Sony met fin au Walkman, qui faisait si peur à Léon Zitrone
Le Walkman à cassette, c’est fini : Sony vient d’annoncer qu’il renonçait à son légendaire baladeur au Japon, un des derniers marchés où il était encore en vente. Pour nos riverains enfants des années 80 et pour ceux qui n’ont connu que l’iPod, retour en images sur une époque où le Walkman vous transformait en extraterrestre.
Un baladeur permettant d’écouter « sa » musique quand on veut, où on veut : l’invention de Sony a révolutionné l’industrie musicale. Elle méritait donc ce reportage au JT de Léon Zitrone, en avril 1981. Le présentateur, qu’on imagine mal avec un Walkman sur le crâne, est perplexe. Le reporter, aussi :
« Vous avez sans doute croisé au détour d’une rue un de ces personnages bizarres coiffés d’un drôle de casque. Il ne manque que les antennes pour évoquer une autre planète. Mais n’ayez pas peur, ils ont simplement un Walkman. »
« S’éviter à soi le bruit et la présence des autres »
Pourtant, si, il faut avoir un peu peur. « Selon les psychiatres », assure le reportage, le Walkman pourrait menacer la vie sociale :
« Il ne s’agit pas d’éviter aux autres le bruit que l’on peut faire, mais de s’éviter à soi le bruit et la présence des autres. » (Voir la vidéo)
Individualisme, risques de surdité : ces refrains-là, les enfants du MP3 le connaissent aussi. S’ils veulent découvrir l’ancêtre de leur iPod, ils pourront toujours se rendre en Chine : le Walkman à cassette continuera à y être fabriqué, à destination du marché local.
- Sur lesechos.frLa fin, un peu triste, du Walkman, sur LesEchos.fr
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Etudiant/école d'art
Etudiant/école d'art
J’aime la petite conclusion du jt, « pas sans conséquences......pour les psychiatres c’est une nouvelle rupture plus grave que celle des générations »
Ahahah ! :) Cette fameuse « générationite » française des années 80, cette époque plus que moderne, qui ne comprenait pas sa modernité, ces spécialistes qui n’étaient pas contemporains à leur propre époque.
Tiens, aujourd’hui cela à-t-il changé ? J’éviterais le cynisme et je préfère garder cette question en tête, pour trouver en la curiosité et la prise de recul des outils à ma contemporanéité.




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