La presse espagnole suit de près les mouvements de Nicolas Sarkozy et… de sa femme, que El Mundo compare, dans un (beaucoup trop long) article publié dans son magazine [1] hebdomadaire, à Jacqueline Kennedy. Les préférences en matière de cyclisme du président de la République apparaissent aussi dans les pages du journal [2]. Même s'il reste critique sur l'hyper-présence Sarkozienne [3] : » Christine Lagarde existe, il faut que cela se sache. Il s'agit de la ministre de l'Economie du gouvernement français. »
L'ABC (conservateur) et El Pais (centre-gauche) sont beaucoup moins subjectifs dans leurs pages. L'ABC reconnaît [4] les » succès » du Président quand il en remporte, mais sans s'enthousiasmer gratuitement. Il salue ainsi » la diplomatie en couple » qui, selon lui, est reconnue par toute la presse française. Octavi Martí, correspondant de El Pais à Paris, laisse tout de même glisser des petites phrases [5] telles que : » La différence entre les promesses (présidentielles) et ce qu'on vote (à l'Assemblée) est le fruit de la volonté de Sarkozy de semer la confusion. »
Côté blogs, le prix de la vigilance serait sans doute remporté par Lluis Bassets [6] (directeur adjoint de El Pais) et Lluis Uria [7] (La Vanguardia). Alors que tout le monde saluait la libération des infirmières bulgares, Bassets affirmait dans son dernier post [8] sur Sarkozy, le 28 juillet, que » c'est Kadafi qui choisit dans le cas des infirmières : si vous voulez que je les lâche, envoyez-moi quelqu'un à la hauteur de ma reputation et qui me redonne une légitimité internationale » .
De même, le 12 juillet, dans un post intitulé [9] » les dégâts commencent » , il mettait ses lecteurs en garde contre l'enthousiasme suscité par les initiatives européennes de Sarkozy et montrait que les leaders européens n'appréciaient pas les dégâts provoqués par les lancées de ce » cheval sicilien » de Sarkozy.
Lluis Uria, lui, reprend la métaphore du Sarkozy-Napoléon dans son post du 29 juin [7] pour mieux critiquer sa » faim de pouvoir et de gloire » et, de nouveau, son hyper-présence. » Une véritable révolution institutionnelle sans changer une virgule de la Constitution » qui inquiète Lluis Uria puisque » le président de la République, aujourd'hui, n'est pas obligé de répondre de ces actes devant personne, ni devant la justice, ni devant le parlement » …
A lire :
Notre dossier sur Nicolas Sarkozy
vu par la presse internationale [10]
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Links:
[1] http://www.elmundo.es/suplementos/cronica/2007/614/1185660013.html
[2] http://www.elmundo.es/papel/2007/07/18/deportes/2154568.html
[3] http://e-pesimo.blogspot.com/2007/07/economa-rajoy-contraataca-y-promete-la.html
[4] http://www.abc.es/20070726/internacional-europa/exito-diplomacia-pareja_200707260251.html
[5] http://www.elpais.com/articulo/internacional/Sarkozy/planta/cara/sindicatos/franceses/elpepuint/20070801elpepiint_2/Tes
[6] http://blogs.elpais.com/lluis_bassets/
[7] http://www.lavanguardia.es/paris/index.html
[8] http://blogs.elpais.com/lluis_bassets/2007/07/el-poder-de-los.html#more
[9] http://blogs.elpais.com/lluis_bassets/2007/07/empieza-el-estr.html
[10] http://www.rue89.com/2007/08/09/nicolas-sarkozy-tel-que-le-voit-la-presse-internationale
[11] http://www.rue89.com/2007/08/09/nicolas-sarkozy-tel-que-le-voit-la-presse-internationale/#comments