Pourquoi développer le soutien scolaire est une idée néfaste

Nous assistons, ce printemps, au développement d'un paradoxe. Voici, en effet, que pour justifier la suppression d'une douzaine de milliers de postes dans l'institution éducative les conservateurs de ce pays, ministre en tête, exhortent les enseignants à « travailler autrement ».

Paradoxe, en effet, car ce « travailler autrement » a toujours été la préconisation essentielle d'une frange de pédagogues que les conservateurs de toujours n'ont cessé et ne cessent de combattre.

Avant d'examiner le contenu de ce « travailler autrement » ministériel dont nous verrons qu'il se résume à un mensonge et peut-être même à une immoralité, il convient d'être attentif à l'argument avancé pour justifier cette politique restrictive : le « taux d'encadrement » serait fort convenable dans notre pays, il serait même bien meilleur que celui de tous nos voisins européens.

Ce qui importe ici, ce n'est pas le chiffre (11 et des poussières d'élèves par enseignant ! ) non pas faux sans doute, mais évidemment dépourvu de sens du point de vue pédagogique. Ce qui importe, c'est la terminologie et particulièrement le mot encadrement qui définit lumineusement le rôle attribué aux adultes dans le système éducatif : encadrer ! Il faut « encadrer » les enfants. Comprendre, les enfermer dans un cadre

Car il ne s'agit pas d'une inadvertance de langage mais bien d'une déclaration d'intention corroborée par ce que nous allons découvrir dans le « travailler autrement » ministériel.

L'intention est donc celle-ci : l'institution éducative a pour première fonction d'encadrer les enfants. Non pas les accompagner et les guider comme il le faut pour qu'ils ne s'égarent dans les chemins de traverse inextricables, mais les enfermer dans un cadre dont les limites ont été préalablement fixées.

Le courant conservateur ne cesse d » exposer la nature de ces limites en des termes qui sont comme des pieux que l'on enfonce, à la masse, aux quatre coins de la clôture : compétition, mérite, élitisme, argent.

Dire que les propagandistes de la clôture sont des conservateurs est donc parfaitement pertinent, puisque l'encadrement qu'ils proposent enferme un modèle social qui n'a pas varié depuis plus d'un siècle, depuis les loi Ferry, lequel d'ailleurs ne manque pas d'être sollicité comme un parangon de réformisme. Notons simplement que ce conservatisme transgresse, aujourd'hui plus que jamais, les clivages politiques traditionnels.

« Le mot “démocratisation” n'est pas dans le vocabulaire des fondateurs de l'école ».

Nous savons bien, cependant, comme nous le dit Antoine Prost, incontesté historien de l'éducation, que « 'démocratisation » n'appartient pas au vocabulaire des fondateurs de l'école républicaine » :

« Je ne l'ai pas rencontré sous la plume de Ferry, de Bert ou, avant 1900, de Buisson. C'est que leur objectif n'était nullement de remédier à l'inégalité sociale ; pour eux la diffusion de l'instruction n'avait pas pour but la promotion des individus.

“Ainsi s'accommodaient-ils très bien d'un dualisme qui exclut toute passerelle entre l'école du peuple et le secondaire.

‘L'école primaire républicaine affiche donc la volonté de ne pas modifier la position sociale de ceux qu'elle instruit : les petits paysans doivent devenir paysans à leur tour et les petits ouvriers, ouvriers.’ (A. Prost, ‘Education, société et politique’, éd. du Seuil, Paris, 1997, p.47).

A l'évolution du langage près (‘démocratisation’ est sollicité de nos jours à tort et à travers par tous les conservatismes), le modèle social contenu dans les limites du cadre conservateur est celui d'une société inégalitaire dont ‘l'inégalitarisme’ est donné non seulement comme indépassable mais, la théorie du mérite aidant, comme état naturel de la société.

Cependant, quand les conservateurs disent qu'il faut, pour améliorer le système éducatif, travailler autrement, ils ont raison. Quand ils disent que le problème est, aujourd'hui moins celui du nombre d'élèves par classe (ce qui n'est pas vrai partout, bien sûr) que celui des méthodes pédagogiques mises en oeuvre, ils ont raison.

Le soutien scolaire est devenu la panacée du discours ministériel

Mais alors vient le moment d'examiner de plus près le contenu de ce ‘travailler autrement’ conservateur.

On a déjà dit ici, à maintes reprises, pour ainsi dire à satiété, comment du b-a, ba au ‘par coeur’ en passant par une instruction civique au service d'une propagande nationaliste (debout les enfants, tous en coeur à mon commandement…) le néo-conservatisme tourne au cynisme le plus réactionnaire.

Il n'en va pas autrement de la ‘théorie du soutien’ qui est donnée comme le fondement humaniste du ‘travailler autrement’. Soutenir les élèves en difficulté par une aide individualisée devient dans le discours ministériel la panacée, le nec plus ultra de la réflexion pédagogique qui débouche en outre sur le bon sens, le gros bon sens.

En réalité il s'agit tout simplement là d'une mauvaise action de la part d'un pouvoir qui ne sait où donner de la tête, hanté par l'éventualité toujours possible d'un nouveau ‘soulèvement de la vie’. Il s'agit en tout cas d'un mensonge proféré car on n'ose croire qu'il puisse s'agir d'ignorance.

Pendant des années, en effet, le fameux soutien, auquel était joint l'approfondissement, a été pratiqué peu ou prou dans tous les collèges quand il est devenu évident que le ‘travailler autrement’, préconisé par les réformateurs du début des années 80 et depuis longtemps par les divers courants de pédagogie active, ne serait pas mis en oeuvre.

Le ‘soutien’ n'est d'aucun secours pour les enfants en échec scolaire

Le soutien est apparu alors comme la mesure simple à mettre en oeuvre et qui permettait de se donner bonne conscience à peu de frais (il suffisait, déjà, de payer des enseignants volontaires en heures supplémentaires ce qui montre que le pouvoir actuel est d'une remarquable créativité). Et ce fut un échec.

Pire, ce soutien s'est révélé comme un instrument ou, pour être moins radical, comme un adjuvant efficace de la ségrégation sociale produite par le système éducatif lui-même.

Quand les néo-conservateurs, ministre en tête, disent que soutenir ainsi c'est donner aux pauvres (aux défavorisés, disent-ils, bien sûr) ce que les riches peuvent se payer, des cours particuliers en somme, ils mentent.

Ce qui est passé sous silence dans cette démarche c'est tout simplement l'essentiel, l'implication de l'enfant dans sa scolarité, dans son accès au(x) savoir(s), implication qui n'est pas donnée comme une grâce à chaque enfant, mais qui dépend essentiellement des conditions sociales, économiques et culturelles dans lesquelles il naît et il vit.

La preuve a été faite tout au long de ces années que le ‘soutien’, non seulement n'est d'aucun secours pour les enfants en échec scolaire mais se révèle comme particulièrement contre-productif.

Car, reprenant les mêmes leçons, les mêmes exercices avec les mêmes méthodes à quelques variantes didactiques près, en fin de journée (nécessairement puisque les emplois du temps sont sacrés), alors que enseignants et enfants n'en peuvent mais, et que l'on entend les copains s'esclaffer dans la rue, ce soutien ne fait que confirmer et conforter l'élève dans sa situation d'échec.

Il n'a plus alors qu'une envie : quitter ce lieu de malheur ce lieu qui est celui de son malheur.

Car le soutien ainsi dispensé contribue à confirmer cet enfant dans sa ‘nullité’, dans son incapacité qu'il éprouve comme une malédiction pour ainsi dire constitutive de son être.

Faire travailler les enfants pendant les vacances les convainc de leur incapacité

Alors quand le soutien a fait preuve de son inanité, il ne reste plus qu'à énoncer le constat qui est un baume pour la bonne conscience : il est des enfants aptes à accéder au savoir et d'autres qui ne le sont pas et auxquels il convient donc de permettre d'entrer dans la vie active aussi tôt que possible pour y assumer les tâches qui leur sont destinées de toute éternité.

Mais on peut faire preuve de plus de sollicitude encore et organiser, comme le propose le ministre actuel, des ‘stages de remise à niveau’ pendant les vacances pour ces enfants qui de toute façon ne partent pas en vacances et, si l'on peut, confier en outre ces stages aux collectivités locales -l'école ne peut pas tout n'est-ce pas.

Et c'est ainsi que la discrimination sociale va son train dans le cadre même de l'institution éducative, par l'ancrage dans l'esprit de ces enfants de la conviction de leur propre incapacité. Conviction confirmée matériellement, vécue dans l'instant, par leur présence en cours de soutien quand les autres sont en vacances.

Le ‘travailler autrement’ de nos conservateurs ‘modernes’ est un leurre

Je sais bien que l'on citera l'exemple d'un tel ou d'une telle sauvé(e) par le ‘soutien’, je sais bien. Autant d'exemples qui occultent la masse de celles et ceux qui n'ont pas été sauvés, qui occulte surtout la perspective d'une autre école possible dans laquelle le ‘travailler autrement’ rendrait le soutien, ce soutien-là, superflu.

Au fond, pas plus que Jules Ferry ne songeait à construire une école démocratique c'est-à-dire une école dans laquelle la plupart des enfants d'ouvriers ne seraient pas condamnés à être ouvriers, les conservateurs d'aujourd'hui ne songent à mettre en oeuvre une école qui permette à chaque enfant de s'émanciper, c'est-à-dire de rompre avec le déterminisme social.

Et c'est en cela que le ‘travailler autrement’ n'est dans la bouche des conservateurs ‘modernes’ qu'un slogan, qu'un mensonge, bref une mauvaise action et une immoralité, car il s'agit d'enfants.

202 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De Reb

Prof de lettres | 21H56 | 13/05/2008 | Permalien

Il y a quand même un gros problème qui se fait de plus en plus sentir à l'école, et cela quel que soit le niveau social dont sont issus les élèves : c'est le rapport qu'ont les élèves (et leurs familles) à l'enseignement. Le soutien scolaire est emblématique, je trouve, de la marchandisation du savoir, qui se veut (que l'« on » veut) de plus en plus utilitaire. Les profs se sentent et sont pris de plus en plus comme des prestataires de service, l'école (du moins dans ce que j'en vois dans le secondaire) est un endroit où l'on fait joyeusement son marché et le soutien scolaire, on y a recours de temps en temps pour acheter ce qui nous manque.

La famille ressemble de plus en plus à une entreprise où l'on sous-traite les tâches, le parent/patron ayant un mot à dire sur tout (pas assez de devoirs/trop de devoirs ; pas assez de notes/trop de notes ; pas assez/trop, pas comme ci/pas comme ça), le travail de l'enseignant étant de moins en moins considéré quand il n'est pas dévalorisé.L'enfant/produit revient au bercail/entreprise et est évalué en fonction des potentialités qu'il a sur le marché en fonction de la concurrence.

Cela motive-t-il les élèves à s'impliquer dans leur travail ? Pas dans le travail qu'on leur propose en tout cas, sans doute perçu comme pas assez capitalisable. Je suis ahurie par exemple en cette fin d'année par le nombre d'élèves voulant passer en 1ère S « pour avoir un bon boulot » mais qui n'en fichent pas une. Tout paraît si facile, ils pensent aux plaisirs promis par le dit « bon boulot » sans vouloir en passer par l'effort. Beaucoup de demandes de rendez-vous des parents qui viennent offrir leur argumentaire pour vous convaincre de laisser faire ce qu'a décidé leur progéniture (et eux surtout)et qui jugent inacceptable qu'un petit fonctionnaire de rien du tout vienne empêcher de réaliser leur désir. Quand on parle de « travail insuffisant », de « manque de maturité » ou d'« efforts non fournis » les oreilles se ferment. On verra ça plus tard. Comme si tout pouvait s'acheter aujourd'hui.

Alors, pour les corrections du brevet et du bac, on reçoit des directives du rectorat pour nous expliquer ce qui est acceptable comme réponses. L'éventail de celles-ci est de plus en plus large. Et ce sont les collègues du supérieur qui nous renvoient des constats alarmants devant les lacunes en langue, en raisonnement, en compréhension de leurs étudiants.

La faute à qui ? La société dans laquelle on vit ? En tout cas l'Éducation Nationale me parait de plus en plus vouloir faire plaisir aux parents, en leur donnant ce qu'elle imagine être leurs attentes, en montrant que le service public sait s'aligner sur les offres de service d'Acadomia et consorts et en faisant peu de cas des enfants qui sont traités comme des adultes en miniature et des professeurs qui souhaitent enseigner leur discipline du mieux qu'ils peuvent.

Portrait de obiwan

à Reb Portrait de Reb De obiwan

consultant | 18H07 | 14/05/2008 | Permalien

merci de votre commentaire,
Il y a quelques siecles nous parlions de maitre et d'éleves. Seul le maitre peut, lorsqu'il est impartial et compétent, décider de ce qui est bon pour son éléve. Redonnons sa place à l'enseignant dans toute la splendeur de son métier et je pense que l'enseignement restera dans son univers, plutôt que dans la politique politicienne.

Portrait de C. Creseveur

De C. Creseveur

D'actualité | 21H57 | 13/05/2008 | Permalien

Le plus important c'est le temps passé en classe avec le prof. Si au lieu de diminuer sans cesse le nombre d'heures enseignées on remettait partout des profs là où il en manque on en serait pas à se demander s'il faut du soutien scolaire et quelle quantité !

A tout mettre au rabais dans l'éducation nationale on finit par avoir un système d'enseignement médiocre.
Ce quui m'exaspère c'est que ça se joue au profit de l'enseignement privé, et que la gauche n'a rien fait pour l'empêcher. Il serait temps que ça bouge.

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 21H58 | 13/05/2008 | Permalien

Au delà de ces jeux de mots,
permettez-moi de dire que soutenir des élèves en difficulté
est à la fois nécessaire
et pour beaucoup de bavards une Arlésienne.

Portrait de skalpa

De skalpa

actif et militant ? | 22H25 | 13/05/2008 | Permalien

Extraits d'un tract diffusé pendant la manif du 15 mai par une asso d'éducation populaire :

« Dans la logique des précédents gouvernements de droite et de gauche, le gouvernement actuel continue et intensifie la destruction des services publics, et tout particulièrement du service public d'éducation. Derrière l'ambition de “ dégraisser le mammouth ” se cache une réelle politique libérale d'abandon de l'enseignement public et gratuit au profit de la sphère du privé, de la marchandisation et de la concurrence.

Cette politique se traduit par des mesures économiques dévastatrices : suppression du samedi matin en classe, réduction drastique du nombre de postes dans le primaire et le secondaire qui va de pair avec une augmentation conséquente du nombre d'élèves par classe.

L'argument de la réussite de tous et de l'égalité républicaine, avec un retour à des fondamentaux identiques dans chaque école en référence au socle commun de connaissances et de compétences, cache en réalité une ambition de nivellement par le bas des connaissances. Apprendre le strict minimum pour pouvoir être employable dès le plus jeune âge et avoir pour seul avenir de naviguer d'une entreprise à une autre, de période d'essai en CDD semble être l'avenir promis aux enfants de l'école républicaine.

Si sur la forme les nouveaux programmes pour l'école primaire rappellent étrangement ceux du début du siècle, entre récitation et rabâchage, leur intention est quant à elle bien dans l'ère du temps. Il s'agit effectivement d'inculquer le respect d'une morale à des élèves tout en s'assurant de limiter toute prise d'initiative et toute construction d'esprit critique. L'élève doit “ apprendre règles de civilité et les principes d'un comportement conforme à la morale ” (cf lesdits programmes de 2008). Tout comme il est formaté pour devenir un travailleur flexible et docile. Les valeurs du mérite et de la compétition prennent le pas sur celles de la coopération et de l'entraide. »

« Nous luttons pour une école publique, laïque et gratuite qui ne dispense pas une instruction à minima à des futurs travailleurs exploités. Nous exigeons une réelle aide (en moyens humains et matériels) pour une prise en charge sur des temps scolaires et non comme punition sur des temps indispensables de vacances. Nous réclamons une formation continue et de qualité pour tous les acteurs de la communauté éducative.

Cette réforme de l'enseignement s'inscrit dans le processus global d'une libéralisation à l'extrême. Elle remplace l'éducation par l'instruction et l'émancipation par la soumission.

Contre l'uniformisation et la soumission, l'ÉMANCIPATION ! »

Et pour reprendre un slogan anarcho-syndicaliste

http://kprodukt.blogspot.com

Portrait de Pierrrrre

à skalpa Portrait de skalpa De Pierrrrre

12H37 | 14/05/2008 | Permalien

Manifestement, il est des soixant'huitards qui ont réussi à se faire cloner..
..Tendance Maoïste ? Troskiste ? Léniniste ou Guévariste ?

Portrait de skalpa

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De skalpa

actif et militant ? | 13H18 | 14/05/2008 | Permalien

Tendance groucho marx !
Manifestement, il y en a qu'on ne devrait pas cloner, même s'il doit être partisan de l'eugénisme !

Portrait de Feu

De Feu

22H34 | 13/05/2008 | Permalien

Donc, en résumé, tous dans la rue les 15 et 22, et désobéissance civile comme slogan et credo

Portrait de Renaud CERTIN

De Renaud CERTIN

Pas mal formateur, beaucoup rédacte... | 23H35 | 13/05/2008 | Permalien

Si seulement les parents comprenaient !
Ca leur passe à dix mille au-dessus : déjà formatée, la nouvelle génération de géniteurs confond la dégradation et la nécessité.

Portrait de hagalma

De hagalma

22H37 | 13/05/2008 | Permalien

L'article mentionne un taux d'encadrement de 11 et des poussières d'élèves par enseignant ! J'imagine qu'il s'agit par exemple de 6 très dans la difficulté, et de 5 très bons, ces deux catégories sollicitant une disponibilité et une créativité de tous les instants, tandis que les autres, la masse, essaie pendant ce temps de faire bonne figure (pour se faire oublier ? ! ). Au fait, les trois catégories ajoutées l'une à l'autre, ça dépasse largement le compte tenu, apparemment, pour secondaire dans cet article, qui polarise plutôt sur le conservatisme (lequel d'ailleurs n'est pas forcément l'apanage de la droite). Le compte, donc, c'est souvent beaucoup plus que 11. Je connais une maternelle où les mouflets de 3ans1/2-4ans sont 34. Ils seront 36 à la rentrée ! Conservateur ou non, que croyez-vous qu'un enseignant, même épaulé d'une ATSEM, puisse faire pour ces élèves ? !
Ce que cela dessine, c'est en effet une école, une classe, conduites comme une caserne. Car qu'espérer de plus, avec un tel nombre, que « pas une tête ne dépasse » ?
Pendant qu'on nous parle de l'esprit de la lettre (du soutien, ou pas ; de la pédagogie, ou du pur et dur, le retour aux fondamentaux et autre nostalgie, etc), les chiffres nous sont débités comme des arguments sur lesquels il n'y aurait rien à redire.

11 pour un enseignant, ça doit être le taux d'encadrement dans les écoles très chères. Pour les autres, celles qui accueillent le bétail, 35 dès la petite section ça ira très bien…

Un parent très en colère.

Portrait de CourageuxAnonyme

à hagalma Portrait de hagalma De CourageuxAnonyme

le vrai | 22H49 | 16/05/2008 | Permalien

Je ne sais pas d'où sort ce chiffre. J'imagine qu'un tour sur le site de l'OCDE ou même sur celui de l'INSEE pourrait vous éclairer.

Je suis moi même parent, et il m'arrive d'être en colère. Cependant, je crois que la vision des parents est généralement fausse et emprunte d'émotion. On préfère s'appuyer sur l'exemple que l'on vit plutôt que sur des soit-disant statistiques nationale. Au fond je crois qu'on n'a pas complètement tort, parce qu'il ne devrait pas y avoir d'exception et d'échecs de la politique de l'éducation. Mais lorsqu'il s'agit d'agir, et qu'il s'agit de nos gosses… je ne crois que beaucoup d'entre nous aient le recul et le professionnalisme pour juger objectivement de la situation et encore moins pour y remédier sainement.

En ce qui me concerne, je tiens les parents en colère responsable d'une part importante de la dévalorisation du métier d'enseignant. Les parents ont une vision déformée et par nature conservatrice de l'école. Ils n'ont souvent que leur propre expérience comme référence, et le temps aidant, ils l'ont idéalisée. Et s'il faut être conservateur, alors réhabilitons les enseignants dans le respect que la société leur accordait « autrefois ».

Portrait de babushconnexion

De babushconnexion

23H06 | 13/05/2008 | Permalien

Et c'est un ancien prof qui écrit ça…mon dieu, quel ramassis d'inepties…je comprends un peu mieux pourquoi notre système éducatif se nullifie chaque jour un peu plus quand je lis des trucs pareils. Un joli concentré de pensée post-soixantehuitarde (pour le côté « les pauvres chéris il ne faut surtout pas les victimiser en leur rajoutant des devoirs le soir, et encore moins pendant les vacances » - et puis tant qu'on y est, comme ça on ne fait pas trop travailler nos enseignants chéris, hop ! 17h on rentre à la maison pour l'apéro avec les copains).

« Le courant conservateur ne cesse d » exposer la nature de ces limites en des termes qui sont comme des pieux que l'on enfonce, à la masse, aux quatre coins de la clôture : compétition, mérite, élitisme, argent. »

Tout est dit dès le début de l'article : on connait les méchants (les conservateurs de droite bien entendu - d'ailleurs je pensais que les conservateurs étaient plutôt ceux qui bloquaient les réformes, mais mon français me joue des tours, c'est normal, je l'ai appris dans une école publique).
Evidemment, à bas la compétition, le mérite, l'élitisme et surtout l'argent hein, qu'ils ne s'avisent pas d'en gagner plus que nous, quoique si en fait comme ça on pourra faire de belles manifs contre les riches et leurs avantages fiscaux scandaleux. Je ne comprends vraiment pas Monsieur le professeur, expliquez-moi donc où vous voulez en venir avec vos élèves si vous supprimez tout cela. On n'a qu'à arrêter les notes tant qu'on y est. Comment voulez-vous que les enfants aient envie de se surpasser si vous rejetez toute récompense, tout classement ? Qu'on le veuille ou non, nous ne sommes pas tous égaux devant la réussite, et même si le rôle de l'école est en partie de donner les mêmes moyens à tous, il y a forcément des meilleurs ! Heureusement, tous ne finiront pas au chômage après une licence obtenue sans effort dans une fac pourrie classée 2500ème dans les classements internationaux. Ah pardon, j'ai employé le mot qui fâche. Sérieusement, vous croyez que vous pouvez former des gens prêts à affronter le monde professionnel avec de tels principes ? Affligeant. Ils n'ont qu'à tous finir fonctionnaires, et gagner 2000 euros par mois jusqu'à la fin de leur vie, pendant que nos voisins anglo-saxons, chinois ou européens de l'Est achèteront toutes les entreprises françaises, puis tout le parc immobilier et enfin, tiendront l'Etat français par les c…. via l'endettement.

Un bon conseil aux parents : mettez vos enfants dans le privé

Portrait de CourageuxAnonyme

à babushconnexion Portrait de babushconnexion De CourageuxAnonyme

le vrai | 23H57 | 13/05/2008 | Permalien

Vous avez raison. Apprenons par-coeur les tables de multiplications à nos enfants jusqu'au CM2, et supprimons les sciences. Nos enfants n'aurons pas à réfléchir, et ne risquerons pas de comprendre la moindre de chose, encore moins au moindre gadget ou la moindre notion d'écologie… ou… enfin à rien quoi.

Ah oui parce que vous ne saviez pas ? C'est ça la soit-disant « réforme » de l'éducation que l'on nous propose. Sûr que nos étudiants seront plus éveillés quand ils arriveront à la fac dans 20 ans… Sûr qu'ils pousseront notre pays sur les voies de l'innovation. Sûr que ça fera de bons chercheurs qui découvriront la science de demain et pousseront la France vers l'avenir. (mince je devrais peut-être faire de la politique…)

Les conservateurs ce sont ceux qui nous ressortent de méthodes vieilles de 90 ans. Mais bien sûr, ça ne « serait pas moderne » de clamer haut et fort qu'on ressort ces bonnes vieilles méthodes de l'entre deux guerres. Mieux vaut clamer qu'elles sont neuves et qu'elles ont été inventées par ce gouvernement génial qui a jusque là démontré son originalité et son ingéniosité pour des mesures fortes, et efficaces. Alors, oui c'est pour ça qu'on parle de « néo-conservateurs », ceux qui font du neuf avec du vieux.

J'oubliais. J'ai une solution à vous proposer pour redorer le blason des universités française : supprimer les grandes écoles. Effet garanti. Après tout c'est ça la différence avec vos chers anglo-saxons, ils n'ont pas de grandes écoles.

Portrait de R2PH

à CourageuxAnonyme Portrait de CourageuxAnonyme De R2PH

01H09 | 14/05/2008 | Permalien

Apprenons leur plutôt les tables de division

Soit un travailleur touchant un gros magot annuel
Quel salaire touche le salairé mensuellement
Sachant qu'il est rémunéré sur 13 mois
A raison de 6 jour ouvrables par semaine
Soit 5 jours ouvrés hebdomadaires
Et que la non-inflation atteint le ridicule taux de 3,75 % chaque année
Nonobstant le fait que certaine portion des heures supplémentaires non payées est libre de charges

- Queue d'ale m'sieur ?

- 20/20

Portrait de toots

à babushconnexion Portrait de babushconnexion De toots

void | 12H49 | 14/05/2008 | Permalien

Ecole = Formation d'un bon petit soldat de la productivité

Individu = Employé

Societé = Substrat de culture d'entreprise

Monsieur, votre ton est désagréable, et le contenu de votre réponse occulte completèment le fait que l'école ne forme *pas* uniquement à un métier, mais aussi des citoyens.

Ha oui, mais cela n'est pas « compétitif ».

Après vous dites que la séléction est un moteur d'émulation. Certes.

Allez donc en parler dans le 9-3, et compter les classes préparatoires scientifiques là bas.

Et comparez donc au 9-2.

La séléction c'est bien, mais il semblerait que cela le soit surtout quand on est deja « entre soi ».

Portrait de lmartelli

à babushconnexion Portrait de babushconnexion De lmartelli

Paris | 13H55 | 14/05/2008 | Permalien

Un joli concentré de pensée post-soixantehuitarde (pour le côté « les pauvres chéris il ne faut surtout pas les victimiser en leur rajoutant des devoirs le soir, et encore moins pendant les vacances » - et puis tant qu'on y est, comme ça on ne fait pas trop travailler nos enseignants chéris, hop ! 17h on rentre à la maison pour l'apéro avec les copains).

Tout est dit dès le début de votre message : les enseignants ne sont qu'une bande de feignasses alcooliques.

Portrait de beiz22

à lmartelli Portrait de lmartelli De beiz22

22H45 | 14/05/2008 | Permalien

Un peu primaire, non ?

Portrait de beiz22

à lmartelli Portrait de lmartelli De beiz22

22H40 | 14/05/2008 | Permalien

Là, vous exagérez !

Portrait de melimelo-melimelo

De melimelo-melimelo

23H41 | 13/05/2008 | Permalien

11 élèves par enseignant, c'est de la pure logique comptable. Exemple, mon collège compte environ 600 élèves pour 50 profs. 600 / 50 = 12, et hop, le tour est joué : 12 élèves par prof, alors que nous avons des classes de 25 à 29 élèves !

Portrait de beiz22

à melimelo-melimelo Portrait de melimelo-melimelo De beiz22

22H43 | 14/05/2008 | Permalien

« 11 élèves par enseignant, c'est de la pure logique comptable. Exemple, mon collège compte environ 600 élèves pour 50 profs. 600 / 50 = 12, et hop, le tour est joué : 12 élèves par prof, alors que nous avons des classes de 25 à 29 élèves ! »

Qui peut me dire où est l'erreur ! ! !

Portrait de R2PH

De R2PH

00H02 | 14/05/2008 | Permalien

Pourquoi laisser crever les hors normes est une idée faste ?

Parce que sans quoi, faudrait… fournir…
Un, mmm….
Travail
Pour CHAQUE enfant…
De CHAQUE classe…

En matière de pédagogie
J'ai du mal à départager
Les anti-cléricaux
Des judéo-chrétiens

En matière de pédophilie aussi,
D'ailleurs…
(Mais ça n'a AUCUN rapport)

Il ne tiendrait qu'à eux, cenpendant

Parce que en matière de respect
De l'être en construction
Je n'ai rien discerné , ni dans l'article
Ni dans les posts

Ou peu s'en faut

Nous sommes nombreux à savoir
Et si peu à nous demander si… comment… pourquoi…

Bon ! J'vais pas changer le monde, hein ?

C'est pas grave…

Portrait de CourageuxAnonyme

à R2PH Portrait de R2PH De CourageuxAnonyme

le vrai | 00H16 | 14/05/2008 | Permalien

Quoi ! ? L'être en construction ! ! ? ? Mais qui s'intéresserait à ça de nos jours, alors que le monde est au bord du gouffre ! ? Vous n'avez pas vu ? Ces terroristes à nos portes, nos valeurs qui s'effondrent ! ? C'est la fin, il n'y a aucun futur. Il ne reste plus qu'à tout piller et à fuir comme des rats.

Ou alors on peut aussi jeter les rats à la mer, et se rendre compte qu'on peut construire un futur si on s'en donne la peine (oui c'est un peu plus dur que de tout casser je suis d'accord), et si on donne un futur à la société, peut-être qu'on pourra donner un futur à nos enfant, et peut-être qu'alors on s'inquiétera de comment ils se construisent, nos enfants.

Donc voilà mon plan :
1. montrer aux gens qu'ils ont un futur.

Voilà. Qu'en pensez-vous ?

Portrait de R2PH

à CourageuxAnonyme Portrait de CourageuxAnonyme De R2PH

00H30 | 14/05/2008 | Permalien

Heu…
Ben…

Pardon

J'me suis laisé aller
Ch'sais pas c'qui m'a pris
J'le f'rais pu
M'sieur not » bon maître

(Bon, la tu l'vois pas, mais je triture ma casquette
Au niveau de mes parties génitales
Tour en mattant mes pompes - C'est vrai qu'elles sont nazes, mes pompes)

Portrait de VinceDeg

De VinceDeg

étudiant | vincedeg.nolizard.org | 00H30 | 14/05/2008 | Permalien

Ah bon, le soutien ne sert à rien ? Attendez, tout conservateur anti-démocratisation qu'il soit, le gouvernement peut quand même proposer des choses utiles - même si ça donne l'impression de la carotte en attendant le bâton.

Je résume votre plaidoyer anti-soutien : le pauvre gamin soutenu, fatigué après une dure journée de ZEP, devant répéter les mêmes exos avec le même professeur dans les mêmes locaux n'en tire aucun bénéfice et s'autoréaffirme en tant que looser de la société…

Bon, à donner moi-même des cours de soutien (20€ de l'heure au black, maths bio physique espagnol si un riverain est tenté ^^) je serais pas aussi catégorique sur l'inutilité du soutien. Le face à face avec un élève permet de déceler rapidement ses lacunes et incompréhensions individuelles et étudier là où ça fait mal. Et ça paye au niveau résultats (genre on peut remonter des moyennes de 8 à 12/20). Bon pas toujours parce que parfois c'est dur de récupérer la mayonnaise quand y'a des années de lacunes et qu'en plus le mioche fait un blocage psychologique sur une matière spécifique (ou pire sur toute l'école, dans le genre « je suis nul donc j'essaie pas, ça me saoule et je joue mon bad boy »). Allez, c'est comme envoyer seulement 3 avions d'aide alimentaire en Birmanie : mieux que rien.

Le fait que ça soit fait par les profs… Normalement ils devraient être plus compétents que nous autres étudiants, non ? A part ça, je ne vois que de façon positive le fait qu'il puisse y avoir une relation individuelle prof à élève au collège.

Sinon, itou que les commentaires au dessus : j'ai pas très bien compris ce que devrait être « le travailler autrement » (pas de soutien scolaire, mais à part ça ? )

Portrait de R2PH

à VinceDeg Portrait de VinceDeg De R2PH

00H39 | 14/05/2008 | Permalien

Bref, c'est comme d'hab

La grande gueule qui pisse pas loin
Ramène sa fraise
Et on en fait une INFORMATION

Chaque connerie proférée
Est une nouvelle virginité pour nos amis journalistes
Et mes amis lecteurs

C'est comme si c'était la première

Parce que sur ce thème non plus
Il nous a pas pris en traitre

Lors de son premier intérieur
Quand il pourchaissait les roumains
Il en a sorti, des bremes

A l'arrivée, les brelles
C'est nous
(Enfin surtout vous, passque moi, j'ai beau pas voler haut, hein…)

Portrait de Berrybelle

De Berrybelle

07H06 | 14/05/2008 | Permalien

L'école de la République va-t-elle un jour se réveiller et proposer des enseignements inspirés des pédagogies actives, des Montessori, des Steiner et autres ou a-t-elle un intérêt à ce que rien ne change ? Que le petit reste petit et que le grand grandisse encore ne serait-ce pas là ce que veulent nos dirigeants.
Ce serait cynique mais il ne faut pas être trop nombreux dans les castes des privilégiés pour ne pas avoir à trop partager ! D'ailleurs qu'apprenons-nous à nos enfants « il faut partager. Allez prête lui ton jouet ! » Ce sont les prolos qui apprennent cela : « partage mon fils, ma fille, prête ! »
Et bien non « tu n'a pas envi de lui prêter maintenant, ne lui prêtes pas. Ou alors trouver un compromis, négocier. »
Nous ne prêtons pas notre voiture à noter voisin si nous le voulons pas même s'il nous le demande poliment. Imaginez que votre conjoint débarque et vous dise « mais si enfin, prête lui la voiture, t'en as une autre pour aller travailler. Allez prête lui » et ceci devant le voisin !
Digression !

Portrait de Pierrrrre

De Pierrrrre

07H40 | 14/05/2008 | Permalien

 »….. pour justifier la suppression d'une douzaine de milliers de postes ….. »

==> depuis 10 ans, le nombre d'élèves a baissé, le nombre d'enseignants monté.

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 »…rappelons dans l'institution éducative les conservateurs de ce pays, ministre en tête, exhortent les enseignants à « travailler autrement »….. »

==> c'est qui les « Conservateurs » ? ceux qui veulent réformer ou ceux qui veulent conserver l'existant ?
Technique fascisante qu'accaparation des jolis mots et de collage de vilaines étiquettes aux adversaires politiques

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 »…Paradoxe, en effet, car ce « travailler autrement » a toujours été la préconisation essentielle d'une frange de pédagogues que les conservateurs de toujours n'ont cessé et ne cessent de combattre…. »

==> on a bien compris, d'un coté les « pédagogues », de l'autre, les « conservateurs »..
Dans quel camp êtes vous ? ben dans celui des « pédagogues » bien sur

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 »…le « taux d'encadrement » serait fort convenable dans notre pays, il serait même bien meilleur que celui de tous nos voisins européens. … »

==> une vérité exprimée au conditionnel, c'est un peu du négationnisme

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 »…Ce qui importe ici, ce n'est pas le chiffre (11 et des poussières d'élèves par enseignant ! )… »

==> un aveu ! une moyenne de 12 élèves par enseignant ! … heu, et si on passait à 10, vous pensez que ce serait mieux ? quoi que, pour les enseignants, oui, peut-être…

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Ce qui importe, c'est la terminologie

(==> il la maîtrise parfaitement, le Monsieur.. « conservateurs » contre « pédagogues » )

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 »….Il faut « encadrer » les enfants. Comprendre, les enfermer dans un cadre
L'intention est donc celle-ci : l'institution éducative a pour première fonction d'encadrer les enfants. Non pas les accompagner et les guider comme il le faut pour qu'ils ne s'égarent dans les chemins de traverse inextricables, mais les enfermer dans un cadre dont les limites ont été préalablement fixées. « 

==> absolument dégueulasse.. s'attribuer les vertus d'une pédagogie ouverte et accuser les autres, les “conservateurs” de vouloir embrigader l'enfant.. les embrigader tel que cela se faisait dans tout pays fasciste, dans tout pays socialiste, et tel que ça se fait actuellement en Corée du Nord, au Vietnam, à Cuba et en Palestine.
Pas en France que je sache !

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 »….Dire que les propagandistes de la clôture sont des conservateurs est donc parfaitement pertinent…. »

==> propagandistes de la clôture ? j'en connais… Monsieur l'ancien enseignant, vous devez avoir l'age d'avoir été vous-même un propagandiste de la clôture… allez, avouez, quelle était votre position lors de l'existence du mur de Berlin ? et lors du conditionnement fait aux élèves dans les écoles d'Allemagne de l'Est ?

La clôture, chez nous, dans nos écoles, c'est pour empêcher les gens d'entrer, pas pour les empêcher de sortir

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 »…. un modèle social qui n'a pas varié depuis plus d'un siècle…. »

==> il est vrai que la France est passée à coté de la Révolution d'Octobre.. elle n'a fait qu'exporter ce modèle social, par un membre du Parti Communiste Français qui est allé au Cambodge le mettre en application (Pol Pot)

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 » quand les conservateurs disent qu'il faut, pour améliorer le système éducatif, travailler autrement, ils ont raison. Quand ils disent que le problème est, aujourd'hui moins celui du nombre d'élèves par classe (ce qui n'est pas vrai partout, bien sûr) que celui des méthodes pédagogiques mises en oeuvre, ils ont raison…. »

==> quand même.. bien que ce soient les « con-servateurs » qui le disent !
Plus loin, l'auteur parle des « néo » conservateurs.. « néo », c'est quand c'est pire encore que conservateur.. ça fait peur, quoi !

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 »….Et c'est en cela que le « travailler autrement » n'est dans la bouche des conservateurs « modernes » qu'un slogan, qu'un mensonge, bref une mauvaise action et une immoralité, car il s'agit d'enfants….. »

==> immoralité dites vous ?
Car il s'agit d'enfants ?
Ces enfants qui sont pour vous l'occasion d'écrire un petit pamphlet politique ?
où pèle mêle vous nous parlez de la vanité des « cours de soutien », des limites de l'école dans ses capacités de mélange social, en référence à ces relents de société de classe que vous tirez de vos opinions..

Mais les enfants, justement, parlons-en, puisque vous affichez votre sollicitude à leur égard en vous servant d'eux comme d'une estrade politique :

Enfants qui ont besoin d'être considérés pour ce qu'ils sont, et non pas pour ce que nous pensons qu'ils serons..
« Enfants qui ne sont pas des petits Hommes, mais ne sont que des petits d'homme »
Enfants qui devraient de situer au centre de l'Ecole, et non pas situer au centre de l'Ecole, les programmes à ingurgiter.

Parlons de cette école qui fait bachoter les « bons » jusqu'à en faire des caractériels au sortir des classes de prépas,
De cette école qui ne sait que jeter dans des voies de garage ceux qui ne sont pas adaptés à sa pédagogie, ce qui évite aux profs à se remettre en cause,
De cette école qui impose pression à des enfants qui n'auraient besoin que de se construire et s'épanouir…
Mais faire son petit pamphlet antigouvernemental, c'est tellement plus efficace sur le plan propagandiste.

Je vais vous dire Monsieur,
Suis un libéral, un convaincu des vertus d'une école aux établissements indépendants,
Avec une gestion in site,
et non pas étatique avec syndicats qui veillent au grain statutaire, tels des gardiens du temple.
Une école où chaque établissement établisse avec son équipe d'enseignant, projet d'école et objectifs pédagogique qui le portent,
qui choisisse ses enseignants et qui remercie ceux qui ne sont pas en synergie avec les autres..

Probablement le contraire de vos opinions,
Et les « conservateurs », les vrais,
ceux qui veulent conserver leur statut,
conserver leur manière de faire sans contrôle, sans coordination autre qu'illusoire,
conserver leur pédagogie illustrée par une estrade et des tables scolaires en épis tout autour du tableau dispensateur de vérité,
ils sont de votre coté, pas du mien.

Sauf à considérer que les réformateurs, les progressistes ce sont ceux qui veulent conserver,
Et que les conservateurs, ce sont ceux qui veulent réformer et apporter un progrès…

Portrait de C. Creseveur

à Pierrrrre Portrait de Pierrrrre De C. Creseveur

D'actualité | 09H45 | 14/05/2008 | Permalien

Allez voir ce que c'est que l'école en Angleterre, aux US : pas d'argent = pas d'études, là bas !
Les services y sont tellement médiocres qu'ils en sont aujourd'hui à renationaliser l'énergie !
C'est beau le libéralisme.
Si ça vous plaît tant, personne ne vous retient de vous y installer.

Portrait de babushconnexion

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De babushconnexion

10H36 | 14/05/2008 | Permalien

je vis actuellement en Angleterre, et je peux vous assurer que les gens ici se portent bien. En tous cas ils ne meurent pas plus du cholera qu'en France.

et si personne n'avait acces aux etudes expliquez-moi pourquoi le niveau de vie moyen (en terme de revenus) y est bien superieur (43000$ pour les USA, 35000$ au Royaume-Uni, et 30000$ en France en 2005). Je ne crois pas que ces societes soient beaucoup plus inegalitaires que la societe francaise…

Portrait de CourageuxAnonyme

à babushconnexion Portrait de babushconnexion De CourageuxAnonyme

le vrai | 23H45 | 16/05/2008 | Permalien

On doit pas habiter la même Angleterre. Là où je vis, les gens n'ont pas d'enfants parce que ça coûte trop cher. La natalité n'est pas la plus basse d'Europe, mais elle reste catastrophique.

Vous parlez de mourir du choléra. 14% de la population vie en dessous du seuil de pauvreté au Royaume-Uni contre 6% en France (quoique ces chiffres datent un peu). Mais, vous avez raison, le seuil de pauvreté diffère selon les pays.

L'indicateur IPH est l'Indicateur de Pauvreté Humaine. On peut plus facilement comparer les pays avec cet indicateur. La France est classée 8ème (IPH=11), le Royaume-Uni 15ème (IPH=15). Pour indication, le Japon est classé 9ème.

Il faut croire que le la société anglaise est plus inégalitaire que la société française. Et si vous utilisez une moyenne pour rendre compte d'une disparité… ça n'est pas très étonnant que vous vous trompiez dans votre conclusion.

Oh et pour le choléra… personne n'est mort du choléra en France et au Royaume-Uni depuis des années. Mais de 2000 à 2006 (les dernières données disponibles sur le site de l'OMS), il y a eu 8 cas de choléra en France, contre… 104 au Royaume-Uni. Ceci dit ça signifie probablement que les anglais voyagent plus, ou qu'ils sont moins précautionneux quand ils voyages… Mais bon, c'est vous qui avez parlé du choléra… pas moi.

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