Après le suicide d'un cultivateur de maïs transgénique, dimanche dans le Lot, la polémique autour de la responsabilité des collectifs anti-OGM (organismes génétiquement modifiés) monte.
Claude Lagorse, l'agriculteur de 46 ans, avait laissé, au pied de l'arbre auquel il s'était pendu, un plant de maïs et un tract pour le « pique-nique-débat » que les collectifs anti-OGM avaient prévu pour le même jour. Les conjectures sur le message que Lagorse voulait faire passer vont bon train.
La Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA) , n'avait pas hésité, le lendemain de la mort du paysan, à mettre en cause les Faucheurs volontaires d'OGM, qu'elle désignait comme des » militants irresponsables » . La FNSEA avait affirmé que l'agriculteur n'aurait pas supporté que « ses parcelles puissent être détruites » en faisant allusion aux fauchages de champs transgéniques menés régulièrement par les collectifs anti-OGM.
Les Faucheurs volontaires affirment que cet évènement « pacifique » faisait partie des « actions pédagogiques » planifiées pour le mois d'août afin de sensibiliser la population à la question du moratoire sur les OGM.
La polémique est devenue d'autant plus grande que les journaux Le Monde [1] et Le Figaro [2] affirment que l'agriculteur jouissait d'une réputation » écolo » à Girac et que personne ne savait que son champ était transgénique.
Patrice Vidieu, porte-parole de la confédération paysanne du Lot, refuse » l'amalgame entre les actions anti-OGM et l'acte désespéré de l'agriculteur » :
Links:
[1] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-942840@51-942920,0.html
[2] http://www.lefigaro.fr/france/20070808.WWW000000101_le_paysan_suicide_du_lot_etait_un_ecologiste.html