
1939-2009 : il y a soixante-dix ans prenait fin la guerre d'Espagne
70 ans : le 26 janvier 1939 Barcelone tombe. Les « chemises noires » italiennes parviennent sur les hauteurs du Tibidabo puis les troupes de Franco progressent dans une ville silencieuse. Les habitants qui n'ont pas fui se terrent dans les profondeurs du métro ou se rencognent derrière leurs volets clos.
Les réfugiés, civils et combattants, se pressent vers les Pyrénées dans l'espoir d'échapper à la répression. Ils seront quelque 500&,nbsp;000 à passer en France à partir du 28, date à laquelle le gouvernement français se décide enfin à ouvrir la frontière.
De nombreuses manifestations, hommages et commémorations vont marquer dès maintenant ce soixante-dixième anniversaire de la « retirada », la retraite, particulièrement dans la région Midi-Pyrénées (signalons, au hasard, le colloque « La guerre d'Espagne et l'histoire de France » les 6 et 7 mars à Nérac et l'exposition « Exils d'hier et d'aujourd'hui » les 21 et 22 mars à Souillac, toutes les manifestations sur le site Espagne au cœur de Charles Farreny).
Mais pourquoi tout cela, toute cette énergie consacrée à l'évocation d'un événement survenu dans un pays qui, après avoir été un empire, n'était plus qu'une région rabougrie dans un monde tourmenté ?
Eclairer le présent par les enseignements tirés du passé
C'est là une première question à laquelle sans doute on ne manquera pas de répondre au cours de ces nombreuses réunions, comme à bien d'autres. Car il est toujours un peu vain de sacrifier au devoir de mémoire sans autre raison que la mémoire elle-même, laquelle, en effet, si elle ne se donne pas pour mission d'éclairer le présent par les enseignements qu'elle permet de tirer du passé, risque fort de n'être rien d'autre que pure ratiocination.
Ainsi donc, comment se fait-il que l'écho de la guerre dite « civile » espagnole (elle fut plutôt internationale) retentisse encore ainsi et qu'il éveille toujours tant de passion dans les débats et tant de controverses farouches entre les innombrables histoires qui en sont écrites ?
Faut-il en chercher les raisons dans le conflit lui-même dont on a dit et redit les horreurs commises dans les deux camps comme si depuis lors d'autres horreurs n'avaient pas, ne sont pas, commises et d'une autre ampleur ?
Faut-il rappeler une structure sociale qui permettait à un individu, Medinaceli, Alba ou Sotomayor, de posséder des dizaines de milliers d'hectares de terre dont une bonne part était en friche ?
Faut-il rappeler le caciquisme et la bénédiction donnée à tout cela par une église qui se dressa, elle la première, contre la République dès sa proclamation en 1931 pour en appeler à la croisade ?
Ou faut-il s'interroger sur les raisons pour lesquelles dans ce pays, le seul en Europe, la tendance « anti-autoritaire » issue de la Première Internationale bénéficia d'une telle faveur, d'une telle ferveur au point de permettre l'émergence de la plus importante organisation ouvrière du pays, la « Confederación Nacional del Trabajo » qui comptait en 1936 plus d'un million d'adhérents quand le Parti communiste n'en comptait que quelque trente mille ? (En outre, les positions d'une partie importante de l'UGT et de l'aile gauche du PS étaient proches, depuis l'insurrection dans les mines asturiennes de 1934, de celles de la CNT.)
Mais alors il faudra s'interroger sur le processus qui en une année fit du PC la force dominante du camp républicain, il faudra tenter, fuyant la passion, d'en appeler à la raison pour comprendre cette guerre civile dans la guerre civile qui vit s'affronter en mai 1937 à Barcelone puis à la fin de la guerre à Madrid militants du PC, de la CNT et du Poum (Partido Obrero de Unificación marxista).
Des combattants sacrifiés sur l'autel de la diplomatie la plus cynique
De sorte que l'on en viendra nécessairement à s'interroger sur le contexte international, sur l'attitude des démocraties, de la France et de l'Angleterre mais aussi des Etats-Unis, et sur la signification du Pacte de non-intervention mis en place dès août 1936 sans oublier l'Union soviétique et ses livraisons d'armes. A qui et à quel prix ?
Comme il faudra s'interroger sur l'attitude des puissances alliées à l'égard des combattants espagnols qui après sept années de combats contre le fascisme et le nazisme sont sacrifiés sur l'autel de la diplomatie la plus cynique.
A titre d'illustration, il n'est sans doute pas inutile d'évoquer deux faits significatifs parmi tant d'autres : les gouvernements français et anglais reconnaissent formellement le « gouvernement de Burgos », donc Franco, le 27 février alors que la guerre se poursuit dans le Centre et qu'elle ne prendra fin que le 31 mars. Par la même occasion la France nomme Philippe Pétain ambassadeur auprès du même Franco, lequel qualifie le Maréchal « d'épée la plus scintillante de l'Occident ».
Daladier, en outre, remet à Franco les armes destinées aux républicains mais retenues en France. Il remet enfin à Franco l'or que le gouvernement de la République avait confié à la Banque de France en 1931 comme garantie d'un prêt, stock évalué à 27 millions de dollars.
Et puis, à la fin de la guerre mondiale, le général De Gaulle est reçu le 16 septembre 1944 à Toulouse par le jeune colonel Ravanel qui raconte ceci dans « Républicains espagnols en Midi-Pyrénées » (Presses universitaires du Mirail, 2004) :
« Je les fis défiler (les “guerrilleros” espagnols qui ont combattu sous ses ordres) devant le général De Gaulle le 17 septembre 1944 au côté des unités de la Résistance française. Ils portaient des casques pris aux Allemands peints en bleu et étaient précédés d'une automitrailleuse capturée à l'ennemi. Le général De Gaulle s'offusqua de leur présence. »
Il convient de rappeler à cet égard que trente ans plus tard le même De Gaulle n'hésitera pas (au grand désarroi de Malraux) à serrer la main de Franco, cette main qui entre autres avait serrée celle de Hitler à Hendaye. Entre grands hommes au soir de leur vie…
Mais surtout il ne faudra pas oublier à l'heure de ces commémorations les millions de réfugiés d'aujourd'hui, de ces réfugiés de toutes sortes, réfugiés de guerres aussi atroces que celle d'Espagne, réfugiés de la misère, réfugiés de l'inégalité dans le monde, réfugiés de l'indifférence, tous, eux aussi réfugiés politiques, car la misère et l'inégalité n'ont pas cessées d'être politiques. Et le meilleur hommage que l'on pourrait rendre aux réfugiés de 1939 ne serait-il pas de convoquer la raison pour tirer de leurs « andanzas », leurs errances, les enseignements propres à soulager les réfugiés d'aujourd'hui ?
A lire aussi sur Rue89
► tous les articles sur la guerre d'Espagne
- 5026 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque























39
(Pour réagir, connectez-vous)
De sarkophage_xyz
22H45 | 26/01/2009 |
Ettonant cette constante : un pouvoir de gauche a besoin d être élu pour prétendre à des relations internationnales normales (encore que ce ne soit pas garanti) alors qu un pouvoir d extrème droite se trouve légitimé systématiquement au niveau international.
De egide
Littéral | 23H04 | 26/01/2009 |
Tombeau pour Simone Weil.
Je ne peux pas dire que je l'ai connue, Cassandre. Je l'appelle
Cassandre. C'est ambigu de ma part de l'appeler comme ça.
Je ne crois pas qu'elle aurait aimé.
Elle devait être déroutante.
Elle devait être douce.
Elle devait être ferme.
Elle devait être imprenable.
Fin visage ovale de fille. Elle avait les cheveux coupés comme un
page de la Renaissance. Droits, drus, qui s'arrêtent au dessus
des épaules. Parce qu'elle était très myope, elle portait des
lunettes aux verres très épais qui lui écarquillaient les yeux.
C'était une illusion d'optique. J'aime quand elle est sans
lunette, c'est si rare. Elle les avait tout le temps sinon elle
ne voyait rien.
Elle était d'une intelligence rare. Cela ne paraissait pas car
elle aimait la compagnie. Elle était joyeuse. Grave aussi quand
nous parlions des choses du monde. Au début, elle ne disait rien.
On sait d'elle qu'elle est intellectuelle au-dessus de nous tous.
Elle a écrit des articles dans des revues de savants. Elle
philosophe vraiment sur des cahiers, des textes très longs,
profonds, complexes. Elle était d'une intelligence rare.
Nous nous emportions à propos de l'Espagne.
Elle a lâché ces mots :
NON INTERVENTION
Il ne faut pas intervenir. Le gouvernement a raison. Pas de
guerre, plus de guerre. Il faut consolider dans la concorde ce
qu'il se fait ici. La guerre détruirait tout.
NON INTERVENTION
Elle a dit : ne pas intervenir.
Alors, ils vont passer. Ils sont passés ! En plus la guerre, on
l'a eue !
J'ai cru d'abord qu'elle s'était trompée.
NON INTERVENTION
La guerre, on l'a eue. Et rien ne s'est fait ici.
NON INTERVENTION
Elle a raison. La guerre détruit tout. Ici, rien ne s'est fait.
NON INTERVENTION
Elle argumente devant des publics, qu'il ne faut pas intervenir !
Le gouvernement a raison. Tout est si fragile. La guerre
détruirait tout.
NON INTERVENTION
Elle est intervenue. Car son cœur était avec eux. Elle y est
allée. A Barcelone, pour s'engager dans une milice.
La si myope. On l'a affectée aux cuisines. Tu aideras mieux, là.
Elle s'était fâchée. Elle voulait combattre. C'est vrai qu'elle
n'y voyait pas. On ne le lui a pas permis. Et parce qu'elle avait
égaré ses lunettes, elle s'est atrocement brûlée. Un pied dans la
bassine d'huile en ébullition. Maladroite. Elle le savait. Il
aurait fallu la mettre ailleurs.
Je la vois dans sa salopette noire des travailleurs. Avec
l'écharpe noire et rouge de la CNT-FAI.
Elle disait dans les meetings :
Allez-y. Si vous voulez agir. En votre nom et pour eux. Allez-y
comme j'y suis allée. Volontaire.
NON INTERVENTION
Le gouvernement a raison de ne pas intervenir. Ici, tout est à
faire. Si fragile. La guerre détruirait tout.
Je reconstitue à postériori : La guerre a tout détruit et si…
Et quoi ? Elle avait raison, la guerre détruit tout.
J'ai la gorge qui se noue. Ma révolte est vaine Je sais qu'elle
avait raison avant tout le monde. Je suis stupide. La rage me
domine. Pourquoi, Cassandre m'oblige-tu à penser ?
NON INTERVENTION
Je ne l'accepte pas.
Ses yeux écarquillés, son regard d'étonnée perpétuelle.
Cassandre, toujours fille.
Elle savait le monde et d'autres choses encore. Elle a disparu.
Je ne l'ai pas vraiment connue. Un salopard d'aujourd'hui a dit :
la Juive Veil…
Ce n'était pas d'elle qu'il s'agissait.
Je l'ai pris comme ça. Comme s'il parlait d'elle.
Cassandre.
à egide
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 03H28 | 27/01/2009 |
Cassandre me plait bien pour la définir car elle le fût.
Une pétition de biens pensants l'a chassée de ma ville où elle enseignait, cette même ville qui a choisi Laurent Wauquiez comme maire.
Autre temps, mêmes moeurs.
Je crois que c'est aussi Colluche qui a parlé d'elle mais tout ce que j'en ai retenu c'était que pour faire comprendre de qui il parlait il avait dit « pas la grosse, l'autre… »
De Yvon
23H14 | 26/01/2009 |
Oui ne jamais oublier et dire ce qui s'est vraiment passé en Espagne pendant la République, de Garcia Lorca à Picasso.
De FanFan2722
reactionashow.blogspot.com | 23H15 | 26/01/2009 |
Très beau texte à qui l'on trouve des resonnances actuelles.
Pour moi, la guerre civile espagnole est incarnée par la photo du resistant pris en plein vol par une balle ennemie et tirée par Capa. Qu'elle s'avère vrai ou non, on y lit un certain nombre de chose. Les mêmes que l'on lit chez Hemingway. Ce mélange d'héroisme, de romantisme et un incroyable élan politique humaniste et communiste. C'est aussi l'acharnement de l'europe démocratique et de tous les dictatures de l'époque, de l'église. Une lacheté qui n'acceptait même pas d'être passive. Les corps déchirés de Guernica.
Il y a aussi ces histoires de résistances et de caches que je découvris dans des cours d'espagnol. 40 ans… peu de gens ont résisté autant de temps
C'est beaucoup de clichés en peu de mots mais c'est ce qui vient à la bouche quand on a 22 ans aujourd'hui à propos de la guerre d'espagne.
à FanFan2722
De EulChe
Humaniste hère | 00H27 | 27/01/2009 |
A lire aussi « hommage à la Catalogne » d'Orwell.
Et à voir pour mieux comprendre l'engagement des internationalistes et la réalité de la guerre « Land & Freedom » de Ken Loach.
à EulChe
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 03H27 | 27/01/2009 |
Et pourquoi pas tout simplement « l'espoir » de Malraux en livre et en film ?
Il y a participé, lui.
Quant à Guernica- A voir
http://www.lena-gieseke.com/guernica/movie.html
à Servais-Jean
De EulChe
Humaniste hère | 04H56 | 27/01/2009 |
Orwell aussi… sans que cela soit sujet à polémiques…
à Servais-Jean
De egide
Littéral | 10H36 | 27/01/2009 |
André Malraux s'est présenté à Madrid en uniforme de colonel d'aviation de la 1ère guerre mondiale. Il n'était ni pilote ni colonel.
Aux premiers jours du coup d'État militaire emmené par ce que De Gaulle aurait appelé un « quarteron de généraux félons » comme il le fit plus tard lors d'un autre drame, les républicains ne possédaient que quelques bombardiers antiques et lents, véritables cercueils volants.
Malraux a eu un geste geste d'un courage physique rare, il a exigé de se joindre à un équipage pour participer à des missions qui frôlaient le suicide.
Comme il ne savait rien faire, pas même tirer à la mitrailleuse, encore moins viser une cible pour larguer les bombes, ni même simplement naviguer, on l'a embarqué en surnombre, un peu comme un reporter de guerre.
Il avait la baraka, il est revenu indemne des ces missions suicides.
Il jouait son personnage sans utiliser de doublure pour les péripéties dangereuses.
Seulement dans Espoir qui reprend une histoire vrai d'un équipage qui s'est fait descendre par les putschistes, le mitrailleur tué dont le cercueil brinquebalant est descendu de la montagne à dos de mulet, on ne révèle pas que ce volontaire français est un indigène algérien. Cet anonymat infligé à un minoritaire jusque dans la mort est une blessure qui n'a pas guéri.
Ce maghrébin n'avait pas oublié les exactions coloniales de la guerre du Rif mené par le général Franco avec l'aide des bataillons d'Afrique coloniaux commandé par Pétain. Des milliers d'assassinats de nationalistes marocains, prisonniers exécutés des plus horribles façons.
La guerre dans l'ex Sahara espagnol n'a jamais vraiment cessé depuis les années 20.
à FanFan2722
De egide
Littéral | 08H02 | 27/01/2009 |
Malgré une étrange polémique, il est avéré que le milicien ne mime pas sa mort. Il est cueilli par une balle. Juste à ce moment la photo est prise.
Georges Orwell (Éric Blair) a combattu dans les rang du POUM et a lui-même été gravement blessé à la gorge en Aragon. Il a été soigné à Barcelone.
Hommage à la Catalogne est un témoignage sur la grande misère des zones de combats et pourtant une grande solidarité entre tous ces combattant néophytes et exaltés.
Aussi les dissensions politiques qui auront raisons très vite de la République espagnole. Et là, la colère, que dis-je la rage est toujours comme un feu brulant.
On déchirera l'hagiographie.
à egide
De chrisreal
Prof Université | 12H26 | 27/01/2009 |
bonjour
bravo,presque rien à ajouter à votre mail..sauf que l'article (très bon) aurait mis Blair Eric en rage, car on fait référence à l'or donné aux Français, mais pas un mot sur celui récupéré par Staline…- les communistes d'alors, puisque les armes généreusement données par le peuple russe devaient être payées un minimum-….comme quoi plus de 70 ans après, la propagande stalinienne laisse encore des traces ! ! !
Chris
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 03H39 | 27/01/2009 |
Dans la même veine que Nestor Romero je me permet de citer l'Abbé Pierre qui dans sa colère disait « Vous êtes tous des assassins, autant que ces malheureux qui, pour sortir de leur désespoir, prennent les armes ».
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 06H32 | 27/01/2009 |
Ce que vous écrivez sur De Gaulle est peu crédible ! Il est prouvé que le Général s'est rendu plusieurs fois dans le bureau de Léon Blum, président du conseil du Front Populaire pour le supplier d'intervenir militairement en Espagne afin d'aider les Républicains. A quoi Blum n'aurait donné aucune suite. A propos de cette non-intervention, De Gaulle a prononcé cette parole terrible pour les socialistes : « Le Roi de France serait intervenu ! “ Le roi de France, oui, mais pas un socialiste parce qu'un socialiste c'est tout petit…
à désinscrit à sa demande
De kk
star malgré elle | 07H19 | 27/01/2009 |
Si c'est comme vous dites « prouvé »,vous avez surement des sources à donner.
à kk
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 07H33 | 27/01/2009 |
Lui ? donner des sources ? Les seules qu'il connaisse c'est pierrrrre, Luis Miguel Dominguin, et quelques autres pseudos qu'on reconnait au nombre de « naze ».
à kk
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 07H38 | 27/01/2009 |
Je pense l'avoir lu dans un des ouvrages que Max Gallo a consacrés à De Gaulle. Je ne les possède pas personnellement, c'est une amie ( de gauche, d'ailleurs…) qui me les avait prêtés. Max Gallo est un historien sérieux, vous en conviendrez. D'autre part, je suis absolument sûr d'avoir lu cela, j'ai une mémoire d'éléphant ! J'ajoute ceci. La famille de De Gaulle, bien que de droite, avait été dreyfusarde et entretenait des liens d'amitié avec des français d'origine juive. Parmi eux figurait un Général socialiste et c'est par son entremise que De Gaulle avait rencontré à plusieurs reprises Léon Blum, Président du Conseil !
à désinscrit à sa demande
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 08H39 | 27/01/2009 |
Guinguin aprés la bataille
Guiguin, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait : « A boire ! à boire par pitié ! “
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit : ‘Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant : Caramba !
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
’ Donne-lui tout de même à boire ‘, dit Guinguin .
à Numerosix
De egide
Littéral | 08H52 | 27/01/2009 |
La légende des siècles Victor Hugo.
Une autre guerre.
à Numerosix
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 08H55 | 27/01/2009 |
J'aime bien ce poème de Hugo. C'est sympa de me donner le beau rôle dans cette anecdote !
à désinscrit à sa demande
De FanFan2722
reactionashow.blogspot.com | 15H41 | 27/01/2009 |
max gallo ? ce jaune convertit au sarkozisme hagiographe de de gaulle et bonaparte
La prochaine fois cher ami, évitez de vous ridiculiser par de telles sources qui ne vous font pas honneur. De grace redevenons sérieux et écartons nous des clowns du cirque politico médiatique.
Suite à votre citation de gallo, regine desforges, christian jacques, claude alègre et jacques marseille réclament un droit de citer dans le débat…
à désinscrit à sa demande
De freakfeatherfall
back to the primitive - fuck all yo... | 07H36 | 27/01/2009 |
« De Gaulle a prononcé cette parole terrible pour les socialistes : “ Le Roi de France serait intervenu ! ” Le roi de France, oui, mais pas un socialiste parce qu'un socialiste c'est tout petit… »
Le roi de France serait intervenu pour soutenir les républicains ?
Mais oui, mais oui…
(et puis quand on parle de « tout petit », moi je pense pas à un socialiste, désolé…)
à freakfeatherfall
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 07H57 | 27/01/2009 |
Vous semblez ignorer l'existence de ce qu'on appelle l'intérêt national. Si les Républicains avaient triomphé en Espagne, la France n'aurait pas été cernée par trois dictatures fascistes ( L'Allemagne, l'Italie et l'Espagne). La situation géopolitique aurait été totalement différente et la guerre de 1940 aurait pris une tout autre tournure. Voilà pourquoi j'ai dit qu'un socialiste, c'est « petit ». Parce qu'ils n'ont pas été foutus de comprendre cela…
à freakfeatherfall
De Lavrenti
17H36 | 27/01/2009 |
La citation est fausse.
La phrase exacte est « un roi de france serait intervenu » et elle n'est pas de de gaulle mais du colonel morel, fervent royaliste et attaché militaire français à l'ambassade de france à madrid si je me souviens bien.
Il réagissait ainsi à ce qu'il percevait comme l'encerclement de la france par des puissances hostiles et tentait d'influencer Blum en lui faisant part de son inquietude.
Le reste de la fausse citation est de l'ordre de la legende urbaine gaullienne, remise au gout du jour pour tenter de donner du poids à des elucubrations.
à Lavrenti
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 22H15 | 27/01/2009 |
C'est faux : c'est bien De Gaulle qui a dit cela ! Paltoquet !
à désinscrit à sa demande
De Naradamuni
sans | 07H37 | 27/01/2009 |
Louis Michèle la dominicaine s'enlyse ?
à Naradamuni
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 08H03 | 27/01/2009 |
Dis, papy, tu t'es encore trompé de porte : les toilettes, c'est pas ici…
à désinscrit à sa demande
De Naradamuni
sans | 10H02 | 27/01/2009 |
Dites, la dominicaine entreprise,
Dans le cadres de la
Quinzaine du bon langage,
Ne dites pas : Disez,
Disez : Dites.
Dans Votre Monde de Race dites donc, Latrines
à désinscrit à sa demande
De Saheyus
Rêveur invétéré | 08H31 | 27/01/2009 |
http://www.google.fr/search ? hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla%3Afr%…
Google, lui, n'a pas l'air de bien connaître cet air. Une seule personne, ou peut s'en faut, a dit la même phrase que vous. Et c'est marrant, il a eu la même formule que vous après « les socialistes sont petits ». Vous vous êtes passé le mot, ou « les beaux esprits se rencontrent » ?
Quoi qu'il en soit, j'ai connu source plus crédible qu'un romancier connu pour ses ouvrages de politique-fiction, et qui a accompli l'exploit d'être à la fois fanatique de De Gaulle et Sarkozyste, ce qui n'est pas mince.
à Saheyus
De désinscrit à sa demande
Entrepreneur | 08H37 | 27/01/2009 |
Tout ce que je peux vous dire, sans pouvoir vous le prouver, c'est que ce qui guide ma vie, c'est l'amour de la Vérité et donc la recherche de la vérité.
à désinscrit à sa demande
De InitiativeDharman
Merde in France. | 09H21 | 27/01/2009 |
A voir vos notes et vos réactions, vous avez du chemin à faire pour la trouver.