Albanel face à la révolte du cinéma : un ministre vers la sortie

Christine Albanel à l'Elysée en février (Vincent Kessler/Reuters).

Y a-t-il encore un(e) ministre à la Culture ? En tous les cas, il (elle) ne répond guère. Interpellée de plus en plus bruyamment par les acteurs culturels, de tous les bords et de tous les domaines, Christine Albanel se fait la plus discrète possible tout en restant placée sous haute surveillance depuis l'Elysée, où règne un » conseiller du Président pour la culture et l'audiovisuel » , l'ex-trublion médiadique mitterrandolâtre Georges-Marc Benamou.

Ce dernier n'a pas davantage de projet pour la culture, encore moins d'ambition de relance de la politique culturelle, mais du moins peut-il souffler à Sarkozy quelques effets d'annonce, claironnés sur la place publique en guise d'alibi culturel, sans même que la ministre en charge ne soit préalablement mise au courant.

Le cabinet du ministre de la Culture est aussi désorganisé que désemparé, effaré souvent par l'impréparation, l'amateurisme, pour tout dire l'absence de projet culturel, et craint de plus en plus ouvertement le confinement et l'isolement auxquels est soumise Christine Albanel, qui gère à peine les affaires courantes. Comme si elle était, depuis ses premiers pas et la lettre de mission qui lui fut adressée par la présidence de la République dès le 1er août dernier, encadrant significativement toutes ses actions, en état de sursis permanent.

Là voilà cependant au pied du mur. Car, à l'occasion de la cérémonie des César, vendredi 22 février, la profession se mobilise de façon sans précédent, notamment les métiers du cinéma et de l'audiovisuel, en première ligne dans les suppressions de crédits et le désengagement massif des politiques publiques. Un appel circule, » Vers le démantèlement de la diversité culturelle en France ? » , dénonçant » la forte baisse des crédits disponibles en Drac (Directions régionales des affaires culturelles) pour les festivals, les associations de salles, les circuits itinérants et, plus généralement, l'ensemble des acteurs de l'action culturelle cinématographique du territoire français » .

Vendredi, à 21 heures, au moment même où débutera la cérémonie des Césars, il y aura grève des cinémas en France : tout le réseau art et essai et de recherche, celui qui soutient prioritairement le cinéma français récompensé au César depuis quelques années, suspendra sa séance et fermera les salles, en signe de protestation. Et l'ambiance promet d'être chaude et agitée dans la salle des César elle-même, cérémonie qui pourrait être l'ultime sortie d'une ministre qui n'en peut mais, une » versaillaise » chahutée par la Commune des cinéastes en colère.

Ensuite ? Au profit d'un remaniement ministériel post-électoral, qu'on annonce aussi inéluctable que renversant, verra-t-on, comme la rumeur le colporte, le retour de Jack Lang en sauveur de la rue de Valois et de la politique culturelle à la française ? On ne peut souhaiter pire destin à l'ancien patron du ministère… Mais cette succession déjà ouverte a le mérite de poser des questions non négligeables : qu'est-ce qu'un bon ministre de la Culture ? Historiquement, il y a trois modèles. Malraux, Lang, et Tartempion. Mais le problème demeure : tous ont connu l'échec…

La taille Malraux

Malraux était fou. Ses discours avaient tout du delirium, ses postures pouvaient faire peur, et ses visions, ses tremblements, ses obsessions fétichistes, son narcissisme exacerbé, sa perpétuelle grandiloquence, proposaient le cas clinique d'une névrose profonde. Mais cette folie le protégeait. Elle confortait son personnage, celui que De Gaulle nommait » l'ami génial » :

 » A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. La présence à mes côtés de cet ami génial, fervent des hautes destinées, me donne l'impression que, par là, je suis couvert du terre à terre. L'idée que se fait de moi cet incomparable témoin contribue à m'affermir. Je sais que dans le débat, quand le sujet est grave, son fulgurant jugement m'aidera à dissiper les ombres. »

Et comme l'indispensable dissipateur d'ombres ignorait le terre à terre, il fallait lui confier des tâches stratosphériques et surtout bien l'entourer. Ce fut la faculté de Malraux : tracer une voie à travers la nuée en des mots suffisamment épiques et visionnaires pour qu'ils supportent un projet, suffisamment obscurs, ésotériques et généraux pour qu'ils soient laissés à l'interprétation de ceux qui allaient les mettre en œuvre.

Sa grande force : un entourage d'administrateurs, d'hommes d'idées et d'actions, d'aventuriers de la culture, d'explorateurs en missions spéciales (un certain nombre venaient d'ailleurs de l'administration coloniale, tout juste démobilisés en 1959). Malraux était alors irrécusable.

Sa folie l'a déplacé hors du champ des polémiques, de même que son histoire : c'était un homme de gauche, intrinsèquement, compagnon de route des communistes. C'était un gaulliste d'obédience directe, sans autre médiation que l'amitié et l'écoute du Général, auréolé de Résistance (le commandement de la brigade Alsace-Lorraine en 1944) et de philosophie de l'art (du Musée imaginaire, en 1947, aux Voix du silence en 1951), même si la première était tardive et la seconde fumeuse.

Mais tout cela avait le goût de l'excès et surtout de la grandeur, et l'on sait que le bouillon de culture, en France, se déguste à cette sauce-là. Malraux fut le saucier le plus illustre de la gloire culturelle française, puisqu'il parvint toujours à rendre notre génie plus ou moins étriqué aussi large et envoûtant que l'univers de l'art dans son entier. C'est pourquoi l'action du ministère a été moins lyrique que le verbe du ministre. Il faut la relativiser : la culture ne vit pas alors un âge d'or, d'ailleurs elle demeure assez peu fortunée, entre 0,38% et 0,42% du budget total de l'Etat, et sera toujours en proie aux tracasseries des ministres des Finances et du budget.

S'il ne doit rester qu'une chose du ministère Malraux, qui vit encore mythiquement sur sa réputation, ce sont les Maisons de la culture. C'est dans ce cas, et dans ce cas seulement -puisqu'ici les murs s'appuient sur des fondations esthétiques cohérentes-, qu'on peut comprendre le sens de l'une des phrases les plus célèbres de l'homme des Antimémoires :

 » La culture sera à notre époque ce que l'instruction publique fut à celle de Jules Ferry. »

Cette prophétie, ce sont les Maisons de la culture qui ont voulu la réaliser au mieux, symbole et orgueil du nouveau régime. C'est une ressource, mais également un miroir aux alouettes : cette apologétique veut convertir le peuple à la culture par l'éclat des images, grâce au choc de la confrontation aux œuvres, dans un grand halo de scintillements et avec d'importants concours de foule, ce qui n'est pas sans rapport avec la culture de masse, mais souvent sans s'en donner les moyens.

Lang ou la séduction exagérée

Avec Jack Lang, tout fut culturel. Les arts, les lettres, le rock, la bande dessinée, la » culture » urbaine, un coup franc de Michel Platini, chaque idée du Président. Jack Lang pensait même que le gouvernement était composé de quarante-quatre ministres de la Culture. L'idiome culturel déborde les digues du langage, et envahit tout au cours des années 80, celles de Lang et de son efflorescence verbale, festive, créative. La Culture n'était plus seulement un ministère sectoriel, mais un centre de gravité autour duquel tout devait s'ordonner.

Si la France a été la première nation du monde démocratique à se doter d'un ministère des Affaires culturelles dès 1959, trente ans plus tard son budget s'est non seulement multiplié, mais sa dénomination même semblait s'être enflé à la mesure de ses certitudes et de sa puissance symbolique, pourvue de toutes les capitales désirées : ministère de la Culture, de la Communication, des Grands Travaux et du Bicentenaire…

Ce verbe lyrique nous paraît certes, avec le recul et l'ironie de l'histoire, quelque peu forcé et plutôt ridicule. Mais il faut songer à tout le mal qu'il a fait, quand ce vitalisme culturel s'est métamorphosé au cours des années 80 en une langue de bois parlée le plus naturellement du monde par les milieux de la culture officielle. Cette volonté de faire savoir et de faire voir s'est déversée en slogans de surexcitation culturelle, d'hypertrophie logomaniaque et de séduction exagérée. On a inventé la Fête de la musique, la Fureur de lire, la Ruée vers l'art, l'idée explosive de dynamiser les arts plastiques, le ministère du Bonheur, bientôt de l'Intelligence, et tout se devait d'être énorme sous la dictature du jamais vu et de la surenchère : Grand Louvre, Grande Arche, Grands Travaux, Très Grande Bibliothèque… Etat culturel et Etat séducteur marchaient ici main dans la main vers la lumière qui se levait à l'horizon.

Ces mots de passe du jargon ministériel sont devenus des clichés et des lieux communs qui ont doublé les réalisations effectives de la politique culturelle, qui pouvaient même s'en passer. Que la culture soit devenue un enjeu majeur dans l'art de gouverner, c'est un fait que et Malraux et Lang, chacun à leur manière, ont réussi à imposer.

Mais quid de la démocratisation de la culture ? La croissance budgétaire de la politique culturelle, qui est indéniable, et est indéniablement le principal héritage des années Lang, a-t-elle contribué à étendre la culture de chacun ? Là, il faut se rendre à l'évidence amère d'un constat d'échec : ironie d'une histoire qui passe par la baisse de la fréquentation dans tous les lieux de culture, concerts, cinémas, théâtres, bibliothèques, musées nationaux ou municipaux, alors même que les occasions de culture (le nombre de festivals, de livres, d'espaces d'expositions, de salles de concert, de films et de multiplexes cinématographiques, de Scènes nationales) ont significativement augmenté.

L'écartement des ciseaux semble inéluctable : un Français sur trois ne lit pas même un livre par an ; les deux-tiers ne sont jamais allés au théâtre ; enfin 85% de la population ne fréquente jamais un musée ni une exposition. Chaque étude du ministère de la Culture conclut à l'échec de la démocratisation, rien n'y fait. Ce qui explique sûrement le mouvement de fond en matière de culture au cours des années Lang : l'abandon progressif de la démocratisation culturelle (la culture pour tous) au profit de la démocratie culturelle (la culture de tous et par tous). Plutôt qu'aller vers la culture des autres, on cultive son propre jardin culturel. Syndrome ikea de la culture en kits : on est tous cultivé parce que toutes les cultures sont possibles, surtout la sienne. 100% de réussite promise, tous devant la télé…

Le triplement du budget de la culture n'a-t-il servi à rien ? Désespérante question. C'est là l'effet pervers de la langue de Lang et de ses communicants : au bout de quelques années, ne reste que le dérisoire du verbe. Le ministre de la Culture en costume rétréci Sans Malraux, ni Lang, l'appellation fondatrice de ministère des affaires culturelles fluctue, soulignant que personne ne sait plus exactement ce qu'est une politique culturelle dans les hautes sphères de l'Etat.

Le défilé des locataires courte durée

L'hésitation est renforcée par la valse des ministres. On a tout essayé, grand commis de l'Etat, dandy cultivé, administrateur besogneux, femme journaliste en vogue, écrivain réactionnaire, homme politique de base, rien n'y a fait : le costume ministériel semblait toujours taillé trop grand pour le malheureux désigné ou volontaire puisque le patron avait été confectionné aux dimensions de Malraux. La rue de Valois voit ainsi défiler, depuis le départ de Malraux en mars 1969 : Edmond Michelet, André Bettencourt, Jacques Duhamel, Maurice Druon, Alain Peyrefitte, Michel Guy, Françoise Giroud, Michel d'Ornano et Jean-Philippe Lecat. Neuf locataires en douze années, le bail est de courte durée et personne n'en a rien retenu.

Ensuite, dès la fin des années Lang, la politique culturelle se replace hors de l'espace public. La culture était certes partout. Pas de plateforme politique, locale, régionale, nationale, sans son chapitre culturel. Mais ce n'était pas là où se gagnaient ni se perdaient les élections. Dans la France de la fin du XXe siècle et des débuts du XXIe siècle, la culture est partout, tout le monde en veut, tout le monde la revendique, mais son paradoxal triomphe marque surtout sa sortie de la controverse politique et son exclusion du choc des idées. Elle est surtout la marque d'un faire joli qui agrémente les programmes, s'étale sur des projets de papier glacé, un gibier de sujets consciencieux ou folkloriques pour journaux télévisés, la contre-partie artificielle aux offensives marketing de grande ampleur.

La culture échappera-t-elle désormais à ce destin de poule de luxe, supplément d'âme et vernis visuel pour événements médiatiques préfabriqués ? Le 21 avril 2002 -quand Le Pen arrive au second tour de l'élection présidentielle-, installe durablement un temps de crise sur la culture française, celui du malaise larvé, du désarroi morose, de la fin de la croyance en l'efficacité des politiques culturelles, de la chute de prestige d'un ministère rétrogradé symptomatiquement en bas de liste dans le gouvernement Raffarin de 2002, avec l'expert Jean-Jacques Aillagon.

Cet arbitrage gouvernemental a dévoilé le médiocre intérêt porté à l'art et aux artistes, à la culture et à ses enjeux, par un pouvoir qui a certes promis beaucoup mais sans conséquence. D'ailleurs, ce même ministère n'était plus qu'une question de « casting », et recommence une instabilité de la fonction dont la rue de Valois avait perdu l'habitude depuis la décennie 1970 : en une douzaine d'années, se succèdent Toubon, Douste-Blazy, Trautmann, Tasca, Aillagon, Donnedieu de Vabres, Albanel, qui ont chacun bien de la peine à définir ce que peut être une politique culturelle possible, sinon cohérente et efficace, et tout autant de difficulté à bien s'entourer et à échapper à la malédiction des coupes budgétaires.

Ces années du tournant du millénaire sont celles de la mise en sommeil des discours politiques sur la culture, ou plutôt de leur gadgétisation, tandis que bien des objectifs de développement culturel et d'insertion de l'art dans l'espace social passent au compte des pertes et profits (des pertes surtout). La politique culturelle à la française, inventée sous Malraux, régénérée par Lang, s'est dissoute dans ce processus.

L'intervention de l'Etat dans la culture va-t-elle se limiter à un soutien public à l'économie de la vie artistique et culturelle ? Ce désengagement ne serait pas illogique dans un temps d'humeur libérale et de désenchantement de la politique, où les enjeux économiques propres aux industries culturelles de masse semblent largement primer sur la réalité en berne d'une démocratisation culturelle dont tous les voyants sont au rouge en signe d'échecs répétés.

► Antoine de Baecque publie le 26 février » Crises dans la culture française. Anatomie d'un échec » , Bayard.

97 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De louie

13H05 | 21/02/2008 | Permalien

Subventionnée par l'état, la culture devient fumier. Pour trop de fumisteries. Dénationnalisez-moi tout ça, sus aux subventions et autres indemnités aux intermittents ; que les meilleurs gagnent ! Le mot talent est le grand absent des commentaires, et bien que notion subjective, c'est la seule échelle de valeur possible quand on parle d'art.

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13H23 | 21/02/2008 | Permalien

Et bien c'est ce qu'ont fait nombre de pays… au moins ils ne débattent plus de l'état de leur culture maintenant, ils n'en n'ont plus…

Ton message est populiste et hors de propos.

« arrétez de subventionner les profs, et ils se mettront enfin à bosser »
« arrétez de subventionner les flics, et ils arriveront enfin à arrêter les vouyoux »
« arrétez de subventionner les députés, et ils vont enfin finir leur sieste »

T'en as d'autres ?

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13H42 | 21/02/2008 | Permalien

Vous ne confondez pas subvention et salaire ?

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14H02 | 21/02/2008 | Permalien

Avec quoi croyez vous qu'on paye les salaires des employés à l'opéra ?

Je crois que vous faites une confusion : « arrétez les subventions et les meilleurs (les plus talentueux) resteront », et bien non, ce sont les plus rentables qui resteront. C'est la règle élémentaire de la concurrence.

Pouvez-vous démontrer que les plus talentueux sont les plus rentables ?

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14H34 | 21/02/2008 | Permalien

Mais je ne vous oblige pas à regarder TF1 pour y trouver de la culture ! Comment peut-on associer talent et rentabilité ? ? ? C'est parfaitement antagonique. Sauf quand l'artiste devient bourgeois j'en conviens. Quant à l'Opéra il s'agit bien de « salaire » dans un budget national, c'est une entreprise publique. Ce ne sont pas des subventions !

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à louie Portrait de louie De C. Creseveur

D'actualité | 13H54 | 21/02/2008 | Permalien

Sans subvention Louie, il n'y a pas de culture.
Je vous invite pour vous en convaincre à regarder ce que les pays qui n'ont jamais eu la culture du soutien ont laissé dans l'histoire de l'Art.

Portrait de louie

à C. Creseveur Portrait de C. Creseveur De louie

14H42 | 21/02/2008 | Permalien

mouais… L'histoire de l'art c'est surtout l'histoire du fait du prince qui s'est entouré des meilleurs de ses comtemporains. L'histoire de l'art c'est aussi découvrir des oeuvres de façon posthume (elle était où la subvention ? ). Je tempère volontiers mon propos mais je dis tout de même qu'en matière de subvention un peu de discernement de nuirait pas à la culture.

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De audiodidacte

amusicien enjazzé | 13H18 | 21/02/2008 | Permalien

qui siflotte s'implique : -)

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amusicien enjazzé | 13H31 | 21/02/2008 | Permalien

l'ouie ! ! ! laissez pousser vos oreilles : -))de quel « tas lent » parlez vous ? ? ? du formidable humoriste bigard,du phylosophe stevy,de la cantatrice carla ou du ténor faudel ? ? ?
que les meilleurs gagnent ? ?
ok alors la starac a la fac,les peoples a l'ecole et la téléréalité des la maternité…

consternant : -(

Portrait de louie

à audiodidacte Portrait de audiodidacte De louie

13H40 | 21/02/2008 | Permalien

Cher auto(didacte ? ),
Vous n'avez pas du lire correctement l'article initial : Malgré toute les politiques successives, la démocratisation de la culture ne prend pas. C'est pas moi qui l'invente ! La culture c'est une affaire personnelle et intime, c'est à chacun de savoir s'il veut éclairer sa vie ou non. Mais je vois que vous avez des références certaines en matière de d'artistes talentueux…

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De Tigerbill

retraité en CDI en charente-maritim... | 13H40 | 21/02/2008 | Permalien

De Gaulle :
« A ma droite, j'ai et j'aurai toujours André Malraux. »

Sarkozy :
« A ma gauche, j'ai et j'aurai toujours Jack Lang. »

Portrait de audiodidacte

De audiodidacte

amusicien enjazzé | 14H00 | 21/02/2008 | Permalien

l'ouie …je parlais des amis de votre cher chanoisne : -))
c'est a nous qu'il incombe de s'impliquez dans des pratiques culturelles,
mais force est de constater que cela contrarie les intérets de qq uns : -))

il y a une différence entre concerné et impliqué :
dans les oeufs au bacon ,la poule est concerné et le cochon impliqué : -)))

Portrait de louie

à audiodidacte Portrait de audiodidacte De louie

14H14 | 21/02/2008 | Permalien

Nous sommes donc en accord ? ! ? Pas sûr…
C'est effectivement le peuple qui fait la culture et c'est aux élus d'encourager cette culture. Ne nous déplaise si nos goûts ne rejoignent pas toujours ceux de la masse.

Cette idée est valable pour tous les arts, plastiques, picturaux etc. en proportion bien entendu du public susceptible d'être touché. Mais avouez quand même que des compagnies, des artistes qui malgré les moyens alloués ne rencontrent jamais le public (même élitiste) c'est de l'argent qui sert à quoi ? A nourrir son homme, pas les âmes. Ainsi Bartabas qui crie au scandale moi je dis bof, il a eu assez de subventions pour émerger auprès du grand public (qu'il veut séduire) qui manifestement n'en a cure. Mais quand Madame Carla a du succès (je parle du 1er album) toute l'intelligentia trouve ça suspect. Faut pas déconner ! Toute oeuvre est destinée au plus large public et succès ne veut pas toujours dire merde.

Portrait de willstephi

De willstephi

13H55 | 21/02/2008 | Permalien

La démocratisation culturelle n'a pas eu lieu en France malgré les maisons de la culture de Malraux puis le florilège de festivals et autres événements sous Lang, et enfin les grands travaux. Toutes les couches de la population n'ont pas été touchées par ce développement.
Mais la politique culturelle a permis l'ouverture de moults équipements culturels un peu partout en france et les chiffres de fréquentation n'ont jamais été aussi élevés dans les musées et les médiathèques. Les journées du patrimoine font salle comble tous les ans.
Le problème se situe plus au niveau du spectacle vivant, notamment le théâtre, et du cinéma dont la fréquentation s'érode chaque année un peu plus, et se concentre surtout sur quelques blockbusters.
L'offre culturelle est là mais la politique en direction des publics est en échec depuis le début. Ce serait aujourd'hui le nouvel enjeu d'une politique culturelle ambitieuse. Mais Albanel va totalement en sens contraire en coupant les crédits des acteurs sur le terrain qui font le maillage culturel du pays et travaillent à long terme sur cette démocratisation.
Ces coupes budgétaires ne touchent pas que le cinéma, loin de là, mais le livre et la lecture, le théâtre, la danse les arts plastiques.
Tant mieux que le secteur du cinéma puisse se faire entendre et mette en avant ce qui est une non-politique du ministère, mais juste une gestion de ses coupes budgétaires faites par Bercy dans ses crédits. Les autres secteurs feraient bien de s'y allier rapidement pour créer un mouvement plus large.

Portrait de rodolphe7

De rodolphe7

14H09 | 21/02/2008 | Permalien

Votre article est bien fait mais attention. Marlaux est vraiment un être d'exception. Il a en quelque sorte, ouvert l'idée pour tous, que le sacré était notre salut. Il a quasiment mis la république Française à genoux devant elle. Tous ce qui produit du sacré est digne de toutes les attentions ! Et puis c'était une époque pétrie de littérature et moins de people.
Lang aussi, mais déjà trop dans la culture de masse, du spectacle, qui au fond est à double tranchant. Car le but de la culture c'est de régénérer les êtres vers un autre regard du monde et de soi, et non un objet qui aurait pour but de nous faire passer un bon moment, sans qu'il n'en reste rien. Type Andy Warhol. Quoique ! A ce jeu de masse, on élimine tout ce qui fait le subversif de l'art. On lui ôte sa capacité de révolte, contre ceux même qui le porte comme l'état Français, à travers son ministère.
Premièrement, sur les subventions, toujours se poser la question. Pourquoi la France avec ces 200 films produits par ans, en produits autant de mauvais comparé aux pays qui n'ont pas l'avance sur recette ? Allemagne qui se réveille, Asie, Américain font de bien meilleurs films que nous. Moins complaisant. Plus subversif. Parle mieux de notre époque que nous.
A la vérité, l'art ne se décrète pas. Voilà les limites d'un ministère. Et puis, il n'y pas assez de dénicheurs de talents comme pour la quinzaine à cannes. Ensuite, j'estime que ce ministère à tué en partie le cinéma pour avoir arrosé, d'avance sur recette, toujours les mêmes, ou des gens qui n'ont rien à dire. Pour les courts métrages ils essaient de se rattraper. Si le cinéma doit mourir pour renaitre, qu'il meurt.
http://tulipe7.free.fr

Portrait de luham

De luham

14H14 | 21/02/2008 | Permalien

Tout le temps en train de se plaindre ces « artistes ».
Ils se plaignent d'etre abandonné,mais n'oublient t'ils pas un peu rapidement que nous autres citoyens les faisons vivre avec les surtaxes(CD,Telephones,clefs usb et autres medias censés leur faire perdre de l'argent).
Arretez donc de pleurer sur votre sort,votre avenir est assuré grace à vos revenus colossaux.
Ca me donne envie de vomir de voir tous ces friqués pleurer alors qu'on ne parle pas des SDF,eux n'ont pas de quoi vivre décemment,c'est insolent ce que vous faites la.
Je précise que je ne cautionne pas ce gouvernement,loin de la

Portrait de torrebenn

De torrebenn

technicien du spectacle | 14H38 | 21/02/2008 | Permalien

@ m. de Baecque :
Vous oubliez françois Léotard, qui a coupé la MC deReims en morceaux ! !

Portrait de audiodidacte

De audiodidacte

amusicien enjazzé | 14H56 | 21/02/2008 | Permalien

cher luham ! ! ! je vous rassure de suite il y a déja des milliers d« artistes précaires ,mais je suis aussi en colere que vous quand je vois certains cachets d'artistes que j'ai accompagné
par contre je ne pleurerais pas avec vous sur les milliards qu'engrangent les f.a.i et autres opérateurs de teléphonie mobiles

et pour finir : -))

il faut subventionné la création artistique , a condition qu'elle soit du gout du publique ! ! ! ! !

dixit jean marie le pen …

Portrait de Schtroumpf perplexe

De Schtroumpf perplexe

physicien | 17H40 | 21/02/2008 | Permalien

Qu'est-ce que la culture ? Une définition pas à la mode du tout, mais qui à mon avis est la bonne, est : « un savoir qui ne va pas de soi » (ce qui le distingue de la coutume, qu'on apprend par imprégnation).

Si on demande ce qu'est la culture à un homme politique, on risque plutôt d'entendre : « c'est ce qui fait sortir les gens de chez eux. » Cela me navre.
On ne peut évaluer le succès des politiques culturelles en comptant seulement le nombre des entrées dans les musées et salles de spectacles.
Ou bien, on risque de faire comme cette société de conseil sollicitée par Sarko, qui propose d'évaluer l'action des ministères en cochant des nombres dans une liste de critères quantitatifs… (Les critères étaient jugés très arbitraires dans les colonnes de Rue89, il y a quelques semaines.)

Prennons l'exemple de la musique. Pour évaluer son dynamisme, on peut compter la fréquentation des concerts, ou le niveau des divertissements de TF1… et se morfondre.

Mais la fréquentation des salles de spectacle révèle une conception très « passive » de la culture populaire. Les « gens ordinaires » sont alors considérés comme des consommateurs des produits fournis par des professionnels ; et on souhaite que ces gens en consomment de la meilleure qualité possible.

Bof. Je trouve ça légèrement frustrant.

Une autre approche. La musique et la « démocratie »,
c'est aussi une multitude d'écoles de musique, souvent municipales ou inter-communales, subventionnées. Celle de ma ville (30 000 habitants, donc environ 10 000 « jeunes ») a 800 élèves et refuse du monde. Ce n'est pas le seule école, il en existe une ou deux autres, associatives, notamment à la MJC. Merci Malraux : o)
La musique qu'on y apprend n'est pas celle de la Star'Ac (même si rien n'empèche d'en faire à coté). En plus, il y a des concerts de profs (assez mal payés et dévoués) et des concerts d'élèves une bonne quinzaine de fois par an.
On y apprend à jouer des instruments « populaires » (piano et guitare toujours au top) mais… à l'autre extrémité du spectre, l'orgue et des instruments anciens rarement entendus à la télé (viole de gambe, clavecin, etc.) Je connais plusieurs gamins (au lycée en général) qui sans l'intention de devenir des musiciens professionnels, y pratiquent deux instruments.

Pour avoir droit à tout ça, les élèves n'échappent pas aux cours de formation musicale (solfège, chant, analyse), pas faciles, donc véritablement culturels (en ce sens qu'ils demandent un effort).

Les élèves ne sont pas tous des bourgeois huppés, loin de là, même si le niveau culturel de la ville est relativement élevé. Je crois savoir que les école ne désemplissent pas dans de très nombreuses villes, grandes ou petites.

Autrement dit : la culture populaire, ce n'est pas des seulement des gens « ordinaires » qui viennent écouter des opéras (là, on doit être en échec), mais aussi des « gens ordinnaires » qui jouent, souvent à plusieurs, et qui y prennent beaucoup de plaisir.

Un détail : deux bonnes places d'opéra coûtent (malgré les aides publiques) environ trois mois de cours de musique dans l'école de ma ville. J'ai choisi de rennoncer à l'opéra. Ca ne me manque pas. Je préfère les petits concerts, généralement pas comptés par le ministère de la culture, plus abordables, et très souvent de bonne qualité.

Sans vouloir cautionner en rien la politique culturelle menée en France depuis quelques années (on peut effectivement s'interroger si il y en a une) cela m'incite à relativiser l'insuccès de la démocratisation de la culture.

Portrait de bizuth

De bizuth

18H20 | 21/02/2008 | Permalien

un « conseiller du Président pour la culture et l'audiovisuel », l'ex-trublion médiadique mitterrandolâtre Georges-Marc Benhamou.

Ce n'est pas d'un conseiller dont devrait bénéficier « (celui dont on ne doit pas prononcer le nom) » mais plutôt d'un prescripteur.

Quelle culture ! ! !
Avec 10 heures de français, 5 heures de math et 4 de sport, sur 26 heures par semaine pour nos enfants, faites le calcul, c'est sûr que la culture va en prendre un coup.

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 18H35 | 21/02/2008 | Permalien

Le ministre de la Culture semble être Le placard des ministères. A l'origine, si je ne m'abuse, le général de Gaulle avait eu l'idée d'un ministère de la culture. Aujourd'hui, voilà bel et bien le résultat.

Moi-même, jusqu'à ce que le Président Sarkozy soit élu, je ne savais même pas qu'il y en avait un. Ce cabinet semble être négligé. Pourtant, la culture n'est-elle pas une valeur fondamentable à acquérir pour réussir. Sans culture, où peut-on aller ? Tout simplement, je me demande si cette rupture tant promise par le Président inclu le sujet de la culture. A mon avis, vu ce qui se passe à ce ministère, cela cause des doutes.

A mon avis, le ministère de la culture doit être le « hub » des grands réformes culturelles. C'est à lui d'apporter une culture de qualité à tous les Français. La culture, ça semble assez pénible. Pourtant, le ministère peut en faire un véritable sujet innovant. La culture, c'est nécessaire. Mais si ce ministère est tant négligé, peu organisé, et mal structuré, alors est-ce-que la culture est jugée importante par le Gouvernement français ?

Plus concrètement, l'affaire de la suppression de la publicité chez France Télévisions semble être un dossier à la fois complexe et désorganisé. Pourquoi créer une comission quand un ministère entier, celui de la culture, peut s'occuper du dossier lui-même. Sarkozy, est-il en train d'éviter tout contact avec le ministère de la Culture ? Considère-t-il qu'Albanel, ministre de la culture, est incompétente ? A mon avis, cette comission est strictement inutile. Et c'est à la ministre de la culture, avec son équipe, de se charge du dossier.

La politique Sarko » m'inquiète. On dérive sur tous types de sujets qui ne sont pas prioritaires (je pense en particulier à la suppression de la publicité sur les chaines publiques, aux sujets qui fâchent souvent de la religion…). Mais je lui souhaite de réussir et d'entreprendre au plus vite les réformes promises lors de sa campagne éléctorale.

Portrait de cubzagais

De cubzagais

19H50 | 21/02/2008 | Permalien

Si cet article est intéressant pour ses aspects historiques, il diffuse malheureusement de fausses informations.
A savoir notamment que la fréquentation des bibliothèques ne cesse de croire (et étant bibliothécaire, je ne peux que le constater chaque jour davantage) :

http://www.credoc.fr/publications/abstract.php ? ref=CMV193

Il est vrai qu'il y a de nombreux problèmes aux politiques culturelles, mais il ne faut pas oublier que nous sommes en République, et que ce sont les élus qui définissent les priorités.
Et les élus, c'est nous qui les choisissons.
Un exemple fréquent : une commune investit des centaines de milliers d'euros (coût partagé via les subventions) dans la construction d'une bibliothèque. Les élus sont contents : ils ont quelque choses à montrer, quelque chose à faire valoir auprès des électeurs.
Mais quand vient le moment de décider du budget de fonctionnement, des acquisitions, voire du personnel, c'est tout de suite moins porteur, moins visibles aussi, et on fait avec ce qu'on peut.
Qui blâmer au final ? Des élus qui ont malgré tout fait un investissement culturel ? Les électeurs qui préfèrent dire que c'est la faute des élus plutôt que d'aller au conseil municipal pour peser par leur présence ? Ou celle de nous autres, ces sales fonctionnaires qui en demandent toujours plus pour assurer la qualité du service public et qui font augmenter nos impôts ?

Portrait de KRIS

De KRIS

20H03 | 21/02/2008 | Permalien

Optimisation des moyens de production : informatisation,ergonomie,ingenierie, automatisation, progrès,bref. Que des beaux mots pour dire que la science née du brillant cerveau humain allait enfin libérer l'homme.

Il y a seulement quelques années, 10 ans ? l'horizon était limpide, le programme annoncé du nouvel homme moderne serait :
TRAVAILLER MOINS, SE CULTIVER PLUS ;

Les couvertures des magazines rivalisaient de titres alléchants pronant l'avènement de la société de loisirs.
Par le miracle du progrès,libéré d'une partie du temps autrefois consacré à des tâches stériles,l'homme en aurait plus désormais (du temps) pour lire, aller au musée, au cinéma, au concert…s'éduquer, se distraire.

Discours d'autant plus sensé qu'il tournait dans le sens de vents bienfaisants… où il était question d'un environnement à protéger, d'énergies naturelles à ne pas gaspiller, d'une conscience neuve des dangers qui guettaient la terre et de l'intuition soudaine que ça ne pourrait pas durer..indéfiniment, sur ce rythme là ! !
Une forme de sagesse semblait se profiler.
Mais,hélas,c'était trop parier sur l'intelligence. Mésestimer la puissance prédatrice destructrice viscéralement vissée à l'homme.

Comme par un mauvais tour du sort. Alors que le travail se raréfiait, que la nature s'appauvrissait,que l'angoisse de l'avenir étouffait nos enfants, férocement, on nous apprit, au contraire, qu'il faudrait encore accélérer la cadence.

Pourtant n'est-ce-pas dans la maîtrise du temps,l'éveil à d'autres sensations subtiles ou plus simplement dans le repos élevé au rang de valeur salvatrice, qu'on peut espérer un jour inverser la vapeur. Lorsque la température monte ; Lorsque la fièvre gagne toute l'humanité, l'homme malade ne doit il pas plutôt s'aliter au lieu que de continuer à s'agiter encore avec fébrilité ? Vers quel destin court-il si imprudemment ?

Quel souffle imbécile pousse notre barque vers le gouffre dans l'impétuosité de rameurs écervelés.

Un esprit avisé nous criera-t-il un jour : STOP.
Ralentissons ;
« A partir d'aujourd'hui afin de faire des économies, vous travaillerez moins. Vous resterez au repos, deux heures de plus le matin. Pour y lire, dessiner,rêver ou méditer…Nous n'avons que trop attendu. Nous courions à notre perte. C'est une question de survie… »
Sous la grande illusion sémantique où se cache la valeur travail, n'est-il pas temps de lever le voile ?
Regarder ce qui s'y cache. Définir, redéfinir ce que travailler veut dire à l'aune de ce qui est précieux, indispensable, utile, ou au contraire nuisible, dangereux, destructeur pour l'homme.

La culture s'imposera-t-elle alors comme un puissant remède à tous les maux engendrés par l'enchaînement à la croissance ?

Quel mal fait-on, après tout,quand on s'absorbe dans la contemplation d'un tableau, la lecture ou l'écoute d'une mélodie ? Aucun.

A le faire PLUS ;
On aurait tellement à Y GAGNER.

Portrait de Thierry Catrou

De Thierry Catrou

20H51 | 21/02/2008 | Permalien

De toute façon c'est pour rire… La ministre e la culture n'a qu'un rôle incident, un budget insignifiant… Pour exister on peut supposer une expression rare dont peu ont su se rendre capable (Malraux et Lang). Ne nous inquiétons pas, on lui trouvera un remplaçant plus flamboyant mais qui ne fera guère mieux.

Portrait de V comme vendetta

De V comme vendetta

Ecrivain | 23H17 | 21/02/2008 | Permalien

Bien. Amusant. Beaucoup aimé le « Malraux, Lang et Tartampion ». Un peu fort sur Malraux, il n'était pas fou, c'était un artiste plus qu'un intellectuel, un conteurs de génie, un falsificateur de grande classe, ses interviews imaginaires de Mao et Chou En Lai. Comme Lucien Bodard, et son entretien avec Ho Chi Minh, qu'il n'avait jamais rencontré. Bac Ho aurait répondu que cet entretien fantôme précisait exactement sa pensée. Mais Ho avait beaucoup plus d'humour que Mao. Et puis quand même, CdG c'était quand même mieux que Mitterrand. Tout dégénère disait ma grand mère. Malraux avait surtout un certain rapport à la langue, on sentait qu'il discutait plus avec Pascal qu'avec ses contemporains. Et les contemporains généralement n'aiment pas ça. Hauteur, mépris, pire encore, élitisme. Ca vous tue ça, l'élitisme. Mitterrand était excellent aussi, je me souviens d'une conférence de presse à Hà Noi en 1992, extraordinaire, et Dumas, ils sortaient tous les deux de la Chartreuse de Parme. C'était ça la France, cette idée que toute création véritable n'est qu'un dialogue avec des morts. Et pour tout le bavardage sur la « Culture »…, voir Marc Fumaroli…

Portrait de Chamfort

De Chamfort

07H21 | 22/02/2008 | Permalien

question sur la répartition des fonds de la culture :
est ce vrai que les 3/4 des fonds du MinCul sont dépensés à Paris ? comment est-ce réparti ?
Qu'en est il de la Province ?
y a t il d'autres fonds (Regions, département…) autonomes ?

Portrait de larissaD

De larissaD

12H22 | 22/02/2008 | Permalien

Portrait de albin

De albin

journaliste, écrivain & éditeur | 22H21 | 22/02/2008 | Permalien

Les producteurs sont devenus des gestionnaires de production. Ils n'ont pas assez d'argent pour des films pro (c'est-à-dire chers.. puisque dans notre monde, tout ce qui est cher est forcément merveilleux… beaucoup de zéro et les yeux s'éblouissent, les journalistes en parlent,…). Ils doivent donc chercher de l'argent (en France, à l'Union européenne, en co-production,…) ils budgétisent et ficellent. J'ai entendu dire qu'un film qui ne s'est pas fait… parce que Arte trouvait que Catherine Deneuve n'apportait pas assez de spectateurs… pas rentable…

triste

Portrait de G2G

De G2G

00H43 | 23/02/2008 | Permalien

Tiens, on m'avait dit que les statistiques sur les pratiques étaient instrumentalisées par la droite pour discréditer les politiques culturelles, mais je ne pensais pas retrouver ce raisonnement dans les collones de la Rue…
- vous voyez, ça ne sert à rien puisque les inégalités demeurent, arrêtons donc de financer la culture.
- Attention, 1) les inégalités demeurent, mais les chiffres en valeur absolue augmente. Toujours plus de cadres que d'ouvriers, mais globalement plus de cadres ET d'ouvriers… 2) Si les inégalités d'accès à la culture persiste, c'est peut-être que justement, le travail du politique doit se poursuivre, peut-être selon des stratégies différentes 3)La casse de la culture menée avec acharnement par les gouvernements de droite produit effectivement le malaise actuel 4)Peut être est-il temps de s'interroger vraiment sur ce que l'on appelle culture : qui la définit ? Les « grandes oeuvres » ont-elles vraiment ce pouvoir magique de rendre l'homme meilleur ?
- Oui mais il faut « se rendre à l'évidence d'un constat d'échec : la culture de chacun n'a pas augmenté » !

- En quelle unité mesurez-vous l'augmentation de la culture de chacun ? Quelles sont vos sources, ici encore ? Etes-vous bien sûr que les français sont plus bêtes ou ignares qu'il y a cinquante ans ? De quoi parlez-vous ?

Portrait de Jack-the-Ripper

De Jack-the-Ripper

07H12 | 23/02/2008 | Permalien

…DE BAEQUE ferait mieux de fermer sa grande gueule…Celui qui ne comprend RIEN à la culture comprend MIEUX que celui qui la comprend MAL…Et je sais de quoi je parle !

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