
La fin du « Monde de l'éducation » : la pédagogie n'intéresse pas les profs
Mobilisé depuis quelque temps sur un autre « front » que celui de l'éducation (70e anniversaire de la « retirada », la fin de la guerre d'Espagne), voici que s'impose à moi la nécessité de faire un état des lieux après une si longue absence.
Première constatation qui, sauf erreur ou inadvertance, a été fort peu commentée : la disparition du « Monde de l'éducation » réduit à n'être plus qu'un supplément au quotidien.
Ce n'est pas là une simple péripétie économico-médiatique mais un événement extrêmement significatif dans… le monde de l'éducation.
A cette nouvelle, en effet, m'est immédiatement venu à l'esprit le souvenir de ces dernières années d'activité, comme on dit (comme s » il n'y avait plus rien après) dans ce collège dit difficile au pied de Belleville, où j'ai vécu de bien belles années avec des élèves remuants et quelques enseignants amicaux.
« De toute façon, tu es le seul à le lire »
Le collège, comme tous les établissements ou presque, était abonné au « Monde de l'éducation » et la documentaliste (salut Françoise), dès qu'elle le recevait venait me le remettre ou le déposer dans mon casier salle des profs. « De toute façon », disait-elle, « tu es le seul à le lire », alors…
Alors c'est fini, ou presque. Je tenais ce mensuel pour ce qui se faisait de mieux en matière d'éducation et pas seulement en France.
J'y ai beaucoup puisé dans des dossiers extrêmement fouillés et clairement présentés, dans des reportages sur les écoles différentes et les expériences innovantes, dans les entretiens avec des personnalités multiples et passionnantes.
Pour tout cela je tiens à saluer Brigitte Pérucca et toute l'équipe (je ne peux tous(tes) les citer, ils sont donc tous là) qui pendant des années m'a accompagné et stimulé. Salut.
Le constat cependant demeure : fort peu d'enseignants fréquentaient « Le Monde de l'Education » comme ils sont fort peu nombreux, relativement à leur nombre, ceux qui fréquentent publications et sites traitant de pédagogie.
Peu de professeurs s'intéressent à la pédagogie
Comment se fait-il ? Fort simplement : ils sont peu nombreux les enseignants qui s'intéressent à la pédagogie.
La pédagogie c'est-à-dire, précisons, le mode de vie dans l'école et non comme il est trop souvent compris la liste des « recettes », des « kits » pour « tenir sa classe » et des « ruses » manipulatrices (Sciences humaines, n° 203, avril 2009), car il semble que l'on en soit là.
Mais alors pourquoi ? Tout simplement parce que l'on n'enseigne pas la pédagogie dans les IUFM. Sauf exception.
On y fait des choses qui ressemblent à de la didactique, on se demande comment « faire passer » telle ou telle notion et l'on se heurte alors au préalable que les plus délurés des apprentis-enseignants ne manquent pas de poser : encore faut-il être en mesure de « faire passer » et pour cela de « tenir sa classe », de sorte que l'on en revient aux recettes, aux kits et aux ruses.
Et l'on continue à ne pas faire de pédagogie, c'est-à-dire à penser la manière de construire dans l'école un mode de vie qui permette et favorise l'acquisition de connaissances et de savoirs. Mais alors pourquoi, une fois encore ? Tout simplement parce que, par essence même, la pédagogie est révolutionnaire.
La pédagogie risque trop de bouleverser leur train-train quotidien
La pédagogie, en effet, est cette démarche qui se donne pour mission d'accompagner, de faciliter et de permettre l'accès d'un être déterminé à son émancipation c'est-à-dire à sa libération de déterminations impératives.
Ce n'est pas, ce ne peut être en aucun cas, la manière de produire une main-d'oeuvre adaptée à on ne sait trop quels « besoins ». Cela c'est de la formation qui ne doit venir que bien plus tard quand l'être apprenant est en mesure, autant que faire se peut, de choisir ce que sera son proche avenir.
Son proche avenir et non sa vie, toute sa vie, car on a aussi le droit de se tromper, de changer, de tâtonner comme le font si bien nombre de ceux qui fréquentent « l'école des riches » et qui de ce fait ont le temps de voir venir et de choisir en connaissance de cause, de leur cause.
Les enseignants dans leur grande majorité ne s'intéressent pas à la pédagogie parce que, en outre, la pédagogie révolutionnant le mode de vie dans l'école, révolutionnerait leur quotidien, leur propre mode de vie. Ils préfèrent ignorer et ne pas lire « Le Monde de l'Education ».
Et ils ont tort car les enseignants peuvent tout, peuvent particulièrement oeuvrer en compagnie de parents (comme le font certains aujourd'hui, je le sais bien) à ce que les enfants les plus démunis accèdent eux aussi à la possibilité de choisir leur vie.
Ils peuvent tout à condition qu'ils consentent à s'extirper de la routine, des heures se succédant, insipides, des cours rabâchés, des paquets interminables de copies pour entrer enfin dans la vie vraie, qui, à l'école, est toute dans la pédagogie.
L'état des lieux se poursuivra prochainement.
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De kawouede
22H06 | 29/03/2009 |
Certes c'est un peu triste… Mea culpa, ces questions m'intéressent mais je ne l'ai jamais lu ou presque.
Cela dit le communiqué sur le site du Monde de l'Education est plus positif : en gros, ça continue un peu, et ça va se transformer en site internet + riche et dynamique… pourquoi pas un rue89 de l'école ? les jeunes collègues iraient peut-être un peu plus vers les débats sur la pédagogie…
(on trouve déjà des choses intéressantes sur le blog de Luc Cédelle, ainsi à propos du film La journée de la jupe récemment…)
De Madmad
passante | 22H15 | 29/03/2009 |
Ca c'est une nouvelle ; on le regrettera !
Mais… il faut bien avouer que je ne l'ai (presque ? ) jamais acheté, pas plus que les autres outils tels que les Cahiers pédagogiques et autres revues de pédagogie : je consulte les articles qui m'intéressent dans des numéros de CDI ou bibliotèques.
La question de la viabilité économique doit donc finir par se poser un jour…
De Hemenate
22H31 | 29/03/2009 |
Education :
« La pédagogie, en effet, est cette démarche qui se donne pour mission d'accompagner, de faciliter et de permettre l'accès d'un être déterminé à son émancipation c'est-à-dire à sa libération de déterminations impératives »
Tout cela est très intéressant, mais je pense que si le pédagogisme comporte des points positifs, il devient réellement problématique quand il est pratiqué, comme c'est le cas depuis déjà un bon moment, au détriment du savoir, qui selon moi est tout de même la fonction principale de l'école.
Avec le pédagogisme jusqu'au-boutiste on enseigne une forme à la place du fond, une méthode à la place d'un savoir. Et je pense pourtant que le savoir est le premier facteur d'une émancipation.
Raisonner sans éléments est un non-sens.
A la place de se forger des opinions à partir d'un savoir solide, on apprend à l'élève à douter de tout avant même de connaître le fond du sujet.
Cette remise en cause systématique a conduit fatalement à la remise en cause de son professeur, et à son rabaissement au niveau de l'élève.
A cela s'ajoute le prêche anti autorité ambiant, qui amalgame l'autorité de simple commandement avec l'autorité de compétence.
J'ai eu mon bac il y a quelques années, dans un lycée tranquille ayant de bon résultat au baccalauréat, et même là le respect du professeur est réellement défaillant, la reconnaissance en son professeur d'une personne de connaissance au sens noble du terme est marginale, voire inexistant.
A partir de là, on ne prend pas vraiment au sérieux ses professeurs, et à partir de là je ne vois pas pratiquer un enseignement de qualité.
J'ai le sentiment que face à cette dérive du pédagogisme, on réalise une saignée pour arrêter l'hemmoragie… Face à cet état de fait on considère qu'il faut faire des efforts de pédagogie pour intéresser l'élève, ce qui rabaisse encore plus le professeur et le niveau de l'enseignement au sens de savoir transmis.
Si il est vrai que le niveau global d'une classe d'âge a augmenté (il me semble qu'environ 60% d'une classe d'âge a son bac), le niveau final est, mis à part une certaine élite, en chute libre.
Nous sortons du lycée avec un orthographe lamentable, une maîtrise de l'histoire très approximative, un niveau de langue vivantes exécrable au regard des années passées à les étudié, etc…
Je pense donc que dans ces termes le niveau baisse réellement, de plus dans un souci d'égalitarisme on repousse le plus possible la sélection, sélection qui de toute façon aura lieu sur le marché du travail.
Cet affaissement du niveau, sous couverts de bonne intentions (pédagogisme, égalité…) cautionne malheureusement un système de reproduction des élites. Les enfants des familles financièrement privilégiés ont un accès en général plus facile et constant à la culture, ils sont parfois inscrits dans des écoles privés par des parents athées privilégiés, se font payer des cours particulier qui leur permettent d'avoir les concours des grandes écoles, etc…
Un différentiel culturel global existerai sûrement toujours entre familles pauvres et familles privilégiées, mais je pense que ce différentiel peut être réduit en augmentant considérablement le niveau scolaire.
Je pense que si on en demande plus aux élèves, le professeur récupérera une noble autorité de compétence, l'enseignement n'en sera que plus efficace et surtout : plus on sera exigeant à l'école publique, plus le différentiel baissera entre familles pauvres et privilégiés (plus on part de haut, moins un cours particulier fait de différence sur le niveau final…).
Ce retour à une certaine forme d'élitisme, devrait également être accompagné de nombreuses filières de réinsertions dans le tronc commun, pour les élèves qui ayant lâché à un moment sont à désireux de se remettre à travailler.
Bref, je pense que l'éducation actuelle nécessite d'urgence un profond débat dépassionné, et pragmatique.
à Hemenate
De fantome de la nuit
insomniaque | 23H19 | 29/03/2009 |
Que le niveau culturel de notre époque soit déplorable, soit.
Alors, « c'était mieux avant ? » Tentons pourtant d'observer, sur Rue89, la qualité de l'orthographe des plus anciens (ceux qui se présentent comme « retraités »). Est-elle meilleure que celle des plus jeunes ? Non.
Le passéisme sclérose le débat, et le procès fait au « pédagogisme » le pervertit. Il n'est pas sérieux de prétendre que le souci pédagogique régit l'univers de l'éducation.
Mais bon, comme en tellement d'autres circonstances, c'est tellement plus facile de se défouler sur des boucs émissaires que de poser des questions de fond…
à fantome de la nuit
De kawouede
23H30 | 29/03/2009 |
totalement d'accord avec vous, fantôme sans accent, qui avez étudié chez pacman ; -)
Vive le pédagogisme et à bas Brighelli sombre inspirateur de Darcos ! (pour faire un peu sévère, mais juste)
à kawouede
De fantome de la nuit
insomniaque | 23H54 | 29/03/2009 |
S'il n'y a pas d'accent, c'est pour une raison technique : j'avais peur que la machine ne les comprenne pas… Eh oui, j'ai des lacunes… En informatique notamment… Je ne suis pas omniscient, d'ailleurs je ne connais pas ce Brighelli…
à fantome de la nuit
De falibade
Sur la bade. | 08H08 | 30/03/2009 |
Ne vous inquiétez pas, gentl fantôme, les forhommes sont infestés de « surveillants » fielleux et jaloux qui traquent les accents circonflexes mais qui ne postent pas O !
Ils ont du temps, leur maison respire le propre et leur assurance-vie est épargnée !
à fantome de la nuit
De Hemenate
23H46 | 29/03/2009 |
« Tentons pourtant d'observer, sur Rue89, la qualité de l'orthographe des plus anciens (ceux qui se présentent comme “ retraités ”). Est-elle meilleure que celle des plus jeunes ? Non »
Très contestable, d'autre part je ne sache pas que Rue89 soit un échantillon représentatif de la population.
Par ailleurs, le fait de venir participer sur un article politique plutôt que sur les « blog de jeunes » pourrait bien constituer une sérieuse sélection…
« Que le niveau culturel de notre époque soit déplorable, soit »
Comment le faire monter, avec du pedagogisme ?
« c'est tellement plus facile de se défouler sur des boucs émissaires que de poser des questions de fond… »
Vous en êtes effectivement la preuve.
Vous vous contentez de stigmatiser un « passéisme » sans aucune reflexion à l'appui.
Idem pour kawouede qui s'est contenté d'un très profond : « Vive le pédagogisme et à bas Brighelli “
Question annexe :
Passéiste est péjoratif, a contrario que faut-il être ? Moderne ?
Qu'est-ce donc qu'être moderne ?
PS : Vous noterez qu'il y a peine quelques mois, c'était les opposants de l'ultralibéralisme qui était taxé de ‘passéistes’…
à Hemenate
De fantome de la nuit
insomniaque | 00H16 | 30/03/2009 |
Mouais, enfin, quand on voit les raisonnements que vous employez pour vous en prendre au « pédagogisme », on se dit qu'on préfèrerait parfois ne pas avoir de cerveau pour lire cela !
Je m'excuse de vous laisser à vos savantes analyses philosophiques, j'ai quelques boucs émissaires à massacrer avant d'aller me coucher.
à fantome de la nuit
De Laurent18
Agriculteur | 07H57 | 30/03/2009 |
Assez ridicule cette querelle de fonctionnaire issue ou rejeton de la vague 68arde ? …
à Hemenate
De Alt-Z
Jeune délibéral. | 07H41 | 30/03/2009 |
Le problème de l'école n'est-il justement pas que le (futur) enseignant se rêve transmetteur de savoir, oubliant trop souvent que cela ne peut qu'aller de pair avec un rôle d'éducateur pleinement assumé ?
En l'état, il me paraît difficile de blâmer les enfants / ados parce qu'ils n'arrivent pas le matin avec la soif d'apprendre. Si c'était là le sens de votre propos, alors effectivement, cela bloque tout débat.
La pédagogie est ce qu'on a trouvé de mieux pour remplacer le châtiment corporel de la III° République, et une rigidité du rapport à l'autorité qui n'est ni souhaitable, ni viable : ce sont somme toute les élèves qui l'ont faite voler en éclat. Parce qu'on ne leur apprend pas tant à « douter de tout » qu'à réfléchir librement.
Le pédagogique, que vous employez comme un gros mot, n'est pas enseigné dans les IUFM. Mais peut-être l'amalgamez-vous à ce que l'article qualifie, lui, de « ruses, recettes et kits », lesquels sont évidemment voués à l'échec ?
Je n'ai pas d'avis arrêté sur la question, alors d'accord pour un débat dépassionné. Mais à mon avis, vous avez mal cerné votre cible. Sauf quand vous demandez : qu'est-ce qu'être moderne ?
Car en effet, que doit être l'enseignement moderne ? Quel serait le rapport professeur-élève idéal, dans une société qui n'a déjà plus rien à voir avec celle des années Mitterrand, et dont il faut accepter le fait qu'elle est encore vouée à muter, évoluer, se déstructurer et se reconstruire à une vitesse de plus en plus grande ?
à Hemenate
De falibade
Sur la bade. | 06H27 | 30/03/2009 |
Elle nécessite surtout des moyens necessaires. car les débats passionnés, ils existent, ne serait-ce que dans la pédagogie quotidienne !
En maternelle et en primaire, en tout cas !
Alors, venez dans les classes et vous verrez la passion et la fatigue que cela implique !
à Hemenate
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H18 | 30/03/2009 |
@ Hemenate
Ne confondons pas le « pédagogique » et ce « pédagogisme » pompeux et creux que répandirent toutes ces années les Diafoirus de l'éducation.
à Hemenate
De Hybrid
Artiste | 11H30 | 30/03/2009 |
Quelques réflexions.
Le but de la pédagogie est, précisément, de demander plus des élèves en assurant le cadre dans lequel ils peuvent donner de leur meilleur. Ceci en sachant que leur meilleur est souvent inattendu et source de mise en question permanente.
La doctrine Darcozienne est que l'école est là pour fournir, à la sortie, un produit servile et serviable capable de reproduire les gestes requis par l'oligarchie de Neuilly.
Qu'est-ce qui fait que la Scandinavie est sortie de la crise des années 80 alors que la France y est toujours dedans ?
L'éducation et deux notions fondamentales.
La première est que le savoir s'acquiert tout au long de la vie, il n'est plus envisageable de concevoir « un savoir » a ingurgiter à l'enfance qui va servir jusqu'à la retraite. L'école est alors la préparation à une vie d'apprentissage - qui peut s'avérer plus que nécessaire quand une filière cesse de fonctionner et toute une population doit se réorienter.
La deuxième est que les savoirs manuels et sociaux sont aussi importants et digne de reconnaissance que le savoir académique. L'école est un lieu de citoyenneté et non simplement une course aux « niveaux ».
Il ne faut pas oublier que l'école publique, à son institution, avait cette mission. L'instituteur était, en quelque sorte, l'ambassadeur de la République citoyenne, surtout en milieu rural. Et c'est toujours une question d'actualité, autant dans les quartiers que dans les fiefs catholiques, tels qu'on trouve en Bretagne et la Vendée.
Si l'école manque de l'argent, voilà une proposition simple : que ceux qui envoient leurs enfants dans « l'école libre » paient le vrai cout de cette prestation.
De Nestor Romero (auteur)
Ancien enseignant | 17H12 | 30/03/2009 |
Moi aussi je trouve que tout cela est intéressant, tout ce que vous écrivez. Il est simplement dommage que pour discuter une thèse l'on commence par lui appliquer une qualification disqualifiante. Le pédagogisme : qu'est-ce donc que cela ?
Qui, parmi les pédagogues, a jamais enseigné « 'une forme à la place du fond' », « 'une méthode à la place d'un savoir' » ? Comme si tout cela était antinomique, comme si le savoir pouvait se passer de forme, de méthode, et réciproquement.
Quant à l'autorité du professeur, il serait bon de se demander s'il ne lui est pas porté atteinte d'abord par les enseignants eux-mêmes qui acceptent de travailler dans un système éducatif qui non seulement reproduit l'inégalité sociale mais, dans une large mesure, la produit.
Le modèle du professeur seul dans sa classe ne fonctionne plus depuis longtemps. Il est temps de s'en apercevoir de manière que les professeurs retrouvent « 'l'autorité de compétence' » mais plus encore l'estime de leurs élèves.
N. R.
à Nestor Romero
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 18H56 | 30/03/2009 |
Pour aller plus au delà de l'écume…
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les relations entre l'Europe, l'ERT, l'OCDE, l'OMC, le processus de Bologne, la stratégie de Lisbonne et la marchandisation de la connaissance à l'échelle européenne et mondiale…
Une conférence de Geneviève Azam, Enseignante-Chercheure et membre du conseil scientifique d'Attac.
> http://www.dailymotion.com/search/azam/video/x8rxrj_du-processus-de-bolo…
à Nestor Romero
De leo s
noyaudecondensationdanslanébuleused... | 19H12 | 30/03/2009 |
« Mobilisé depuis quelque temps sur un autre “ front ” que celui de l'éducation (70e anniversaire de la “ retirada ”, la fin de la guerre d'Espagne), … »
très bon dossier sur le monde 2 de cette semaine (qui paraît encore) consacré aux réfugies espagnols
à Nestor Romero
De falibade
Sur la bade. | 19H20 | 30/03/2009 |
La prochaine fois, évitez ce genre de stress !
Merci ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
à Nestor Romero
De falibade
Sur la bade. | 19H24 | 30/03/2009 |
J'accepte parce que j'aime ce métier eh !
Et puis bon, vous m énervez au possible.
Que voulez-vous, tout le monde ne peut pas changer de métier comme cela. De plus, on travaille en « quipe, alors faîtes votre nouveau travail et basta, ok ?
A vomir !
De EulChe
Humaniste hère | 23H29 | 29/03/2009 |
Complètement d'accord avec vous.
Au delà des IUFM, il suffit de voir ce qui est demandé comme diplôme pour devenir « prof ». On demande un niveau dans la matière enseignée, mais nulle notion de pédagogie. Résultat, des cours trop souvent « magistraux » pendant lesquels les élèves décrochent et ne se sentent pas impliqués. Bien loin en tout cas de pays où les études pour devenir professeur ont à la fois un cursus pédagogique et un cursus dans la matière enseignée.
Mais c'est vrai qu'un tel cursus demande de faire un choix en début d'étude, pas par défaut au moment de se retrouver sur le marché du travail…
à EulChe
De falibade
Sur la bade. | 07H42 | 30/03/2009 |
La pédagogie s'apprend aussi sur le tas, malheureusement, et les enseignants PE 1 qui sortent des IUFM sont loin d » être des incapables ! Ils savent mener une classe en ateliers, sont au courant et se fondent dans les classes avec brio. (avec qui ? ). Ils doivent préparer un mémoire, etc….ont à faire à plusieurs classes, différents niveaux, s'adaptent on ne peut mieux.
Ne tirons pas sur les profs !
Du primaire, en tout cas ;
NB : trop de fiches toutes faites, cependant, mais, « aux cours », aux ateliers des années, ils décortiquent les notions, équipe pédagogique aidant…formation, stages.
Si le secondaire est différent, les professeurs des écoles de maternelle font un travail remarquable ! D'ailleurs, les professeurs du secondaire aussi, je pense que c'est une question de personnalité.
Dommage, elles vont disparaître. Cela commence déjà.
Quant au Monde Pédagogique, les salaires des professeurs ne sont pas extensibles ! Les abonnements /papier sont chers dans un petit budget ! Ceci-dit sans plaisanterie aucune ! !
Eh ! oui. Je sais de quoi je parle, je ne poste pas à l'aveuglette. (où ça ? )
---------Le Monde Pédagogique ferait bien aussi de tenir compte du contexte actuel et de se tranformer en MONDE PSYCHOLOGIQUE, ce serait aussi utile ! --------------------------------
Ne vous inquiétez pas pour les professeurs, is se forment à longueur de journée….ne serait-ce qu'en faisant leur bilan du soir, de la semaine, leurs évaluations, leur pédagogie différenciée, leurs interrogations sur le remédiations à apporter, leur recherche dans la presse, les livres, les conseillers, aussi et leur expérience face aux élèves actuels qui manquent d'écoute et de stabilité. Sans cesse oblgés de se remettre en cause pour remédier.
Autre chose : ils postent quand ils le peuvent, et s'is oublient des octets, ils le savent, ils forment aussi en Informatique, en Sciences, dans tous les domaines. Ils sont « surveillés » par des inspecteurs ! !
---------- Z'êtes satisfaits ?
Et ils vont en vacances qu'ils se paient dans leur salaire pour ne pas finir à l'asile prématurément ! (vacances selon leurs petits moyens).
Sauf ceux qui sont mariés à des cadres, c'st ce qui se passe de plus en plus, le salaire d'enseignant étant devenu une misère.
Les nouveaux enseignants sont issus, à présent de milieu plus aisé ---- en moyenne -------que les anciens. Une license, un master…..un doctorat, bientôt ? ?
N'importe quoi !
ON N'AVAIT PAS BESOIN D'UN ARTICLE comme CELUI-LA en ce temps de mépris et de CASSE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Vraiment pas ! Vraiment pas !
FIN
De skalpa
actif et militant ? | 00H32 | 30/03/2009 |
Ils veulent peut-être faire plaisir à leur ministre…
Ils ne veulent peut-être juste qu'exercer un métier…
Ils ont peut-être oublié que l'école prépare les citoyens de demain…
Ils ont peut-être trop de difficultés….
Ils ne sont peut-être plus militants…
Ou peut-être que le monde de l'éducation ne parle pas tant de pédagogie que ça ?
Ils vont peut-être voir ailleurs ?
http://www.cahiers-pedagogiques.com/
http://ecolesdifferentes.free.fr/
http://educpol.over-blog.com/
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
etc… etc…
En tout cas, malheureusement ce n'est pas la totalité, comme dirait Darcos, 2000 sur 364 000, ce n'est pas beaucoup…
http://kprodukt.blogspot.com/2009/03/manif-en-images.html
à skalpa
De falibade
Sur la bade. | 06H25 | 30/03/2009 |
Allez voir en maternelle ce qui s'y passe : de la qualité ! (et du rendement ! )
-----------------------------------------------------------------------------------
Quant au monde de l'Education, il y a aussi d'autres moyens de s'informer à présent. Il est victime de l'informatique, ne pas tout mélanger. De plus ; le net est gratuit et les réunions aussi !
Formation des enseignants sur les échos albums en maternelle, sur le langage, etc…
Le primaire ne suit pas parce qu'il subit la pression et qu'il ne s'est jamais bien investi dans les cycles.
Cat article est plein de parti pris. ! !
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 00H47 | 30/03/2009 |
« Ils peuvent tout à condition qu'ils consentent à s'extirper de la routine, des heures ….. »
Ben oui à condition qu'ils commencent ou recommencent à tout simplement penser et à trouver ou retrouver ce qui les a poussé à devenir enseignants.
J'ai eu la chance d'avoir deux ou trois bons professeurs qui m'ont appris la curiosité et le chemin pour la satisfaire, autrement dit ils m'ont appris à apprendre et je me rends compte aujourd'hui, parce que c'est maintenant facile avec internet, qu'il est possible d'avoir très facilement accès aux conférences, séminaires et différentes communications mises en ligne par le Collège de France, le CNRS ou autres organismes qui étaient réservées dans le passé à quelques privilégiés issus de la bourgeoisie d'argent (pas de coeur)
Cette nouvelle facilité offerte à tous explique peut-être en partie la baisse de considération de leur fonction par les enseignants.
De Lionel Dominique Guérin
écolo | 01H46 | 30/03/2009 |
lorsque l'on voyage au Danmark ou en Allemagne, on se rend compte que l'école française est une prison. Horaires délirant, absence totale d'encouragement à la créativité, violence des rapports entre l'institution est les élèves, zéro démocratie, professeurs piteux… Pas étonnant que les jeunes votent en majorité soient de droite et selon les enquêtent plébiscitent, à la différence de tous les autres jeunes des pays développés, les valeurs de respect, d'obéissance et de surveillance.
Pauvre France.
à Lionel Dominique Guérin
De falibade
Sur la bade. | 07H49 | 30/03/2009 |
pfffffffffff
Allemagne ? ? ? ?
Danemark ? ? ?
ok, mais pas une raison pour voter à droite, pauvre France peuplé de gens qui ne savent pas analyser.
Des tas d'articles sont postés pour a-n-a-l-y-s-e-r le rapport PISA L'EN est répressive, ça c'est sûr !
mais l'Allemagne n'est pas un modèle ! ET PUIS DES TAS DE FACTEURS ENTRENT EN JEU ! ! !
Ne serait-ce que le petit facteur zy qui a envoyé une lettre aux « zzzzéducateurs » en 2007 méprisable alors qu'il fait out le contraire de ce qu'il est censé demander ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Bon, lisez avant de poster la droite !
Pensée de mes deux !
ciaooooooooooooooooooooooooooooooo
NB : taper charlie hebdo G8 2004 Dutreil : tout est là : la CASSE du PUBLIC !
à Lionel Dominique Guérin
De Laurent18
Agriculteur | 08H58 | 30/03/2009 |
Réformer ?
oui mais dans un système ou l'on veut bien changer les choses mais sans rien toucher, ça risque de prendre un peu de temps…
à Lionel Dominique Guérin
De tlaloc
Retraité | 18H12 | 30/03/2009 |
un petit neveu une petite fille d'amis tous provenant de l'enseignement privé ont fait un échange scolaire en Allemagne, ils surtout libres de ne rien faire même téléphoner en classe à tel point que Me Merkel veut réformer le système allemand considéré comme non productif
De liberationdelevangilepopulaire
sans mandat du ciel ni de quiconque | 05H47 | 30/03/2009 |
L'éducation du monde est entre de mauvaises mains, éduquons nous nous-mêmes !
Leçon numéro 1 :
L'argent ne va qu'à l'argent, et c'est un puits sans fond.
Inutile donc de continuer à le remplir,
Apprenons à nous préserver de servir leur système.
: //anarchieevangelique.wordpress.com/
à liberationdelevangilepopulaire
De falibade
Sur la bade. | 07H07 | 30/03/2009 |
quand votreanarchie de je ne sais pas trop de quoi d'ailleurs ,
…ah ! oui, …évangélique,
aura dépassé le Maître, on en reparlera.
----Ni Dieu, ni Maître--------, moi aussi c'est ma devise (en pensée) mais je le prends autrement que vous ! (Vous ne trouverez pas l'explication dans le Monde de l'Education, j'en ai bien peur)