Marier la culture et l'éducation: pour sortir de la panne sarkozyste
J’ai tenté de montrer, dans mes dernières chroniques, en quoi la politique de la panne culturelle de Sarkozy est catastrophique et suicidaire. Car elle ajouterait à l’échec de la démocratisation de la culture, déjà patent sous Malraux (les Maisons de la culture sans ouvrier), puis Lang (tous devant la télé), l’abandon de l’aide à la création et aux créateurs (la chasse aux subventions).
Après avoir fait le deuil de la culture pour tous, la panne sarkozyste voudrait démanteler le soutien institutionnalisé aux gens de culture. C’est ajouter à une crise une autre crise, à celle du public de la culture celle des artistes eux-mêmes, enfants gâtés de Lang qui se retrouvent désormais dans la ligne de mire du démantèlement de la politique culturelle.
Ne soyons pas tout à fait injuste. Nicolas Sarkozy a suffisamment d’opportunisme pour saisir l’importance de la seule politique culturelle qui vaille en ce début du XXIe siècle, celle qui peut réunir la droite et la gauche (surtout la gauche), les héritiers de l’animation culturelle comme ceux de la priorité à la création: l’art à l’école. Il en a même fait un credo répété: l’art à l’école, projet sarkozien.
Dans son Projet, le candidat à la présidence de la République a même ces paroles fortes:
"La priorité, ce sera l’enseignement artistique. Car c’est avec les enfants que tout ce joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les rend pas curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes œuvres de la sensibilité et de l’esprit humain, si on ne leur transmet pas une culture commune, alors on les privera d’un trésor inestimable.
"Mais qu’on me comprenne bien: je crois, comme Malraux, qu’il ne suffit pas d’expliquer les œuvres d’art et d’apprendre leur histoire. Il faut aussi apprendre à les aimer. Ce qui signifie que la transmission de la culture et l’apprentissage du beau n’est pas seulement l’affaire des pédagogues, mais aussi celle des artistes et que l’école doit s’ouvrir à eux comme les grandes institutions culturelles doivent s’ouvrir sur l’école."
Or, il s’agit d’une imposture, d’un pur effet d’annonce: sous le verbe, ni les investissements ni les priorités ne sont au rendez-vous. Après éviction systématique de tous les recteurs depuis 2002, les crédits rassemblés se sont évaporés dans le vaste appareil de l’Education nationale. Au CNDP, la Mission Arts et culture est tombée de 60 à 5 personnes, délocalisées à Chasseneuil du Poitou, et son budget quasiment anéanti. La collection "L’Art pour guide" lancée par Gallimard avec le CNDP -découverte de l’art vivant et patrimonial d’une région par les adolescents- a été stoppée en 2005 au 5e numéro.
Tout cela, ce qui représente des symboles mais aussi des cas concrets, n’a jamais été rattrapé depuis six années, pas davantage sous Ferry que sous Darcos, sous Donnedieu que sous Albanel. Dans sa Lettre de mission au ministre de la Culture, Sarkozy tire des conclusions institutionnelles et administratives qui semblent logiques:
"La démocratisation a globalement échoué parce qu’elle ne s’est appuyée ni sur l’école, ni sur les médias, et que la politique culturelle s’est davantage attachée à augmenter l’offre qu’à élargir les publics. Nous souhaitons donc qu’avec le ministre de l’Education nationale, vous fassiez de l’éducation culturelle et artistique à l’école une priorité de votre action en faisant tomber pour cela, la barrière qui s’est progressivement dressée entre le monde éducatif et le monde de la culture du fait de la séparation des deux ministères."
Le diagnostic n’est évidemment pas mauvais, mais pourquoi n’en pas tirer alors les priorités absolues d’une autre et nouvelle politique culturelle? Car l’art à l’école est le véritable ferment de relance de la politique culturelle en France. Faisons ce pari: c’est sur ce programme précis que sera jugé désormais le volontarisme public.
Mais la tâche est lourde, et rien n’est assuré. Car la politique culturelle s’est développée en France sur la base d’un double refus: celui de l’éducation populaire d’une part, celui de l’institution scolaire d’autre part.
L’éducation et/ou la culture?
L’idéologie de la IIIe République, qui aimait l’école, n’a jamais voulu y intégrer la culture, laissée aux portes des établissements car synonyme de divisions entre les élèves, entre les enseignants, entre ceux qui en ont et en auront toujours, et ceux qui n’en ont pas et n’en auront jamais. L’école pouvait assurer la promotion au mérite, celui-ci était évalué en termes de savoirs acquis, jamais de créativité artistique.
Ensuite, au fil du XXe siècle, les humiliations à l’égard des militants de l’action culturelle et les divisions nées en 1959 entre ministère des Affaires culturelles et ministère de l’Education nationale, sont les deux principaux obstacles à ce renouveau culturel par l’art à l’école. Les méfiances d’une grande part de la droite, et de ses conceptions éducatrices (le fameux retour "aux valeurs", qui à chaque fois vaut sacrifice des enseignements culturels), en proposent un troisième, et non des moindres comme beaucoup ont pu en juger en 2002, lors de l’alternance politique.
A ce moment, la Mission créée par Claude Mollard était le bras armé d’une politique des “Arts à l’école” lancée à partir d’avril 2000 par Jack Lang, ministre de l’Education nationale avec Catherine Tasca, ministre de la Culture, pour faire venir artistes ou spécialistes d’un art dans les classes, en vue de développer des projets artistiques et culturels (classes à PAC, projet artistique et culturel). Intégrée au CNDP, la Mission Arts et culture comportait douze conseillers, un par forme d’art -musique, cinéma, arts plastiques, design, architecture, etc.-, et avait le goût ainsi que les moyens de s’étendre, multipliant les actions de sensibilisation dans toute la France.
Cet ambitieux programme a été résolument démantelé et démembré par le nouveau ministre de l’Education nationale conservateur, Luc Ferry, au nom du retour aux "fondamentaux de l’apprentissage classique", ridiculisant les "classes de saltimbanques" et les "heures de cours où l’on n’apprend rien"…
La preuve par le budget
Il s’agit donc de se méfier des belles déclarations d’intention: si le Président de la République, le ministre de l’Education nationale et la ministre de la Culture sont favorables à une ambitieuse politique de l’art et de la culture à l’école, qu’ils le démontrent par l’action concrète du rapprochement des deux institutions et le prouvent par l’attribution de lignes budgétaires conséquentes et communes. Le plan de l’an 2000 prévoyait 120 000 classes à projet artistique et culturel, sur les 400 000 classes que compte l’hexagone, et en avait lancé près de 30 000 en une année. C’est celui que Luc Ferry a tué dans l’œuf…
Toute politique culturelle à venir ne saurait être moins ambitieuse, emportant les réticences des syndicats comme des traditionalistes et des grincheux. Cette politique culturelle sera celle d’un nouveau ministère, qui marierait la culture et l’éducation en une seule institution fusionnelle, visionnaire et décisionnaire: un ministère des sensibilités immatérielles. C’est à cette condition que prendra corps l’aspiration à ce que Schiller désigna comme l’esthésie, cet état social dans lequel l’art jouera le rôle de passeur afin de préparer les sensibilités de demain.
L’espace démocratique ne saurait se construire désormais sans la rénovation d’une pratique de la transmission où l’artiste, l’écrivain, le penseur, doivent tenir un rôle majeur, ce qui initie dans le même temps un mode de résistance aux puissances corrosives des industries de la culture de masse.
Ghetto cultivé d’un côté, déculturation massive par le divertissement et les loisirs de l’autre: c’est entre ces deux écueils que doit se faufiler l’art à l’école qui apparaît comme la figure de proue de l’innovation et de l’ambition en matière de politique culturelle. Il faudra lui donner les moyens de cette innovation et de cette ambition. Car le combat pour la culture aura lieu en cet endroit précis.
► Antoine de Baecque publie, le 28 février: "Crises dans la culture française. Anatomie d’un échec", aux éditions Bayard, 252 p., 19€.
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Marrant de voir à quel point Hannah Arendt avait tout « prévu » !
La question, c’est aussi pourquoi la culture, et quel art on souhaite enseigner. J’ai bien peur que de toutes manières, ça ne s’interesse que trop à la valeur marchande ou même avec l’idée d’une culture comme moyen d’ascension sociale (le philistinisme cultivé). De plus, on sait très bien que l’art reste quelque chose qui échappe à toute école, et qu’on ne sait jamais ce que sera l’art de demain.
C’est-à-dire qu’en fait, cette volonté d’enseigner l’art ou la culture comportent deux problèmes : celui d’imposer une conception de la culture et de l’art, écartant ainsi les autres conceptions possibles (ce qui risque peut-être de puer l’occidentalisme); et alors de mettre en place un « encrassement artistique » qui ne permettrait plus l’expansion de la réalité de l’art qui est sensé s’échapper de tous les codes déjà établis : une conception de l’art qui rapporteait de l’argent, mettant de côté la nouveauté.
Après, je me trompe peut-être, et même l’espère.
Et en dernier lieu, c’est marrant de voir une telle réforme sortir de la bouche de quelqu’un qui semble avoir la culture en horreur (la culture est une perte de temps, il vaut mieux travailler plus pour gagner plus).
Je vous cite :
« Car la politique culturelle s’est développée en France sur la base d’un double refus: celui de l’éducation populaire d’une part, celui de l’institution scolaire d’autre part. »
Relire Villar Jean!
La culture populaire … basée sur une éducation populaire …
Oubli des fondamentaux?
« Et celui de l’institution scolaire « … Nos hussards noirs de la République, qui ont tant fait pour la véritable éducation des enfants de France, doivent
se retourner dans leurs tombes.
Sous Sarkozy le frénétique … tout est annonce, interventions, discours, bla-bla!
Ouvrir une école, c’est fermer une prison, disait le père Hugo)…
Sarkozy se contente « d’ouvrir sa gueule » sur tout, surrien et sur n’importe quoi!
La culture, pour lui, c’est Bling/bling/fouquet’s. Les intermittents sont des fainéants et Courbet, un communard pornographe (cf sa gêne devant l’origine du monde : refus de se faire photographier).
L’histoire de France n’est plus dans les fondamentaux de l’éducation nationale! Alors la culture …
Jean Vilar, pas Jean Villar.
Oui les intermittents, c’est des fainéants.
Bigard, lui c’est un artiste de la France qui travaille !
Je crois que je vais vomir.
POLITIQUE CULTURELLE
Grogne des metteurs en scène à l’Odéon
NOUVELOBS.COM | 27.02.2008 | 18:07
Le théâtre de l’Odéon (Sipa)
La grogne du spectacle vivant contre le gouvernement est montée d’un cran mercredi 27 février, au Théâtre de l’Odéon, où plus de 80 metteurs en scène du théâtre public ont dénoncé conjointement, « un désengagement de l’Etat » et des baisses de subventions qui « menacent gravement la création ».
Imaginée comme « un symbole d’unité », cette conférence de presse, a rassemblé un nombre exceptionnellement élevé de metteurs en scène du théâtre public (compagnies indépendantes et directeurs d’institutions), toutes générations confondues.
« Un sidérant déficit de politique culturelle »
Etaient présent Olivier Py (directeur de l’Odéon), Patrice Chéreau, Ariane Mnouchkine, Didier Bezace, Alfredo Arias, Stéphane Braunschweig, Jérôme Deschamps, Alain Françon, Muriel Mayette (Comédie-Française), Stanislas Nordey, Valère Novarina, Claude Régy ou encore Jean-Michel Ribes.
« Je n’ai pas souvenir d’une telle réunion collégiale », a souligné Olivier Py, qui a pointé du doigt « un incroyable, un sidérant déficit de politique culturelle » de la part de l’Etat.
« L’économie du spectacle vivant est asphyxiée. L’idée même de service public de la culture est gravement mise à mal », a ajouté Arnaud Meunier (Compagnie de la Mauvaise Graine), qui a dénoncé une « politique malthusienne fondée sur l’ère du soupçon et du mauvais procès ».
Il a fustigé une « triple pression »: « l’érosion mécanique des budgets, la future convention collective dont la négociation va s’achever et l’aberration de la réforme » du régime des intermittents du spectacle.
Depuis quelques mois, l’inquiétude fait rage dans le secteur du spectacle vivant. Echaudés par la lettre de mission envoyée par l’Elysée et Matignon à la ministre de la Culture Christine Albanel, les professionnels ont ensuite protesté contre le montant du budget 2008 du ministère (640 M euros pour la création).
« On respire un air malsain »
Face à ce mécontentement, Christine Albanel a annoncé en décembre un « desserrement budgétaire » de 34,8 M euros au titre de la création, puis lancé le 11 février les Entretiens de Valois, sorte de mini-Grenelle du spectacle vivant.
« Il était prévu au budget un gel de 6% sur l’ensemble du spectacle vivant en 2008. Après des protestations vigoureuses du métier, le ministère des Finances a débloqué 34 millions d’euros (…). Or, une partie a été affectée à d’autres choses », ne démorde pas le metteur en scène Jean-Pierre Vincent (compagnie Studio libre).
Didier Bezace (CDN d’Aubervilliers ») a quant à lui estimé que « depuis un certain temps, on respire un air malsain ».
« Tout ce qui bouge et qui pense est actuellement gênant », a-t-il ajouté. « En France, les gens vont mal, bouffent mal, sont mal logés, et en plus on voudrait les priver de ce que nous faisons: raconter des histoires ».
« Pas un gouvernement normal ! »
Dans une intervention remarquée, Ariane Mnouchkine a enjoint le monde du théâtre à mettre fin aux « discours corporatistes » sous peine « d’aggraver le divorce avec une partie de la population » et d’être considéré comme « une nomenclature de privilégiés ».
« Qu’est-ce qu’on fait? En quoi participons-nous à la solidarité nationale et pas qu’à celle des gens de culture? », s’est-elle interrogée.
« C’est très grave, Nicolas Sarkozy au pouvoir, un président qui veut aller au-delà de l’avis du Conseil constitutionnel », a-t-elle lancé. « On s’exprime ici comme si on avait un gouvernement normal. Or, on n’a pas un gouvernement normal ! »
Christine Albanel devait s’exprimer à 16h30 au ministère de la Culture pour répondre à la conférence de presse de l’Odéon.
J’ai eu comme une révélation ce midi, après avoir écrit à une amie. (Je précise tout de suite que le ton de ce message va essayer d’être plaisant)
Je crois que j’ai trouvé pourquoi la France n’aura jamais de professeurs qualifiés pour l’enseignement de l’histoire des arts par des diplômes ou similaires.
Un homme est responsable de cela. Un homme qui a considéré que les musées allaient jouer le rôle des édifices religieux dans le passé. Vous avez trouvé? C’est André, André,…MALRAUX. N’est-ce pas lui, ou à lui que l’on a attribué ces propos: « le 21ème siècle sera mystique ou ne sera pas ». Que n’avait-il pas dit là! Reprenez le dictionnaire à MYSTIQUE et vous comprendrez! « Relatif aux mystères, à une croyance cachée, supérieure à la raison, dans le domaine religieux ». Ceci c’est pour l’adjectif.
Pour le nom, MYSTIQUE renvoie à illuminé, inspiré.
Voilà pourquoi, selon moi, le contraire de ce qui est clair, évident et rationnel, (ce que nous apprenons à l’école dès notre tendre enfance), ne sera jamais enseigné! Ce serait ramener le Diable et le bon Bieu à l’école.
Sacré André! Nous resterons comme avant
« feu cocu mais joyeux
C’est s’que conseillait ANDRE
ANDRE, ANDRE Dupneu
Qu’était chef du con sans cieux
Parfaitement à jeun….(vous aurez reconnu en partie seulement!)
http://pikasso02.skyrock.com/
Il rêva d’absolu n’en eut que les pelures.
A quoi bon enseigner tous les arts à l’école
Quand l’ins pec teur géné ral de l’éd uca tion
Pense que tout va bien tout va bene qu’ça colle.
Trois piliers sont prévus : le 1 le 2 le 3.
L’histoire de l’art en 1 et on ne change rien.
Tous les profs sont bons à l’enseignement des arts.
Juste une mise au point. C’est ainsi faut me croire.
Les visites aux artistes musiciens écrivains
Ceci c’est pour le 2. Mais pour les plasticiens
C’est une grosse erreur. Because contemporain!
Vous n’êtes pas d’accord ? Qu’avez-vous acheté
A ces futurs génies ces derniers mois passés ?
L’inspecteur se trompe l’histoire de l’art mérite
Ne serait-ce qu’une heure par semaine mais c’est trop.
Se trompe ou bien voit juste à en croire le public
Plus j’y pense plus j’y crois l’art n’est plus fait pour nous.
Je retourne ma veste la doublure est usée.
J’aurai cru au passé je me serai planté
C’est le présent qui compte. Au fait le pilier3 ?
La pratique comme hier, dessin peinture pastel
Modelage et collages. Je vis enfin je vois
Cela comme rituel où est donc la réforme ?
Dans le rapport mon cher de cinquante et une pages !
Je l’avais oublié que c’est beau du papier.
Je vais jeté au feu mon travail passé.
Du vent rien que du vent me serait enrhumé.
Ma porte était ouverte j’aurais du la fermer.
Ma porte enfin ma bouche. Mes mains qu’allez-vous faire
Taper sur un clavier comme on casse des cailloux !
Sur les cailloux la houle et les vagues rouleront.
Regards sur l’horizon merci alexandrin
Vous m’aidez à écrire comme roule le train.
que reste l’artiste
Que les politiques oublient un peu ce vilain mot de Culture, mot très moderne ça va être dur en France, où le pouvoir s’est toujours associé à ce que l’on n’appelait pas encore une « politique culturelle ». De St Louis à Louis XIV, de Nap à De Gaulle, tous y mirent leur grain de ciel. Je suis pour un libéralisme, au sens Taoïste, absolu dans ces occurrences, surtout à notre époques de basse civilisation, Dieu y reconnaîtra les siens, que l’État s’occupe d’éducation, de patrimoine, de bibliothèque, de muséographie, bref de préservation OK, c’est le rôle de l’État de momifier, de confectionner du « Rite » au sens Chinois, du « sens » et de « l’histoire », pas de « culture » ni de « création ». Un particulier, individu, transmet par son art à un autre individu, particulier. Point barre. Le reste est poudre aux yeux, propagande, réclame, corporatisme destinés au vide et à l’oubli.
Les programmes politiques! du pipeau
Les discours politiques! du vent
Les Citoyens ! des pauv! cons, md’am Chabot.
Il faut que les programmes et discours engagent totalement les élues,sur les moyens,les plannings, les résultats.
Il faut que soit sanctionner le non respect des engagements.
Tout les moyens existent pour mettre en oeuvre de telles procédures, mais étrangement ce qui fonctionne pour le privé…… etc etc
L’application des nouvelles technologies, oui!!, pour mettre et encaisser plus rapidement des PVs, les impôts, pour voter et probablement frauder mais personne que cela soit à gôche, a droite et au milieu, Silence assourdissant.. rien.. aucune idées.. Monsieur le Président ??
Ce post n’a pas spécialement un lien avec la Culture mais disons que si l’Etat fonctionnerait de façon normale et surtout logique, que le problème n’existerait pas..
oups..
cela peu sembler confus :)
mais personne pour mettre à plat le fonctionnement de l’Etat, le faire fonctionner correctement, imposer le respect des programmes. A quoi sert des expertises (Seguin) qui ni ne sanctionne, ni oblige au respect de la réglementation..
Bonjour,
Je vous propose de visiter ce lien qui peut intéresser un certain nombre de lecteurs du texte d’Antoine de Baecque.
http://horschamp.org/breve.php3?id_breve=148
Tous les regards sont tournés vers l’Etat, et c’est normal pour qui croit encore à l’égalité républicaine. Mais, dans les faits, ce sont les collectivités qui ont depuis longtemps la main et font du mieux qu’elles peuvent. Pour exemple (j’avoue prêcher pour ma chapelle), les résidences artistiques dans les collèges, mise en place le Conseil général de Seine-Saint-Denis (pour en savoir plus http://www.seine-saint-denis.fr/Residences-de-creation-dans-les.html)
Entendu une interview sur France-Inter:
Une série va sortir sur Antenne 2 ou France 3.
Elle se nomme « A droite toute » et elle est faite par un réalisateur qui a connu l’époque des rois maudits (avec Jean Piat) et toutes les super réalisations d’il y a quarante ans.
A surveiller, je pense que cette série fera un tabac.
Je vais parler, ici, de théâtre.
Depuis les années 80, les compagnies implantées en région se sont développées considérablement. Elles ont consacré leur effort à créer et à diffuser, à transmettre la pratique du théâtre dans et hors des établissement scolaires, à animer, vitaliser les régions de leurs implantations en créant des lieux, en accueillant des spectacle, en inventant des festivals… En un mot, en intégrant le spectateur dans leur pensée et leur action théâtrale. En travaillant davantage avec une population qu’avec un public. en situant radicalement leur engagement dans une perspective de service public, bien avant même qu’on ne leur en confie la mission.
Est alors né un artiste nouveau qui a trouvé son identité dans la pluralité de ses actions, un artiste pour lequel création théâtrale et pédagogie se mariaient en un même acte artistique. Et cela au meilleur niveau de la création et de la transmission.
Aujourd’hui cet artiste bien vivant, actuel et agissant, n’est pas reconnu pour ce qui est de l’intermittence (les heures de pédagogie sont nettement dévalorisées par rapport aux cachet de diffusion). Sa démarche est peu enseignée dans les conservatoires. Et la cérémonie des Molières ne le connaît pas.
En fait, à travers lui, c’est le spectateur comme élément constitutif, organique, fondateur du théâtre, comme partenaire et complice fraternel, qui est ignoré.
Pour élargir le propos, nous avançons que toute politique qui considère le citoyen, enfant ou adulte, comme destinataire de la culture est du côté de la consommation. Il en est en fait l’artisan en dialogue avec les artistes. D’où l’idée forte et essentielle, déjà mise en pratique depuis des dizaines d’années, de marier la culture et l’éducation. L’art comme humanité partagée.