Ecole et fait religieux: un colloque qui manquait cruellement de désordre

Rude journée. Les communications au colloque « Comment écrire et enseigner la pluralité culturelle à l'école », organisé par Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias le 2 avril et dont Rue89 était partenaire, se sont succédé à un rythme pour ainsi dire effréné, une trentaine d'une durée de dix minutes qui, premier regret, n'ont laissé aucune place à l'expression du peuple garnissant les bancs de l'antique amphithéâtre de la Sorbonne.

Nous avons écouté, attentivement, sagement, patiemment, en bons élèves que nous sommes à notre âge, non sans, pour ma part, cette impression de malaise que l'on éprouve parfois, en terre inconnue, suivant un guide sur un sentier dont on ne sait où il mène. Où donc veulent-ils en venir ? , ne pouvais-je éviter de penser sous le feu crépitant de ces paroles érudites ici convoquées.

On connaît la préoccupation d'Esther Benbassa (également blogueuse sur Rue89), son militantisme en faveur de la diversité culturelle dont l'approfondissement passerait par l'étude du « fait religieux’ à l'école. C'est précisément sur ce thème que, d'emblée, Jean-Christophe Attias (directeur d'études à l'EPHE et co-animateur, avec Esther Benbassa, d'un bel ouvrage d'érudition unanimement salué : “Des cultures et des dieux”, Fayard, 2007) réfute les arguments de ceux qui craignent une dérive “théologisante” ou qui prétendent que cette étude du fait religieux ‘se fait déjà » depuis belle lurette, ce qu'il conteste, à tort, me semble-t-il, puisqu'il suffit d'ouvrir les manuels d'histoire utilisés au collège pour voir la place donnée à l'étude des trois monothéismes sur un ton qui, en effet, parfois, se fait catéchisant.

Enfin, l'argument du manque de formation des enseignants n'est pas recevable puisque, conclut-il : « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Il est vrai que l'ouvrage cité peut très efficacement contribuer à la formation de celles et ceux qui le souhaitent.

Finalement, croit-on comprendre, le fait religieux n'est pas enseigné comme il devrait l'être du fait de la « frilosité laïciste’ et l'on ne peut alors éviter de trouver désolante cette apparition du suffixe en “iste” dans un discours savant, comme d'autres disent ‘pédagogistes » ou « républicanistes ».

Enseigner le fait religieux ? Evidemment ! Mais comment ?

Mais, en effet, il est sans doute vrai que le fait religieux n'est pas enseigné comme il devrait l'être, ce qui est le lot de bien d'autres faits enseignés à l'école. Car la question en pédagogie demeure celle du « comment ? “.

Enseigner le fait religieux ? Evidemment ! Qui a jamais nié que l'on ne saurait essayer de comprendre le monde, quoique cette expression ‘comprendre le monde’ me semble pécher par manque d'humilité, sans examen du fait religieux, de la religion, tout simplement ? Comme l'on ne saurait « comprendre le monde” sans, au moins, un détour par la philosophie y compris celle qui conteste le religieux comme mode, outil, moyen de compréhension, un détour par Epicure, Lucrèce et Spinoza aussi bien que par Platon, Augustin et Pascal. La question face à de telles entreprises dans le cadre de l'institution éducative est toujours la même : comment ? Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias ne préconisent nullement l'institution du fait religieux comme matière scolaire spécifique, bien au contraire ils souhaitent une démarche transdisciplinaire à laquelle on ne peut que consentir mais qui n'épuise, pour autant, pas le “comment ? ‘.

La question ne sera d'ailleurs pas posée alors que bien des intervenants souhaitent, disent-ils, changer l'école.

Il sera beaucoup question de programmes, de contenus, tous plus scientifiquement organisés les uns que les autres mais du “comment ? ‘, c'est-à-dire de pédagogie, c'est-à-dire de mode de vie dans l'école permettant une meilleure « compréhension du monde », point.

Quand l'organisation même du colloque enseigne sur la méthode à employer...

Ou plutôt si, mais ce sont les faits, c'est-à-dire le déroulement même de cette journée, le rapport pédagogique, le mode de vie, donc, instaurés en ce lieu qui vont répondre au « comment ? “.

Je l'ai dit, aucune place réelle n'a été laissée à l'expression des auditeurs, lesquels ont passé leur temps à écouter sagement, en prenant des notes pour les moins ‘passifs’ comme l'on dit de certains élèves.

De sorte que la réponse au comment pédagogique est à chercher dans la structuration même de la journée en une verticalité descendante qui s'est d'ailleurs exprimée comme en une sorte de lapsus par l'expression entendue et relevée ‘redescendre du savoir savant au savant scolaire’, ce qui se vivait physiquement dans l'amphithéâtre comme un déversement du savoir savant de la tribune dans le réceptacle de cette salle silencieuse. Nous reviendrons à cette verticalité pédagogique car le colloque va se conclure de manière très significative, très instructive, pédagogiquement parlant.

Les communications, dont je ne peux évidemment rendre compte ici en détail malgré mon application à prendre des notes, se succèdent donc en rafale alors que ne cesse de me revenir à l'esprit l'interrogation sur le sens profond de ce militantisme en faveur de l'étude attentive du fait religieux à l'école.

Non que je doute de la sincérité du projet des deux organisateurs que Jean-Christope Attias exprime comme une volonté d'apaiser les esprits par une meilleure connaissance réciproque des cultures des uns et des autres, mais, tout de même, je ne parviens pas à oublier que la religion se pose comme détentrice, porteuse de la vérité, non pas ‘une vérité’, car le mot vérité n'admet pas l'indéfini ‘une’, comme il n'admet pas le possessif ‘ma’, sous peine de se voir réduit à n'être plus qu'une simple opinion.

Non, il ne peut y avoir que La Vérité dont la religion se dit porteuse et, en cela, par essence même, la religion est totalisante, totalisatrice, totalitaire. En cela même il lui revient, comme mission inaliénable de porter la vérité envers et contre tout, contre tous, comme mission charitable puisque tous ceux qui ne sont pas dans la vérité sont dans en danger, peut être même dans le péché, et qu'il est donc urgent et charitable de les sauver. De sorte que la religion m'apparaît plutôt comme porteuse de conflit(s) que d'apaisement, par essence même. Alors ? Prudence.

Une tendance à inventer un élève idéal et évacuer la réalité de la classe

Poursuivons, comme se poursuivent les communications sur ‘Le fait colonial dans les nouveaux manuels scolaires’, ‘Le conflit israélo-palestinien : de la recherche à la classe’, ‘Dire et représenter l'homosexualité » ou « Comment les manuels scolaires intègrent-ils la problématique de la pluralité ». Cependant, la question du « comment ? pédagogique vient effacer un instant celle du pourquoi de ce militantisme car l'observation du fonctionnement de ces interventions confirme cette verticalité descendante qui postule que les élèves auxquels on va exposer ces questions essentielles, l'immigration ou le fait religieux, que ces élèves sont des modèles de motivation, de capacité d'attention et de patience comme nous le sommes nous-même à l'instant écoutant les discours se succédant en rafale.

Ce qui postule, autrement dit, qu'il suffirait d'un exposé savant et suffisamment construit, asséné ainsi de haut en bas pour que les élèves ébahis par tant de pertinence et de science en demeurassent bouche bée.

C'est en effet là un des travers des colloques traitant de l'école que cette tendance à inventer (à rêver) un élève idéal et à évacuer ainsi la réalité de la classe, sa réalité vivante et donc réactive car ne pas le faire conduirait à briser la linéarité parfaite du discours professoral.

Mais nous, dans cet amphithéâtre du XVIIe (il n'a pas changé en quarante ans), sous le regard hautain de Richelieu, nous continuons d'écouter sagement quand, soudain, un mot, un seul mot nous tire de cette torpeur.

Voici en effet qu'un professeur « de terrain », comme on dit, Daniel Mendelzon, expliquant simplement comment il s'y prend avec ses élèves majoritairement musulmans pour traiter de l'Islam, prononce le mot « accueil ». Lui, il accueille ses élèves ! Qu'est-ce à dire ? C'est-à-dire qu'il leur donne, d'abord, la parole. Ne sont-ils pas les premiers concernés ? Et,leur donnant ainsi la parole afin qu'ils expriment ce qu'ils savent du sujet d'étude, il les conduit à un questionnement qui leur fait prendre conscience de leurs propres lacunes. Simplement.

Un mouvement pédagogique qui part de bas en haut

Mais alors, ce qui vient de se produire tout à coup au prononcer de ce mot est proprement révolutionnaire car la verticalité vient d'être renversée. Le mouvement pédagogique ne se développe plus de haut en bas mais inversement, de bas en haut.

Les élèves débattant et questionnant l'enseignant qui, lui-même, s'il le faut, questionne le fameux savoir savant (celui des chercheurs) et accompagne (le propre du pédagogue) ses élèves escaladant les degrés du savoir comme l'on escalade un cerisier rougeoyant, de branche en branche, se saisissant au passage des fruits à portée de main et l'on poursuit ainsi jusqu'au plus hautes branches s'empiffrant de savoir jusqu'à plus faim.

Un mot simplement, accueil, et tout change. Brigitte Perucca (rédactrice en chef du Monde de l'éducation) qui préside cette table ronde, en est émerveillée au point de remercier fort chaleureusement ce professeur pour son apaisante bonhomie.

Et les communications reprennent leur train et l'on est heureux d'entendre citer Freinet et préconiser une école qui donne la parole aux élèves (Françoise Lorcerie, directrice de recherche au CNRS) et l'on se prend à rêver d'un colloque qui donnerait la parole aux auditeurs, comme l'on se prend à songer, pendant qu' Esther Benbassa disserte sur le couple mémoires (avec un « m » minuscule et un “s”)/Histoire (avec un grand H), que ce vivre-ensemble sous le signe duquel se tient cette réunion et dont on a si peu parlé finalement (on a si peu vécu ensemble, il est vrai), que ce vivre-ensemble, à l'école, se cultive, je dis bien se cultive et non s'apprend, dès le plus jeune âge par l'organisation d'un mode de vie qui le permet et le favorise concrètement, non par un discours impositif, sommatif, catéchisant.

Aller à la conquête de la liberté après un désordre aussi désordonné que possible

Nous en étions là de nos rêvasseries quand Laurence De Cock fit irruption avec des mots incongrus en un tel lieu et en une telle occasion : gauchisme et utopie ! Comment cela ? Eh bien, elle se propose bonnement de résoudre le couple infernal formé des mémoires plurielles, dont il a été question et dont on ne sait par où les prendre, et de l'universel républicain lequel né du moment révolutionnaire implique une mise en débat permanente. Autrement dit, on soupçonne qu'il s'agit là d'une apologie du foutoir et l'on n'a pas tort, car après un stupéfiant « retournement historiographique », elle conclut citant Debord qui, on le sait, ne concevait d'aller à la conquête de la liberté qu'à partir d'un désordre inaugural aussi désordonné que possible.

Tout cela vaut à l'intervenante un « rappel à l'ordre” d'Esther Benbassa ce qui lui donne l'occasion de préciser que ce désordre inaugural n'est rien d'autre, là encore, qu'une forme d'accueil à partir duquel le chemin de la connaissance constitue une “mise en ordre » permettant d'atteindre à cette liberté que la connaissance contribue à procurer.

Fin ou presque. Le dénouement est proche qui va nous permettre de juger de cette verticalité descendante sous laquelle nous nous sommes courbés tout le jour sauf à de rares instants sans doute bénis.

« Que cherchez-vous vraiment avec ce devoir de mémoire ?

Mais voici que le temps manque, qu'il n'en reste guère pour les interventions, pardon, les questions de la salle et que pourtant les bras se lèvent, plein de bras, et que les chanceux parviennent à se saisir du micro baladeur mais que depuis la tribune on leur intime d'abréger car on n'a plus le temps, ce temps par lequel on s'est laissé piéger comme un professeur débutant qui n'a plus le temps en fin de cours à force de vouloir en dire tant.

Une question cependant parvient à se faire entendre au coeur de cette ferveur : “Que cherchez-vous vraiment avec ce devoir de mémoire ? ‘, interroge une intervenante, à plusieurs reprises, car à la tribune on semble ne pas bien comprendre et puis l'on n'entend pas bien, c'est le foutoir, le président s'exclame : une dernière question, d'accord, mais pas un exposé, c'est fini, non, plus de questions, bref le désordre qui, à défaut d'avoir été inaugural, s'impose finalement comme dénouement de la verticalité pédagogique.

Alors, changer l'école, comme le souhaitent les organisateurs du colloque ? Sans doute. Mais cela passe nécessairement par le changement du mode de vie dans l'école, c'est-à-dire de la pédagogie et pas seulement par un discours, aussi savant soit-il.

Une question, cependant, demeure et s'impose alors que se vide l'amphithéâtre : quelle doit être, en démocratie, la place de la religion dans la vie sociale et dans la gestion de la cité ? N'est-il pas nécessaire de répondre à cela pour mieux étudier, à l'école, le fait religieux, l'esprit en paix, sans crainte aucune, sans ces craintes que l'histoire des faits religieux ravive sans cesse ? ► Rue89 partenaire du colloque « L'école et l'immigration » à l'Unesco


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Par Le Pari-s du Vivre-Ensemble
21H37    08/04/2008

NESTOR ROMERO, VOUS EN FAITES UN PEU TROP

Pour commencer, merci à Nestor Romero d’avoir tenté d’amorcer une réflexion sur cette seconde édition du « Pari(s) du Vivre-Ensemble ». Son attention paraît cependant avoir été quelque peu défaillante. Et même si son article est fort long (quoique assez répétitif), le jugement qu’il prononce semble un peu sommaire et rend assez mal justice à la réalité de l’événement qu’il commente.

Quelques remarques, donc, qui auront essentiellement valeur de précisions.

Contrairement à ce que notre critique laisse entendre, le « peuple » n’était pas seulement dans la salle, il était tout autant à la tribune. Et si parole « savante » il y a eu, elle a été portée par une grande diversité d’acteurs. Beaucoup des chercheurs et universitaires invités avaient eux-mêmes derrière eux une longue expérience de l’enseignement secondaire. Et les « praticiens » quotidiennement en contact avec les classes, qu’ils soient ou non par ailleurs formateurs en IUFM ou membres de l’INRP, étaient sans doute les plus nombreux. De même, si certains discours un peu officiels, ou à tout le moins institutionnels, se sont fait entendre (nous avions tout de même deux recteurs et un IPR), les voix contestataires n’ont pas non plus été absentes. Enfin, pour éviter que nos débats ne soient trop franco-centrés, nous avions aussi convié la directrice du Teaching Tolerance Program du Southern Poverty Law Center (États-Unis).

Cette variété des statuts et des approches semble avoir échappé à un Nestor Romero moins soucieux de voir le réel que de projeter sur lui quelques catégories et oppositions simplistes, inspirées d’un marxisme peu sophistiqué, et de suggérer à ses lecteurs que le choix avait été fait d’une position hiérarchique, voire de domination, des intervenants. Tout le colloque au contraire invitait à questionner et bousculer des savoirs un peu trop « installés » au sein de l’école. En faisant place à une réflexion critique sur les manières d’aborder le fait colonial, le fait religieux, l’homosexualité, le conflit israélo-palestinien, le devoir de mémoire, l’ethnicisation des rapports scolaires, la journée a placé au centre de ses débats des questions d’enseignement généralement ignorées ou mal posées. Et plutôt que de multiplier uniquement des présentations de pratiques de terrain, il nous a paru aussi fondamental d’offrir aux enseignants parfois désarmés des outils conceptuels sur des interrogations par ailleurs omniprésentes dans l’espace scolaire.

La manière dont Nestor Romero évoque la studieuse « passivité » du public trahit au fond, de sa part, à l’endroit de ce public, une forme de condescendance que les organisateurs du colloque n’ont jamais partagée. La journée a toujours été pensée, en effet, en direction du public et non au mépris de celui-ci. Ce que Nestor Romero dénonce comme une « verticalité » un peu arrogante était d’abord un véritable essai de réflexion collective, prenant appui sur des travaux transmis et mis en perspective pour l’auditoire. L’activité d’un public ne peut se résumer à son expression, plus ou moins éruptive ; elle réside aussi dans une capacité de réflexion autonome. Ses attentes sont d’ailleurs toujours nombreuses et extrêmement variées. Un échange tel que celui qui s’est déroulé le mercredi 2 avril ne pouvait prétendre apporter toutes les réponses. Mais au lieu d’asséner des vérités plates, il suggérait plutôt, dans le cadre d’un dialogue stimulant, des pistes qu’il serait loisible à l’auditeur de suivre ou non de lui-même, seul ou avec d’autres. Nous ne sommes pas de ceux qui pensent que la pratique du micro-trottoir fait progresser le débat. Laissons cela à certains médias, qui s’en chargent très bien. La pensée exige du temps et de la distance, et nous n’avons pas imaginé un seul instant que tout se jouerait en une journée à la salle Liard…

Plus étonnant encore, Nestor Romero n’a pas vu ceux, en dernière analyse, pour qui et même avec qui cette seconde édition du « Pari(s) du Vivre-Ensemble » a été organisée : les élèves. Ils sont un peu le « peuple », eux aussi, n’est-ce pas ? Nestor Romero ne les a pas vus tout simplement parce qu’il n’a pas réalisé que la journée du 2 avril n’était que le second volet d’une initiative plus vaste. Le premier volet, qui s’est déroulé à l’UNESCO le 19 mars, a justement fait toute leur place aux élèves. Aux élèves qui étaient là physiquement, et qui étaient là aussi à travers les résultats, présentés ce jour-là et abondamment commentés, d’activités conduites avec leurs professeurs : exposition de photographies conçue par des collégiens de Villiers-le-Bel, film réalisé avec des élèves de Grigny – La Grande Borne. Le tout suivi d’un débat sur « École et immigration ». On était en l’occurrence, pour sûr, bien loin des ors de la Sorbonne. Mais M. Romero, lui, sans doute, ne s’était pas déplacé jusque-là. On lui pardonnera.

Nous sommes partis de l’école et ne l’avons jamais quittée. Et considérer qu’elle puisse faire aussi l’objet d’une parole « savante » était pour nous simplement une autre manière de lui témoigner l’estime et l’attention qui lui sont dues. Si expérience critique et réflexion distanciée relèvent de la parole « savante », alors oui, c’en était bien. Dans le climat de populisme actuel, tout ce qui n’est pas vain bavardage est tenu pour – voire stigmatisé comme – discours « savant ». Eh bien oui, nous sommes de ceux qui veulent garder au débat une certaine tenue, voire une certaine hauteur. C’est le prix à payer pour la qualité.

Cette parole, d’ailleurs, rebondira bientôt. La plupart des interventions données le 2 avril seront dans quelques jours en ligne, et chacun – y compris Nestor Romero et le « peuple » dont il se fait le héraut – sera libre d’y accéder, d’y réagir, et de contribuer à une réflexion collective à la fois contradictoire et constructive.

Pour Le Pari(s) du Vivre-Ensemble, Esther Benbassa, Jean-Christophe Attias, directeurs d’études à l’EPHE; Sébastien Ledoux, professeur d’histoire-géographie au collège Jean-Vilar à Grigny et chercheur associé à l’EPHE; Vincent Vilmain, agrégé d’histoire et allocataire-moniteur à l’EPHE.

Voir aussi, sur Passage Benbassa, l’article http://www.rue89.com/passage-benbassa/comment-casser-le-moule-des-ecoles…