponses en m'intéressant à la question de l'intelligence émotionnelle)

Et j'imagine que lorsque chaque être humain saura ETRE, alors nous connaîtrons ensemble la réponse à la première question car nos âmes “ éclairerons la nuit comme la lune émergeant des nuées ” (Bouddha)
d'où ma motivation à explorer ce champs d'observation :
Comment être dans ce monde pour mon plus grand bien ET CELUI DE TOUTE VIE ?
Déjà à deux, il se passe quelque chose d'indéfinissable, de l'ordre du bonheur, lorsque chacun partage la confiance et les 6 vertus
Générosité Éthique Patience Persévérance Méditation Sagesse ( Bouddha et d'autres “maitres” )
Alors à 7 milliards, quelle aventure sublime ! ! !

Vous aurez compris que le Dharma (l'enseignement du Bouddha, http://fr.wikipedia.org/wiki/Dharma ) est l'une de mes principales sources d'informations. Qui m » éclaire sur l'enseignement du Christ, des animistes, des peuples premiers. Je suis de culture catholique par ma mère, protestante par mon père et née au Viet Nam.ça ouvre l'esprit…
le bouddhisme est une science de l'esprit qui depuis 2500 ans se transmet tout autour du monde sans guerres, heurs ni malheurs…(même ceux subis ne sont pas rendus…avez vous entendus parlé d'un seul attentat tibétain ? ? ? , serons nous vivant pour voir comment leur cause gagnera ? , et pour voir la paix entre israélien et palestiniens ! ! ! )

Seul l'amour peut guérir la haine
et c'est pas une superstition…si vous n'y arrivez pas c'est seulement que vous ne savez pas comment faire…ni facile, ni difficile, une question d'état d'esprit…

Portrait de compte désactivé 2

De compte désactivé 2

14H49 | 16/09/2008 | Permalien

Le totalitarisme laïcard, cela suffit ! Pendant des années, on nous à fait croire que la laïcité, c'était la tolérance et le repect des religions : quel mensonge éhonté ! La laïcité ne repecte que l'athéisme. Mon grand-père m'a raconté que dans les années 30, si un écolier arrivait le jeudi à l'école avec son manuel de cathéchisme pour aller après les cours chez le curé, il était interpellé violemment par l'instituteur, qui humiliait devant tous ses camarades l'enfant et lui ordonnait d'aller déposer son manuel de cathé dehors, devant la porte ! Il faut aussi en finir avec la légende dorée de l'instituteur tolérant. Pour entrer à l'Ecole Normale, il fallait renoncer à toute pratique religieuse si on était catho. On a vu ainsi des familles entières virer de bord pour permettre au fils de pouvoir devenir instituteur et ainsi profiter de tous les avantages qui étaient liés à la fonction. Je rappelle aussi que la Séparation de l'Eglise et de l'Etat s'est accompagné d'une odieuse confiscation et spoliation des biens du Clergé : plusieurs milliards. Ainsi, par deux fois, en 1793 et en 1905, l'Eglise a été spoliée. Quelle honte ! Tous ces politiciens libidineux et qui se sont remplis les poches sous la troisième république ont osé commettre cette infamie ! Honnis soient-ils !

Portrait de Tophee

à compte désactivé 2 Portrait de compte désactivé 2 De Tophee

en haut a gauche | 14H55 | 16/09/2008 | Permalien

Un ramassis de haine et de mensonge.

L'eglise a ete spoliee ? De quoi ? D'une infimme partie des somme extorquee par elle a l'ensemble de la population ? Et qui paie l'entretiens des edifice religieux, encore aujourd'hui ?

Portrait de compte désactivé 2

à Tophee Portrait de Tophee De compte désactivé 2

15H01 | 16/09/2008 | Permalien

Tu aurais bien du mal à prouver que ce que j'avance est faux. Le mensonge il faut plutôt aller le chercher chez les faux-culs de gauche !

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code