Elle s'appelle Monique Pouille, elle a 59 ans, et mercredi 25 février, sur le coup de sept heures du matin, la PAF a débarqué chez elle et l'a interpellée, commission rogatoire à l'appui. Elle a été placée en garde à vue pour « pour aide au séjour irrégulier en bande organisée » de migrants parce qu'elle branchait leurs portables sur des chargeurs chez elle. La correspondante de Libération à Lille a recueilli son témoignage.