
Sarkozy ou la panne culturelle
Il est devenu presque banal de le dire : la politique culturelle de la France est en panne. Depuis l'annulation du festival d'Avignon en 2003, le malaise est frappant. Echec évident mais étonnant au regard des efforts déployés au cours des siècles, puisque depuis Louis XIV, la culture est la grande affaire française, expression de la majesté du pouvoir et de la gloire du souverain. Si la culture, en France, sert une fois élu, une fois le pouvoir conquis (rarement pour être élu et conquérir sa part de gâteau), Nicolas Sarkozy a terriblement déçu de ce point de vue durant les premiers mois de son règne. Et la panne culturelle est aussi et désormais avant tout la sienne.
Une très forte baisse du soutien de l'Etat menace aujourd'hui la diffusion et l'action culturelle dans tous les domaines. Les représentants du spectacle vivant ont certes été in extremis calmés par une rallonge budgétaire sorti d'un chapeau de magicien au tout dernier moment, mais il ne s'agit là que d'un pansement sur une jambe de bois : les Frac dans le domaine de l'art, de larges secteurs du cinéma, de la musique et des cultures dites « urbaines », sont menacés de baisse de subventions à hauteur d'un tiers des investissements de l'Etat.
La mobilisation des professionnels de la culture
La situation est alarmante et a jeté dans la mobilisation une part notable de ces professions : le 11 janvier, le cinéma Saint-André des Arts, à Paris, recevait ainsi près de 300 professionnels de l'action culturelle cinématographique, ceux qui diffusent en France les films de qualité, qui réclament d'être entendus, respectés, aidés, et promettent d'ores et déjà de faire de la cérémonie des Césars, le 22 février prochain, l'occasion de se faire entendre de manière spectaculaire au niveau national. Les Césars 2004, souvenons-nous en, avaient sonné le glas du ministère Aillagon, défait par la crise des intermittents. Christine Albanel résistera-t-elle au mois de février ? Malheureusement, le malaise est plus profond qu'un simple poste de ministre de la culture, qui ne représente plus grand chose sur la carte politique contemporaine. Car si la culture française est en panne, c'est d'abord parce que, chez Nicolas Sarkozy, cette défiance à l'égard d'une culture, qu'elle soit classique ou avant-gardiste, associée à l'élitisme, à un monde coupé de la France réelle, est davantage qu'une pose de campagne électorale.
Un Président méfiant vis-à-vis de la culture
Cela semble chez lui un élément constitutif, psychologiquement et « culturellement ». La France a élu comme Président un homme profondément méfiant vis-à-vis de la culture, peu cultivé lui-même et fier de l'être, cultivant davantage les valeurs de l'ascension sociale, du travail, de l'effort, du nationalisme, de l'initiative individuelle, affichant les signes extérieurs d'un clinquant existentiel et d'une réussite matérielle de parvenu qui ne peuvent que choquer tout véritable homme de culture.
Même la langue qu'il parle est rebelle à la culture. La constitution ne précise certes pas de quelle qualité de langue française doit user le Président. Mais tout de même ! A l'écrit, Sarkozy n'innove guère, usant de la novlangue politique devenue malheureusement commune, qui associe les métaphores sportives, biologiques, sentimentales dans un cadre médiatico-administratif profondément normé, composant un sabir positif et volontaire, psychologisant et simplifié.
A l'oral, par contre, il se lance, parfois frénétiquement, dans une langue de la proximité, de la connivence, de la formule choc ou de l'emporte pièce. Ce n'est pas une langue dont la référence est la culture lettrée, ni l'histoire, ni même le bon usage, mais qui veut se faire complice, copine, spontanée, relâchée, tutoyante, « cette langue qui caractérise le verbe public du show-biz, par exemple dans les talk-show », analyse le linguiste Pierre Encrevé (Libération du 13 octobre 2007) ou le philosophe Alain Badiou (« De quoi Sarkozy est-il le nom ? “ aux ed. Lignes).
Les propositions ‘culture’ du candidat
Pourtant, parfois Sarkozy sait parler de culture. En quelques mois, il a ainsi mis en avant deux textes : les propositions ‘Culture’ de son Projet de candidat à la présidence, d'une part, puis, le 1er août 2007, une fois élu, la Lettre de mission adressée à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de François Fillon. Hyper-président, il s'occupe de tout, y compris de ce qui ne semble pas l'intéresser, et a placé la ministre de la Culture, issue du sérail chiraquien, sous la surveillance directe de son propre conseiller culture à l'Elysée, Georges-Marc Benamou, l'un de ces transfuges d'une ancienne gauche prête à tout pour fréquenter les allées du pouvoir.
Le premier budget de la culture de Christine Albanel, présenté le 26 septembre 2007, n'est pas mauvais en soi, près de 3 milliards d'euros, en progression de 3,2%, privilégiant le patrimoine, les arts plastiques, l'éducation artistique. Mais le ministère, passant sous les fourches caudines de la Révision générale des politiques publiques, programme d'audit qui vise au gain de productivité, à la réduction du nombre de fonctionnaires, au rétrécissement du périmètre de l'Etat, a finalement considérablement réduit ses investissements réels en matière de politique culturelle, soit une baisse des subventions, tous domaines confondus, de l'ordre de 20%. Il s'agit rien moins que d'aligner le fonctionnement public sur le modèle de l'entreprise privée et de la rentabilité à court terme, ce qui ne laisse pas d'inquiéter.
De Malraux et Lang à… Sarkozy
Dans ses textes sur la culture et sa place en France, Sarkozy ne manque pas de s'inscrire dans un double héritage : 1959 et la création du ministère par Malraux, puis ‘un second cycle politique, dans les années 80’, c'est-à-dire l'action de Jack Lang, sans le citer nommément. Revendiquant ces ‘acquis considérables’, il n'en constate pas moins ‘l'échec de la démocratisation culturelle’ : ‘De fait, notre politique culturelle est l'une des moins redistributives de notre pays. Financée par l'argent de tous, elle ne bénéficie qu'à un tout petit nombre.’
De là, le souhait qui ouvre chacun de ces deux programmes : ‘Je veux que la culture soit faite pour le peuple…’ Ce qui, après plus d'un siècle d'association presque obligée entre peuple et culture n'est guère surprenant et se colore de toutes les teintes du spectre politique. Viennent ensuite ‘mes priorités pour la politique culturelle’ : défendre la diversité culturelle, reprise de l'ambition chiraquienne de l'exception ; la valorisation du patrimoine, valeur refuge traditionnelle de la droite culturelle au pouvoir ; faire ‘entrer la culture et l'art dans les quartier’, volontarisme à l'égard des banlieues qui ressemble surtout à une rhétorique creuse, voire démagogique ; la rencontre du monde de l'art avec celui des technologies de l'information, champ de possibles ouvert par la récente révolution numérique et virtuelle qui, dans son exploration sarkozyenne, semble surtout une autoroute sans péage offerte au libéralisme culturel et aux principales entreprises de la culture de masse, parfois d'ailleurs dirigées par les proches amis du nouveau Président, tels Martin Bouygues ou Arnaud Lagardère.
Dans ses grandes lignes, ce programme culturel ne brille pas par son ambition. Sarkozy semble considérer que le monde de la culture n'est pas le sien, et se montre extrêmement prudent. Il cherche essentiellement à déminer un terrain hostile, à circonscrire le champ de ceux qu'il considère comme ses adversaires irréductibles et à annihiler par avance leurs attaques. Alors qu'il est souvent si offensif dans de nombreux domaines simultanément, n'hésitant pas à investir tout azimut le champ historique, Nicolas Sarkozy cantonne la culture à quelques classiques : la diversité, le patrimoine, les nouvelles technologies, la terre de mission des ‘quartiers’.
Un mouvement de fond plus ancien
De fait, la politique culturelle sarkozyenne, selon un mouvement de fond plus ancien qui s'accélère et s'amplifie, est pour l'essentiel laissée aux initiatives locales : ce sont les notables municipaux et régionaux qui s'en emparent et en gèrent désormais la plupart des crédits. Libéralisme bon teint au niveau national, patrimoine comme rappel de la grandeur passée, et localisme de la gestion et des décisions culturelles.
On sait que les artistes regardent avec méfiance cet ultime mouvement de transfert des responsabilités, pour de bonnes et de mauvaises raisons. Mais ils n'ont pas tout à fait tort, surtout en regard du népotisme, du clientélisme et de la démagogie en milieu de proximité, qui se manifestent souvent avec une discrétion remarquable, mais n'en sont pas moins les plaies de la délégation locale de la politique culturelle. Bientôt, le ministère de la Culture, allant jusqu'au bout de cette logique, ne gardera plus sa tutelle directe que sur quelques grands établissements nationaux. C'est une politique cohérente, mais qui n'est pas sans danger.
Malraux évoquait déjà la petitesse de la province, ‘mot hideux’ ; un demi siècle plus tard, les notables municipaux ou régionaux qui ont mis la main sur la culture n'ont pas forcément moins d'idées étroites. Mais ils ont de plus en plus de pouvoir, ce qui n'est pas sans danger pour l'indépendance des arts et le désintéressement des enjeux de culture. Tout se passe comme si, par le biais du local, la culture accessible avait remplacé la culture pour tous. Mais qu'est-ce que l'accès à la culture, dans bien des cas, si ce n'est toujours plus d'art pré-mâché et de discours communicant ? En tous les cas, on y constate davantage de facilités et d'événements frelatés que d'exigence véridique pour une culture partagée. Ce qui est annoncé comme un partage des compétences entre l'Etat et les collectivités locales masque dans de nombreux cas les dérives du populisme municipal et du clientélisme régional.
► Antoine de Baecque publie le 10 mars prochain : ‘Crises dans la culture française. Anatomie d'un échec’ (Bayard).
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De André Dupneu
chef du contentieux | 09H36 | 21/01/2008 |
De la panne culturelle en Sarkozie…
On apprenait ce matin que la dame Albanel a pour projet de créer une taxe pour faire face au manque cruel et douloureux de fonds d'état pour l'entretien du patrimoine architectural du pays, estimé à 7 (SEPT) MILLIARDS d'euros. Cette taxe, à l'instar de celle sur les billets d'avions de Chirac, s'appliquerait aux chambres des hôtels de luxe, et rapporterait bon an mal an… 50 millions d'euros.
Vous avez dit dilapidation du patrimoine ? Non, car du fric, il y en a. La seule question est l'approche catastrophique du domaine culturel par les microcosmes riches camouflés à l'ouest de la Kapitale, du quartier de la Pompe jusques au château des Versaillais.
Sombre avenir pour notre passé, alors que cette aristocratie, qui montre en réalité qu'elle n'en est pas, est sensée en assurer la pérennité.
à André Dupneu
De pikasso02
11H33 | 21/01/2008 |
Si nous basons notre culture sur le patrimoine architectural, notre culture est loin d'être pauvre. Et prévoir 7 milliards d'euros pour entretenir ce patrimoine, je trouve cela lamentable. C'est à l'enseignement que devraient aller ces 7 milliards en plus du montant qui lui est alloué. C'est de professeurs d'Histoire de l'art et des civilisations que nous avons besoin. En France nous nous intéressons au cadre, mais bien peu à la peinture qui va dedans. Que la France soit un futur musée architectural, pourquoi pas ! Mais qu'on nous le dise franchement. Les jeunes ont besoin de savoir. Mais ce n'est pas en sachant refaire des chaises Louis XIII ou XVI que nous nous cultiverons. La pensée, non unique, reste essentielle, à condition de posséder des connaissances. La création renaîtra en France quand les yeux seront un peu moins tournés vers ces vieilles pierres mais vers les processus créatifs qui font l'invention et le désir d'inventer. Je suis désespéré quand je vois le peu de réactions sur des articles sur le théâtre par exemple. Les réactions rendent compte du niveau culturel.
De quetzal2012
enseignant précaire | 12H40 | 21/01/2008 |
en effet nous sommes passée de la culture à la com, il n'es pas de bon ton aux yeux du gvnt de donner à penser, de faire que les futures générations possèdent l'esprit critique suffisant pour cracher la soupe qu'on veut bien lui servir à la télé dans les journaux…
L'IUFM prépare des cerveaux formatés tout prêts à en annihilir d'autres ceux des élèves…
La disparition du texte ( les textes fondateurs, classiques…) au profit de l'image, de la pub, des sondages ( nottament dans l'étude des langues….) un nivellement par le bas qui foule au pied ce qu'il reste de culture dans l'enseignement secondaire (voir le nouveau socle commun de connaissance…)
Manuel D'histoire : il est prévu de retirer des programmes la crise de 29 (comme si le capitalisme n'avait jamais connu de crise), la guerre du Vietnam ( chacun appréciera…)
présenter la culture comme une culture bourgeoise n'est fait que pour susciter l'adhésion du peuple…mais erreur… la culture est partout, tout le temps, dans les conversations des bistots,dans chaque prise de conscience du système dans lequel on vit, dans le bon sens…La culture ne se trouve pas que dans les bibliothèques, elle est partout où la liberté s'exprime, où la mémoire survit…Sarko va se casser les dents la-dessus comme sur le reste, c'est un ballon de baudruche ! ! !
NB : un président complètement inculte, en d'autre temps, ceux de Villon, il aurait eu un joli couvre-chef nottament après son aveu de bêtise et d'ignorance nottament sur la « monarchie élective »
Les fondements de la culture, c'est la CURIOSITE ! ! !
réagissez : http://alternativealaconstipationdelapensee.blogspot.com
à quetzal2012
De larissaD
22H14 | 25/01/2008 |
Je suis bien d'accord avec toi mais pourquoi un (tel) gouvernement voudrait promouvoir la culture, la réflexion, la pensé ? ? Ce serait bien trop dangereux ! ! ! un peuple qui pense, qui a un esprit critique et qui use de sa liberté… ce serait l'anarchie… et dans le vrai sens du terme !
Bref on est pas près de voir un gouvernement s'y atteler !
à André Dupneu
De Thomas GREDAT
| 15H49 | 21/01/2008 |
Je suis encore plus inquiet, quant à l'avenir de la culture dans notre pays, quand la ministre rend un hommage appuyé à la mémoire de Carlos !
à Thomas GREDAT
De Tinhinane
Médiatrice scientifique | 18H19 | 21/01/2008 |
L'hommage appuyé à Carlos ne me poserait pas de problème si la ministre avait un projet culturel. Elle n'en a pas et ça c'est très grave. Les nomminations aux ministères et à la tête des établissement publics culturels, éducatifs, de la recherche etc. relèvent de plus en plus ouvertement et avec arrogance de la politique politicienne, du « cousinage »…
à André Dupneu
De pautreb
20H24 | 21/01/2008 |
Nous allons etre sauvé par notre nouvelle Marie antoinette. Allez donc voir ce qu'elle pense sur ;
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html ? in_ar…
à pautreb
De sorry
panseuse | 13H39 | 22/01/2008 |
dommage que ce site soit en anglais, pourriez vous en quelques mots résumer la « pensée » de Mme Bruni ?
à sorry
De larissaD
22H30 | 25/01/2008 |
En gros elle explique qu'elle ne se sent pas française mais italienne, qu'elle n'a pas voté aux dernières élections et qu'elle n'aime pas les français (qui ont une « attitude négative », qu'ils sont grincheux et qu'ils s'énervent dès qu'on ne parle pas français) et que paris est horriblement pollué et très désagréable… que sarkozy est mature car il est vieux, qu'il est « son » napoléon…
quelle belle « pensée » pour la « première dame de france » ! !
en plus d'insulter le peuple français elle insulte l'image de la femme en s'exhibant à poil tous les quarts d'heure…
j'avais bien aimé son album mais il faut avoué que maintenant j'ai honte…
Et quel mépris ! ! pour une femme qui ne s'ait donner la peine que de naitre et d'être jolie je trouve ça pathétique ! C'est Descartes qui disait qu'on ne peut s'éstimer que pour les choses qui ne dépendent que de nous, la pauvre elle à pas grand chose..
Triste France !
à André Dupneu
De pautreb
20H25 | 21/01/2008 |
Nous allons etre sauvé par notre nouvelle Marie antoinette. Allez donc voir ce qu'elle pense sur ;
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html ? in_ar…
De glups
09H50 | 21/01/2008 |
Souvenez vous… Qui a dit « quand j'entends parler de culture, je sors mon révolver »…..
La culture est dangereuse pour toute pensée unique…
Et juste derrière, c'est le tour des intellectuels.
à glups
De pikasso02
11H13 | 21/01/2008 |
Bonjour glups
Si la culture est dangereuse pour une pensée unique, j'espère que vous ne pensez pas qu'elle ne l'est pas, quand elle est variée. Et que des spécialistes ont le droit de s'exprimer en un unique domaine, si c'est leur truc.
Je ne saisis pas, « Et juste derrière, c'est le tour des intellectuels ». Que voulez-vous dire ? Etes-vous contre les intellectuels ?
à pikasso02
De glups
18H19 | 21/01/2008 |
J'ai du mal m'exprimer……
Pourtant ça me paraît simple à comprendre.
J'ai voulu dire que, de tout temps, le premier soin d'un régime autoritaire a été de réprimer la culture et les intellectuels.
Et la phrase que j'ai cité est de Gobbels.
à glups
De Thomas GREDAT
| 18H37 | 21/01/2008 |
Je l'ai longtemps cru moi-même. Mais il y a quelques mois, un forumeur m'a dit qu'elle était de Baldur von Schirach, autre dignitaire du régime nazi.
Ce qui ne change rien à votre remarque : la culture a été et sera toujours l'ennemie des dictatures.
Je me souviens de ce qu'on m'a dit lors de mon service militaire : « Penser, c'est commencer à désobéir ».
Avec un raisonnement comme ça, il y a des généraux qui n'iront jamais à Londres.
à glups
De pikasso02
09H16 | 23/01/2008 |
merci glups Bonne journée
à pikasso02
De pikasso02
09H30 | 23/01/2008 |
J'ai répondu un peu vite à glups. J'avais compris le sens des propos de Gobbels, mais ce qui me dérange, c'est que j'entends souvent cette phrase dans la bouche de personnes qui rejettent toutes émissions culturelles. D'ou la difficulté à comprendre ses personnes. Que la culture dérange Gobbels et lui fasse sortir son révolver, est une chose, mais que l'écoute d'émissions culturelles provoquent des irruptions de boutons chez ceux qui citent cette phrase…j'étais un peu perdu, d'ou ma question. A+
à glups
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 11H44 | 21/01/2008 |
Allons , allons . pas d » amalgame , Sarkozy ne sort pas de « revolver »
Quand il entend le mot culture , il sort juste son Flash Ball ..
à glups
De Crispus
13H51 | 21/01/2008 |
Derrière… derrière… Qu'avez-vous derrière la tête à propos d'intellectuels et de derrière ? …
à Crispus
De Alabama
17H55 | 21/01/2008 |
C'est peut-être que pour certain, la culture se situe surtout au niveau de la première syllabe.
à glups
De jissé
Ingé retraité | 18H31 | 21/01/2008 |
A Glups.
Je me permet d'ajouter ce complément d'info, pour les jeunes générations.
Ceux pour qui la période nazie c'est de l'histoire ancienne.
Et ils sont excusables : De la fin (1.945) à nos jours 63 ans se sont écoulés.
La phrase est de Goebbels, idéologue d'Hitler.
Mais Brecht reste plus que jamais d'actualité :
_ « Il est encore fécond le ventre d'où est sorti la bête immonde. »
Cordialement et bonne soirée.
JC
De inté-rupteur
Retraité île de France | 09H57 | 21/01/2008 |
Il n'y a q'à voir de qui s'entoure le chef de l'étaten matière d'artistes : Halliday - Barbelivien - Bigard - Clavier, pour imaginer son niveau de culture.
Je suis très triste pour notre pays.
à inté-rupteur
De elle-vessia
artiste visuelle | 10H23 | 21/01/2008 |
Et peut-être bien qu'il va épouser une artiste bien-bien cultivée, ne l'oubliez- pas !
à inté-rupteur
De pikasso02
11H42 | 21/01/2008 |
Le chef d'état s'entoure des personnes les plus demandées des Français ! Où est le problème ? Pas fou, le chef d'état ! Est-ce qu'il aurait été élu s'il avait eu autour de lui des intellectuels, ceux qui veulent justement que la France change. La démocratie et la culture n'ont et ne peuvent pas faire bon ménage ! Ne nous voilons pas les yeux ! C'est de cela qu'il faudrait parler entre nous tous.
à pikasso02
De Crispus
13H49 | 21/01/2008 |
Sûr ! Pour une bonne culture il faut une bonne dictature !
à pikasso02
De pautreb
14H15 | 21/01/2008 |
Extraordinaire , ou avez vous pris que les personnes qui entourent sarko sont les plus demandés par les Français,n qui cela, les guaino and c°, Carla ? , l'invisible Fillon ?
Le mot « intellectuel » hérisse Sarko et ces gens qui se veulent « d'action » .Comme a dit Lagarde : « trève de discours, ne pensez plus mais agissez »
Normal, son patron est manifestement inculte. il ne parle mème pas correctement le françàis : « n'estce pas ma-ame chabot »
à pikasso02
De kassis01
21H05 | 21/01/2008 |
Je vous suis. Nous vivons une époque formidable. Vive TF1 ! La dictature de l'audimat va sauver notre Grande Culture française.
La lutte contre l'abêtissement est en marche. En réaction salutaire à ce monde télévisuel pitoyable, les gens vont maintenant s'intéresser au beau, à la littérature, à la musique. La France va reconquérir sa place de phare du monde.
Notre Grand Président telle une ampoule basse tension va rayonner sur le monde moderne.
écologiquement vôtre,
De compte supprimé 22 janvier
10H07 | 21/01/2008 |
La culture basique pour un Président de la République devrait déjà être le maniement correct de la langue française. Et Albanel ne s'est fait remarquer qu'avec les projets de taxation du gouvernement en laissant à TF1 le soin de prendre le relais culturel de la France.
De Bon Scott
10H11 | 21/01/2008 |
Sarkozy ou la panne…. (tout court)
De Jachri
Bénévole association | 10H30 | 21/01/2008 |
Rien d'étonnant à ce que la politique sarkosienne de la culture soit aussi pauvre quand on voit que les marques de symboles « forts » qu'il a données, jusqu'à maintenant, sont Disneyland ou encore Petra où il n'a emmené sa dulcinée que parce que son ex y avait retrouvé son amant deux ans auparavant… La culture du paraître en opposition flagrante à l'être qui caractérise cette présidence est consternante. Il n'est pas cultivé et ne souhaite pas l'être, ça ne serait pas un problème en soi s'il laissait son ministre de la culture faire son travail… Mais non, comme pour tous les domaines, ce boulimique veut aussi décider ! Avec les résultats à pleurer que l'on voit dans votre article.
Et les intellectuels de ce pays (il en reste quand même ! ), ils disent quoi ? ? ?
à Jachri
De larissaD
22H42 | 25/01/2008 |
Le problème c'est que les vrais « intellectuels » de ce pays ne sont pas ceux qu'on entend dans les médiats (a part quelques rares émission de radio) on préfère les BHL et les Onfray qui sont dans le flash et l'instantané qui prétendent « démocratiser » la philo (par exemple) mais qui ne font que la vulgariser… c'est tragique, on entend qu'eux ! Pourtant il en reste beaucoup, dans les facs, dans les centres de recherche (ect) mais ils sont invisible et surtout inaudible : l'audience demande de la rapidité, du choc, de la paillette… alors forcément…