
Violence à l'école : ce qui n'est pas nouveau et ce qui l'est
Ecole et violence, deux mots idéalement incompatibles et cependant historiquement indissociables.
Aussi loin, en effet, que l'on remonte le cours de l'histoire de l'éducation, qu'il s'agisse de Platon, d'Aristote ou de saint Augustin, on rencontre l'obstination des adultes à vouloir faire « quelque chose » de cet enfant-là : un laboureur, un artiste, un soldat ou un prêtre.
La violence scolaire ne date pas d'aujourd'hui
Non pas quelqu'un, ce qui impliquerait de considérer le désir de l'enfant, mais bien une chose, parce que répondant à une volonté impérative, familiale, économique, démographique, bref à une extériorité.
Telle est la première violence exercée sur l'enfant et dont l'école est l'instrument privilégié. Violence primordiale, productrice d'insurrections en retour qui se manifestent tout au long de cette histoire.
Le XIXe siècle est particulièrement fertile en sursauts lycéens contre le régime disciplinaire qui sévit dans les établissements. La plus célèbre de ces révoltes est sans doute celle qui, en janvier 1883 à Louis-le-Grand, voit quelque 300 lycéens, barricadés dans les dortoirs, affronter les forces de l'ordre appelées à la rescousse.
C'est dire que la violence scolaire n'est en rien un phénomène caractéristique des temps que nous vivons (on peut voir pour s'en convaincre Eric Debarbieux : (« La Violence en milieu scolaire », ESF, 1999), mais aussi Agnès Thiercé (« Histoire de l'adolescence », Belin, 1990) et bien sûr Francis Lec et Claude Lelièvre : « Histoire vraies des violences à l'école »).
Pourtant, la particularité de la violence actuelle dans les établissements scolaires s'exprime, me semble-t-il, en deux mots :
- Désarroi, aussi bien celui des élèves que celui des adultes qui les entourent
- Désespoir, celui particulièrement de ces enfants violents.
Le désarroi, car l'enfant n'est plus, ne peut plus être l'animal sauvage de Platon (« Lois ») qu'il a longtemps été et qu'il s'agissait de domestiquer.
L'enfant ne peut plus être non plus un « inachevé », depuis que Rousseau le pose en tant que personne à part entière et que la Déclaration des droits de l'enfant répond à celle de droits de l'homme.
Et le désespoir. Car les révoltes du XIXe pouvaient être matées, comme elles le furent toutes. Les lycéens, en effet, réagissaient aux rigueurs de la discipline, comme il est normal à cet âge, mais cela ne mettait nullement en question l'avenir de cette infime minorité d'enfants privilégiés qui, passées les turbulences de l'adolescence, était promise, le plus souvent, à un brillant destin.
L'enfant découvre qu'il est un échec
Il n'en va évidemment plus ainsi aujourd'hui dans un système scolaire non pas véritablement démocratisé mais seulement massifié.
Tous les enfants, aujourd'hui, accèdent au secondaire depuis la suppression du concours d'entrée en sixième, et subissent cette obligation scolaire qui, pour être moins rigoureuse, n'en demeure pas moins pour beaucoup une épreuve de l'ordre du supplice.
Car les voici tous ces enfants issus d'un monde étranger à celui de l'école, les voici confrontés à l'échec, c'est-à-dire découvrant qu'ils sont un échec dès la dernière année de maternelle, dès les premières difficultés éprouvées en initiation à la lecture.
Les voici tête basse sous les remarques et les échanges anodins entre adultes sur le thème des « problèmes », les siens, car c'est un problème de ne pas être attentif, de ne pas comprendre,de ne penser qu'à s'amuser, c'est un problème à cet âge.
Et l'échec se confirme en CP avec la sanction du redoublement, de cette séparation d'avec les autres, ceux qui ont réussi, ceux qui n'ont pas de problèmes, pour l'instant en tout cas.
Ils subissent donc cette situation qui devient rapidement plus difficile à vivre que les brimades d'antan, car eux ne voient pas en quoi tout cela, ces journées interminables d'ennuis mortifères, les prépare à un avenir exaltant.
Où trouver l'exaltation nécessaire
Et ne sait-on pas depuis toujours qu'il faut bien, pour aider à franchir les épreuves réservées à l'enfance, quelque chose de l'ordre de l'exaltation ?
Comment travailler à l'école pour surmonter un échec dont on pressent confusément que la cause est dans le hasard de la naissance ou (et) l'agencement malencontreux d'on ne sait quelles particules élémentaires dans un recoin de mon corps ?
Comment travailler à l'école quand l'on perçoit que cet effort produira au mieux un désespérant diplôme d'ouvrier qualifié dont l'intitulé, « baccalauréat professionnel », n'est rien d'autre qu'une vile flatterie proférée par des ministres de gauche sous prétexte d'égale dignité de la voie professionnelle ?
Comment travailler à l'école quand on voit bien que pour un qui « s'en sort » en prenant le fameux ascenseur social, la multitude n'aura d'autre futur qu'une vie s'usant à ces basses besognes dévolues depuis toujours à celles et ceux qui, tout petits, avaient « des problèmes » en initiation à la lecture ?
Comment alors, enfant, être porté par l'exaltation (ou pour le moins l'intérêt) nécessaire produite par la perspective d'un avenir dont on puisse être fier. Car l'on n'est pas fier, enfant, quand, bulletin après bulletin stipulant l'échec à l'encre rouge, on voit grandir la menace de cet avenir de basses besognes, on n'est pas fier.
Où, alors, trouver cette exaltation nécessaire à la vie d'un adolescent sinon dans l'identification à des héros qui, eux non plus n'étaient pas « bons en classe », ces sportifs, ces chanteurs…
Pourquoi pas moi ? Ou alors à cet autre héros qui mène le groupe, la bande, et pénétrer ainsi dans le hors-la-loi, cette loi dont le décret signe mon échec ?
A moins que le hasard d'une rencontre ne me conduise à ployer le genoux devant l'autel, à me prosterner et à psalmodier, à me livrer corps et âme à ces fantasmagories excessivement redoutables mais qui me procureront enfin l'exaltation nécessaire non plus à la vie mais au renoncement ou au sacrifice.
Tous les portiques, toutes les fouilles de cartables, toutes les « forces mobiles » du monde ne font que mettre en évidence l'inanité de ces gesticulations répressives.
On commencera à prendre la mesure du problème quand on donnera pour mission à l'école d'accueillir les enfants et de leur permettre de s'enthousiasmer pour ce que l'on va vivre dans l'heure qui suit, dans les jours à venir et non dans un avenir indéterminé.
On commencera à prendre la mesure du problème quand on confiera à l'école la mission de créer au quotidien et pour chaque enfant une vie un tout petit peu exaltante. Cela bien des pédagogues savent le faire.
Quoi de neuf aujourd'hui… ?
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De Malware
www.ripostelaique.com | 15H22 | 28/05/2009 |
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De Malware
www.ripostelaique.com | 15H17 | 28/05/2009 |
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De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 15H15 | 28/05/2009 |
Quoi de neuf aujourd'hui… ?
l'AGCS
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 15H19 | 28/05/2009 |
Enfance gâtée.
Jouets tout faits, savoir tout fait, nourriture toute faite, expérience toute faite ; c'est cela que l'enfant reçoit, et il en a la nausée.
Sa soif de connaissances, son désir de créer, tout ce qui le rend homme dépéri.
Son désir d'expérimenter, trop de conseils le tuent.
Tout cela est lâcheté et manque de foi.
Lorsque l'enfant devient adulte, tout est mort en lui.
Dialogues avec l'Ange
Textes clairs contre l'école :
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/04/13/lecole-est-une-priso…
à franc parleur
De pablico
18H10 | 28/05/2009 |
non..
l'enfant au départ imite, singe, amplifie, déforme, depuis l'apprentissage de la parole, jusqu'à nos idées.
mais maintenant ce ne sont plus les idées, et actes familiaux qui ont la priorité, il suffit qu'ils écoutent, la radio, la télé, et l'école, pour « éponger » tout ce qui se dit, se fait.
Un enfant n'invente rien, comme nous d'ailleurs, on ne refait que ce qu'on a appris par nos parents, l'école, et le MONDE.
La preuve par les modes. Pourquoi suivons nous les modes ? par imitation..pour faire comme tout le monde.
Si ce que les enfants « épongent » pour se faire eux même, est décadent ou de la merde, les enfants seront de la « merde ». Si ils ne voient que la force, la violence, les traders qui s'en mettent pleins les poches, les voleurs de haut rang, les présidents qui se permettent d'insulter, ou de se sauter des mineures, ou se faire faire des gâteries sous le bureaux par une stagiaire etc etc
les enfants « épongent » absorbent et tout cela entre dans leur « adn »
les enfants sont le miroir de notre société.
si vous cassez le miroir, vous ne casserez jamais celui qui est devant le miroir.
la faute vient de nous, pas d'eux…eux ils font l'apprentissage en regardant la télé, en lisant, ou en écoutant les journaux, les conneries, les « peopleries », les paroles des chansons etc… ils ne savent pas trier… ce qui est normal.
De Malware
www.ripostelaique.com | 15H25 | 28/05/2009 |
http://www.marianne2.fr/savoirsvivre/Prof,-un-metier-de-fou-qui-rend-dingue ! _a24.html
De LienRag
15H52 | 28/05/2009 |
Excellent début, mais la fin est un peu facile…
N'est-ce pas aussi en déscolarisant la société que l'on pourra remédier à cet enfer programmé que vous décrivez si bien en Dante de ZEP ? Et cela même si la logique bien plus rhétorique que dialectique d'Illitch oblige à aborder ses affirmations avec prudence…
Au moins pose-t'il la question, que vous avez tort d'esquiver.
De guerzit
Incomprenant majeur | 15H56 | 28/05/2009 |
Pffffffff, c'est chiant les babascools sous acides… Relisez vous parce que les conneries ca va 5 minutes. Quelle amas dégoulinant de bons sentiments. On dirait un discours du PS…
« On commencera à prendre la mesure du problème quand on confiera à l'école la mission de créer au quotidien et pour chaque enfant une vie un tout petit peu exaltante. »
Ahahahah ! ! ! Mais oui l'école va réussir là ou le monde se casse les dents depuis des millénaires… Bravo bravo…
à guerzit
De STEFFEN Louis
ancien enseignant réformateur | 17H10 | 28/05/2009 |
Ben voyons ! C'est tellement moins « chiant » comme vous dites, plus « cool », de se persuader qu'on ne peut rien faire, que l'école n'a pas de recette miracle, sans se priver de réclamer sans cesse des moyens supplémentaires. La méritocratie - la médiocratie - républicaine a généré - pas depuis de millénaires comme vous dites encore - beaucoup d'adultes conformistes et d'enseignants dont le zèle se borne à appliquer dans l'obéissance les vieilles recettes toujours répliquées de leur vénérable Institution. Leur pire ennemi est le réformateur qui s'avise de révéler ses tares et de tenter de la changer. Tout est bon pour combattre ce dégoulineur de « bons sentiments » qui vient troubler la sérénité des idées toutes faites et le confort des habitudes ancrées. Il faut le faire taire en lui collant une bonne taloche. On ne va tout de même pas se laisser « ennuyer » par ses analyses qui pourraient vous donner mauvaise conscience !
à STEFFEN Louis
De guerzit
Incomprenant majeur | 17H35 | 28/05/2009 |
Pandi-panda à des amis…
C'est sur que vous allez nous apprendre à être des gens biens, ouverts et pas ces adultes conformistes contre lesquels vous luttez… Continuez à pépier si vous voulez mais les vieilles idées recuites ayant montré leur inefficacité me révulsent… Et les professeurs si prétentieux arrivant avec leur cape de super-mickey m'emmerdent.
Vous prétendez que ce type de discours et d « approche est anti-conformiste ? C'est du jus de nave pour arriéré mental.
“Oh oui nous ferons de la peinture et du bilboquet dans des cours fleuris et de amphithéatres en pleine nature” et nous brouterons l'herbe et les pissenlits de nos ambitions.
L'auteur, votre ami, parle de choses sur lesquelles l'école n'a aucune prise et vous venez me sortir votre gros dyptique bien lisible sur les gentils qui veulent que ca change et les autres méchants, bouh…
Prétention et aveuglement au profit d'un discousr creux. Merci je m'en passe.
à guerzit
De Saheyus
Rêveur invétéré | 17H37 | 28/05/2009 |
Vous savez, si j'étais méchant, je dirais : suicidez-vous.
Bah oui, quoi, si les bons sentiments ne servent à rien, si l'école est vouée à l'échec, tirez-vous une bonne balle dans la tête, ça sera radical, et vous pourrez, d'en haut, d'en bas ou du néant, vous amuser des vains efforts de l'humanité, sans pour autant avoir à venir nous faire ch… pour nous expliquer qu'il vaut mieux être un bon salaud pragmatique, et accepter un système qui ne fait le bonheur que d'un petit nombre.
Mais je ne suis pas méchant, alors je ne le dirais pas.
Allez en paix.
à Saheyus
De guerzit
Incomprenant majeur | 13H39 | 29/05/2009 |
« Vous savez, si j'étais méchant, je dirais : suicidez-vous. »
Mais vous êtes un vrai méchant. Sauf que vous vous faites passer pour un humaniste…
Et votre vision du monde est à pleurer. Vous mériteriez d'êter catholique avec votre bon gros manichéisme séparateur… En fait vosu n'aimez personne…
à guerzit
De Saheyus
Rêveur invétéré | 08H52 | 30/05/2009 |
Vous au moins, vous avez le sens de l'humour ^^
Oh, allez, vous essayez de la cacher, mais je la vois bien, sous votre attitude piquante, votre humour un peu cynique. En fait, vous jouez au type qui n'y comprend rien pour voir si ma logique tient la route, c'est ça, hein ? Eh bien je vais jouer le jeu, alors.
Conclusion numéro 1 : Je suis un méchant qui se fait passer pour un humaniste.
Vous savez, je plaisantais dans ma première phrase, comme je l'ai dit. Et j'ai été, en dépit de toutes les apparences, très sérieux dans ma dernière phrase. Vous parlez de ma vision du monde. Eh bien, voila ma vision du monde.
Je suis un matérialiste, entièrement, totalement, complètement. Certains diraient positiviste. Pour moi, nos vies sont entièrement déterminées par nos gènes, la transmission des neurones, leur modification par notre environnement, nos parents, nos proches, nos amis, nos connaissances, notre éducation, notre milieu social, notre culture, l'information que nous recevons, le milieu immédiat qui nous entoure au moment de l'acte ou de la pensée. L'Homme ne choisit pas, il existe. Et s'il faisait un autre choix que celui qu'il doit naturellement et inévitablement faire, il ne serait plus lui-même, mais quelqu'un d'autre, légèrement ou largement différent.
De là, une seule conclusion possible à mes yeux. Il faut espérer que le grand engrenage dans lequel nous sommes tournera dans le bon sens, et que se produira la ou les réactions qui nous permettront de progresser, et de vivre mieux. Seulement, l'humanité n'a aucun moyen de connaître de futur (même dans une hypothèse de science-fiction, on ne pourrait connaître qu'un « faux » futur, un futur où l'on ne connaitrait pas le futur, alors que dans la réalité, on en aurait pris connaissance, bref c'est impossible). De ce fait, il faut agir de la façon dont on estime que ce déroulera ce futur souhaitable, personnel ou collectif, auquel on ne peut qu'aspirer.
Voila, en résumé, ma vision du monde. Pourquoi je parle de ça ? Parce que ça m'amène à une conclusion inévitable. Que vous soyez pessimiste, cynique, manipulateur, fraudeur ou même violent, vous n'en êtes pas responsable. Nous ne sommes que ce que nous devions être, inévitablement. Mais personne ne sait si dans le futur, nous ne serons pas aussi amenés à changer, tout aussi inévitablement.
C'est pour ça que je ne maudis pas les riches, les puissants, ni les criminels, et que je ne leur souhaite pas de crever (encore que le suicide est un droit, mais c'est un droit personnel et moi seul puis en disposer). J'espère seulement qu'ils vont « changer » d'une façon ou d'une autre, et c'est pourquoi je pense qu'il est bon d'essayer de dialoguer avec les autres, pour provoquer ces changements, et qu'il faut leur montrer des expériences nouvelles, à une information nouvelle, à un lieu différent de ce qu'ils connaissent, mais aussi et surtout aux effets réels de leurs actes.
Et, j'en suis désolé, mais l'objectivité m'oblige à penser que la classe dirigeante de ce pays est « responsable » de grands malheurs.
Il n'y a que deux choses qui vaillent. La douleur, qu'il faut éviter à tout prix (sauf si elle amène un plus grand plaisir par la suite), et le plaisir, qu'il faut rechercher à tout prix (sauf s'il amène une plus grande douleur par la suite). Et nombreux sont ces cas qui correspondent à ces « sauf ». Le plaisir des puissants cause de plus grandes douleurs au reste de la population, il faut donc l'éviter à tout prix. J'avoue que cette phrase me semble relever de la pure logique, et je m'étonne qu'on aie à un discuter, mais soit. Les points que je trouve délicats sont ceux d'un niveau personnel, mais ce n'est pas le sujet.
J'ai même tendance à croire en une « loi ». Une loi qui veut que causer la souffrance ne peut pas apporter le plaisir (préférez bonheur si vous voulez). Certains parleront de conscience, moi je parlerai juste d'un fait : les plus grands dictateurs de l'Histoire ont toujours aussi été les plus grands paranoïaque, et il est évident à mes yeux qu'il ne meurent jamais, ou presque jamais, heureux.
Conclusion numéro 2 : Vous êtes manichéen
Ainsi, comme vous le voyez, je ne coupe pas la population en deux. Je mets bien au contraire les puissants dans le même sac que ceux qu'ils exploitent. J'y mets aussi les délinquants, les criminels. Et ceux qui se satisfont du système. Ils sont tous soumis aux mêmes lois, et comme tout le monde, ils ne peuvent jouir réellement de la souffrance d'autrui. Nous sommes tous condamnés à rechercher un plaisir durable ou à vivre une vie ingrate, puissants ou faibles. Et je souhaite même à ceux que je n'aime pas d'être heureux. Mais pour cela, il faudra qu'ils abandonnent leur surplus de richesse, ou qu'ils abandonnent leur surplus de puissance (pour les tyrans comme les criminels, car agir contre la volonté d'autrui est un abus de puissance). Ce surplus cause le malheur des autres, et ils le sentent quelque part, c'est inévitable, ou ils le sentiront. Le capitalisme n'est pas un système durable, il amène des crises qui font souffrir le peuple et les puissants, même si les puissants, complètement addicts à leurs excès de sensations (qui ne font pourtant pas leur bonheur), font le mieux pour conserver ou retrouver leur place.
Conclusion numéro 3 : Vous n'aimez personne
C'est faux, j'aime tout le monde. Mais je hais la société.
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 16H37 | 28/05/2009 |
Mais Sarkozy vient de ressortir des fonds de tiroirs la loi sécuritaire lopsi ( vieille de 2007 mais jamais passée en application) …
Je vous laisse deviner le (si maigre) coût de cette loi …
http://www.pour-une-europe-econome-efficace.com/elections-europeennes-l-…
De palmer
passant | 16H44 | 28/05/2009 |
Le Monde.fr , sondage du jour :
Pensez-vous que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy (fouilles, portiques et force mobiles d'agents de sécurité scolaire) sont de nature à améliorer la sécurité à l'école ?
Oui, plutôt.
24.6 %
Non, plutôt pas.
72.5 %
Sans opinion.
2.8 %
Nombre de votants : 1300
à palmer
De marie 75
08H14 | 29/05/2009 |
Pensez-vous que les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy (fouilles, portiques et force mobiles d'agents de sécurité scolaire) sont de nature à améliorer la sécurité à l'école ? Oui, plutôt.22,8 %
Non, plutôt pas.74,3 %
Sans opinion.2,9 %
Nombre de votants : 5010
ce matin …
De Tokani
Oldmole | 16H46 | 28/05/2009 |
Ce qui est nouveau ce n'est pas la violence ou la misère…
C'est la perte d'acceptation et de reconnaissance des valeurs dites d'autorités . Valeurs masculines liées à l'image du Père et donc à la Loi ( de Freud à Youngil y a de quoi lire…)
Moins le niveau de « répression légale “ reconnu à la communauté est accepté par la société , plus le niveau de violence individuelle et collective augmente .
Criminalité que quartiers ethniques dits ‘sensibles’
Féminisation des valeurs de la communauté.
Délabrement Familial et explosion de l amonoparentalité
font le reste…
à Tokani
De Saheyus
Rêveur invétéré | 17H45 | 28/05/2009 |
En a peine quelques lignes, vous venez de vous déclarer ouvertement machiste, misogyne et adepte d'une société totalitaire.
Strike !
« Féminisation des valeurs de la société »
C'est moins banal, mais ça vaut bien un « islamisation rampante de la société », ou un « ces juifs qui nous manipulent », « l'homosexualité met en danger l'humanité », ou encore un « dans 10 ans y aura plus de nègres en France que de bons Français ! ».
Ouh, je tremble ! Nous allons tous devenir des femmes noires homosexuelles judéo-islamistes !
Peuh !
à Tokani
De Badgud
Athée | 21H54 | 28/05/2009 |
Vous êtes particulièrement vieux jeu. Je sens que vous regrettez de ne pas être né 100 ans plus tôt.
à Badgud
De Alain Pacifique
03H52 | 29/05/2009 |
vous me l'enlevez du clavier, comme mon beau père, le même, un retraité de la marine marchande qui sait tout et surtout mieux que vous. c'est un joli concentré de conneries ce post de Tokani.
à Tokani
De marie 75
08H14 | 29/05/2009 |
jung !
à marie 75
De Pseudo
Aimer la vie, aimer les fleurs, aim... | 08H34 | 29/05/2009 |
Oui., bien vu. Il me fait penser à Sarkozy qui a lu les « Roujon Macquart ». : -))))
http://www.actualitte.com/actualite/10743-Sarkozy-Houellebecq-Rougon-Mac…
De V comme vendetta
Ecrivain | 17H45 | 28/05/2009 |
Tout ce verbiage part du préalable que le désir est autonome et libre, chez l'adulte (c'est le principe de base de la société dans laquelle on vit), et aussi chez l'enfant.
Problème : cette vision romantique du désir est fausse.
Le désir est toujours médiatisé par un autre désir. L'intériorité existe, mais elle n'a pas plus de statut de vérité ni d'authenticité supérieure à l'extériorité.
L'enfant par définition ne désire rien de lui-même, mais désire toujours ce qu'un autre désire. L'adulte de même.
C'est la base même de l'éducation, de l'apprentissage, à tous les niveaux : langage, gestuel, physique et intelectuel.
Le mimétisme est premier ; l'imitation essentielle dans ce qui nous fonde au plus profond de nous même.
Le désir d'ailleurs n'est ni bon ni mauvais, il n'est ni vrai ni faux, il n'est qu'imitatio, une bonne éducation d'ailleurs ne devrait être que celle qui nous révèle à nous même en dévoilant proprement ce processus imitatif du désir pour nous libérer de ses pièges.
Il est amusant de constater que ceux qui exalte l'autonomie et la vérité du désir, comme l'auteur de cet article, tourne autour du pot de l'imitation, la sent mais ne peut jamais la formuler : on parle de « héros », de « bande », « d'identification » : jamais de désir désirant d'autres désirs…
L'enthousiasme : vieille notion religieuse : on cherche un désir fiable, sûr, délié de toutes réciprocités intellectuelles et rationnelles, transcendant (le chanteur, le sportif etc) qui apportera à notre désir une assurance qu'il n'aura jamais. Le désir du voisin est toujours médiocre, on ne le connait que trop, c'est le même que le notre. Donc créons des « idoles » et de « l'enthousiasme », que leur autonomie fantastique, leur liberté rêvée, se déteint sur notre propre autonomie et liberté que l'on sait si fragile.
On cherche un désir pur, qui nous apportera une « énergie » pour accomplir des « tâches » socialement irréprochables ou pas…
Tout ceci n'est que pure illusion, notre société n'est bâtie que sur cette chimère, des instances sociales à ceux qui les combattent : aucun ne renie l'autonomie du désir et tous en cœur nie farouchement le mimétisme panurgique de tout désir humain.
De Fozzie
18H04 | 28/05/2009 |
Peut-être serait-il bon de ne pas non plus noircir le tableau exagérément… C'est vrai, il y a des élèves qui sont en échec à l'école. Et combien qui réussissent ? Y compris venus de quartiers dits difficiles… Combien de gamins agités parce que leurs parents ne sont pas démissionnaires ( même si cela existe ), mais tout simplement broyés et révoltés par la violence sociale ? Vous croyez que ce doit être facile pour les enseignants des enfants de Clairoix, Villemur sur Tarn… Etre enseignant, c'est être modeste parce qu'on ne maîtrise pas tout. Après, on fait ce qu'on peut…
à Fozzie
De framboise.
incognitotte | 19H41 | 28/05/2009 |
Bien sûr !
à framboise.
De Fozzie
19H45 | 28/05/2009 |
Merci de votre soutien !
De framboise.
incognitotte | 19H41 | 28/05/2009 |
Si vous étierz resté en ZEp, vous auriez su quoi faire , monsieur Nestor !
pfffffffffffffffffff
De Marie-Hélène
fout rien al païs | 22H15 | 28/05/2009 |
Ce matin, j'ai écouté France Culture, ils parlaient des portiques que le pouvoir veut mettre à l'entrée des écoles et les fouilles des cartables. Même un réac comme Alain Gérard Slama était contre car, comme il l'a dit fort justement, dans un tel contexte, l'enfant se sent coupable même s'il est innocent… Ce qui ne va pas arranger les choses. Surtout que, toujours d'après France Culture, en GRande Bretagne et aux USA, on a mis ces fameux portiques pendant des années pour un résultat nul.
Je pense que le véritable problème de l'école c'est la compétition.
L'enfant qui a des problèmes en classe, qui redouble le CP ne peut s'empêcher de se comparer à son voisin qui lit déjà couramment car le contexte de compétition (qui existe de partout, pas seulement à l'école), le pousse à celà. D'ou la violence et le désespoir.
Quand j'étais en 4ème, celà fait déja 30 ans, j'ai vu un conseiller d'orientation qui m'a dit en gros : « tout est bouché », quelque soit le métier auquel je pensais, imaginez l'effet que celà peut faire sur une gamine de 13 ans et demi ! Et encore, j'étais dans un milieu assez priviligié, mon père avait un bon salaire, j'avais une vie protégée. Imaginez maintenant ces discours irresponsables sur un gamin en échec scolaire, vivant dans un quartier pauvre…
Alors, mécaniquement, survient la violence…
De Badgud
Athée | 06H56 | 29/05/2009 |
La pédagogie n'a pas beaucoup évolué dans les écoles.
Le prof parle, les élèves écrivent. Les profs ont l'impression que plus leur cours contient d'information, mieux c'est.
Ce qui n'est pas le cas. Les meilleurs élèves apprennent tout par coeur et recrachent les informations lors du contrôle. Une semaine après tout est oublié. Plus tu avances dans les études, plus le nombre de pages à apprendre augmente, c'est la seule différence.
Si les programmes étaient allégés et si les profs avaient le temps d'enseigner avec des méthodes pédagogiques un peu plus évolué que « j''écris aux tableaux et les élèves recopient ce que j'écris dans leur cahier », la situation s'améliorerait.
On apprends mieux quand on le fait en s'amusant, surtout quand on est un gosse. Pour le moment, on persiste dans nos bonnes vieilles méthodes en mettant tous sur le dos des enfants, mais surtout pas sur celui des adultes. Après les résultats sont médiocres, mais ce n'est surement pas de notre faute.
Un élève sur 5 est en difficulté, ce n'est pas très glorieux. Etre en difficulté signifie qu'on ne rentre pas dans le moule dans lequel on veut nous mettre. Après il ne faut pas s'étonner si une partie de ces élèves qu'on rejette deviennent violent.
Bernard Hugonnier affirme que « les jeunes Français ont en moyenne un an de retard par rapport aux jeunes Finlandais »
http://www.lafinancepourtous.com/+Niveau-scolaire-le-nouveau+.html
Et pourtant, les jeunes finlandais ont la TV et internet, c'est con le problème ne peut pas venir de là.
De Raphaël G.
Etudiant | 23H06 | 28/05/2009 |
Je suis d'accord globalement avec le mécanisme et les constats ; je tiens à rappeler que le problème de la violence à l'école, ou les problèmes de pédagogie, l'éducation en général, ne pourront pas être résolus exclusivement par la modification de l'institution en elle-même, mais par celle, psychologique, de fond, des acteurs qui la constituent…
vous décrivez toutes ces violences morales, échecs, déceptions subies par les enfants ; ou de la capacité à insuffler l'exaltation à l'enfant… comme bien des pédagogues savent le faire ; un des problème étant les autres, professeurs ou personnel d'établissement, qui n'ont ni douceur ni tact ; agir sur eux, leur enseigner le goût de la pédagogie (et de l'accompagnement global de l'enfant) de manière plus poussée serait à mon sens bien plus efficace que des portiques ou une police des écoles. Mais, je dis ça de manière un peu provoc », comment faire quand ce même personnel est tout aussi névrosé que les élèves qu'il encadre ?
mais j'enfonce des portes ouvertes… : -)
Les cours c'est comme un jeu de hasard ; une fois sur, disons, trois, on perd son temps.
Raph