Magistral cours de pédagogie à l'attention des pédagogues
Un ouvrage important vient de paraître. Important pour tout enseignant, de la maternelle à l'université. Son titre : « Apprendre avec les pédagogies coopératives - Démarches et outils pour l'école » (ESF éditeur et le Café pédagogique).
L'auteur en est Sylvain Connac que Michel Tozzi (professeur émérite en sciences de l'éducation à Montpellier 3) présente ainsi :
''A la fois praticien de terrain, formateur et chercheur, [il est] avec son équipe de l'école A.-Balard à Montpellier, à la pointe de l'innovation : dix classes multi-âges (enfants du CP au CM2 dans la même classe) dans cet établissement de zone sensible, fonctionnant en pédagogie coopérative, au sein d'une véritable équipe de maîtres avec une culture de classe et d'école de tutorat, d'entraide, de médiation et même de discussion à visée philosophique.' »
Un livre utile à tout enseignant
Ce livre est important parce qu'il contient tout ! Tout ce qui peut être utile à un enseignant soucieux de mettre en oeuvre une pédagogie active, dite ici pédagogie coopérative par référence à Célestin Freinet, mais aussi par opposition « à un monde où règnent une concurrence et une compétition acharnées ».
Je regretterai simplement à ce propos que Philippe Meirieu affirme en quatrième de couverture que la pédagogie coopérative « n'a rien à voir avec le spontanéisme libertaire ». Tout simplement parce qu'il est historiquement faux de caractériser la pédagogie libertaire par le spontanéisme. C'est exactement l'inverse que je reprocherais à ce courant pédagogique : sa rigidité, son moralisme, et parfois son puritanisme.
Spontanéistes Robin, Sébastien Faure, Léon Tolstoï, Francisco Ferrer Guardia et toutes les écoles créées pendant l'été et l'automne 1936 dans la Catalogne et l'Aragon libertaires ? Certainement pas. Peut-être faudrait-il simplement préciser de qui et de quoi l'on parle.
Mais revenons à ce livre important qui s'adresse bien sûr aux enseignants du primaire mais aussi, me semble-t-il, aux autres, ceux du secondaire et du supérieur car on ne voit pas comment ces derniers pourraient se désintéresser de la manière dont leurs futurs élèves sont « élevés ».
De la théorie à la pratique du « quoi de neuf ? »
On trouvera donc dans ces pages aussi bien les références théoriques et historiques nécessaires à toute pratique pédagogique que les descriptions détaillées de « créations mathématiques », ou des exemples de pictogrammes utilisés en « conseil coopératif » et jusqu'au script des délibérations de ce même conseil.
On s'instruit en outre de ce que sont les institutions d'une classe et d'une école coopératives, le « conseil » ou le « quoi de neuf ? », de l'état de la recherche en neurosciences et sciences cognitives pour ce qui concerne les différentes formes de mémoire, ce qui conduira l'auteur à affirmer que « la forme la plus appropriée [du travail scolaire] semble être le travail libre dans le silence, période de grande concentration ».
Et l'on comprend comment l'organisation d'une classe coopérative abolit l'espace traditionnel de la classe et, ainsi, institue un nouveau mode de vie dans le groupe et dans l'école.
Sans compter les fameux outils dont on prend connaissance à titre d'exemple car l'idéal serait que chaque enseignant puisse forger ses propres outils en fonction des conditions particulières dans lesquelles il se trouve.
Et tout le reste : l'évaluation par ceintures (Fernand Oury), le texte libre, l'apprentissage naturel de la lecture-écriture (Freinet) jusqu'aux passionnantes discussions à visée philosophique (Tozzy).
L'irréductible opposition du néoconservatisme
Le livre refermé sur un glossaire « coopératif » et une copieuse bibliographie, il vient à l'esprit qu'à défaut d'une « révolution coopérative » dans le secondaire également, ces enfants « actifs » jetés, dès la sixième, dans le mortifère « je parle, tu écoutes » n'éprouvent quelque désarroi.
Et pourtant l'on sait faire aussi dans le secondaire comme le montrent bien des expériences en France et ailleurs. On sait faire à une condition : que les enseignants acceptent de travailler collectivement.
Enfin on comprend mieux, le livre lu, l'irréductible opposition du néo-conservatisme à la moindre ébauche de pédagogie active.
Comment en effet contraindre de jeunes adultes qui auront vécu leur enfance et leur adolescence dans un contexte aussi socialement et culturellement riche, qui auront vécu quotidiennement non la compétition mais la coopération, comment les contraindre aux « impératifs de l'entreprise » ?
Comment les contraindre à ces tâches répétitives, insensées, aliénantes ? Comment les contraindre à une relation de domination eux qui auront vécu leur jeunesse dans une relation de solidarité ?
Et c'est en ce sens que tout pédagogue actif est, qu'il le veuille ou non, un militant politique, en cela qu'il agit quotidiennement, qu'il milite donc pour une société plus coopérative c'est-à-dire plus solidaire.
Et c'est en ce sens que tout enseignant qui s'en tient au sempiternel « je parle, tu écoutes » est, qu'il le veuille ou non, un militant politique qui milite quotidiennement au raffermissement d'une structure sociale de domination.
En tout cas, nul désormais ne pourra dire que l'on ne sait pas faire. Nul ne pourra dire qu'il n'est pas possible de construire une autre école. Le livre de Sylvain Connac démontre minutieusement le contraire.
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De Veum
doctorant | 15H34 | 05/05/2009 |
« Sans compter les fameux outils dont on prend connaissance à titre d'exemple car l'idéal serait que chaque enseignant puisse forger ses propres outils en fonction des conditions particulières dans lesquelles il se trouve. »
« Et c'est en ce sens que tout enseignant qui s'en tient au sempiternel “ je parle, tu écoutes ” est, qu'il le veuille ou non, un militant politique qui milite quotidiennement au raffermissement d'une structure sociale de domination. »
« En tout cas, nul désormais ne pourra dire que l'on ne sait pas faire. Nul ne pourra dire qu'il n'est pas possible de construire une autre école. »
Ou comment résumer ce que devrait être (ce qu'est ? ) la formation de tous les enseignants, de la maternelle au supérieur. Je reviens, je vais m'acheter ce livre !
à Veum
De lancetre
20H26 | 05/05/2009 |
Le crétinisme des phrases que vous reprenez n'est pas sans rappeler l'extraordinaire idiotie des slogans de la Gauche Prolétarienne.
Ainsi donc, un élève,par définition inculte, qui écoute une personne qui a fait des années d'études et qui s'efforce de lui transmettre quelques connaissances,« raffermit une structure sociale de domination ».
EFFARANT ! ! !
Vous avez pour circonstance atténuante d'ignorer ce dont vous parlez.Je vous conseille, à défaut d'une année d'enseignement en ZEP, deux films :
De bruit et de fureur, de Jean-Claude Brisseau
La journée de la jupe.
à lancetre
De Veum
doctorant | 21H11 | 05/05/2009 |
Bla bla bla…
à Veum
De lancetre
23H41 | 05/05/2009 |
Magnifique démonstration ! voilà où nous en sommes après des décennies de dictature pédagogole ! un « doctorant » ne sait plus s'exprimer que par « bla bla bla » ! Merci beaucoup ! Je n'en espérais pas tant ! CQFD ! ! !
à Veum
De marc44
08H23 | 06/05/2009 |
voilà qui me rappelle le référentiel bondissant.
Il y a sûrement des bonnes choses là-dedans, mais il faudrait être plus précis, beaucoup plus précis, beaucoup plus convaincant.
Que les élèves et étudiants soient actifs en cours : très bien ! Déjà, qu'ils soient actifs à essayer d'écouter et de prendre des notes, compétence qui se perd jusqu'en master. Même dans les réunions de travail avec doctorants, il faut rappeler qu'il faut prendre un papier et un crayon et prendre des notes.
Par contre, des journées entières passées à faire du cours magistral, je suis d'accord que c'est inefficace.
De karlM
15H36 | 05/05/2009 |
ne pas oublier le cadre : avec 30 élèves, des classes vétustes, des couloirs sonores, une direction obsédé de compétition pour avoir 100% au bac, des élèves gavés de pub-consommation …la pédagogie restera un vœux pieu.
Ok pour un apprentissage à la coopération et à la gestion non violente des conflit pour TOUS
De Servais-Jean
alpha-béta | 16H08 | 05/05/2009 |
Belle présentation d'un pédagogue qui ne prendrait pas ses élèves et leurs parents pour des cons qu'il convient de mettre « à la main » d'une classe dirigeante qui pense que l'école n'est là que pour leur procurer du « matériel » humain bien asservi.
Merci pour cette information trés importante qui me permet d'oublier un peu le vide de la pensée de nos chers philosophes contemporains.
à Servais-Jean
De Au sud de nul part
Situation | 13H52 | 06/05/2009 |
Bonjour.
« Merci pour cette information trés importante qui me permet d'oublier un peu le vide de la pensée de nos chers philosophes contemporains. »
Je ne comprends pas cette phrase : vous lisez des ouvrages de philosophies contemporaines ? Vous vous y entendez ?
Factotum
à Au sud de nul part
De Servais-Jean
alpha-béta | 01H54 | 08/05/2009 |
Regardez donc mes oreilles
De einna
16H19 | 05/05/2009 |
Il y a la pédagogie et les pédagogues et là il y aurait beaucoup à dire.
Il y a des pédagogues excellents qui savent provoquer chez les enfants le désir d'apprendre, le curiosité intellectuelle, qui associent savoir et plaisir et rencontrer ces pédagogues est une vraie richesse. Dans leurs classes, c'est plus de respect que de domination dont il est question.
Et puis à l'autre bout du curseur, il y a les pédagogues qui ne fonctionnent que sur la domination, qui cherchent non à stimuler l'enfant mais à faire entrer l'élève dans des cases dont il ne devra pas sortir. Les pires sont ceux qui ont un discours moral basé sur leur volonté de s'occuper du bien de l'enfant. J'ai bien sur en tête un exemple précis d'un enseignant se définissant comme « super » on n'est jamais mieux servi que par soi même, cassant des enfants et mettant ses carences pédagogiques sur le compte du « handicap » des enfants. « c'est pour ton bien que je te dis que tu n'y arriveras jamais et tu n'y arriveras jamais car tu es handicapé par une dys-quelque chose ». Le plus ironique est que justement le discours dans cette classe est très participatif, très « faisons les choses ensemble- enfin car je le décide et comme je le décide ; ayons des règles de vie en communauté - allant jusqu'à l'autocritique devant la classe ». Les enfants de cette classe sont déjà confrontés au nom de la coopération aux caprices de l'autorité, à la rigidité, au moralisme. Et que faire face à celà si ce n'est changer d'école ?
Certains diront que c'est à cause de la pression de la société, des familles, des inspecteurs d'Académie… Pourquoi ne peut-on pas penser que c'est à l'enseignant de résister à ces pressions et que c'est en favorisant le rapport de l'enfant au savoir et à la connaissance que l'élève progresse dans ses apprentissages ?
à einna
De framboise92
rubea idaeus refleurira. | 06H16 | 06/05/2009 |
Il y a dans chaque corps de métier des personnes plus ou moins efficaces (et parfois nuisibles).
Ce n'est pas pour autant que les autres ne font pas leur travail correctement en s'appuyant sur des exemples comme Boisseau et la recherche . Ils se remettent en cause et sont bienveillants avec leurs élèves.
Je ne comprends pas ces artticles qui proviennent d'anciens professeurs de ZEP qui pensent aider les enseignants mais qui ont abandonné le métier. Cela pourrait être interessant mais leurs arguments ou leurs exemples ont une connation amère.
Sachez que Mérieu n'est pas n'importe qui et que la recherche dans le domaine se porte très bien. Il manque surtout les moyens.
Et même sans moyens, les professeurs de maternelle, par exemple, se donnent tant et si bien que leurs résultats ne sont plus à réfuter. Dommage qu'on les cassent !
à framboise92
De framboise92
rubea idaeus refleurira. | 06H32 | 06/05/2009 |
Alors, voyez, ce titre Magistral COURS de pédagogie pour les profs, c'est cela qui me gêne.
Un professeur n'est pas dépourvu de multiples exemples de pédagogie, de formations et de lectures sur ce sujet, sur son métier, de retour et de recul et se forme aussi par expérience.
Un cours de pédagogie, si c'était aussi simple que cela…..(sic)
Mais je n'ai pas lu le livre.Je le lirai en bibliothèque, je ne suis pas fermée, bien au contraire.
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 16H44 | 05/05/2009 |
« Tout enseignant qui s'en tient au sempiternel “ je parle, tu écoutes ” est, qu'il le veuille ou non, un militant politique qui milite quotidiennement au raffermissement d'une structure sociale de domination. »
BRAVO pour cette belle et rare présentation, qui fait du bien par les temps qui courent (et nous font courir).
__________________
L'école est une prison :
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/04/13/lecole-est-une-priso…
et
ALERTEZ LES BéBéS !
http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/04/22/alertez-les-bebes-bi…
.
De lancetre
19H05 | 05/05/2009 |
J'ai cessé de lire votre texte lorsque vous avez précisé que l'insupportable Meirieu, ancien bras-droit du pire ministre que l'Education Nationale ait jamais connu, à l'origine d'une tentative sans précédent de destruction de l'enseignement, et fort logiquement passé depuis au sarkozysme bêlant,avait rédigé la quatrième de couverture.
ALLEGRE, BOUFFON, DEMISSION ! ! !
à lancetre
De kawouede
19H26 | 05/05/2009 |
Votre propos n'est-il pas un peu idéologique ?
à kawouede
De lancetre
19H57 | 05/05/2009 |
De même que le discours des collabos était légitimement discrédité à la Libération, le discours des larbins d'Allègre est impossible à entendre après trois années d'oppression.
Qu'on les tonde !
Vous ne pouvez pas comprendre si vous n'avez pas vécu cette période.Tous ceux qui ont subi le mépris de ce ministre, ses mensonges,ses insultes, la haine anti-profs qui l'animait constamment,ne l'oublieront jamais.Il a ouvert un boulevard à la droite.D'Allègre a surgi, dans un premier temps, la présence de Le Pen au second tour (aucun prof , sauf à être masochiste, ne pouvait plus voter « socialiste »).
Quant à toute cette clique insupportable de pédagos qui n'ont jamais vu un élève depuis vingt ans, et qui se gargarisent de « sciences » (sic ! ! ! ) de l'éducation qu'ils ont inventées, qu'on les attache sur un siège et qu'on leur projette en boucle « la journée de la jupe ».
Mieux : qu'on les contraigne à assurer un service normal, pendant une année, en ZEP !
à lancetre
De skalpa
actif et militant ? | 21H37 | 05/05/2009 |
Au vu de vos propos, j'espère que vous n'avez, vous, jamais eu d'enfants à éduquer :
« qu'on les attache sur un siège et qu'on leur projette en boucle “…
Jolie pédagogie, quoi que légèrement radicale.
Proposez vous aussi que comme dans orange mécanique, on leur bloque les yeux ouverts ?

http://kprodukt.blogspot.com/
à skalpa
De lancetre
23H49 | 05/05/2009 |
Vous m'avez parfaitement compris ! L'image que vous avez ajoutée est très exactement celle à laquelle je pensais ! Si quelqu'un pouvait remplacer le visage de l'acteur par le grimaçant faciès d'Allègre ou le jovial portrait de Meirieu, je l'imprimerais, je l'agrandirais, je l'afficherais dans mon salon et je m'en ferais une cible idéale pour jouer aux fléchettes !
Pensez que ces gens, parfaitement incapables de tenir une heure devant une classe, s'autorisent, et avec quelle fatuité, quelle inébranlable conviction d'avoir raison, quel incroyable mépris, toujours l'insulte aux lèvres, à donner des « conseils » à des jeunes qui, eux, ont mené à bien de vraies études ! Quelle dérision ! Quel scandale !
à lancetre
De funkystefffff
Citoyen Grolandais du côté de ma mè... | 23H38 | 05/05/2009 |
édité
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 19H13 | 05/05/2009 |
Tout cela serait merveilleux si ces formidables pédagogues de gauche, libérateurs et coopératifs n'avaient pas gardé le meilleur du cléricalisme, la certitude d'avoir raison et la volonté d'imposer leurs idées à tous, en particulier à l'IUFM.
Un choix pédagogique peut tout à fait se concevoir, si les parents ont aussi le choix de l'école qu'ils veulent pour leurs enfants. Est ce le cas chez ce monsieur.
Enfin l'esprit de résistance à l'oppression dépend surtout d'un esprit libre, capable de résister à toutes les propagandes. L'éducation donnée par le père du Général de Gaulle lui a donné le courage de résister. Etait il anarchiste ?
à philippe.edmond
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 12H15 | 06/05/2009 |
-« L'éducation donnée par le père du Général de Gaulle lui a donné le courage de résister… »
Attention, de Gaulle n'a pas « résisté » tel un maquisard, un réfractaire, un clandestin en France, mais il a su dire « non ! “ ( ce qui n'est déjà pas si mal pour un militaire…) , ensuite toute son histoire se résume en des fuites, comme celles de Varennes : Londres, Colombey, Baden-Baden, l'Irlande…
De Gaulle anarchiste ?
& ta soeur ?
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 19H51 | 05/05/2009 |
J'en profite pour signaler un autre bouquin, qui s'attaque au fond, pas à la forme, mais bon…
« nous sommes un groupe de onze collègues en activité ou à le retraite qui venons de publier chez L'Harmattan un livre parfaitement subversif et iconoclaste intitulé
“L'enseignement de l'histoire-géographie de l'école élémentaire au lycée : vecteur de propagande ou fondement de l'esprit critique ? ”
En 285 pages nous avons labouré les programmes, les circulaires d'application de l'Inspection et les manuels d'HG publiés par les maisons d'édition pour tenter de remettre sur ses pieds un enseignement que les puissants de ce monde mettent sur la tête pour tenter de faire croire aux enfants et adolescents que la marche du monde est ainsi faite et sûrement pas ouverte à d'autres solutions que celles de la crise, de l'Union européenne et “des” totalitarismes parfaitement amalgamés. »
Même si les livres c'est « J'écris, tu lis », çà peut aider…
à Autist Reading
De lancetre
20H11 | 05/05/2009 |
Merci pour la lucidité de votre dernière phrase ! Effectivement, le livre, c'est « j'écris, tu lis », de même que l'enseignement efficace, c'est « le professeur, qui a fait des années d'études et maitrise son sujet, transmet ses connaissances, et les élèves, qui sont là pour découvrir ce dont ils ignorent tout, écoutent et apprennent ».
Il n'existe AUCUNE autre manière sérieuse d'apprendre !
Que penserait-on d'un lecteur qui se prendrait pour Camus, ou Sartre, et affirmerait qu'il en sait autant qu'eux, avant de les lire ?
Et le plus utile pour s'instruire, est-ce de lire Sartre ou d'écouter pérorer un individu qui vous explique comment lire un dépliant publicitaire, au motif que Sartre, c'est un peu pareil, c'est plein de mots, mais trop « élitiste » pour vous, laissez-le aux élèves de Janson de Sailly et découvrez plurôt les beautés stylistiques des pubs de l'hypermarché du coin ! Meirieux, c'est ce cuistre !
Et un type qui accepte de faire souiller par un Meirieu la quatrième de couverture de son opuscule ne mérite certes pas d'être lu !
à lancetre
De Veum
doctorant | 21H20 | 05/05/2009 |
Bon allez une seule réponse. Déjà vous prouvez que votre éducation ne vous as pas permis d'obtenir un niveau correct en lecture : la phrase de cet article est « tout enseignant qui s'en tient au sempiternel “ je parle, tu écoutes ” est » etc. Notez l'importance du « s'en tient à ». Il ne s'agit pas ici de dire que les élèves savent tout aussi bien que le prof. Il ne s'agit pas de dire que la transmission de connaissances ne nécessite pas certains moments de discours du prof, et d'écoute des élèves. Ainsi il est prévu dans le fonctionnement de cette école un affichage des moments « collaboratifs », où les élèves peuvent discuter entre eux, et des moments de transmission pure, où ils doivent faire silence. C'est explicitement inscrit dans le projet d'école.
Quant à la lecture, un livre permet aussi de nourrir un débat, ce qui est plutôt dans le collaboratif non ?
à Veum
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 22H00 | 05/05/2009 |
Un peu de respect pour l'ancêtre qui a très bien vu où je voulais en venir.
Les discours iufmesques sur la pédagogie du fait religieux qui produisent des collégiens transversalement analphabètes, on connait !
Les patrons-ministres quand ils n'ont pas réussi à nous faire avaler une merde, disent qu'ils ont manqué de pédagogie.
Quand leurs employés n'arrivent pas à fourguer le fait religieux et la prose du Monde, repoussant l'apprentissage de la division au collège, et ben ils disent comme leurs patrons.
Pour enseigner, il faut savoir. Il est là le problème actuellement.
Merci mérieu, merci le ps, merci l'iufm…
à Veum
De lancetre
00H01 | 06/05/2009 |
Aucune éducation ne permet d'obtenir un niveau correct en lecture.Avoir une bonne éducation, c'est par exemple être capable d'écouter,ne pas insulter l'autre, l'agresser, hurler, se croire au centre du monde…Vous vous rappelez ? « l'élève au centre »…Et l'omniscient ministre au centre de tout,supérieur à tous, mais dont le Canard Enchainé avait relevé les lacunes en physique, et dont Haroun Tazieff avait montré qu'il ne maîtrisait guère, malgré son tempérament, la vulcanologie…
Avoir une bonne instruction, par contre, c'est par exemple savoir conjuguer correctement l'auxiliaire « avoir ». Quoique non doctorant, jamais je ne réponds à quelqu'un « bla bla bla » en guise d'argumentation, et jamais je n'écris « votre éducation ne vous AS… » Mais je crois avoir deviné : sans doute êtes-vous doctorant en « sciences de l'éducation » ? Alors vous êtes définitivement perdu !
à Veum
De lancetre
00H08 | 06/05/2009 |
Quel charabia ! ! !
Pour expliquer que des enfants parlent entre eux, vous évoquez des « moments collaboratifs » ! ! !
Et un enfant qui écoute son prof, c'est « un moment de transmission pure » ! ! !
Décidément, les « référentiels bondissants aléatoires » n'ont pas disparu ! (pour ceux qui ne maîtrisent pas la novlangue iufm, cette expression désignait des ballons ! )
Mais vous rendez-vous compte de la cuistrerie que vous affichez ?
Etes vous totalement insensible au ridicule achevé de votre prose ésotérique ?
à Veum
De framboise92
rubea idaeus refleurira. | 06H04 | 06/05/2009 |
Mais des débats dans les classes existent déjà dans l'école actuellement, ce n'est pa nouveau .
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 22H21 | 05/05/2009 |
Je propose qu'on mette les gosses toutes la journée dans la cours, en interdisant aux sales intellos de leur parler afin qu'ils écoutent, pour voir combien de temps ils mettront à comprendre que la Terre est plate et que le Soleil lui tourne autour.
Il n'y a que trois problème à l'école :
Les profs iufm sont ignares
La « Vie Scolaire » est de type policière
Les bâtiments sont de type pénitentiaire
Cela vient peut-être du fait que dans le monde « adulte », les dirigeants d'entreprises, l'Etat, et l'urbanisme ont les même « qualités ».
De Compte supprimé le 4 janvier 3
| 23H40 | 05/05/2009 |