Venu officiellement soutenir Françoise de Panafieu, François Fillon, s’est rendu vendredi au siège de campagne de la candidate UMP à la mairie de Paris, pour vanter les résultats de la politique de… Nicolas Sarkozy.
"D’abord un mot pour vous dire avec quel plaisir je retrouve l’ambiance des campagnes électorales, et surtout des campagnes municipales." Le Premier ministre avait vu juste. "Un mot" ou plutôt quelques phrases sur la course aux municipales dans la capitale. "Je viens d’abord pour vous dire que l’avenir de Paris est ouvert, que j’ai confiance en toi Françoise", lance-t-il.
Mais François Fillon a vite élargi le sujet au niveau national, grâce à une habile transition. Il commence par évoquer la signature de Bertrand Delanoë à l’Appel à la vigilance républicaine, lancé par l’hebdomadaire Marianne, pour mieux mettre en avant les résultats de la politique menée par le Président:
Transition faîte, le Premier ministre, dont la côte de popularité devance toujours celle du Président selon les derniers sondages, commence par rappeler les objectifs fixés par Nicolas Sarkozy: croissance, plein emploi, réduction de la pauvreté, réforme des universités, réduction des gaz à effet de serre:
"Comment est-ce qu’on peut atteindre ces objectifs? Tout simplement en réformant, sans cesse, dans la durée, sans se laisser impressionner pas les sauts d’humeur de l’opinion."
Mais après avoir dressé un bilan élogieux des actions du gouvernement, François Fillon finit (enfin) par revenir à la raison officielle de sa visite: son soutien à Françoise de Panafieu:
"Rien n’est plus contraire au tempérament des Parisiens que les scénarios écrits à l’avance", assure le Premier ministre. Quelques mots au moins pour venir au secours de la candidate UMP, donnée perdante dans tous les sondages.