
Sur l'école, Nicolas Sarkozy est cohérent. Hélas.
Les événements se bousculent ces jours-ci. Je croyais en avoir terminé avec ce billet consacré au rapport de la commission Pochard quand me parviennent les échos du discours du Crif, puis ceux de Périgueux. Ce qui s'impose alors, dans toute son évidence, c'est la cohérence du discours idéologique qui se constitue ainsi. De sorte qu'il ne me paraît pas inutile de prolonger l'examen de ce énième rapport par celui de cette cohérence dont on verra qu'il est sans doute possible de la caractériser d'un mot.
Constatation préliminaire : l'accumulation de rapports sur l'école depuis un quart de siècle montre à l'évidence que le problème n'a pas été résolu. Quel problème ? Il s'énonce ainsi, me semble-t-il : étant donné le nécessaire accueil de tous les enfants dans la même école jusqu'à seize ans au moins, comment faire pour obliger les enseignants à passer plus de temps dans les établissements de manière à ce qu'ils y travaillent efficacement pour le plus grand bien de ces enfants ?
Les enseignants doivent travailler autrement
Car, au fond, plus personne ne conteste qu'il soit nécessaire de « 'travailler autrement''. Ne faut-il pas, comme cela s'est toujours fait, adapter l'école à l'évolution des techniques, des technologies ? Seulement voilà, nombreux sont les enseignants du secondaire qui tiennent à leur mode de vie comme à la prunelle de leurs yeux : quinze ou dix-huit heures de cours plus quelques réunions et pour le reste, vive la liberté ! Liberté qui n'est pas vacuité bien sûr, il y a les copies à corriger, les cours à préparer, bon. Qui pourrait reprocher à ces enseignants-là de vouloir préserver leur mode de vie ?
Même si l'on pense, comme moi, qu'ils se trompent ceux-là, que passer quelques heures de plus dans l'établissement ne les priverait guère de liberté mais leur accorderait au contraire une liberté d'une autre sorte, d'une autre qualité, celle de ne pas devoir affronter seuls, toujours seuls, entre quatre murs, les débordements et les affronts d'élèves enfiévrés.
Même si l'on pense, comme je le pense, que les enseignants devraient passer plus de temps dans les établissements, non pas seulement pour adapter l'école à la technologie, mais pour construire une autre école.
Mais c'est ainsi, une génération le cède à la suivante et les mêmes réflexes demeurent, malgré les objurgations inlassables d'une minorité de militants de la pédagogie. Plutôt pâtir, subir heure après heure année après année les affronts d'enfants insensés que renoncer à cette “'liberté'” dite pédagogique. Et ce n'est pas d'aujourd'hui.
L'autogestion n'a pas marché
Au début des années 80, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir et de véritables pédagogues au ministère (Louis Legrand, Antoine Prost, André de Peretti), on a cru qu'en laissant la bride sur le cou des enseignants afin qu'ils mettent en pratique les idées préconisées depuis la Libération par les mouvements pédagogiques, la vie dans l'école en serait changée.
Las, on avait simplement négligé le fait que la masse des enseignants n'est nullement militante (ni plus ni moins que la masse des citoyens) de sorte que cette tentative de caractère pour ainsi dire autogestionnaire souleva un tollé. Il n'est rien, en effet, de plus accaparant que l'autogestion. Alors ces belles et bonnes idées allèrent s'effilochant dans les années 90 et jusqu'à nos jours où la droite décomplexée, repoussant évidemment tout idéalisme, tout angélisme, comme ils disent, en vient à ce qui fait son essence même : l'autorité, la compétition et… le “'fric''.
Retour à la loi de la performance
Autrement dit, ce que le corps enseignant a jusqu'ici refusé de prendre en charge ‘'idéalement'’ (le travail collectif qui nécessite de passer du temps dans l'établissement), la loi, sollicitant la cupidité, ne va pas tarder à l'imposer.
Cela commence par la dite ‘'autonomie des établissements'’ qui n'est rien d'autre que l'instauration du chef d'établissement en tant que chef d'entreprise. Et tout le reste vient naturellement : embauche, évaluation, mérite, licenciement, rendement, performance… Oui, performance à laquelle cette dernière commission succombe elle aussi de cette façon :
''la commission a tout d'abord relevé qu'il n'y avait pas de raison que la loi commune de la performance qui exige de rechercher les résultats les meilleurs dans l'exercice d'une mission à partir d'une définition des objectifs et d'un suivi des résultats ne s'applique pas aux enseignants comme aux autres acteurs de la vie en société'” (p. 201).
Mais si, il y a une raison qui semble avoir échappé à la commission : les enfants ! Les enseignants, en effet, sont les seuls professionnels dont la mission n'est pas de produire quoi que ce soit et ce faisant d'accomplir des performances, mais d'éduquer, d'élever des enfants c'est-à-dire des personnes à part entière. Le simple fait de songer à appliquer à des enfants la “'loi commune'” (dont on ne sait d'où elle sort, d'ailleurs) exprimée en termes de performance, de résultats, de définition des objectifs et de suivi des résultats, comme cela se fait pour un quelconque produit manufacturé, est, évidemment, une atteinte à la personne de l'enfant.
Mais peu importe que les critères de ce “'suivi'”, de cette évaluation soient, non seulement nécessairement absurdes, mais parfaitement insupportables, ce qui importe, c'est l'évaluation elle-même en ceci qu'elle ouvre sur l'immonde “'travaillez plus…'” dont on sait ce qu'il peut provoquer de trouble quand ce n'est de bassesse dans des relations humaines dominées par la compétition et l'appât du gain.
L'éducation, ce n'est pas la formation
Tel est le drame en train de se nouer : si par malheur le corps enseignant acceptait de se plier à ce “'productivisme'”, c'est la notion même d'éducation qui en serait atteinte au profit de celle de formation. C'est la culture qui serait contestée en ce qui la rend possible, le désintéressement, le don qui n'attend rien en retour sinon parfois l'estime de quelques élèves.
Si par malheur on en arrivait à poser comme motivation des enseignants la rétribution d'heures supplémentaires, la prime ceci ou la prime cela, ce serait alors la porte ouverte à cette guerre à peine feutrée, à ces intrigues et ces coups bas pour quelques euros de plus que l'on connaît si bien ailleurs. Car les germes sont là, aussi, dans l'institution scolaire, sommeillant : que ne ferait-on parfois pour un emploi du temps sans “'trous''… ?
Enfin, si le corps enseignant acceptait la performance et le mérite, au prix de sa propre dignité, il en serait fini de la ‘'liberté pédagogique'’ à laquelle on tient tant, et il en serait fini de l'éthique du désintéressement sans laquelle, me semble-t-il, il ne peut y avoir d'éducation. Et, si les enseignants ne préservent pas cette éthique du désintéressement, qui le fera ?
Les discours du CRIF et de Périgeux
Il me semble que cette question -qui le fera ? - vient d'acquérir quelque pertinence supplémentaire après les discours du Crif et de Périgueux. Il ne faut pas prendre tout cela à la légère car, disais-je, il existe une cohérence entre la performance qui nécessite, non une éducation, mais une formation, non une culture, mais seulement un savoir-faire, et la passion convoquée au nom de Guy Môquet ou de la Shoah, la passion qui chasse la raison et l'examen critique de toute chose, une cohérence, enfin, avec un discours promotionnel de la religion brandie comme justification ou pour le moins alibi de la richesse tapageuse et cynique, du ‘'fric'’ brassé à pleines mains, jusqu'aux coudes, et avec, pour saluer cette forte cohérence, des enfants se dressant à l'entrée non plus d'un éducateur mais d'un chef et se dressant encore aux accents de cuivres jacassant.
Le terme qui caractérise cette cohérence idéologique est : inculcation. Mot dont j'indiquais ici, il y a peu, l'étymologie : tasser avec les pieds.
Telle est la cohérence de l'idéologie qui progresse et tente de se saisir de l'esprit des enfants d'abord. De sorte que la question gagne encore en pertinence. Qui se dressera d'abord si ce ne sont les enseignants en refusant la performance et l'inculcation pour mieux accomplir leur tâche singulière de pédagogues, celle d'accompagner chaque enfant dans son questionnement, lui aussi singulier ?
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De Le Yéti
yetiblog.org | 12H20 | 16/02/2008 |
BOUE
Eh oui, M. Romero, on l'attendait, elle est là : LA MORALE.
Mais quelle morale ? Tu respecteras la sainte trinité Bolloré, Lagardère et Parisot ? Tu ne siffleras pas les valeureux capitaines d'industries qui augmentent leurs revenus astronomiques de plus de 40% par an quand des centaines de milliers de personnes n'ont même pas 1.000 euros mensuels pour vivre ? Tu respecteras ton prochain en saluant les kapos qui gardent les centres de rétention où croupissent tes « égaux », les exclus ?
On attend en tremblant de connaître la réaction des Rectorats, des Académies, des corps d'inspection, des enseignants eux-mêmes. On attend en frémissant le point de vue des associations de protection de l'enfance, des éducateurs, des fédérations de parents d'élèves, des parents eux-mêmes… Servile ou digne ?
En attendant le petit homme malade a réussi son coup. Remuer la boue gluante des « valeurs en péril » pour noyer ses propres échecs politiques, faire oublier le rejet grandissant par l'opinion de sa petite importance. Craignons que sa disgrâce galopante ne le pousse à poursuivre sa fuite en avant vers l'odieux.
à Le Yéti
De ART MONIKA
16H05 | 16/02/2008 |
Le Yeti, je ne suis pas certaine que le petit homme malade ait réussi son coup. Il se discrédite sans cesse et ce n'est pas un petit coup de Shoa à Périgueux qui va faire oublier ses errances et erreurs multiples.
Au contraire, sans doute.
Que Simone Veil s'indigne avec une telle force est un signe que l'Imposteur et Usurpateur qui nous « dirige » dépasse les bornes, au-delà de ce que peuvent supporter ses plus fidèles supporters politiques.
Le « devoir de mémoire » est un terme qui me choque. La mémoire collective est la connaissance de l'histoire, et non pas la mièvrerie et la prescription présidentielle de « un enfant mort de la Shoa pour chaque enfant de CM2 ». Quelle horreur !
Il vaudrait mieux que les enfants de CM2 s'occupent de constituer chaque année des colis pour les petits Africains qui crèvent (entre autres) de faim, comme certaines écoles le font déjà.
à ART MONIKA
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H46 | 16/02/2008 |
@ArtMonika,
si tu lis bien ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/02/laissons-les-en.html
(et ma note de bas de page) il s'agit d'un enfant juif français… ce qui est minoritaire. Il n'y en a pas 11 000. Il peut y avoir 11 000 enfants juifs de France, mais aucunement enfants juifs français ! Et il nous fait ch… avec sa chasse aux étrangers. Il fait arrêter plus de cent personnes et remettre en liberté les marchands de sommeils alors qu'il disait vouloir lutter contre l'immigration clandestine et pas contre els clandestins…
Il s'est planté grave le fils de Hongrois… Mais du moment qu'il va avec le prince Albertaux obsèques de Henri Salsador et qu'il évite le cimetière du Père-Lachaise. On ne parle plus de Carla et Cécilia. Bien vu l'artiste !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De ras-la-patience
11H42 | 17/02/2008 |
@ fabien
soyez gentil, n'insultez pas les artistes !
merci
à Le Yéti
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H37 | 16/02/2008 |
Concernant la morale, je me suis peris ici :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/02/nicolas-sarko-2.html
de rappeler les critiques dont Mme Royal avit fait l'objet…
Fallait pas ? je mérite une fessée ?
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à Le Yéti
De marie 75
3563
11H05 | 17/02/2008 |
Une minorité de Français voient en Sarkozy un bon président17 février 2008 - 05 : 50
La vague de défiance envers le chef de l'Etat se confirme, si l'on en croit un sondage CSA/Le Parisien/Aujourd'hui en France à paraître dimanche. Seuls 41% des Français considèrent que Nicolas Sarkozy fait un bon président, contre 52% qui pensent le contraire.
D'après ce sondage, 64% des Français estiment que M. Sarkozy n'apporte pas de solutions à leurs problèmes. Ils n'étaient que 46% à le penser lors du même sondage en janvier. Et 61% (+7 points) considèrent qu'il n'est pas suffisamment à leur écoute.
Pour 49% des sondés (+13), M. Sarkozy ne fait pas ce qu'il dit (47% pensent le contraire, -11). En outre, 48% (+8) des personnes interrogées estiment que le chef de l'Etat n'est pas à la hauteur des événements.
Nicolas Sarkozy reste cependant dynamique pour 88% des Français, courageux (76%) et sympathique (62%). Si 54% des sondés le trouvent compétent, ce pourcentage est néanmoins en recul de 14 points par rapport à janvier.
De même, le pourcentage de Français estimant que Nicolas Sarkozy sait où il va est en chute libre (-21 points depuis janvier), même s'il reste légèrement majoritaire (52%). Seul domaine dans lequel le président progresse : sa stature internationale (+10 points), pour 65% des sondés.
Ce sondage a été réalisé les 13 et 14 février 2008 par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
SDA-ATS News Service
De déluge
menuisier | 12H18 | 16/02/2008 |
« Nous sommes un pays qui réfléchit trop, il est temps de se remonter les manches et d'agir ». La citation-approximative- est de l'inéfable Christine Lagarde.
Elle résume assez bien je trouve l'optique de cette droite basse du front qui gouverne en ce moment. A savoir pour l'éducation, produire des opérateurs économiques plutot que des citoyens éclairés.
On est loin de la droite façon Raymond Aron.
à déluge
De compte supprimé 22 janvier
12H44 | 16/02/2008 |
Je soutiens les valeurs morales suivantes : je ne vous mentirai (s ? ) pas, je vous décevrai (s ? ) et je ne vous trahirai (s ? ) pas. De tout en ahut jusque tout en bas.
à compte supprimé 22 janvier
De pablico
20H25 | 16/02/2008 |
J'ai la nostalgie des leçons de morale. C'était la première des leçons. Le matin, on prenait son cahier, on mettait la date, et on recopiait la ligne de morale.
après la copie, on avait droit à une explication de la phrase, quelques fois des exemples, et suivant le thème, un petit jeu de rôle. Humm nostalgie..
En y repensant, adulte, le maitre, nous donnait non seulement de la morale, mais un peu de philosophie laïque à notre niveau, et même une façon de structurer sa réflexion à grand coup de « pourquoi » de « comment » et de « si'.
à pablico
De moravagine
Observateur désabusé | 09H40 | 17/02/2008 |
Ouais, moi j'ai pas la même nostalgie ! En CE1 dans les années 60, j'avis dû écrire un 10 Novembre « La guerre est un fléau » souligné en rouge deux interlignes en-dessous. Le 12 Novembre, début des cours, l'instit appelle, plusieurs élèves, dont moi…
Machin, tu as souligné à un interligne en-dessous, paf une claque dans la gueule !
Bidule, tu as écris fléau avec un accent grave, paf une claque dans la gueule !
Etc … Bref ce matin là, on a été une dizaine à se prendre une claque dans la gueule …
En y repensant, adulte, le maître était non seulement un con, mais en plus a fait naître chez moi la haine et le goût de la révolte.
à moravagine
De JEAN.GISQUAND
10H12 | 17/02/2008 |
C'est vrai, à te lire (entre les lignes) on peut constater qu'il a frappé trop fort.
Tu aurais dû aller dans une école privée ou on t'aurais enseigné le respect du patron de ton père et en général de tous tes supérieurs. On t'aurai appris que les guerres étaient l'acte supprême d'héroisme pour défendre la fille ainée de l'église.
à moravagine
De DIOPZO
10H27 | 17/02/2008 |
Il était peut-être con mais maintenent tu sais que « fléau » ne s'écrit pas avec un accent grave, qu'un interligne c'est pas deux. « Tu enfanteras dans la douleur ».Pour sûr, cet homme là était un saint !
à pablico
De Etel
11H04 | 17/02/2008 |
ouai, un peu de morale, de cette façon, pourquoi pas ; mais comment expliquer, pour répondre aux questions des enfants qui ne manqueraient pas, que les adultes à la tête de l'état la pronent mais ne l'appliquent en rien.
à Etel
De Etel
11H06 | 17/02/2008 |
pardon, dans mon post précédent, je répondais à Pablico
à déluge
De le-russe
directeur | 11H00 | 17/02/2008 |
C » EST LE DELUGE ET TU AS BIEN RAISON ….REFLECHIR C'EST BIEN ,AGIR C » EST MIEUX …..DROITE OU GAUCHE PAS DE DIFFERENCE , LE POUVOIR TE FAIS PRENDRE DES HABITUDES BOURGEOISES C » EST HUMAIN ………L » ECOLE DES PAUVRES OU DES RICHES ….J » AI 59 ANS JE SUIS DE L » ECOLE DES PAUVRES , ET LORSQUE TU TE POINTAIS A L » ECOLE COMME UN GAVROCHE , OU TU NE TE TENAIS PAS BIEN SOIS TU ECOUTAIS ET TU SUIVAIS LE CONSEIL, SOIS TU PRENAIS UN TORGNOLLE , ET TU T » EN SOUVENAIS ……EN RESUME BIEN D » ACCORD DES CITOYENS AVANT TOUT AGISSONS ET REFLECHISSONS MOINS …Gege a Moscow ..peu de temps de refelechir , mais je peux agir .
à le-russe
De caro
délinquante avérée | 11H18 | 17/02/2008 |
SVP, le-russe, avant d'agir, au moins sur votre clavier, pouvez-vous débloquer la touche majuscule ?
à le-russe
De déluge
menuisier | 22H09 | 17/02/2008 |
Je suis pas certain que ce soit à cause des majuscules que j'ai rien compris, mon Gégé de « Moscow »..
De Bebert Cassandre
12H52 | 16/02/2008 |
Hélas Monsieur Sarkozy a été élu avec 53% des suffrages exprimés… « Mais ce n'était pas le même homme ! » Me direz vous… Ce n'était pas le même homme… Hélas si… Il était alors et est toujours le parangon des hommes politiques. Tout le mépris qu'ont les hommes politiques pour ceux qui les élisent est concentré jusqu'à la caricature dans notre petit président.
Chaque jour on attend avec de moins en moins de gourmandise l'ineptie présidentielle. Il y a quelques temps encore celle ci nous amusait, aujourd'hui on se retient de ne pas pleurer. A la tête de n'importe qu'elle entreprise notre conducator se verrait remercier, c'est à ces détails cocasses que l'on mesure les limites de la démocratie.
à Bebert Cassandre
De rico21
09H23 | 17/02/2008 |
qu'on arrete de dire élu avec 53% des français, 33% au premier suffisent
à rico21
De N.Ivanov
voix de la Transpoutpanie | 13H14 | 17/02/2008 |
Et 53% des suffrages exprimés, c'est très loin de faire 53% des français.
à N.Ivanov
De tseaparis
17H22 | 17/02/2008 |
@N.Ivanov
en effet, exactement 42,63% des inscrits ce 53%-là.
à Bebert Cassandre
De Fuel_Injected
17H51 | 17/02/2008 |
A peine 19 Millions de français !
C'est pas énorme et doit pas rester grand chose sur ce chiffre à ce jour !
De Naradamuni
sans | 13H24 | 16/02/2008 |
« Les nouveaux programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français et les mathématiques », a-t-il souligné.
Quand je lis le timonier du nouvel ordre à périgueux…
CURSUS DISCIPLINAIRE recentré sur les maths et le français…
Langage ou jargon ?
« Ces programmes scolaires sont, “un sujet de débat politique, au sens des affaires de la Nation” et non “technocratique”.
Il ya-t-il eu un débat sur guy mocquet, la shoa… avec qui ?
Lesquels des affaires de la nation… ? les affaires du style grandeur économie de marché, transformer l'éducation en une entreprise à produire du profit ne pas omettre le style école-caserne-prison disciplinaire… dans laquelle tous les exemples qui concerne la construction du produit homme sont présentes … la délation le tri dès la maternelle enfants hyperactif… de quoi déjà vous soumettre rapidement un récalcitrant a la volonté de l'état (Excusez la minuscule mais dans ce cas là… ! )
Pourquoi pas tehnocratique aussi… ?
Un peu de sel, un peu de poivre, trois brins de thym c'es comme cela que se présente toute bonne te moins bonne recettes… C'es cela l'ouverture !
Quel débat !
Il appartient ainsi aux “élus du peuple” de “déterminer ce qui, dans le champ immense du savoir, mérite d'être étudié par les élèves de France”, a-t-il estimé.
Donc les élus du peuples choisissent dans le savoir ce qui mérite d'être étudié ou pas.
Il y a le savoir utile et le savoir inutile, le savoir positif et le négatif…
Langage et jargon…
Mathématique de la division et du profit… !
De caro
délinquante avérée | 13H29 | 16/02/2008 |
cette attaque frontale que mène not'bienaimé président contre l'école, cf sa sortie de Périgueux (où il s'est fait d'ailleurs copieusement hué) et son exigence d'enseigner la morale, le civisme - se lever pour l'hymne national - etc est dirigée effectivement contre les enseignants de l'école publique, incapables de transmettre des valeurs (contrairement aux curaillons des écoles privées).
Cette attaque fait partie d'un plan beaucoup plus vaste de mise au pas de la population et de fichage systématique. Déjà « base élèves » est devenu obligatoire dans certains départements et les directeurs d'école et les instits qui ne veulent pas la remplir sont sanctionnés
http://www.ldh-france.org/actu_nationale.cfm ? idactu=1607
Le décret d'application d'un des articles de la loi de préventioni de la délinquance permettant aux maires d'instituer un fichier des enfants scolarisés dans sa commune (avec possibilité de transmettre les infos sur les absents à la CAF pour sucrer les allocs des mauvais parents) est paru :
Le décret n° 2008-139 du 14 février 2008 est paru au journal officiel (page 2786
du JORF n°0039) du 15 février 2008 [1].
Ce décret, pris pour l'application de l'article L. 131-6 du code de l'éducation et de l'article L. 222-4-1 du code de l'action sociale et des familles, permet au maire de « mettre en œuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel ayant pour finalités de procéder au recensement des enfants soumis à
l'obligation scolaire résidant dans la commune et de recueillir les informations concernant l'inscription et l'assiduité scolaires de ces enfants afin de lui
permettre de prendre les mesures à caractère social ou éducatif dans le cadre des compétences qui lui sont conférées, notamment par les articles L. 141-2 et L.
222-4-1 du code de l'action sociale et des familles. »
…
Quelles sanctions vont encourir les personnels enseignants qui ne voudront pas transmettre les noms des absents ?
L'éducation civique, une définition officielle datant de 1998 (la préhistoire ? )
« L'éducation civique à l'École connaît de profondes évolutions répondant aux attentes de la société. Elle ne peut plus se limiter à une simple instruction (présentation des institutions) ou à quelques pratiques élémentaires répondant aux obligations administratives (élections des délégués). Elle doit explicitement prendre en charge l'éducation aux valeurs universelles des droits de l'homme, de la démocratie et de la République ».
à caro
De tseaparis
17H30 | 17/02/2008 |
tout se tient..
quand ils seront chômeurs, on leur sortira ce fichier scolaire négatif : « avec vos résultats, votre absentéisme en CM1, vous ferez éboueur, ou technicien de surface ou caissière de supermarché. “
De aumusee
en direct de l'élysée Montmartre | 13H39 | 16/02/2008 |
« C'est aux élus du peuple de définir comment seront éduqués les français ».
Eh bien je vais vous dire une chose, m'sieur Sarkozy, c'est le peuple qui choisira les prochains élus.
D'accord, on en a encore pour plus de quatre ans. Mais nous sommes patients.
Et nous n'oublierons rien de vos gesticulations de gamin boutonneux.
Pauvre illuminé qui se prend pour le centre du monde. Qui décide de tout, pour tous.
De aissachris
techelec s/of | 13H49 | 16/02/2008 |
Le terme qui caractérise cette cohérence idéologique est : inculcation. Mot dont j'indiquais ici, il y a peu, l'étymologie : tasser avec les pieds.
bonjour,
ce terme j en temoigne par la reaction de mes voisins, est peu connu. Il est de fait tres à propos, mais il vaut pour d autre valeurs que nous a fait croire la droite depuis des lustres. et dont les hommes sont pas conscients.
à aissachris
De Naradamuni
sans | 14H31 | 16/02/2008 |
@aissachris
Dans le même sens il ya aussi : CONSOMMER du latin consumare > ACHEVER
Vive la décroissance volontaire salutaire et dans la joie satisfaisante
De jmm65
qualité ISO | 13H51 | 16/02/2008 |
Je n'ai qu'un seul commentaire à ce sujet :
Merci beaucoup, merci mille fois Madame VEIL.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 14H26 | 16/02/2008 |
Vlan, droit dans le mur des lamentations !
Vivement la rentrée scolaire 2008 !
Le retour du tableau d'honneur et des sacs de billes, de l'odeur de la craie et de l'encre bleue, des estrades et des blouses grises, de la leçon de morale en prélude aux problèmes de robinets qui fuient ?
Le Zident Kétanou souhaite un retour aux fondamentaux.
Le sous adjudant Darcos s'emploie à les définir, et déjà la colère gronde.
Dis donc mon Zident ?
C'est koi encore que ton truc compassionnel de la mémoire qui flanche ?
Tu veux lancer une collection de vignettes Panini pour la rentrée ?
Avec des ch'tits nenfants morts ?
Çà va être la curée à la récré !
Eh, m'sieur, ya Mouloud qui m'a piqué trois Ashkénazes et deux Sépharades !
Tu ne veux pas non plus une comédie musicale sur la vie d'Anne Franck ?
Des attractions nouvelles à Disney Land, avec le train de la déportation, le petit camp de la mort et la grande parade des SS !
Et la lettre de Lacombe Lucien ?
Je vois d'ici les programmes scolaires de Cm2 :
-Calculer le nombre de victimes Tutsies et Hutus et convertissez le tout en euros.
-Un train part de Paris vers Auschwich avec 300 personnes à bord, quel âge à le conducteur ?
-Un curé vaut deux instits, combien de prêtres faut il pour sauver l'éducation nationale ?
-5 fruits et 5 légumes par jours sont nécessaires à l'alimentation, quel en est le prix à Lidl ?
-Combien de Rolex peut on acheter avec le salaire de vos parents ?
- Devient-on français par le mariage ? (voir jurisprudence Guéant et lois Sarkozy…cherchez l'erreur)
-« Arbeit macht freï » se traduit il par « travailler plus pour gagner plus » ?
Le soutien aux enfants de sans-papiers n'est pas au programme et reste passible de poursuites judicaires.
Bon, je vais faire réviser les cours du Cac40 à ma fille, ya un contrôle lundi !
C'est vrai Zident , faut revenir aux fondamentaux !