
Un lycée où l'on vit « poétiquement », la bonne idée d'Edgar Morin
Imaginons un quidam proférant ceci :
« La politique comporterait en outre la réintroduction de la mixité sociale en supprimant les ghettos sociaux, y compris les ghettos de luxe pour privilégiés.
Il y a aussi quelque chose de plus profond, qui ne se trouve encore dans aucun programme politique, c'est la nécessité positive de changer nos vies, non seulement dans le sens de la sobriété, mais surtout dans le sens de la qualité et de la poésie de la vie.
Le calcul appliqué à tous les aspects de la vie humaine occulte ce qui ne peut pas être calculé, c'est-à-dire la souffrance, le bonheur, la joie, l'amour.
L'important est de vivre poétiquement, c'est-à-dire dans l'épanouissement de soi, la communion et la ferveur. »
Ne seraient-ils pas nombreux les « réalistes » et les « pragmatiques » à rire au nez de ce quidam ?
Edgard Morin, lui, peut le dire et il le dit dans Le Monde du 13 juin. Dans ce texte, l'un des plus importants sans doute publié ces dernières années, car il dessine un horizon à la lueur duquel il sera désormais possible d'observer toute proposition politique. Voyons alors, sous ces lumières, ce qui se trame dans le monde de l'éducation.
Le lycée un lieu de vie ?
Rapports, déclarations, nouveau ministre et président de la République proclamant que le lycée devait être « un lieu de vie », préconisation de nombreux pédagogues avancée dans ce blog depuis plus de deux ans et ailleurs depuis bien longtemps !
N'a-t-on pas entendu l'ancien ministre reprendre le propos, pour soutenir un certain Villiers projetant la création d'un lycée « lieu de vie », d'une vie où l'on salue les couleurs au saut du lit, on se lève quand le professeur entre et on s'agenouille, le soir, au pied du lit ?
Et il a bien fallu lire les rapports. Celui de Richard Descoings et celui de mon voisin de blog Benoist Apparu dont je ne dirai rien tant les écarts entre les deux sont de l'ordre du détail.
Le rapport Descoings, donc, se donne pour objectif d'introduire plus de justice sociale au lycée et de le rendre plus efficace.
La faute historique de Chevènement
Si l'on éclaire alors la notion de justice sociale dans la perspective tracée par Edgard Morin, nous y cherchons en vain une véritable mesure de justice sociale. Car, comme ses prédécesseurs, l'auteur se heurte à deux obstacles majeurs, celui de la voie technologique et professionnelle d'une part, et celui de la définition même du métier d'enseignant d'autre part.
Comme ses prédécesseurs il se heurte à cette faute historique commise par Chevènement en 1985 : la création d'un bac dit professionnel. Faute par mensonge caractérisé qui consista à baptiser baccalauréat un diplôme qui n'a de bac que le nom dans l'intention de « valoriser la voie professionnelle », de lui conférer une « égale dignité ».
On voit aujourd'hui le résultat de ce subterfuge langagier, de ce trope qui désigne un diplôme conduisant à un emploi d'ouvrier spécialisé par un vocable désignant ordinairement un titre prestigieux.
Richard Descoings d'ailleurs ne s'y trompe pas :
« Le moins que l'on puisse dire est que dans notre société le lycée professionnel reste peu valorisé et que cette faible valorisation est socialement marquée : cadres, professeurs, professions libérales, hauts fonctionnaires supportent plus mal (sic) que les ouvriers et les employés de voir leurs enfants orientés vers le lycée professionnel à la fin du collège.'
Richard Descoings ne propose rien de véritablement sérieux
Alors que propose le rapporteur pour “introduire plus de justice sociale dans le lycée” ? Désolé d'avoir à le dire, mais rien de véritablement sérieux.
Il dit : “Oui ou non, veut-on généraliser à tous les jeunes les études au lycée ? ” Alors, poursuit-il, il faut traiter les trois bacs “d'un même mouvement”. “Mais encore ? ”, se dit-on plein d'espoir. Et patatras, on retombe dans l'ornière de tout ce qui a été “expérimenté” peu ou prou depuis trente ans :
Accompagnement pédagogique, internats, amélioration des transports publics, du CDI et stages en entreprises car, dit une enseignante citée dans le rapport, “les jeunes ne connaissent pas le monde du travail” ( ! ). Comme si les enseignants qui pour la plupart n'ont jamais quitté l'école connaissaient, eux, le monde du travail, c'est-à-dire celui de l'entreprise.
Puis, comme ses prédécesseurs, Descoings se heurte à la question essentielle du statut des enseignants. Peut-on, en effet, prendre en charge la diversité sociologique des élèves en conservant un statut des enseignants créé en un temps où une infime minorité d'enfants parvenait au secondaire ? Evidemment non.
Descoings évite de poser la question du statut des enseignants
Et il s'empresse d'éluder. Pourtant telle est la véritable question à résoudre, celle de la mise en oeuvre de pédagogies différenciées permettant de prendre en charge la diversité sociologique. Ce qui implique évidemment une nouvelle définition du métier d'enseignant. .
Là encore Richard Descoings a bien vu la difficulté mais, comme ses prédécesseurs une fois de plus, il s'empresse de l'éluder en ces termes :
“Ainsi la question du statut de l'enseignant, quoique vieux de près de soixante ans ne peut être modifié sans une négociation qui demandera du temps pour s'effectuer dans de bonnes conditions.”
Voici plus de trente ans que l'on attend le gouvernement qui aura le courage politique de se saisir de la question, mais aussi les syndicats qui, cessant de psalmodier sur le thème des “moyens” se préoccuperaient réellement de justice sociale, ce premier pas vers la “poétisation de la vie”.
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De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 10H58 | 30/06/2009 |
Allez Hulque
Allez pieRRRRe
en rang
ça a sonné.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 11H35 | 30/06/2009 |
La souffrance, le bonheur, la joie, l'amour, simple résultat du tas d'atomes que nous sommes, peuvent être calculés, comme toute chose dans l'Univers. C'est juste que nous, misérables humains, ne savons pas faire.
Et le lycée est déjà un lieu de vie. 108h par semaine, du Lundi 8h30 au Vendredi 17h30, et même le week-end on en est pas séparé puisqu'on voit ses potes. Le lycée est sa maison, le lycée est sa vie, à tel point que les premiers jours de vacances ont est perdu.
L'internat, ça change totalement la vision de l'école : D
De Dave Feng
www.auxforgesdevulcain.fr | 12H01 | 30/06/2009 |
Merci d'avoir signalé ces lignes de Morin. Mais, en même temps, il me semble que ce qui nous manque, ce n'est pas la réflexion sur l'école, mais des idées pour rendre ces idéaux désirables pour le plus grand nombre. Dans quelle mesure ces mots de Morin ne vont pas rejoindre les volumes entiers de Freinet, de Rancière, de Illitch - dont les paroles sont devenues inaudibles ?
Sans être cynique, j'ai l'impression, en discutant avec des parents d'élèves, que ce qu'ils désirent, c'est qu'on leur garde leur enfant la journée - qu'on le dresse pour qu'il ne les emm… pas le soir venu - et qu'on lui trouve un boulot pour qu'il ne soit plus dans leurs pattes, ses 18 ans venus…
Ils ont tort. Mais je crains que, si on ne mesure pas la distance qui sépare le niveau actuel débat public et les réflexions des pédagogues, on demeure dans une profession de foi sans effet sur les politiques publiques…
à Dave Feng
De Naradamuni
sans | 16H05 | 30/06/2009 |
Surtout qu'il est vrai aussi que les orientations actuelles des politiques publiques…sont plus soucieuses de rappeler aux intéressés leurs devoirs, que de faire valoir leurs droits à l'éducation !
Le socle de l'école est bien le droit à l'éducation de « tous les enfants » ?
Pourtant…
– aux Droits de l'enfant : méchante fessée pour Morano
http://numerolambda.wordpress.com/2009/06/15/droits-de-lenfant-mechante-…
– à Genève les baffes auxquelles la France a échappé !
http://numerolambda.wordpress.com/2009/06/22/les-baffes-auxquelles-la-fr…
– Après les instituteurs, Base-élèves et les dépôts de plaintes des parents d'élèves, les psychiatres refusent le fichage
http://www.ldh-toulon.net/spip.php ? article3220
Toutes ces observations et recommandations du Comité des droits de l'enfant des Nations unies amenant la Ligue des droits de l'Homme a exprimer le sentiment général en demandant au ministre de l'Education nationale de prendre en compte les « réserves exprimées par le Comité à propos de la base de données Base élèves ».est-ce toujours demeurer dans une profession de foi et il y aura-t-il plus d'effet ?
Peut-être que « poétiquement » ?
Après T$arcos la grenelle de l'ânon,
La buissonnière sauvage envisageons …
Et sous ses ordres et ses missions
D'inculcation et de confort maton
Un jour victime, un jour bourreau
Un autre jour sauveur, la vocation !
Libéré d'inculquer à coup de talon,
Quand le bénéfice est l'étalon
Le barbelé entre en fonction.
Marcher au pas devient leçon,
Lever drapeau, chanter canons,
Annihiler le sauvageon.
Tous ces symboles et soustractions
Au pire pérorés, pour le meilleur
Sont ils forcepsement bons ?
Où sont buissons sentant si bon
Bruissant au coeur de l'unisson
Là, quand libre est l'imagination ?
Plus de moulin pour nous rouler
Dans la poussière de leur prières
Coupées lanières de leurs desserts
Ouf, enfin, vide, vacant
De admirateur
13H13 | 30/06/2009 |
« Peut-on, en effet, prendre en charge la diversité sociologique des élèves en conservant un statut des enseignants créé en un temps où une infime minorité d'enfants parvenait au secondaire ? Evidemment non. »
Évidemment que si mais pour cela il faut un vrai service public avec un nombre d'enseignants permetta au minimum de dédoubler les classes. Éventuellement une réflexion sur la didactique, une fois qu'on se sera débarasser des ronflements prétentions des pédagogues sauce Meirieu.
Sous la phraséologie se cache un accord tacite avec la droite : le statut gêne. Romera-Chatel même combat
à admirateur
De Nestor Romero
(auteur)
Ancien enseignant | 13H45 | 30/06/2009 |
C'est tellement plus simple de « 'faire' » ses 15 ou 18 h. avec « 'dédoublement' » bien sûr, avec en outre l'assentiment de syndicats co-gestionnaires d'un système dont on préfère ne pas voir qu'il fabrique de l'inégalité précisément par cette structure mise en place, non pour faire vivre une école démocratique, mais pour contruire une institution chargée de « 'dégager une élite''. Tellement plus simple… Edgard Morin a passé sa vie à piocher le concept de “'complexité'”, c'est tellement plus confortable de l'ignorer et de rester…simple en vitupérant les pédagogues pour se donner bonne conscience.
N.
à Nestor Romero
De Atacama
sur terre | 15H35 | 30/06/2009 |
Passons sur le « 15 ou 18 heures » (même seulement de présence dans l'établissement), qui de la part d'un enseignant, ancien ou pas, laisse perplexe.
Le travail - parce que, oui, avec des élèves, on travaille, même si ce n'est pas forcément dans la souffrance ou la douleur : il en existe même, des élèves, et pas forcément des milieux les plus fortunés, loin de là, qui en sont demandeurs et satisfaits - en classes dédoublées (surtout quand les effectifs des classes sont pléthoriques) permet à des élèves muets en classe entière d'oser prendre la parole, et à l'enseignant de faire ce qu'il ne peut faire en classe entière, à savoir prendre cinq minutes (oui, cinq minutes sur cinquante-cinq : on ne peut pas se permettre cela quand on doit enseigner à trente-cinq élèves) pour échanger (pas sur sa vie son œuvre, sur une difficulté rencontrée dans l'acquisition d'une connaissance) avec un élève en particulier, ce qui suffit parfois à résoudre des problèmes de natures diverses, et notamment à vaincre, et très rapidement dans bien des cas, le sentiment qu'ont certains qu'ils sont ridicules, ou méprisés, par l'enseignant d'une part, par l'ensemble de leurs condisciples d'autre part, car l'écoute entre élèves est grandement facilitée aussi…dès lors qu'ils osent parler.
Et pendant que j'y suis, le titre de votre article, après lecture de celui d'Edgar Morin, me semble une supercherie : vous vous servez de ce qu'il écrit, lui, pour cautionner ce que vous pensez, vous, et le lien entre les deux points de vue est loin d'être évident, étant donné qu'Edgar Morin ne se focalise pas du tout sur l'enseignement, il évoque brièvement, une fois, l'éducation. Si ce lien l'est pour vous, évident, explicitez-le, au lieu de donner à entendre que celui qui vous donne matière à un bel argument d'autorité auraient des analyses similaires aux vôtres.
A propos de lien, en voici un qui mène à l'article d'Edgar Morin dont vous parlez :
http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/Contenu/Points-de-vues/C…
à Atacama
De Nestor Romero
(auteur)
Ancien enseignant | 16H53 | 30/06/2009 |
Bonjour,
Pour ce qui est du titre, je ne dirais pas supercherie mais en effet je regrette la formulation. Comme vous le savez sans doute les titres sont généralement donnés par la rédaction.
En effet, Morin ne traite pas spécifiquement de l'éducation dans cet article mais toute son oeuvre y est dédiée. On peut voir entre autres : « Relier les connaissances », « La Tête bien faite », « Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur » (Seuil), « Dialogues sur la connaissance » (L'Aube), « Eduquer à l'ère planétaire » (Balland)… Etc.
Quant à la question du « dédoublement », je suis sûr que votre ambition pédagogique ne se limite pas à cela. Je ne peux que vous renvoyer, pour l'exposé d'une autre école possible, aux tribunes publiées ici depuis deux ans et aux nombreux ouvrages cités.
Par ailleurs je ne vois pas en quoi mon allusion aux « 15 ou 18 heures » peut vous plonger dans la perplexité. Au cours de mes 35 années d'enseignement en ZEP (volontairement je le précise) j'ai vu des enseignants en user pour le meilleur et d'autres pour le pire. Et j'ai milité dans mon coin pour que les enseignants prennent en main leur vie dans les établissements et, ainsi, celle du système éducatif pour le plus grand bien des enfants, plutôt que d'attendre dans l'ennui la fin de l'heure pour… vivre enfin. Quoique retraité (quelle horreur ce mot ! ) je continue ici et ailleurs… longtemps encore j'espère.
Bien cordialement,
N.
à Nestor Romero
De Atacama
sur terre | 19H12 | 30/06/2009 |
J'ignorais que la rédaction choisissait les titres des textes de blogueurs qu'elle publiait. Vous n'êtes pas regardant.
Quant aux dédoublements de classes, il est évident qu'ils ne suffiront pas, ou plutôt ne suffiraient pas, à mettre fin aux ghettos sociaux qu'Edgar Morin pourfend à juste titre, non plus d'ailleurs que l'Education Nationale ne le pourrait non plus à elle seule, même si elle était moins détruite qu'elle ne l'est et continue de l'être, entre autres par les suppressions des postes qui viennent s'ajouter aux directives absurdes que reçoivent les enseignants en matière « pédagogique ».
à Nestor Romero
De admirateur
15H45 | 30/06/2009 |
Depuis René Haby et l'introduction du « tiers temps pédagogique » tous les ministres qui se sont succédés, avec l'appui des « sciences de l'éducation » et de ses apôtres cherchent à transformer l'école en un lieu de vie. Comme si le savoir ne faisait pas partie de la vie. Évidemment point n'est besoin d'enseignants (M Darcos l'a brillamment rappelé il y a peu) pour cela.
On en mesure les résultats.
enfin, même si je ne partage pas leur point de vue, je suis content pour les enseignants désobéisseurs qu'il y ait encore un statut et qu'ils puissent toujours s'appuyer dessus.
De freakfeatherfall
loin de la rue | 14H47 | 30/06/2009 |
« le monde du travail, c'est-à-dire celui de l'entreprise. “
pourquoi le monde du travail serait celui de l'entreprise ?
De Servais-Jean 4591
HS | 15H47 | 30/06/2009 |
Ce qui est ennervant lorsqu'on lit les articles de Nestor Roméro c'est qu'on ne trouve rien à y rajouter, pas moyen d'y mettre son petit grain de sel, tout y est dit.
à Servais-Jean
De mandalunitz
Ailier gauche | 17H39 | 30/06/2009 |
Feignasse.
De karlM 21378
15H55 | 30/06/2009 |
des secondes à 35, des bahuts en ruine, des programmes productivistes et obsédés de techno-sciences, des compétitions permanentes.
et l'autre qui plane.
De kawouede
17H29 | 30/06/2009 |
Y a des syndicats comme ça déjà : le Sgen, et au sein du SNES « école émancipée » et d'autres…
le plus important c'est qu'on rencontre beaucoup d'enseignants qui sont prêts à des changements mais sans sacrifier les moyens (ce que le gouvernement fait, commettant un crime contre l'école publique).
De remdom
18H09 | 30/06/2009 |
On peut dire,Nestor Romero, que vous êtes complice du Chevènement de l'époque,dans son déni de la guerre des classes déjà engagée alors par les riches avec le concours actif de M. Mitterand. L'invention du Bac pro est une sorte de négation de la division sociale en classes, et de la division scolaire.
Le représentant de commerce qui siège à l'Elysée est le dernier avatar de ces confusions et dénégations, qui nous ont porté vers la trop fameuse « complexité » chère à Edgar Morin dans les années passées ! AH ! …. la complexité ! ! ! ! que de choses on ne pense pas en son nom !
Refouler les analyses marxistes, traquer les imbéciles archaïques qui cherchent encore du côté de la domination de classe, et se moquer de J.P. Chevènement, c'est pas sympa.
Edgar Morin remet dans ses derniers écrits le politique devant. Politique, travail surexploité, état de la planète surexploitée, sont prééminents face aux forces destructrices du marché tenues par les riches.
Vive le communisme et la liberté !
De babaya
consultant | 21H30 | 30/06/2009 |
allo ecole bobo
La qualité de vie au travail certains en parlent et veulent l'enseigner dès le lycée , voir www.alloboulotbobo.fr je viens d'y faire un tour c'est très pédagogique.
Finalement Ecole/famille/boulot c'est un seul collectif social , un vrai
babaya
De SuperAlAmAs
homo sapiens sapiens qui sait qu'il... | 10H44 | 01/07/2009 |
Sans rêve et sans utopies : pas d'évolutions…
Que les réalistes et les pragmatiques s'en rappellent…
« J'ai ramassé le glaive brsié ! »
On est à genoux pour une minorité de privilégiés qui n'ont pas le pouvoir d'arrêter la volonté humaine ; il suffit de se lever… Et ils n'y pourront rien !