La tendance à tout évaluer, signe d'une marchandisation de l'école

Il y faut du temps : dix, quinze, vingt ans et plus pendant lesquels des voix isolées n'ont cessé de dénoncer cette volonté dite libérale de soumettre la moindre activité humaine au modèle et aux lois de l'entreprise.

Cette idéologie de la contrainte se saisit du lexique de l'émancipation : liberté, responsabilité, autonomie, épanouissement, talent, pour le corrompre et mieux (dé)former ainsi l'être humain à la loi de la compétition, au défi du « challenge ».

Voici des années en effet que sont dénoncés les dangers de la « marchandisation » de l'école. Lire par exemple Nico Hirtt, « L'Ecole prostituée » (éd. Labor) ou Christian Laval (« L'Ecole n'est pas une entreprise ») éd. La Découverte, par exemple).

Les calamités alors s'accumulent : compétition et évaluations dès le plus jeune âge sous prétexte de déceler les déficiences, les déficient(e)s et de les aider entre 17 heures et 18 heures, ce mensonge que tous les enseignants qui tentent de travailler avec ces élèves à ces heures-là peuvent attester.

Les enfants en difficulté méritent mieux qu'un soutien en forme d'aumône

Tout cela, cette fameuse « aide », à été fait depuis longtemps sous diverses dénominations : soutien et approfondissement, études dirigées ou encadrées, aides individualisées, tout cela dans les années 80 et 90 au cours des différentes tentatives de « rénovation du collège », sans plus de résultats.

Parce que, tout simplement, il n'est pas possible de travailler sérieusement avec des enfants (et des professeurs) qui n'en peuvent plus à ces heures-là.

Et puis ces enfants dits en difficulté méritent mieux que ça, mieux que cette espèce d'aumône que l'on donne aux pauvres en passant, sans les regarder.

Ils méritent tout notre savoir-faire et nous savons faire si nous le voulons et si l'on ne nous interdit pas de faire ce qui est à faire.

Car ce ne sont pas les enfants mais l'école qui est en difficulté. Eux ils sont trop jeunes pour être déclarés en difficulté. Trop jeunes pour être privés d'espoir.

Une tendance à faire de la société une juxtaposition d'entreprises

Mais l'école qui devait être émancipatrice pour tous devient centre de formation, lieu de production de « ressources humaines » de toutes sortes, depuis ceux que l'on nomme sans vergogne élites jusqu'aux derniers des derniers -ceux dont on dit sans plus de vergogne qu'ils sortent de l'école dépourvus de la moindre qualification.

Ne sont-ils pas produits par l'école ces disqualifiés ? Non seulement produits mais réputés peu méritants par l'idéologie du mérite.

De sorte que leur rétribution correspond à cette absence de mérite et les condamne ainsi à mener une vie d'outil humain, et leurs enfants avec, sauf exception que le libéralisme alors met aussitôt en exergue comme preuve de ses libéralités.

La crise aidant, apparaît de plus en plus nettement cette tendance à transformer la société tout entière en une vaste juxtaposition d'entreprises : entreprise de l'éducation élémentaire, secondaire et universitaire, de la santé, du courrier et des communications, de la presse, des transports, entreprise de tout.

(A ce propos, la presse a largement relayé la « victoire » des manifestants des gares de Gourdon et Souillac et donc, bien sûr suggéré la fin du mouvement. Méfiance, les décisions seront prises samedi prochain par l'AG extraordinaire de l'association « Tous ensemble pour nos gares… », allez sur le site et vous verrez que la discussion bat son plein, on vous tiendra au courant si vous le souhaitez.)

Tout doit être évalué, du gamin de maternelle aux enseignants-cherchers

Voici donc que les voix se font plus nombreuses pour dénoncer « l'entreprenalisation » et la réification généralisées c'est-à-dire grosso modo la transformation de l'humain en chose, en chose de nos jours monnayable et pour cela, pour en estimer la valeur marchande, évaluable.

Tel est le maître mot : évaluation.

Tout doit être évalué, du gamin de maternelle et de cours moyen jusqu'au chercheur chenu en passant par le chômeur jeune ou moins jeune dont il convient d'évaluer sa capacité à trouver un introuvable travail, le médecin hospitalier qui aurait tendance à consacrer trop de temps à ses patients au prix de la rentabilité de l'hôpital-entreprise, et le malade qui aurait tendance à l'être un peu trop.

Car il y a des enfants de 9 ans qui ne sont pas assez « performants » et des enseignants-chercheurs qui ne cherchent pas autant qu'il le faudrait et que, comme réprimande, on enverra enseigner !

Et des chômeurs qui profitent de la situation pour se complaire dans l'oisiveté, des médecins trop attentifs et des malades imaginaires.

Il faut donc bien évaluer car la liberté, celle que ne tolère pas le « libéralisme », est source de désordres dont seule une rigoureuse évaluation peut venir à bout.

Pourtant, ces insignifiants désordres inéluctables qui accompagnent la liberté sont bien moins redoutables que l'autoritarisme populiste et évaluateur porté par le « libéralisme ».

Car ni les enfants, ni les professeurs, ni les chercheurs, ni les médecins ne sont à l'origine du désordre qui vient de saisir le monde. Qui sont donc ces fauteurs de troubles qu'il conviendrait d'évaluer avec la plus grande rigueur ?

43 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de noregreb

De noregreb

instit | 19H31 | 12/02/2009 | Permalien

Bien d'accord à propos de l'évaluation : rentrer à la maison avec un livret scolaire où on note les perfs à 3 ans ! Est ce normal ?

Portrait de karlM

à noregreb Portrait de noregreb De karlM

10H50 | 13/02/2009 | Permalien

Et l'obsession de finir le PROGRAMME qui ne se préoccupe pas des enfants (certains classeurs ne sont que des photocopies,parfaite reproduction du programe idéal, pondant par une élte parisienne surpayée).

Et l'obsession de compétition, nous avons les meilleurs matheux du monde qui sont responsables de la crise financière leur algorythme, une élite polique, tête de classe, qui sort de ce systême compétitif à mort.*
OU est la coopération ?

Portrait de m a i a

De m a i a

aquoiboniste | 19H37 | 12/02/2009 | Permalien

J'ai évoqué sous un autre article la réflexion de M. Antibi appelée « constante macabre », où l'évaluation y est évoquée comme tendant systématiquement à obtenir de « mauvais » résultats.
Un prof obtenant une excellente moyenne à une première évaluation se remettra en question et considèrera le niveau de son contrôle comme insuffisant ; il le rendra donc de plus en plus difficile, jusqu'à obtenir une moyenne dans la « norme », c'est à dire tendant vers des notes relativement basses.

J'ai l'impression, à lecture de votre article, que la tendance générale est en effet à l'évaluation à tout prix, mais surtout au prix de la démonstration que rien ne fonctionne, que tout est médiocre, tout est dévoyé… prétexte donc à réformes hâtives et bouleversements divers, sans réflexion fouillée préalable.

Merci de votre éclairage.

Encore un texte mystificateur accommodé à la sauce compassionnelle et larmoyante. Il ne manque que Berthe Sylva, la Porteuse de Pain et les Deux Orphelines ! Jamais il n'y a eu aussi peu d'enfants de familles modestes dans l'enseignement supérieur et les grandes écoles que depuis qu'on a appliqué vos méthodes à l'enseignement, méthodes qui ont aggravé la reproduction des inégalités d'une génération à l'autre. Ce sont les syndicats de gauche qui sont responsables de ce déclin. Véritables gribouilles, ils se sont précipités dans les pièges qu'ils prétendaient éviter. Alors votre discours stéréotypé et mystificateur ne trompe que les gogos !

C'est bien vrai, y'a que les syndicats de droite pour dire que la vérité, mais nous on est pas des gogos pas vrai mon bon maître ?

Ce n'est pas ce que j'ai dit. D'ailleurs, vous auriez beau chercher, vous ne trouveriez pas de syndicat de droite à l'EN, ce qui montre à quel point il règne un climat terroriste dans cette institution… Ne faites pas joujou avec la croix du Christ. Je suppose que vous respectez l'Islam, eh bien respectez aussi le Christianisme !

Voilà j'ai remis dans l'autre sens, mais faut pas me fâcher mon bon maître je débute dans le métier.

Portrait de Veum

à supprimé à la demande du riverain 27.02.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 27.02.09 De Veum

doctorant | 22H03 | 12/02/2009 | Permalien

Rétablissons vite un délit de blasphème ?

Pas du tout, mais si on peut critiquer et dénigrer l'Eglise, je ne vois pas comment on peut dénigrer le Christ. Et puis il faut que vous acceptiez aussi que nous dénigrions les athées : parmi eux, il y a beaucoup de gros cons aussi… Ne vous sentez pas visé, surtout…

J'ai bien vu que j'avais contrarié mon bon maître alors j'ai mis une photo de curé à la place de la croix. Vous avez bien raison d'être sévère monsieur Paul c'est comme ça que je deviendrai mieux.

Ce n'est pas une photo de curé, c'est la photo du Pape Pie XII, Eugenio Pacelli. Et puis ne me cherche pas trop : je ne suis pas du genre à me laisser bouffer par les lions dans l'amphithéâtre…

Hou la la, c'est compliqué maître : les papes c'est pas des curés alors ?

Portrait de anini

à supprimé à la demande du riverain 27.02.09 Portrait de supprimé à la demande du riverain 27.02.09 De anini

enseignante | 11H36 | 14/02/2009 | Permalien

Changez de blog !
Que vient faire votre disgression sur la religion ?
On ne parle pas de ça ,vous faites une obsession ? ….

Portrait de falstaff

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Petit joueur de ukulélé. | 09H40 | 13/02/2009 | Permalien

« Je suppose que vous respectez l'Islam »
Pourquoi l'Islam ?

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père de famille | 23H51 | 12/02/2009 | Permalien

C'est quoi les familles modestes ? les familles de politiques et de banquiers qui nous ont amené la crise, le chomage, la précarité etc… et qui n » en sont pas fiers ?

Portrait de einna

De einna

19H51 | 12/02/2009 | Permalien

Si les enfants sont évalués à l'école, c'est aussi parce que certains acceptent d'endosser le rôle de l'évaluateur. Même certains enfants de maternelle sont évalués et parfois jusque dans la présence ou non d'un doudou à leurs côtés.

Il n'y a d'évaluation que si des évaluateurs les réalisent mais comment évalue t-on ces évaluateurs ?

Ce qui me choque c'est le discours entourant ces évaluations que beaucoup réalisent en se couvrant d'un « on est obligé… »
et malheur à l'enfant qui loupe ses évaluations ! ou qui résiste à l'aide apportée par l'enseignant.

On peut aider les enfants, on peut repérer les difficultés à apprendre ou à réaliser ; doit on pour autant venir chiffrer les différences, doit on dès le plus jeune âge venir étiquetter un enfant ? doit-on dès sa petite enfance dans son dossier scolaire le marquer du signe de l'échec ?

Avant à l'école, il y avait des compositions, ces épreuves sont devenues contrôles puis évaluations. Ce glissement sémantique témoigne d'une évolution sociétale peut être d'une merchandisation mais surement du recours à la norme et tout ce qui n'est pas dans la norme devient suspect .

Les difficultés des enfants mettent leurs enseignants au défi, celui de trouver une autre manière d'y faire avec eux, de transmettre leur savoir autrement, peut être de mettre l'enfant au centre de la question de l'enseignement. Les bons pédagogues ne sont-ils pas ceux qui arriveront à voir dans leurs classes les enfants dans leur individualité ? Espérons que le bon pédagogue aux yeux de la société ne soit pas celui qui évalue une « cohorte d'élèves » désignant parmi eux les exclus de la norme !

Portrait de 101.7

De 101.7

Promeneur | 20H09 | 12/02/2009 | Permalien

L'école est « normalement » le lieu où on instruit, où on donne les outils pour apprendre par soi-même, pour donner l'ossature minimum pour être un citoyen qui pense par lui-même. Le personnel est dans sa très grande majorité dévoué à ces taches.

Hélas, le mot « normalement » n'est plus de mise.

Cette école n'est plus que le lieu de formatage de consommateurs, de personnels formés pour les besoins des entreprises et dans cette deuxième catégorie la compétition est assénee, suggérée par tous les médias. Il faut devenir un tueur pour avoir la place la plus élevée dans la société. Place d'où on dégringole aussi vite qu'on est monté.

Le mot compétition est indigeste, pas très humain.

Quant à l'évaluation, j'aimerai bien qu'on évalue aujourd'hui le pouvoir en place, je ne suis pas certain qu'il passerait en classe supérieure.

Portrait de FREDERIC 67

à 101.7 Portrait de 101.7 De FREDERIC 67

20H20 | 12/02/2009 | Permalien

j'essaie de ne pas formater mes enfants mais c'est vrai qu'on a cette impression
quand au pouvoir en place l'exclusion serait plus adaptée

Portrait de noregreb

De noregreb

instit | 20H46 | 12/02/2009 | Permalien

Coucou les instits de maternelle , où êtes vous ? ! ! ! Vous êtes pas d'accord pour envoyer les livrets d'éval au feu ? ? ? ? !

Portrait de borissette

à noregreb Portrait de noregreb De borissette

prof des écoles | 21H24 | 12/02/2009 | Permalien

En maternelle comme ailleurs, nous avons des programmes à respecter, des compétences à faire acquérir à nos élèves. Il me semble normal de savoir si nos élèves savent ou non faire quelque chose en particulier. Jamais je ne les catalogue, mes évaluations servent juste à repérer les points forts et les points faibles de mes élèves et surtout à modifier ma pédagogie quand ils n'y arrivent pas. Quant aux livrets transmis aux parents, ils permettent d'en réveiller certains et de leur faire prendre conscience que m^me en maternelle, il y a des élèves en difficulté et qui ont besoin de toute l'aide possible.

Portrait de Danielle29

De Danielle29

21H16 | 12/02/2009 | Permalien

Si Einstein avait aujourd'hui l'âge du CM2, il aurait des résultats calamiteux aux évaluations. Si Gabriel Garcia Marquez avait été évalué quand il apprenait (très difficilement) à lire, il aurait été déclaré déficient. Si Daniel Pennac…Etc…
Aidons les enfants à se construire comme êtres humains plutôt que de les regarder à la loupe comme des insectes, et de chercher leurs failles et leurs manques. La faille, l'incomplétude et le manque fondent notre humanité, c'est dans leur creuset que nous construisons depuis des millénaires nos civilisations.

Portrait de William Tel

De William Tel

à Lille | 21H34 | 12/02/2009 | Permalien

Je partage tout à fait vos analyses.
Mais cela fonctionne comme un idéologie, et comme telle, il est difficile de s'en défaire. Elle est souvent le seul recours offfert aux professionnels pour formaliser leur travail, certains ne peuvent plus se représenter ce qu'ils font que dans ces termes-là.
Je pense qu'il faut démultiplier les travaux qui portent attention à ce langage qui s'insinue dans toutes les sphères de la vie sociale avec le caractère de l'évidence, pour en banaliser et vulgariser la critique.
Je trouve que vous y contribuez bien mais une autre tâche nous attend, celle de construire un discours alternatif.

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 23H52 | 12/02/2009 | Permalien

VA PRENDRE TA TEMPÉRATURE !

C'était toujours comme ça autrefois. Quand la fièvre ou seulement la fébrilité nous prenaient, maman, inquiète, criait : « Va prendre ta température ! »

Et hop, c'était parti pour trois minutes de thermomètre dans le derrière, avec l'œil rivé sur l'horizon inquiétant du chiffre trente-huit. La peur des ventouses ou de l'huile de foie de morue. Mais généralement, un bouillon bien chaud, une bouillotte ou le cachet d'aspirine miracle faisaient l'affaire. Et le lendemain, changement de chanson : « Pas de comédie, allez zou, à l'école ! »

Aujourd'hui, le problème s'est un tantinet déplacé. C'est à l'école qu'on emmerde les mômes avec le thermomètre. Sauf qu'on ne leur met plus dans le derrière. Maintenant, la température, c'est celle de leurs neurones qu'on essaie de mesurer. ON LES ÉVALUE ! Et pas pendant trois petites minutes. Non, tout le temps ! En permanence ! De façon obsessionnelle ! Comme s'ils étaient toujours malades ! Au point même d'en oublier le réconfortant bouillon de culture, la bouillotte exaltante de l'intelligence, le cachet d'aspirine salvateur des Rased pour les plus atteints.

Ah, j'oubliais un détail ! Bizarrement, c'est toujours la température des petits qu'on prend, qu'on « évalue ». Mais c'est eux, les grands, maman, papa, et tous ces dézingués d'adultes en pleine paranoïa, qui couvent désormais la fièvre, la fébrilité, la maladie, la terreur, les chocottes…

Hey, teachers, leave the kids alone !

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

viva Makhnovchtchina | 23H44 | 12/02/2009 | Permalien

La tendance à tout évaluer, signe d'une marchandisation de l'école

ça fait combien d'années qu'on vous le dit de toutes les manières que quand on met quelqu'un dans une catégorie quelconque,au bout d'un moment,il finit par devenir un produit représentatif de sa catégorie,et donc un consommateur potentiel faisant partie d'un fichier qui se vend entre entreprises…les vieux,l'inusable ménagère de moins de cinquante ans ,vos numéros de téléphone………..même les états ou leurs mandataires en vendent !
les consommateurs,c'est vous qui les fabriquez,et maintenant on exige que vous preniez le fichage en charge pour ficher vos propres gamins…à vous de choisir vôtre camp !

Portrait de ganima

De ganima

chomeur de longue durée furtur trav... | 01H37 | 13/02/2009 | Permalien

bonsoir,

non, signe une volonté de vouloir tout contrôler !

La faute à qui !

quand on voit ce qu'on a fait de notre liberté chèrement acquise en 1789 !

Et qu'on sait les masacres qu'engendre la pensée unique !

« je veux voir qu'une tête ! » à deux il devient une bête !

plus tout les petits malins « moi, j'ai une idée qui est super ! “

(et on s'aperçoit que c'est abérant ou pompé chez le voisin ! )

Plus tout les gens qui ce comportent comme des singes en imitant tout ce qu ils voyent à la télé ! ou chez leur voisin !

y a fort à parier qu'on y est pour quelque chose !

Portrait de Agnès Lenoire

De Agnès Lenoire

Enseignante blogueuse | 06H55 | 13/02/2009 | Permalien

Bonjour,
sans compter que l'évaluation en France n'est qu'un instantané des capacités. Les résultats ne devraient pas concerner la personne évaluée dans sa globalité, mais juste ce qu'elle a pu faire à un instant T. Rien ne dit dans ces évalutaions si l'enfant ou l'adulte ferait la même chose le lendemain. J'ai fait l'expérience avec mes élèves. Du jour au lendemain, tout est changé !
Amicalement
Agnès
http://doutagogo.com

Portrait de noregreb

De noregreb

instit | 07H15 | 13/02/2009 | Permalien

Il me semble qu'on n'a pas attendu les livrets et les cases bien remplies pour avertir les parents . De plus en maternelle on peut aussi leur laisser le temps ! On ne tient pas assez compte des dates de naissance , il y a parfois presque un an d'écart entre des enfants , à cet age là c'est colossal

Portrait de Saheyus

De Saheyus

Rêveur invétéré | 07H41 | 13/02/2009 | Permalien

Cet article est mensonger : c'est de la calomnie. Prétendre que l'Etat voudrait faire de la société une entreprise, quelle idée saugrenue ! Sarkozy sait parfaitement que l'Homme n'est pas une marchandise comme les autres…

Portrait de Kassandr

De Kassandr

08H39 | 13/02/2009 | Permalien

Evaluation, contrôle sont nécessaires dans toutes les sociétés qui veulent avancer vers l'efficience ! comment se remettre en question sinon ? motiver ?

Portrait de Naradamuni

à Kassandr Portrait de Kassandr De Naradamuni

sans | 14H04 | 13/02/2009 | Permalien

Efficience (1930) : syn. Efficacité, Rendement

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