
Un film pour se plonger dans les idées du pédagogue Philippe Meirieu
Je viens de voir un très beau film : « A contre-voie : Philippe Meirieu pédagogue », de Thierry Kübler, présenté jeudi soir à l'initiative du Café pédagogique et de la mairie de Paris, en présence de Philippe Meirieu.
Bien sûr, avant la projection on s'inquiète, on redoute l'hagiographie, le convenu, la banalité. Mais, en l'occurrence on est rassuré dès les premiers plans. Et je crois que Philippe Meirieu a raison quand, à l'issue de la projection, il rend hommage au réalisateur en affirmant que le film, au-delà de sa personne, atteint à l'oeuvre d'art.
Les deux principes fondamentaux : éducabilité et liberté
Le décor est celui d'une salle de théâtre vide dont les rangées de fauteuils écarlates sont parcourues par des trains, toutes sortes de trains qui se croisent, roulent en tout sens ou vont, peut-être, à contre-voie comme le fait souvent le pédagogue lui-même.
Lui, dans cet univers où les fauteuils semblent attendre, comme assoupis, dans un silence soudain fracassé par le fer du chemin, lui, parle de pédagogie et de… politique. Il parle simplement, clairement, sans le moindre soupçon de cette codification, parfois irritante il est vrai, que certains se plaisent à qualifier si élégamment de « pédagogisme ».
Ainsi pose-t-il d'emblée les deux principes fondateurs de la pédagogie en démocratie, l'« éducabilité » et la liberté :
- Educabilité : tout être est éducable
- Liberté : nul ne peut contraindre qui que ce soit à apprendre s'il ne le décide pas lui-même
Et c'est à partir de ces deux principes, dont on voit bien comment ils peuvent se contrarier, puisque la liberté inclut le refus d'apprendre, que se déploie la pratique pédagogique, laquelle consiste à créer les conditions, les situations, le mode de vie dirai-je pour ma part, qui donnent envie et permettent ainsi acquisitions et éducation.
La pédagogie est nécessairement politique
Et puis, dans ce théâtre entre les fauteuils duquel déferlent des trains qui parfois sont des jouets, comme pour ne pas oublier que l'on parle d'enfants, il est question de motivation, de cette notion dont on ne sait jamais trop de quelle manière en rendre compte, de la nécessité d'enseigner tous les savoirs en tant que culture, ce qui n'est pas si simple, et de ce couple indissociable et pourtant problématique : pédagogie et démocratie.
Car, affirme Philippe Meirieu, la pédagogie est politique, nécessairement politique au sens le plus noble du terme, celui qui confère au citoyen la charge du bien commun, ce qui implique évidemment l'éducation de ce citoyen, c'est-à-dire, me semble-t-il la capacité de se déterminer en liberté et (donc ? ) en raison.
Mais alors il est amené à expliciter sa position politique et ainsi à rappeler que « formé » dans le catholicisme social, il est proche d'un PS qu'il juge pourtant très sévèrement, particulièrement sur la question scolaire et éducative.
De sorte qu'il affirme se sentir proche également de tout ce courant coopératif, anarcho-syndicaliste, anarchiste autogestionnaire pourvu, dit-il, qu'il soit débarrassé de ses oripeaux utopiques (et, dirai-je pour ma part, de ses archaïsmes anti-étatiques que l'histoire a condamnés).
Les enseignants doivent se saisir de leur métier et s'autogérer
Ce qui concrètement se réalise par l'interpellation des enseignants pour qu'ils se saisissent de leur métier, pour qu'ils « autogèrent » leur établissement en toute liberté dans le cadre d'un contrat (Proudhon oblige) formalisé dans un « cahier des charges » qui garantit la cohérence et l'unité de l'institution éducative tout entière.
Et c'est ainsi, avec un tel projet auquel il est possible de travailler quotidiennement et collectivement, que ce métier, si désespérant pour certain(e)s, peut en devenir passionnant.
Puis Philippe Meirieu nous parle d'éthique et de pouvoir en une sorte de réflexion à voix haute dont le ton nous laisse percevoir qu'ici, l'intime vient d'être effleuré.
Enfin, la table ronde qui suit la projection et qui rassemble autour de François Jarraud (rédacteur en chef du café pédagogique), Colombe Brossel (adjointe au maire de Paris), Nathalie Broux (professeure de lettres en Seine-Saint-Denis) et Patrick Rayou (pofesseur à Paris VIII) donnera l'occasion à Philippe Meirieu de revenir sur politique et pédagogie pour conclure à la forme interrogative.
Comment contrer la commercialisation et la marchandisation de l'enseignement ?
Serons-nous capables de rétablir le lien entre pédagogie et politique afin d'éviter la dévitalisation de l'Education nationale vers laquelle nous conduisent tous ces artifices que sont les « soutiens » extra-scolaires gratuits ou payants ?
Car si l'on ne parvient pas à arrêter cette dévitalisation, alors nous aboutirons nécessairement à la commercialisation, à la marchandisation de plus en plus prononcée de l'enseignement.
Il ne restera plus alors de l'Education nationale qu'une technostructure évaluatrice en charge de stimuler toujours plus une compétition dont on sait bien quelles en seront les victimes. Telle est la question posée aujourd'hui impérativement à tous les enseignants, à tous les citoyens.
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à kawouede
De Atacama
sur terre | 19H24 | 18/10/2009 |
Aurais-je parlé ici des propos insultants d'Allègre à l'égard des profs ? Non, je n'ai parlé que de son mépris affiché pour la formation intellectuelle des élèves, à une époque où Monsieur Meirieu le soutenait activement de sa « science de l'éducation ».
Et ça, c'est co-présenté par qui ? (certes à une époque où Allègre était bien en cour) : http://www.decitre.fr/livres/Le-rapport-Langevin-Wallon.aspx/97828420581…
à Atacama
De Bernard Girard
Enseignant blogueur | 19H40 | 18/10/2009 |
Le rapport Langevin-Wallon remonte à 1947 - Philippe Meirieu est né 2 ans plus tard… - préconisait, entre autres choses, d'étendre la scolarité obligatoire à 18 ans à une époque où nombre d'enfants étaient mis au boulot à 14 ans. Il faudrait avoir honte de cette proposition ?
à Bernard Girard
De Atacama
sur terre | 20H15 | 18/10/2009 |
Ce n'est pas après le rapport Langevin-Wallon que j'en ai, mais après ceux qui l'ont co-présenté, comme je l'ai écrit (voir ci-dessus), et que je « connais », à savoir Messieurs Allègre et Meirieu. C'est au nom de ces derniers qu'on a tant tenté de m'obliger à faire lire Harry Potter (dans le meilleur des cas) à des élèves de sixième « en difficulté », alors qu'il s'est révélé, suite à une initiative que je me suis permise, que non seulement ils préféraient Le Médecin malgré lui, mais aussi que leurs COMMENTAIRES étaient un peu plus intéressants pour eux qu'à propos de la première…oeuvre… citée.
à Atacama
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 20H15 | 18/10/2009 |
C'est certain que tout le monde peut se tromper. Les chercheurs sont aussi parfois décalés. mais, sur le fond, Mérieu est un serviteur de l'école publique et laisse aux professeurs le respect qu'ils méritent.
Si l « Le médecin malgré lui » plaît ; et bien, continuez à le faire étudier, Non ?
Il est vrai aussi que dans les années 1980, il y avait quelques cafouillages dans certains essais de la pédagogie (maths moderne, etc ; .). Mes enfants ont appris tous les os de la patte d'un mammmouth au détriment de Molière. Vrai de vrai ! Cela m'a fait grincer des dents. Mais le prof collègue continuait son Molière (camarade de ma fille qui n'était pas dans la même classe).
C'est aussi aux profs. de faire la part des choses.
Ma fille est prof cela ne l'a pas gênée et elle lit du Molière quand cela lui chante.
à framboise92
De Atacama
sur terre | 20H29 | 18/10/2009 |
Effectivement, Meirieu est un serviteur.
J'espère pour elle (et pour ses élèves) que votre fille réussira à transmettre un peu du savoir qu'elle tente de transmettre. Bonne chance à elle (comme à ses élèves).
à Atacama
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 20H42 | 18/10/2009 |
Merci,
C'est gentil !
Elle est bien partie. Elle se donne (trop à mon goût ! ) !
Bon courage à vous !
à framboise92
De Atacama
sur terre | 21H06 | 18/10/2009 |
Merci de votre merci qui est gentil aussi, mais on va finir hors-sujet, donc j'y reviens (au sujet) en résumant : ce Philippe Meirieu n'est pas quelqu'un d'honnête intellectuellement. Quand on a dit ce qu'il a dit (naguère) après avoir fait les études qu'il est supposé avoir faites, on ne l'est pas, intellectuellement honnête.
à Atacama
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 07H27 | 19/10/2009 |
Je reviens ce matin.
Vous savez, rassurez-vous. Ma fille a toujours été excellente en orthographe, en grammaire et en calcul et sa scolarité s'est très bien passée malgré l'épisode du mammouth .Elle a eu d'autres profeseurs qui lui ont fait ausi connaître de solides bases.
S'il ---eût été--- préférable dans le années 1980 qu'on ne se précipitât pas … sur certaines nouveautés, elle a eu l'occasion dans d'autres classes d'étudier les classiques et manie aussi ---la règle de trois ! --
Quand à la pédagogie, ses premières études en STAPS lui ont fait découvrir la physiologie, elle connaît la psychlogie et la réflexion sur la pédagogie. Un professeur n'est pas une encyclopédie, il doit aussi connaître son savoir faire de professeur et s'adapter aux niveaux des élèves pour remédier. Elle est une excellente pédagogue.
J'ai écouté Chatel, il fait des fautes à beaucoup de mots en parlant.
Quant à Mérieu, il fait partie de ceux qui cherchent et il faut des pesonnes comme lui pour faire défendre l'école dans tout ce qu'elle représente de pédagogie.
Un chercheur qui ne cherche pas ne peut pas se tromper ni revenir sur ses réflexions ! ! ! ! ! ! !
Voilà.
» obtenue à Paris, il devient professeur de philosophie en lycée. Il décide d'enseigner à l'école primaire et passe le CAP d'instituteur[6], puis enseigne le français en collège. Il passe une thèse d'État en 1983 en sciences humaines. Philippe Meirieu devient professeur en sciences de l'éducation à l'Université Lumière-Lyon 2.
De 1990 à novembre 1993, il a été membre du Conseil national des programmes[5]. En parallèle, il crée en 1991 la collection Pédagogies chez ESF éditeur. Encore aujourd'hui, il est le directeur et l'un des principaux auteurs de cette collection. »
http://education.devenir.free.fr/narbonne.htm
NB : m'encadrer et me mettre naze, je trouve cela d'un nul ! (je parle à rue89 ! )
Bien à vous.
à kawouede
De lancetre
13H17 | 21/10/2009 |
Vous pourriez produire un document, un seul, dans lequel Meirieu ferait son mea culpa au sujet de sa collaboration avec Allègre ?
Au moins citer une source précise ?
Ce serait intéressant, car c'est bien cet épisode qui suscite la fureur dans n'importe quelle salle des profs lorqu'on prononce le nom de Meirieu...
Meirieu piégé ? Il est trop fin renard, et Allègre est trop balourd, pour que ce scénario tienne la route.
La vérité est plus simple: Meirieu éprouve de la HAINE pour le savoir et ceux qui le transmettent.Il a trouvé un ministre qui lui permettait enfin d'humilier ceux qui ont fait de vraies études (pas des diplomés en "sciences de l'éducation", qui se contentent de cogiter sur le travail des autres !).Il en a donc profité, avec délectation, durant trois ans...
à Atacama
De lancetre
20H12 | 19/10/2009 |
Présent !
J'atteste que tout ce que vous écrivez est parfaitement exact.
Meirieu: des plumes et du goudron !
Il est à la véritable pédagogie ce qu'est Tartuffe à un curé sincère.
De Oxy-more
acrobate au cirque EN | 05H24 | 19/10/2009 |
ah non ! pas Mérieu, on a eu assez de mal à se libérer de ses réformes à la noix, et de son pédagogisme, laissez nous travailler.
« Si les pédagogues ne sont pas détournés vers d'autres proies, il arrivera que les instituteurs sauront beaucoup de choses, et que les écoliers ne sauront plus rien du tout. » disait ALain dans ses propos sur l'éducation.
à Oxy-more
De Bernard Girard
Enseignant blogueur | 11H45 | 19/10/2009 |
Des "réformes" Meirieu (Au fait, il serait peut-être temps de savoir écrire son nom sans l'écorcher) ? Quelles réformes peuvent-être attribuées à un enseignant chercheur qui, au passage, n'a jamais exercé la moindre fonction politique, alors que le système éducatif crève de son conservatisme et de réformes jamais appliquées ?
à Bernard Girard
De admirateur
12H12 | 19/10/2009 |
Aucune..., puisque cet homme n'a eu et n'a aucune influence alors ne parlons plus de lui, laissons le retourner à l'anonymat qu'il n'a jamais souhaité quitter
à Bernard Girard
De lancetre
20H01 | 19/10/2009 |
Vous MENTEZ effrontément !
Chacun sait que Meirieu fut le bras droit du ministre Allègrrrrr.
C'est Meirieu qui est responsable, et coupable, de la création des IUFM.
Trouvez- moi un seul jeune prof qui soit content d'être passé par ces machines à décerveler !
Humiliés par des gens qui n'enseignent pas, et n'ont aucune culture,contraints à faire des crèpes ou la ronde, de jeunes enseignants, durant des années,ont souffert dans les IUFM.
De einna
15H02 | 19/10/2009 |
D'aucuns me jugeront sans doute idéaliste mais je pense - et l'expérience quotidienne (non je ne suis pas prof) me l'enseigne- que chacun d'entre nous peut apprendre, accéder au savoir. Mais que certaines conditions sont nécessaires.
L'élève est avant tout un enfant, un sujet fait d'affects, de désirs, de blessures, bref fait d'une histoire où s'inscrit la question d'apprendre, de savoir or si le désir est une question individuelle, apprendre nécessite d'en passer par un autre, donc d'en passer par une relation au maître. Et généralement c'est là que ça coince. Si l'intérêt pour l'enfant est grand: qui est-il, qu'a t-il comme difficultés? Pour transmettre quelque chose qui lui a servi dans la vie ou pour sanctionner l'autre, lui montrer son pouvoir; comment va faire le maître quand l'enfant ne va pas atteindre les objectifs fixés par la classe, va t-il le sanctionner, le stigmatiser, le rejeter, le soutenir? Va t-il malgré la difficulté lui reconnaître la capacité d'apprendre ou l'identifier à un "tu ne peux pas (puisque tu n'y arrives pas avec moi)".
Les enfants ont parfois besoin que l'adulte les soutienne, que l'adulte les porte dans un désir de réussite, que l'adulte s'investisse dans la relation d'apprentissage. Ayant écouté des enfants et entendu leur "il -elle ne m'aimait pas" quand parfois des années plus tard, ils évoquaient l'année d'école où ils avaient connu l'échec ou "il- elle m'a traité de bébé" ou encore "il-elle avait des chouchous et ne s'occupait pas de moi", je ne peux que penser que les enfants ont pour apprendre besoin que l'adulte témoigne un peu de ce en quoi il croit dans les capacités de ses élèves, peut-être est-ce tout simlplement celà la base de la pédagogie?
à einna
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 17H32 | 19/10/2009 |
Non, vous n'êtes pas idéaliste : être positif est la meilleure pédagogie qui soit !
UN enfant a besoin qu'on soit bienveillant envers lui !
D'où la difficulté de notre métier qui met nos nerfs à l'épreuve.
Savoir, comprendre pourquoi le bas blesse, et ceci constamment !
Nous avons des vies entre nos mains. Il faut les respecter. Elles sont différentes.
à framboise92
De lancetre
19H55 | 19/10/2009 |
Le bas ?
Plutôt le bât, non ?
à lancetre
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 20H18 | 19/10/2009 |
ça dépend si le bas est en soie ou en chanvre.
pardon !
à framboise92
De admirateur
07H44 | 20/10/2009 |
Merci pour le fil
De la conférence donnée à Narbonne, citons le meirieu lui-même :
Depuis les années 1980/81, nous avons peu proposé d’idées nouvelles. La pensée éducative a été féconde en utopie, en propositions de toutes sortes avant 1968 ; il y a eu des textes extraordinaires, le congrès d’Amiens mais aussi « apprendre à être », des avancées fondamentales dans la réflexion. Bien avant l’arrivée de la gauche au pouvoir, il y a déjà une nouvelle vision de l’école et de l’éducation que Louis Legrand mettra en œuvre dans les collèges expérimentaux alors que c’est la droite qui gouverne. Tout cela va continuer à se développer avec l’arrivée de la gauche : les ZEP, les projets d’établissement, l’idée de la personnalisation de la pédagogie. Toutes ces idées étaient dans l’air depuis le début du siècle, elles se sont concrétisées pendant les années 60/70. J’ai tendance à penser que ces idées restent d’actualité mais qu’il faut les concrétiser à nouveau et qu’il faut revigorer la pensée éducative pour que nous ayons de nouvelles propositions pour faire avancer l’école dans des perspectives démocratiques.
Que rajouter ? Il est bien l'homme qui s'est donné pour tâche d'en finir avec l'école de la république en y appliquant les plans de la droite
à admirateur
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 09H39 | 21/10/2009 |
Vous savez, je ne m'attache qu'aux paroles pertinentes de cet homme. Je ne cherche pas à savoir si c'est de gauche ou de droite. Le problème de l'autofinacement me dépasse. Néanmoins, Meirieu défend le démantèlement de l'école publique avec nous : suppressions de postes, horaires d'aide personnalisée, fin des rased.....masters et demandes d'emplois dans le privé parallèlement, performances des élèves honteusement mal présentées pour un public populiste, etc.... On ne peut nier qu'il a une action de résistance à cette véritable casse de notre école.
Je peux me tromper, mais je vois ce qui se passe, je le vis !
à framboise92
De admirateur
15H35 | 22/10/2009 |
Dans la logique des plans de la droite, Meirieu a servi Jospin lorsque celui-ci a fermé les Ecoles normales et les Gapp. Que la droite achève le travail de démantèlement de l'Ecole publique entamé par la gogoche est logique en fermant les IUFM (bonne chose en fait) et les rased est logique.
Que Meirieu s'accroche a ses prébendes l'est aussi.
Je ne pense pas faire partie du "public populiste" (encore que ceci ne veuille rien dire) mais en tant qu'enseignant je déplore la baisse de niveau catastrophique du niveau scolaire des enfants, masquée, entre autres, par des résultats au bac qui sont le fruit des pressions et des manipulations de chiffres de la part des inspecteurs
De lancetre
20H18 | 19/10/2009 |
A contre-voie !!!
Pour un type qui a été le bras droit d'un ministre ! Et quel ministre !
On retrouve là la novlangue chère à Orwell: la guerre c'est la paix, l'ignorance c'est la force...Et Meirieu est un révolutionnaire !
Combien gagne ce révolutionnaire en peau de lapin, créateur des sinistres IUFM, pour détruire méthodiquement, depuis des décennies, l'école publique ?
Comment peut-on être aveugle au point de ne pas voir que ce qu'il emballe dans un joli papier de couleur "pédagogique", c'est le rêve des libéraux les plus délirants: chaque établissement indépendant, fonctionnant comme une entreprise, qui recrute ses profs sur contrat , fixe ses "objectifs" et s'autofinance ?
Quant à l'attitude narcissique d'un individu qui ne craint pas de trouver merveilleux un film à sa gloire, elle ne m'étonne nullement du bonhomme.
"Le film, au-delà de sa personne, atteint à l'oeuvre d'art": :-))) !
C'est beau comme du Ceaucescu !
Jugera-t-on un jour ce malfaisant ? Ou parviendra-t-il à détruire l'école ? C'est la seconde option qui parait , hélas,la plus crédible.
Si Meirieu n'existait pas, Sarkozy l'aurait inventé !
De Yvon
06H29 | 20/10/2009 |
Meirieu c'est pas ce mec qui vantait le "apprendre à apprendre", "l'enfant au centre du système éducatif" et qui a reconnu s'être trompé ! Et il vient nous en remettre une couche....Defrance est bien plus intéressant avec un vrai pied dans la réalité. A la retraite Meirieu, VITE !
à Yvon
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 10H48 | 21/10/2009 |
Non, il explique simplement la progression de la recherche et ce n'est qu'une question de vocabulaire.
Il s'est expliqué sur ce sujet. Je rechercherai le lien.
Un élève en situation et non passif, c'est cela que cela veut dire; Et avec rigueur, cela n' empêche pas.
Qu'il y ait eu des errements ne veut pas dire continuité dans le recherche de la psychologie de l'enfant et de la pédagogie.
En tenant compte de l'évolution de la société.
Nier complètement Meirieu c'est être de l'anti -Meirieu "primaire "pour parler "moderne" , non ?
à framboise92
De lancetre
13H04 | 21/10/2009 |
Je suis un anti-Meirieu primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire !
Comme celui d'Allègre, dont il fut le complice impénitent (jamais je ne l'ai entendu regretter son étroite collaboration, trois années durant, avec un individu qui insultait les profs à flot continu), le seul nom de Meirieu suffit à provoquer mon ire.
Par contre, je ne suis pas en désaccord avec ce que vous écrivez sur la pédagogie.Et cela ne m'apparait pas contradictoire.
Je crois simplement que Meirieu n'est pas un pédagogue.
C'est un cuistre.
La pédagogie, pour moi, n'est pas une science, mais l'art de transmettre efficacement des connaissances.
Un quidam qui se prétend "docteur en sciences de l'éducation" me fait hurler de rire.Ces boursouflures sont les Trissotin de notre temps.
Par contre, nombre d'instituteurs, qu'ils soient ou non experts en couches-culottes, font de la pédagogie ! La pédagogie se pratique, elle ne se théorise pas.Francisco Ferrer, Janus Korczak, Célestin Freinet, avaient des élèves.
Nos modernes "docteurs en sciences de l'éducation", comme les profs d'IUFM qui répètent leurs fumeuses théories, n'enseignent pas à des enfants.Ils perdent dés lors toute crédibilité.
De la même manière, un permanent syndical qui n'exerce plus son métier,mais passe son temps en colloques, réunions, discussions, séminaires...perd rapidement tout contact avec les réalités.Et on en retrouve, quelques années après, qui tiennent le discours du patronat et accusent leurs anciens camarades de ne rien comprendre aux nécessités d'une économie moderne...
à lancetre
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 13H45 | 21/10/2009 |
Je suis un peu d'accord avec vous. J'espère que Meirieu se met tout de même au courant de ce qui se passe dans les classes. Sinon, je ne crois plus en rien.
----Enfin, finalement, je fais ma science de l'éducation que je me fabrique au fil des annuités.C'est déjà pas mal !---------
Je suis peut-être naïve. Je crois toujours qu'il y a des spécialistes pour penser avec recul.
Bien à vous.
à Yvon
De lancetre
12H50 | 21/10/2009 |
Non, pas à la retraite !
il nous a déjà coûté assez cher comme ça !
Il mérite un châtiment exemplaire.
Dix-huit heures par semaine, devant des classes de collège , en ZEP, pour un salaire de prof ! Et pendant une année scolaire complète !
Pas de pitié !
:-)))
à lancetre
De framboise92
Je refleurirai un jour ! | 13H48 | 21/10/2009 |
Bon, je consens à lui imposer une peine, manière de...:
- changer mes couche-culottes pendant que je fais mes ateliers avec ceux qui sont propres.
ça vous va ?
à framboise92
De lancetre
21H09 | 21/10/2009 |
A propos de cette histoire un peu ridicule, me vient une question.
Finalement, changer des couches, ce n'est pas si évident.
Darcos, qui a reconnu tout ignorer de la règle de trois, saurait-il le faire correctement ?
a vérifier...
De alain graume
citoyen lucide | 04H08 | 22/10/2009 |
Meirieu ; C'est bien le pédagogiste en chef qui sévissait comme maître à penser ,au temps du ministre Allègre,celui qui a si bien réussi à l'Education Nationale.....
J'ai encore en mémoire l'immense colère de cette éminence grise le lendemain de la démission ,ou plutôt du renvoi , d'Allègre par Jospin : il était invité sur l'émission du matin de France Culture et écumait au micro de ,je crois , Nicolas Demorand, et moi je buvais du petit lait .....
Un court moment de joie, après trois années d'insultes, d'insinuations et de mépris de la part de notre ministre de tutelle..