Vous faire connaître les entrepreneurs sociaux
Un an… Voilà bientôt un an que Léa et moi-même avons décidé de nous lancer dans un projet pharaonique: réaliser notre premier documentaire. Léa a 24 ans, j’en ai 27. C’est une réalisatrice en herbe, je suis un jeune journaliste de télévision. A nous deux nous formons une équipe de choc pétrie de motivation. Et il en faut lorsque l’on veut monter son premier projet…
Du travail d’enquête à la recherche d’un producteur, de l’écriture d’un synopsis à l’élaboration de budgets, nous menons tout de front. Nous multiplions les coups de fil, les dossiers, les rencontres pour donner vie, enfin, à un bébé dont la gestation semble parfois ne jamais devoir finir. Nos armes: notre énergie et un propos fort. Notre talon d’Achille: notre jeunesse.
Notre film, « le Printemps des Bonzaïs », parle d’hommes et de femmes qui apportent des solutions aux problèmes que la plupart d’entre nous commencent à peine à appréhender: les entrepreneurs sociaux.
Nous portons la responsabilité du monde que nous construisons
Au fil du temps, ce projet est devenu plus qu’un film. Désormais, nous partageons leur combat. A travers un documentaire, un site Internet et ce blog, nous voulons faire connaître ceux qui se battent pour résoudre les problématiques d’aujourd’hui et de demain. Nous entendons démontrer qu’à travers ce que nous faisons, ce que nous consommons, nous portons tous la responsabilité du monde que nous construisons.
Grâce à ce projet, nous entendons mettre en adéquation nos ambitions, nos compétences et nos valeurs.
Mais qu’est ce qu’un entrepreneur social?
Devant la multiplication des désastres écologiques, la pression croissante d’un marché instable, la montée des injustices sociales, il y a une vraie prise de conscience publique. Dans les journaux, dans les discours, partout s’affichent des formules anxiogènes sur le « réchauffement climatique », la « financiarisation de l’économie ». Notre mode de vie, notre économie et même nos valeurs nous ont entraînés dans une course en avant. Oui, mais pour quel futur?
Le Développement durable, le microcrédit, le commerce équitable sont autant de concepts avancés pour corriger les excès du marché. Pourtant ces termes sonnent creux à nos oreilles. Sont-ils pour autant vides de sens? Les entrepreneurs sociaux sont des hommes et des femmes qui font vivre ces mots. Ils veulent prouver que l’on peut associer écologie et économie, commerce et fraternité, pragmatisme et idéalisme.
Parler d’eux… et de nous
Ils travaillent dans tous les secteurs économiques. Ils montrent que des solutions existent pour envisager un futur prospère et harmonieux. Ils se battent pour une économie plus éthique, plus humaine. Loin de tout dogmatisme, ils acceptent la loi du marché. Plus que tout, ils agissent et refusent toute fatalité:
Léa et moi-même voulons leur donner la parole, montrer leurs difficultés et l’énergie qu’ils déploient à développer leur entreprise. Nous présenterons le fruit de leur travail et nous parlerons de leurs motivations et de leurs ambitions. Nous décrypterons les raisons de leur engagement et ce qui les différencie d’entrepreneurs classiques. Enfin, en décelant leurs contradictions, nous nous interrogerons sur la viabilité des idées qu’ils défendent.
En tenant régulièrement ce blog nous parlerons d’eux, mais aussi de nous. De nos difficultés à monter ce projet, de nos avancées, de nos espoirs, de nos découvertes et de nos déconvenues. Ce que nous avons dû faire pour monter un projet d’une telle ampleur, et ce que nous faisons encore au quotidien pour qu’il puisse un jour aboutir.
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Bon courage les petits, le sujet est très ambitieux soyez prudent.
J’ai cru comprendre que les deux journalistes souhaitent en quelque sorte participer et aider a leur manière, en les faisant connaitre, les entrepreneurs sociaux. Cela étant, meme si l’intention est louable il serait intéressant de ne pas tomber dans un parti pris à 100% pour leur cause et montrer aussi les éventuelles dérives de ce milieux qui doit, j’en suis sur, aussi en connaitre quelques une.
Un bon courage de plus c’est toujours ça de prit non?
Au passage, si ça intéresse des gens il y a un très bon article de Benoit Granger sur les financement sociaux dans le numéro de Février de Dynamique Entrepreneuriale. www.dynamique-mag.com
Et le magazine papier est gratuit.
Stop la pub, et encore bon courage à vous pour votre projet.
Trois commentaires, et deja deux qui pretendent apprendre leur metier aux realisateurs du documentaire ;-P
Je crois que trop de monde pense que les solutions aux problemes du monde vont tomber toutes cuites de la main des grandes entreprises, de l’Etat, ou de genereux mecenes. Je crois qu’au contraire ils ne pourront etre attaques que par des entrepreneurs courageux et inventifs qui inventent un modele economique permettant d’ameliorer la situation de maniere durable, c’est-a-dire rentable (sinon, il faut faire appel a la charite). Et oui…
Comment croire au développement de l’ économie sociale ou solidaire ? L’ idée n’ est pas nouvelle: le XIX ème siècle -présentant la monstruosité sociale de certains de ses effets- a été parsemé d’ initiatives vouées à l’ échec qui ont été étoufées par le noyau même de ce qui fait le capitalisme. La situation a varié mais il est un fait indéniable: il est quasiment impossible d’ échapper à l’ économie de marché internationale et financiarisée -sauf de façon temporaire et marginale- car l’ accès au marché -condition sine qua non de toute activité économique- est de plus en plus verrouillée par des instances possédant des capitaux importants qui dominent le système. Sous ce qui peut apparaître comme une rhétorique marxiste, il faut se rendre à l’ évidence à laquelle nous conduit une simple observation autour de soi et de prendre un exemple: les chaînes de distribution se développent sur l’ ensemble de la planète (les centres villes des Etats-Unis, de Moscou, de Berlin, de Paris, de Tokyo… se ressemblent, avec les mêmes enseignes quand ce n’ est pas la même architecture…) et exercent un quasi-monopole d’ accès au marché. Bref, quiconque souhaite vendre ses produits ou ses services doit passer par ces chaînes à défaut de ne pas exister économiquement ou d’ être marginalisé. Et lorsqu’ on y arrive, on se fait récupérer par plus gros, c’ est à dire qu’ on rejoint le giron des grandes enseignes (voir ce qui se passe en France entre la grande distribution et les producteurs). On a pu croire qu’ internet serait une alternative, permettant à n’ importe qui d’ accèder au marché, ce qui n’ a pas été le cas dans les faits puisque là aussi, les grandes enseignes exercent un quasi-monopole (les eBay, Amazon, etc…): trop d’ indépendants finissent par faire du bruit et seuls ceux capables de financer leur notoriété se distinguent de ce brouhaha. La seule solution est alors de créer sa propre structure capable d’ entrer en concurrence avec les autres, c’ est à dire de trouver suffisament de capital être assez grand: on n’ en sort pas! Reste à savoir si cette situation est un effet de système ou le résultat de l’ égoïsme humain. Selon moi -et malgré l’ existence des chevaliers du commerce équitable et de l’ économie solidaire- les deux… avec l’ idée quand même qu’ en règle générale, on vit beaucoup mieux aujourd’ hui qu’ hier