Le ghetto crie, mais personne ne lui répond
Il n’est pas très élégant de se citer soi-même, tant pis, c’est pourtant ce que je vais faire, et longuement, tant me sont insupportables ces commentaires désolés que l’on entend et lit depuis ce matin, ces étonnements éplorés, surtout, et ces condamnations tellement vertueuses. Comment ne pas condamner la violence? Je ne supporte pas la moindre violence, depuis longtemps déjà, mais qu’a-t-on dit quand on a condamné la violence? Rien! Qu’a-t-on fait? Rien!
On a regroupé les pauvres loin du centre-ville, pas par hasard ou distraction
Et l’on va continuer à faire semblant de s’étonner: comment une chose pareille est-elle possible? Et l’on va produire des analyses sur le mode: certes il faut réprimer ces actes inqualifiables mais il ne faut pas négliger la prévention, n’est-ce pas? Et il faut mettre en oeuvre, enfin, une politique de la ville, etc.
Ceci, donc, pour commencer (toutes citations de ”L’Ecole des riches, l’école des pauvres”, Syros, 2001):
"N’a-t-on pas rassemblé, voici près d’un demi-siècle, les pauvres en un même lieu, cités, quartiers, blocs d’immeubles, logements insalubres, écoles, collèges, lycées? Et l’on voudrait qu’en ces lieux règne l’harmonie?"
C’est bien ce que l’on a fait et l’on nous dit maintenant qu’il fallait bien, qu’ils étaient même heureux, ceux-là, à l’époque! Je le sais bien. Quand on venait d’un taudis, d’un bidonville, la cité était, pour ainsi dire, un luxe… à première vue. On ne tarda pas à déchanter. Il n’en reste pas moins que l’on ”regroupa” les pauvres loin du centre-ville, non par hasard ou distraction.
De sorte que les enfants de la cité se retrouvèrent entre eux dans la même école, dans le même collège et, parfois, pour certains, dans les mêmes lycées…professionnels (je sais, sauf exception). Et là:
"Ils se retrouvent dans un univers d’autant plus étrange qu’il est plus cossu, plus esthétiquement élaboré, plus minutieusement lustré, plus rigoureusement ordonnancé. Ils se retrouvent, de fait, dans un monde riche qui fait d’eux des pauvres.
"Les voici alors face à l’alternative des deux modes inéluctables d’appropriation du monde: s’y couler ou le réduire. S’ y intégrer et pour cela se changer soi-même pour ressembler à ce monde, pour ne plus être étranger dans ce monde. Ou le réduire, le transformer, le dégrader, le rendre pauvre."
"Ce qu’on veut, c’est que les élèves ne soient pas dans la rue"
Pour effacer l’alternative furent crées les ZEP (Zones d’éducation prioritaire) et l’on s’y engagea , bien des enseignants s’y engagèrent enthousiastes, mais bientôt déchantèrent. Voici le propos d’un enseignant figurant dans le rapport "Le Collège de l’an 2000" remis, à la fin des année 90, à Ségolène Royal, alors ministre en compagnie de Claude Allègre:
"On nous dit, on s’en fout complètement des programmes, vous faites ce que vous voulez, ce qu’on veut c’est la paix, c’est que les élèves ne soient pas dans la rue, et maintenant, débrouillez-vous."
Je confirme. Au fil des ans il apparut de plus en plus clairement que les ZEP, dont l’objectif affirmé par Alain Savary (ministre de l’Education en 1982) était la lutte contre l’inégalité sociale, étaient devenues un instrument de pacification sociale.
Et nous allons à nouveau entendre, nous entendons déjà la ritournelle sur la minorité de meneurs, de délinquants, comme toujours, depuis le temps que l’on met des meneurs en prison génération après génération… Alors que:
"Echec scolaire, échec social se nourrissant l’un de l’autre et, preuve à l’appui de l’échec, cette multitude de jeunes éprouvant plus que jamais le sentiment confus de condamnation a priori par le simple fait hasardeux de la naissance.
"Car nés dans le béton délabré, de l’autre côté du périphérique, ce mur construit par leurs parents ou grands-parents et qui les sépare, les exclut aujourd’hui de l’abondance rutilante, ils ne se posent pas la question du pourquoi: pourquoi moi, ici, ainsi?
"Quel dieu, quelle justice, m’a fait naître ici et me condamne à y vivre ainsi, avec d’autres tels que moi, condamnés avant même d’être nés, quel dieu? Quelle justice?
‘Los negros trabajando junto al vapor.
Los arabes, vendiendo,
los franceses, paseando y descansando,
y el sol ardiendo.En el puerto se acuesta
el mar. El aire tuesta las palmeras…
Yo grito: Guadalupe!,
pero nadie contesta. […]’Nicolas Guillén, "Guadalupe", W.I.
(‘Les Noirs travaillant près du vapeur. Les Arabes, vendant, les Français, se promenant et se reposant, et le soleil brûlant.
Dans le port s’étale la mer. La douceur du vent berce les palmiers… Moi je crie: Guadalupe! Mais personne ne répond.’)
"Personne ne répond, en effet, au pourquoi de cette injustice primordiale, mais eux, les enfants du ghetto, ne se posent pas, pour la plupart, la question. Ils la vivent et, la vivant, y répondent en actes irraisonnés et déplorables."
La dilution des ghettos, impératif de toute politique de la ville
Pourtant, on sait bien quelle devrait être l’impératif de toute honnête politique de la ville:
"La dilution des ghettos, progressive sans doute, mais suffisamment déterminée pour que le sens en soit perçu. Il semble bien cependant que prévaut encore le maintien du statu quo qui permet aux riches, rassemblés eux aussi sur leurs territoires, d’acheter leur insouciance et leur confort, puisque la loi le permet, puisqu’elle leur permet d’acheter le droit de n’avoir point sur leurs terres, sous leurs yeux, le spectacle désolant de la pauvreté (loi SRU du 21 novembre 2000).
"Mais alors, de la même façon que nul n’est en mesure d’empêcher les morts de faim venus du Sud de franchir le détroit de Gibraltar au risque d’y sombrer, nul n’est en mesure de maîtriser les conséquences de la culture du ghetto qui tend à légitimer la violence et, en dernière instance, à générer l’insurrection incontrôlée et le pillage des terres gorgées de richesses."
Insurrection! Ceci fut écrit voici bientôt dix ans. Et d’autres analyses, plus pertinentes les unes que les autres, furent produites par des observateurs et des chercheurs, n’ont pas cessé d’être produites, de sorte qu’il n’est plus possible aujourd’hui de jouer les interloqués ou les demeurés, de ressasser la répression et la prévention, la police de proximité ou d’approximation, les meneurs et les délinquants, il n’est plus temps car le temps presse, car il s’agit de la vie des gens.
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LE FRIC, le fric, le Fric , le reste, on s’en fout
Ah que je sais bien ce que c’est la misère, je veux etre Belge ou Suisse!
Plutôt que de parler de « ghetto » vous feriez mieux de stigmatiser aussi l’usage de l’ethnicité dans les médias
http://arretsurimages.net/post/2007/11/22/Les-bandes-ethniques%3A-des-RG…
Par ailleurs, je regrette aussi le mépris qui pointe ici pour les lycées professionnels (même si j’entends bien l’objectif de ce passage : dire que les quartiers sont mal lotis, etc.). Celui où je travaille donne des formations bien plus qualifiantes et monnayables que certains lycées généraux de Paris…
Il pète le feu, notre Sarko !
http://images-d-immondes.over-blog.com/article-14185508.html
Salut à mes amis français,
Comme on dit chez vous, vous n’êtes pas dans la m… Foutue la France! Dommage, c’était un beau pays où il faisait bon vivre à une certaine époque. Deux conflits mondiaux l’ont d’abord affecté: le premier physiquement, le second moralement. Suite aux deux guerres mondiales la France a perdu son élan vital en tant que Nation. Puis il y a eu Mai 68 qui imposa ses slogans suicidaires de « métissage » et de « multiculturalisme » pour parachever le déclin d’une grande civilisation. Le résultat est là. Nous assistons aujourd’hui aux premiers soubresauts de l’agonie d’un grand pays en voie d’auto-anihilation.
Condoléances attristées,
Un ami québécois
Vous voulez nous dire, ami Québéquien, qu’avant la guerre de 14, qu’avant la guerre de 39, la France était d’une Paradisiaque Puissance?
Vous voulez nous dire qu’avant mai 68, jamais n’a germée l’idée de se multiculturaliser, de se métisser, chez les hommes et femmes qui voulaient juste AIMER dans notre joli Pays… dans un Pays où l’Art, la Langue, le Théatre, les Sciences ne se sont développés que parce qu’il (ce Pays) s’est nourri des voyages que d‘« autres » ont bien voulu faire chez nous, et des voyages que d‘« autres » ont bien voulu que l’on fasse chez eux?
Je vous invite, cher Anonyme, à visiter le site de PJCA (tapez ces initiales ici ou ailleurs, vous finirez par le trouver)…vous allez l’aimer (il vient du Nord lui aussi): vous lui ressemblez…à croire que lui c’est vous.
Ena
« de profundis » traduit dand le language des cités: « grave dans le baba » !!!
Le métissage suicidaire ?
C’est scientifiquement faux
historiquement faux
socialement faux
Votre affirmation est en revanche une vraie c……
Vous parlez de l’époque qui a précédé les deux guerres mondiales. Je veux bien croire que vous l’avez connue,
ce serait une circonstance atténuante….
qualifiante:surement,monnayables:j’en doute…C’EST EN FAIT LE VRAI PROBLEME DE FOND :les metiers manuels ne sont plus payes…les jeunes d’ou qu’ils soient(je vis en province, a la campagne)ne veulent plus de ces metiers mal ou peu payes…EN PLUS POUR ARRANGER LE TOUT :on nous dit faire venir de la main d’oeuvre etrangere CHOISIE,pour faire ces metiers dont plus aucuns jeunes et moins jeunes ne veulent ,qui plus est le font souvent pour moitie prix « au black »,on deraisonne dans ce pays,ou va t on? dites vous bien que dans quelques annees ,il n’y aura pas que dans les banlieues que les jeunes auront la haine…les ghettos ne sont pas que des endroits physiques mais aussi des prisons mentales..
Enjoy the intifada arrogant french. The « french » islamic republic of shitbagistan is having its annual riots car burnings and murder. As you capitulating frogs continue to obey your islamic fascits masters dont EVER think of asking the USA or UK to save your surrendering asses again! allah akbar shitbagistan!
http://fuckfrance.com/
Si vous commenciez à vous interroger sur le problème de fond : l’emploi et sa pénurie précisément avec son cortège de jobs aidés et dévalorisés, dévalorisants j’ose le dire. Alors peut-être qu’on aurait avancé d’un grand pas dans la compréhension du problème socio-politique. Parce qu’on crée des passerelles des ZEP vers les grandes écoles, ça devrait assouplir le clivage entre banlieues et centre-ville ? Faut pas rêver !
En vérité, quand il y a trop de lapins dans un champ, il y a moins de carottes. Simple mais ô combien redoutable logique à affronter. Et le problème n’est pas la banlieue en tant que telle, qui du reste a une véritable histoire.
En vérité, et si ces ghettos n’étaient que la photo de ce qu’une minorité activiste a voulu créer en France il y a plus de 20 ans ?
Moi j’ai vécu en banlieue, dans ce type de quartier ghettoïsé, et les immigrés en faisaient ce qu’ils avaient décidé d’en faire, en transformant des quartiers ouvriers en ghettos. Volontairement. De sorte que ou bien la minorité autochtone s’y dilue dans le plus grand silence et l’oppression du plus grand nombre, ou bien s’en aille. Quand Mamère dit « ce sont les colonisés de l’intérieur », il ne sait pas à quel point il a raison, mais en fait quand il croit dénoncer la ghettoïsation, il ne fait que décrire un état de fait, dans certains quartiers les immigrés sont plus nombreux que les autochtones, c’est ce qui transforme un quartier en ghetto.
Moi je sais à quel point ils sont dangereux. Mamère vit dans le centre-ville, il ne peut pas apprécier exactement la situation. Sarkozy lui le peut, il a eu peur. C’est bien, il a eu peur, je trouve ça génial. Maintenant il sait. Mais il ne fait rien. Au contraire.
Le ghetto est voulu par les immigrés, monsieur rue89. Parce que ce qu’ils veulent c’est un bout du pays pour eux. Avec leurs propres écoles. Leurs propres commerces. Leurs mosquées. Leurs élus. La république française ils s’en foutent, quasi tous les maghrébins sont bi-nationaux. Quand allez-vous l’admettre ?
Jamais
Jamais non plus
D’autres immigrés, polonais, belges, espagnols ou italiens sont arrivés dans des conditions horribles ici.
Travail à la mine, dans les marais salins, en usine (mais celle d’il y a un siècle mon bon nestor !).
Ils vivaient dans des bidonvilles, des vrais, pas des HLM à eau courante et chauffage collectif.
N’avait pas de transport en commun.
Etaient victimes d’un racisme autrement exacerbé, qui pouvait finir en lynchage.
Ne bénéficiait d’aucune avancée de l’état providence, d’aucune ONG.
Quand ils étaient de trop, on les renvoyaient en wagons plombés dans leur pays (les italiens)
Certains, réfugiés politiques, ont été parqués dans des camps (espagnols).
Voyez-vous Nestor, leurs enfants et petits enfants, parce qu’ils ont joué le jeu de l’assimilation des des circonstances autrement éprouvantes, ils ont rejoint aujourd’hui l’élite de la nation.
La question que vous devriez-vous poser, est donc la suivante : pourquoi pas ces nouveaux immigrants, qui depuis 30 ans bénéficient de conditions d’accueil incroyablement plus généreuses ?
http://peoplespotting.over-blog.fr/
Mon bon monsieur, on ne peut comparer que ce qui est comparable. Les « anciens » immigrés avaient en commun avec les français qui les « accueillaient » une croyance forte : la valeur travail.
Ne pensez-vous pas que cette valeur a disparue depuis belle lurette ? et remplacée par ce nouveau credo international : le fric ? qui configure tout, et surtout « l’élite de la nation »…
Posez-vous la question, vous trouverez peut-être, car vous êtes sans aucun doute de bonne foi, des explications un peu moins manichéennes que celles que vous suggérez.
Malène
Cher CA de 12h24, vous tombez bien mal car figurez-vous que je suis l’un de ces fils de réfugiés qui, comme me racontait ma mère, ont passé les Pyrénées pataugeant dans la neige, en février 1939 après trois ans de guerre contre qui vous savez et se sont, en effet, retrouvés dans des camps (Vernet-les-bains pour mon père). Alors voyez-vous, cher CA, je n’ai eu à jouer aucun jeu de je ne sais quelle assimilation car la question ne se posait même pas. Si vous ne voyez pas la différence entre la situation actuelle et celle qui prévalait au lendemain de la guerre, je vous conseille, à mon tour, de lire les historiens qui travaillent sérieusement sur le sujet, Gérard Noiriel par exemple. Car, en effet les choses ne sont pas simples. Bien cordialement. N.
le fait d’être un fils de ces réfugiés ne vous crédite de rien, pas la même la conscience historique de son parcours. La preuve. En tout cas, cela démontre votre faiblesse argumentative. Ca me fait penser à ce sinistre jégo qui durant les grèves disait comprendre les cheminots parce que sont grand-père l’avait été. Il lui a transmis quoi son grand-père, l’art de piloter un train ?
Argument creux.
nous sommes tous des « fils de »… cela ne nous donne aucune légitimité supplémentaire.
Mon grand-père comme beaucoup a fait la guerre de 14, serais-je davantage crédible si je parle des tranchées ?
ce n’est pas le messager qui est important, c’est le message.
Le votre est une faillite depuis 30 ans. mais vous persistez. La misère sociale ne conduit pas irrémédiablement à l’exclusion. Non les ghettos n’ont pas été organisés par d’obscures forces du mal, mais bien au contraire de l’intérieur, par des gens dont les coutumes demeurent la famille (au sens élargi) le clan, la tribu.
Vivre avec sa communauté quel que soit le pays.
Exemple : des mal-logés refusent des appartements sous prétexte qu’ils sont séparés des autres familles.
Je ne suis pas un de ces « vilains réacs » mais je pense que la France n’est que d’un intérêt secondaire pour beaucoup. Mais ils se sont piègés seuls.
Les anciens émigrés avaient conservé les valeurs traditionnelles deleur culture (respect de l’ancien, consuite faisant honneur à la famille, etc…) L’abandon de leurs valeurs a conduit les descendants à oublier tout cela.
Alors, il est évident que la France (ses gouvernants) ont commis des erreurs mais comme dans un divorce, les torts sont partagés.
Quant à savoir qui doit garder les enfants…
Cher CA de 17h 43, non l’argumentaire n’est pas creux car si vous regardiez un peu plus autour de vous vous verriez que nous reproduisons le même schéma. Pourtant je suis un bon français de « souche ».
Pourquoi ? Un exemple Paris, ce pourrait être une autre ville, mais je connais très bien le problème.
Les bretons se sont regroupés autour de la gare Montparnasse, les gens de l’est autour de la gare de l’est, les gens du nord autour de la gare du nord, etc …
En vacances que faisons-nous, ou dans des endroits inconnus, nous nous regroupons par affinité. C’est le propre de l’homme.
Vos propos relèvent un peu du « réact » que vous le vouliez ou non. Donc, si je vous suis mes enfants et petits-enfants sont regroupés autour de moi, je suis âgé, alors nous nous piégeons nous même. Nous nous enfermons et sommes en dehors de la vie, en somme. Le quartier va nous tombés dessus. Avoir des problèmes avec nos voisins ce qui n’est pas le cas.
Vous voyez votre raisonnement ne tient pas. Votre problème est que le monde bouge mais vous avez peur de ce changement. Vous voulez assurément garder les anciennes valeurs pour mieux vous rassurer alors que la terre tourne et que nous ne sommes plus au moyen-âge ni à l’homme de Cro-Magnon. Il faut regarder devant soi et non derrière.
Quant au divorce vos propos n’engage que vous …
Nous parlons bien de la même chose.
Je suis français, c’est curieux avec le nom que je porte et la couleur de mes cheveux, j’ai 50 balais et ça ne semble toujours pas évident pour les Dupont La Joie qui m’entourent.
A l’époque où vous êtes arrivé, la main-d’oeuvre était bienvenue et nécessaire à cause de la reconstruction, le pays d’où vous arriviez est un pays latin, vos us et coutumes sont semblables à ceux des Français alors vous ne parlez même pas d’assimilation.
Mais là, on parle de qui ? On parle d’Africains. De peuples qui ont une culture, des us et coutumes différents, mais encore cela serait-il un problème quand ces us et coutumes divergent des nôtres au point qu’ils attentent aux droits de l’homme mais surtout de la femme : mariages forcés, polygamie, excision, lapidation. Et ça se passe en France, oui c’est ça le drame.
Vous ne pouvez pas vous comparer car votre situation n’est pas comparable. Mais pour autant, est-il juste de se voiler la face ?
J’ai moi même eu dans ma jeunesse voila une quarantaine d’années de tels enfants d’immigrés comme compagnons de jeu, et certains sont aujourd’hui à un niveau de réussite que je pourrais envier.. Ils ont juste ecoutés leur parents qui leur ont dit ‘on prend un autre bateau, faisons tout pour ne pas gacher le voyage..’ et ils sont arrives à bon port.. C’est tout de même mieux que de tenter de couler le navire, Et ce voyages, avec les moyens plus genereux, certains semblent vouloir en faire une croisiere et mener le bateau comme bon leur semble , Felicitations pour avoir pensé à emettre ce constat… attristant.
Le ghetto ne fait pas que crier, il brûle ses écoles, ses bibliothèques, ses commerces, et finit par se plaindre de ne pas avoir les moyens de s’en sortir.
encore un qui n’est pas sorti de son ghetto cérébral
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071128.OBS7263/une_v…
comment voulez vous que les gens aient confiance ?
je ne sais quelle matière vous enseign(i)ez mais un peu d’Histoire ne nuirait pas à votre discours.
Vous semblez découvrir (croire ?) que la relégation des « pauvres » date d’il y a cinquante ans.
Savez vous que le mot Ghetto est italien, de Venise ?
Sans remonter aux Romains (les citoyens et les ‘barbares’) relisez un peu l’histoire du XIXe siècle.
Certes Paris conservait ses classes populaires mais on y parlait déjà de faubourgs, et bourgeois ne vient-il pas de bourg, du coeur de la ville.
Le coeur de Paris (les Halles) était populaire mais c’était déjà un monde à part avec ses codes, son parler, ses préoccupations quotidiennes. Tous les « immigrés » s’y trouvaient mélangés en bonne intelligence avec les Parigots : le Rital, le Polak, le Juif, l’Espingouin, le Breton, l’Auverpin. Que sont-ils devenus eux aussi ? ils ont été chassés comme les autres à partir de 1970 quand la casse de Paris a commencé avec la destruction des Halles.
Alors je veux bien que certaines vagues de population aient eut des difficultés d’intégration supplémentaires, mais faire dans le misérabilisme n’est pas non plus la solution.
J’ai des dizaines d’exemples d’ouvriers de toutes provenances, aussi défavorisés que les gens que vous citez, aucun n’aurait tiré sur la police.
Le vrai pauvre a un honneur. Mais pour le connaître il faut l’avoir vécu.
Cher CA de 15h44, merci de vos bons conseils mais j’avais anticipé. Vous trouverez, page 46 de mon livre, un bref historique du mot ghetto, sans compter qu’une promenade sur la place du Ghetto de Venise est, en effet, fort instructive, je vous la conseille si vous ne l’avez déjà faite. Quant au reste permettez-moi de vous renvoyer à ma réponse ci-dessus. Bien cordialement. N.
Le problème est que la dilution des ghettos signifierait la dilution de leurs habitants dans d’autres populations, la fin d’une classe défavorisée dont les représentants auraient à leur tour leur chance. « A notre détriment », craignent les gens aisés, à tort ou à raison.
Quand se sent-on puissant ? Quand on a à côté de soi des faibles, que l’on peut réduire à merci. L’idéal serait donc que les populations des ghettos consentent à y rester, en ayant l’extrême amabilité de ne causer aucun désordre, afin de ne pas déranger les autres, qui veulent profiter en paix de leur aisance. Ca s’appelle vouloir le beurre et l’argent du beurre.
Qu’il y ait méfiance réciproque, c’est naturel. Que de part et d’autre on veuille l’entretenir, ça l’est déjà moins. Je crains, malheureusement, qu’il faille que le problème dégénère en catastrophe nationale pour qu’on se décide à le résoudre.
Peut-il dégénérer ? Bonne question !
Puisqu’il est actuellement question de lui dans un autre article, je voudrais rappeler un texte de Victor Hugo, écrit dans « Choses vues ». Il y raconte comment un vagabond, emmené au poste par les sergents de ville, aperçoit, dans une berline richement armoriée, une jeune femme élégamment vêtue qui joue avec un bébé.
« Cette femme, écrit Hugo, ne voyait pas l’homme terrible qui la regardait ».
Et le poète se lance dans une réflexion sur les différences de classes, remarquant qu’il n’y a pas d’émeutes tant que riches et pauvres ne se côtoient pas. Avant de conclure : « Du moment que cet homme s’aperçoit que cette femme existe tandis que cette femme ne s’aperçoit pas que cet homme est là, la catastrophe est inévitable. »
Ce texte date de 1846. Deux ans plus tard, c’était la révolution de 1848, qui poussait Louis-Philippe à l’abdication. La IIème république naissait, avant de mourir, trois ans plus tard, du coup d’Etat de Louis-Napoléon Bonaparte, premier Président de la République élu au suffrage universel, et qui allait devenir Napoléon III.
Sommes-nous incapables de retenir les leçons de l’Histoire ?
Thomas GREDAT
Le problème qui se pose c’est celui de la perte de l’autorité de l’Etat dans des territoires devenus de non droit. Tout le reste c’est de la foutaise de pseudo-intellos de gauche et droits de l’hommistes de mes deux. Les délinquants des cités ne respectent qu’une seule chose: la force. Voilà 40 ans que vous leur faites la démonstration que la République n’est qu’une entité amorphe et impotente prête à toutes les compromissions dans le seul but d’apaiser la racaille. Les forces de l’ordre doivent réoccuper le terrain dans les cités en intervenant avec des moyens lourds. Elles doivent pouvoir riposter à balles réelles à des tirs d’armes à feu. Des émeutes comme celles de Villiers-le-Bel justifient de décréter l’état d’urgence là où elles se produisent en autorisant les forces de l’ordre à investir les lieux d’habitation, à perquisitionner et à regrouper les suspects au delà des limites de la garde à vue. L’état d’urgence autorise également de faire intervenir l’armée aux côtés de la police et de la gendarmerie. Pour les délinquants mineurs condamnés par les tribunaux d’exception, je propose d’instituer des chantiers de rééducation où ils serviront leur peine, encadrés de manière appropriée, à des travaux agricoles ou forestiers. C’est une solution bien préférable à celle de les laisser croupir dans des prisons surpeuplées sous l’influence des « grands frères » et des imams. Seules des mesures de ce type pourront contribuer à restaurer la loi, l’ordre et la discipline dans les zones de rebellion.
B. (sous-officier de carrière)
Cher « sous off » « de mes deux »
En tant que mercenaire, tu es au mieux un « outil » , au pire une arme . Tu n’as aucun droit de « l’ouvrir «
Ta condition de décervelé ne te permet plus de t’exprimé , ta soumission doit etre TOTALE a l’ordre . et cet ordre t’interdit de t’exprimer .
Tu n’es pas un citoyen , tu ne devrais pas avoir le droit de vote .
Tes paroles montrent la haine et la coloration de l’armee . Il va nous falloir nous defendre contre notre armee .
Cher Thomas,
J’aimerais savoir si tu n’en as pas marre d’avoir la même merde de chien collée à ta godasse depuis en gros l’affaire du forum Badinguet/Foutriquet?
Il faut croire que la pertinence de tes posts en gêne plus d’un. Au début, je n’ai pas ramené ma fraise car cette soudaine locacité de la « Grande Muette » m’intriguait. Mais là, franchement, ça devient glauque. Voire pathologique.
En tout cas, ton post ci-dessus montre à quel point tu n’as pas réintégré psychologiquement la chambrée de ces messieurs et c’est tout ce qui compte.
Le rapprochement que tu fais avec les « choses vues » de V.H. est vraiment bien.
Brogilo,
un P3 qui dit bien des choses au major et ses poisson-pilotes.
Cher Brogilo,
Pour ainsi dire, oui. Mais comme je ne pourrai pas les arrêter, il ne me reste plus qu’à ignorer. Après tout, ce n’est pas ça qui m’empêchera de dire ce que je pense.
Le plus comique de l’histoire, c’est que certains, sous prétexte que j’ai fait mon service militaire chez ces messieurs, me traitent de sous-marin du FN. Alors que d’autres m’ont traité de sale gauchiste. Moralité : faudrait savoir !
Pour en revenir à mes anciens compagnons d’armes, je crois que tu as raison : c’est pathologique. Ils me cherchent parce que ça les amuse. A croire qu’à l’armée on n’a pas mieux à faire.
Quant au fond de l’affaire sur le rapprochement avec Totor : j’aimerais tellement croire que je me trompe…
Au plaisir de quelques relais sur le forum. Bien à toi, et bonne route !
Thomas
Je ne crois pas que soit exclusivement une histoire de misère matérielle mais aussi morale.
Pour vivre en communauté il faut un minimum de savoir vivre. Avec les actions et comportements on se fait accepter ou refuser.
Et il ne faut pas toujours culpabiliser autrui, il faut bien savoir se regarder devant un miroir et chercher où est ma faillite. Trop facile sinon.
Le coeur pleure, l’âme saigne qui s’intéresse à la vie des gens. Quel politique est prêt à s’engager pour la vie contre l’économie ?
Je n’en vois pas.
Vous avez malheureusement raison :
Dès que l’on a une miette de pouvoir, les problèmes des autres deviennent relatifs et il y a tant de susceptibilités à menager !
J’habite depuis plus de 20 ans un quartier populaire, dans une ville du Sud Ouest.
Je constate une dégradation constante du quartier où nous vivons.
La municipalité UMP concentre ses efforts financiers sur le centre ville marchand.
Ce traitement inégalitaire ne fait que révéler la vision naturellement inégalitaire de la société qui structure la mentalité de ces élus.
Ils sont sourd aux demandes formulées.
La justice et l’équité sont leurs derniers soucis, si c’en sont.
Pour eux nous ne faisons pas partie de la bonne société.
Je suis français.
Je suis enseignant.
La plupart des classes moyennes, fatalistes, ont déménagé du dit quartier.
Certains s’étonnent que je ne fasse pas de même.
Jusqu’où fuiront-ils une réalité qui les rattrapera plus tôt que tard.
Vivre en société, c’est vivre entre égaux (les hommes naissent libres et égaux …)
A lire les textes je constate qu’ils sont nombreux ceux qui cherchent chez les plus démunis, un bouc émissaire. Que ceux là relisent ou lisent simplement les « animaux malades de la peste » et ils verront que leur niveau d’analyse a des centaines d’années de retard.
Selon que vous soyez puissant ou misérables, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Hypnotélétisés, les courtisans du sarkosisme sont pour un moment encore relativement nombreux…
Mais je me suis laissé dire que « l’aube dissout les monstres ».
Les élections municipales approchent , c’est le moment de formuler les propositions pour vivre ensemble sur notre unique planète.
Dans le monde, la pauvreté augmente.
Donc la menace.
La menace pour qui au fait ?
Au train où vont les commentaires, vous allez être à l’origine d’un véritable catalogue de ce que le beaufisme franchouillard peut produire de plus rance, M Romero. Indignation vertueuse, préjugés et condescendance (j‘ai failli écrire colonialisme, néo, certes mais quand même). Tout y est. Allez ! On liste :
Ils ne savent pas ce qu’est la valeur travail. (sic)
Ils ne font aucun effort d’assimilation parce qu’ils veulent faire leur chez eux dans notre salle à manger. Ce n‘est pas tout à fait dit comme ça mais, bon.
Ils cassent ce qu’on leur donne et se plaignent de ne rien avoir (sic)
Ils bénéficient de conditions d’accueil autrement plus généreuses.(sic)
Autrefois ils étaient autrement plus méritants car ils ne bénéficiaient d’aucune avancée de l’état providence, d’aucune ONG (sic)
Autrefois, ils en ont tellement bavés qu’ils ont rejoint aujourd’hui l’élite de la nation.(sic)
Ah! Les braves immigrés d’autrefois.
Cet obscurantisme donne encore plus d’éclat et d’intelligence à votre propos M. Roméro.
P.S Avez-vous remarqué que les commentaires disent ils comme s’ils étaient persuadés que tout le monde sait de qui il s’agit.
et vos raccourcis pour parler du « beaufisme franchouillard » sans parler du fond restent un modèle de bêtise
Romero :
la cerise sur le ghetto.
Après tant de commentaires, que dire?
Tout le monde a en parti raison: incriminer la société à tout va n’est pas juste ; incriminer toutes les personnes vivant dans les banlieues « difficiles » ne l’est pas non plus.
Oui mais:
- les personnes qui insultent le président de la République ou le gouvernement ou dégradent tout ce qui représente l’autorité de l’Etat sans cesse ont le devoir de changer d’attitude.
- les policiers peureux de notre pays qui stigmatisent les populations de ces quartiers ont le devoir de réagir vite pour changer.
- les cités doivent pouvoir être rénovés sans être cassées et dégradées.
- quand à l’éducation nationale, on ne peut accepter que les profs se fassent frapper, insulter dans ces quartiers. Là est le lieu où aucune excuse n’est possible. Je précise pour assurer la crédibilité de ce que je dis que j’ai été collégien et lyçéen en « ZEP ».
M. Romero, ouvrez-vous un peu au lieu de regarder les problèmes d’un point de vue unique et subjectif.
Tout le monde doit faire des efforts et tout ira beaucoup mieux; et arrêter de se voiler la face, ça peut servir.
ça devient lourd cette pulsion suicidaire qui chaque fois cherche des excuses à ces pauvres angelots.
depuis 30 ans ils se foutent de vous M.Romero mais vous n’avez toujours rien compris.
Nous avons déversé des milliards en pure perte grâce à des gens comme vous que l’on a cru !
Des écoles spéciales, des conciliateurs, des éducateurs, des encadreurs, des rénovations… de quoi faire des labos de recherche en masse. Pour quel résultat ? Vous en êtes toujours au même point : il faut les aider, c’est social ! Vus n’avez pas évolué, vous et vos semblables. On devient un homme en étant responsable : qu’ils essaient.
Marre M.Romero ! ça plie ou sa (se) casse (Français ou non)
T’es foutu, mon pote! Calme toi, c’est pas si grave, il y a une solution et une seule: te convertir à l’islam et acheter une burqa pour ta femme. Tu verras, ce sera le bonheur!
tu n’as rien compris à ce message ! il expose l’inverse de ce que tu dis.
Bravo Romero !
Bravo et merci !
Merci d’avoir pris ta plume pour composer un article équilibré, sensible, humain quoi.
Avec Daniel Mermet, tu es le seul que je connaisse à donner une explication rationnelle à cette folie ordinaire devenue quotidienne depuis quelque temps.
Je vois, j’entends des horreurs haineuses, de plus en plus, plus ce dernier mois que jamais… que se passe-t-il ?
Ils sont tous devenus fous, nos concitoyens, ils veulent se chercher des poux, ils semblent désirer l’affrontement, ils se provoquent et se souhaitent la mort…
Partout ce ne sont que discours de haine, racisme, menaces… contre tout, tout le monde et contre n’importe quoi…trouver des boucs émissaires plutôt que des explications : flipant.
Oui, les gens pètent les plombs, et certains autour de moi, je l’avoue, je ne les reconnait plus, mais la faute a qui, a quoi ? l’évolution de la société ? (ou la régression?) .. Tout le monde en arrive je crois a un ras le bol, il y a comme un retournement de la croissance (de la pensée humaine).. certains brulent, d’autres crient et insultent sur tous les posts depuis quelque jours…IL faudrait calmer cela, et plutôt que de s’emmerd.. a chercher a vendre airbus ou des centrales nucléaires, faire entendre a chacun que c’est l’égalité dans la mer.. pour 95% des gens, il n’y a pas que des malheureux en banlieues , comme en quartiers pavillonnaires ou en ville, si l’on accepte de voir les choses comme elles le sont, il y a effectivement des disparités, mais pas de celles a créer une guerre civile… Mais pour parler de cela, il faudrait peut être de cesser de nous coller sous le nez les salaires des dirigeant, les arnaques de certains… Car le gamin de banlieue, quand il me croise allant a mon boulot, Il se peut qu’il fasse l’amalgame entre moi et nos dirigeant.. personne ne lui a jamais dit que j’étais dans la même mouise que lui, avec même parfois des passages par la case ‘chomage’…. Quand on parle de pouvoir d’achat des Français qui augmente, il croit que c’est le mien…. et ainsi de suite..
Excellent article quand comprendra t on que ce problème est connu ? décrit par moult études mais que rien n’a été entrepris pour y remédier au contraire.
Beaucoup des moyens sociaux ou éducatif mis en place sont cynique et destine uniquement a acheter la paix sociale
Parallèlement on assiste a un désengagement de l’état dans ses missions de service publique
La réponse actuelle est répression, répression, répression…
A quand des états généraux de la banlieue? des banlieues?
Où tout le monde serait au même niveau: habitants, élus, acteurs économiques, sociaux, institutionnels, culturels, éducatifs,…?
Mais bon, ce n’est probablement pas la voie choisie….
Dommage….

Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faudra rien faire…
des initiatives existent mais pour l’instant pas de réel lien,
peut-être à nous de le faire?
http://kprodukt.blogspot.com
Si l’on veut parler des anciens émigrés qui n’ont rien demandé mais ont tous réussi, faudrait-il évoquer par exemple les harkis? Un symbole d’intégration et de reconnaissance de la France à ses immigrés « utiles ».
Soyez rassurés, braves gens, car Sarkozy vient de déclarer que les banlieues ne sont pas un problème social mais de voyouterie!! Une analyse concise de notre grand intellectuel qui a fait très rapidement le tour du problème, et qui va conforter les braves gens ce soir à la télévision en leur disant ce qu’ils veulent entendre. Vive la démagogie et vive Pipole 1.
M. Romero, vous signez là un condensé de votre analyse, qui est sans doute pertinente et documentée.
Pourtant, après tant d’analyses faites, tant d’avertissements proférés, il semble que rien ne change.
J’ajouterai même qu’après cette dernière campagne électorale, au cours de laquelle on a pu constater de nombreuses inscription sur les listes électorales, et après ce résultat, les choses ne peuvent qu’avoir empiré.
N’est-il pas temps, pour les politiques comme pour tous les autres, de considérer qu’il s’agit là d’une équation humaine, et qu’il ne peut y avoir de réponse globale ?
Or, si la plupart des réprésentants des institutions (Police, Justice, Media) n’inspire que méfiance, voire profonde antipathie, j’observe que les maires de ces cités bénéficient encore souvent d’une image positive.
Et c’est peut-être là la clé du problème.
Au lieu de vouloir établir des mesures globales, pour des quartiers dont les besoins sont forcément particuliers, n’est-il pas préférable de confier plus de pouvoir aux maires, qui sont mieux informés et vivent au quotidien les liens entre la population et l’Ecole, les structures sociales, la Police, etc.
Notre pays peut s’ennorgueillir d’une Constitution fortement humaniste. Encore faut-il qu’elle soit respectée.
Il me semble alors qu’il faille permettre aux maires, par une loi ad hoc, de faire respecter cette Constitution, mais aux frais de l’Etat, car corriger un manquement à cette constitution ne pourrait être financé par une simple commune. Ainsi aurait-on, par exemple, une chance de voir progresser l’état du logement, des moyens de formation, des moyens de transport, de la sécurité, etc.
Il me semble également que le choix des missions quotidiennes de la police (nationale ou non) devrait faire l’objet de consultations dans les quartiers, orchestrées par les élus locaux, et toujours dans le respect de la Constitution. La Police apparaîtra ainsi de manière plus évidente comme un outil au service de la population.
Ce qu’on ne sait pas faire au niveau national, on aura plus de chance de le réaliser au plan local.
Des idées naîtront, et l’espoir avec.