Financement des partis par les mairies : Chirac n'a rien inventé

Un manifestant contre le sommet France-Afrique de Cannes en février 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters)

L'ancien président aimerait bien que l'on oublie sa période mairie de Paris, pour ne s'intéresser qu'à l'homme d'Etat. Ce serait dommage. Heureusement, la Justice a décidé de ne pas avoir la mémoire courte.

Du point de vue de l'exemplarité des procédures - pour celle de la peine, attendons de voir s'il y en aura une -, il est préférable que l'excuse de l'ancienneté des faits ou celle de la qualité du suspect n'aient pas été retenues par la juge d'instruction Xavière Simeoni. Dans le cas contraire, le sentiment se serait insinué que, à la longue, la République finit par passer par pertes et profits des faits comme ceux qui sont reprochés à son ancien président.

Pas d'amnistie préventive

Fermer les yeux, en prononçant le non-lieu requis par le parquet, aurait été amnistier d'avance de futurs contrevenants. Car si les procédures de contrôle des élus par les chambres régionales des comptes se sont perfectionnées depuis les années 1980, rien ne garantit que certains d'entre eux n'essaient pas encore d'imputer au budget de la collectivité qu'ils dirigent des dépenses dont la seule finalité est de servir leur ambition personnelle.

A Paris, Jacques Chirac a vraiment innové. Jusqu'à la réforme voulue par Valéry Giscard d'Estaing en 1975, la capitale n'avait pas de maire et était gérée directement par le préfet. Il y avait un Conseil de Paris - cumulant les fonctions de conseil municipal et de conseil général puisque la ville était, depuis 1964, à la fois commune et département -, avec un président du Conseil et des maires d'arrondissement dont le rôle était très limité.

La tutelle étatique empêchait les élus de jouer avec l'argent des contribuables. Un des problèmes de Chirac fut d'ailleurs, après son élection comme maire de Paris en 1977, le partage du pouvoir entre l'Hôtel de Ville et les barons des arrondissements, gaullistes ou assimilés, qui l'avaient soutenu dans sa conquête, mais entendaient profiter du nouveau statut pour faire enfin ce qu'ils voulaient dans leur coin.

Mairies et partis, une vieille histoire

A la décharge de Chirac, on pourrait dire qu'il n'a pas inventé l'utilisation des collectivités locales, principalement des communes, au service d'un parti. C'est un usage qui date de fin du XIXe siècle, plus répandu à gauche qu'à droite.

La conquête des mairies fut pour les socialistes, à partir de la loi de 1884, un moyen de lutter contre la domination des partis « bourgeois ». Il exista même un courant municipaliste, qui considérait que le renversement du capitalisme passerait par l'organisation autonome de la classe ouvrière et du peuple dans les communes.

A partir des années 1920, le Parti communiste a poursuivi cette tradition pour son compte et avec le genre d'organisation qui faisait son charme. Les mairies des banlieues rouges, autour de Paris et d'autres grandes villes, sont devenues des bastions, où le maire était soumis au contrôle du responsable du parti, chef du « rayon » ou plus tard du « comité de ville ».

Le contre-exemple d'un maire communiste tenant lui-même l'organisation du parti dans sa ville fut Jacques Doriot, à Saint-Denis, avec les suites que l'on sait.

Les mairies ont occupé une place essentielle dans ce que l'historienne Annie Kriegel, elle-même ancienne responsable du parti, a appelé la « contre-société » communiste. Elles ont été un levier important d'influence chez les ouvriers et employés, mais aussi auprès d'architectes, d'urbanistes, de gens de théâtre, d'écrivains, d'artistes, de musiciens bénéficiant des commandes ou des engagements des villes communistes et des structures qu'elles contrôlaient ou subventionnaient.

Plus portés à l'individualisme que leurs collègues communistes, les maires socialistes avaient tendance à privilégier leurs propres intérêts. Après la conquête du PS par François Mitterrand, une des tâches confiées à Pierre Joxe fut d'organiser la remontée vers les caisses nationales des commissions occultes sur les marchés publics des communes.

A une époque où la droite bénéficiait des largesses du patronat, il ne paraissait pas immoral de prendre les moyens de lui faire face. Ce souci fut à l'origine de la création du fameux bureau d'études Urba-Gracco, dont le fonctionnement allait permettre plus tard aux juges d'instruction de découvrir les circuits de financement illicites du PS.

Paris-Chirac, un système sans précédent

Il est peu probable que Jacques Chirac invoque les exemples communiste et socialiste pour justifier son utilisation de la mairie de Paris. Ce serait difficile tant les ressources que lui offraient la municipalité parisienne avec son énorme budget (7 milliards d'euros en 2009), ses 40 000 fonctionnaires, ses grands travaux d'aménagement, étaient sans commune mesure avec celles d'autres grandes villes.

Surtout, les moyens utilisés pour s'attirer les bonnes volontés - prébendes diverses, confort des élus avec une questure soustraite au contrôle de la Cour des comptes, location généreuse des appartements du « domaine privé » y compris à des journalistes, répartition soignée des marchés publics aux entreprises - n'ont pas d'équivalent ailleurs.

Ah ! les années Hôtel de Ville de Jacques Chirac ! L'immense bureau qui avait à lui seul la taille d'un appartement ! L'immense appartement aussi vaste qu'un château en Corrèze ! Les grandes réceptions dans les somptueux salons ! La troupe de chauffeurs toujours prêts à raccompagner le visiteur dans un véhicule officiel !

François Mitterrand pouvait dire, à propos des affiches du RPR pour la présidentielle de 1988 : « L'argent ruisselle sur les murs. » De quoi donner aux socialistes une bonne conscience en béton armé.

C'est de cela, en réalité, que l'homme qui fut, pendant très de vingt ans, à la fois maire de Paris et président du RPR, est appelé à rendre compte devant un tribunal. Il n'est poursuivi que pour les contrats de chargé de mission distribués à des personnes qui ne travaillaient aucunement pour la Ville de Paris. Mais ce petit bout de la lorgnette fait apercevoir toute une entreprise de conquête du pouvoir, dont la République n'a pas lieu d'être fière.

Photo : un manifestant contre le sommet France-Afrique de Cannes en février 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

18 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de zénon denon 84

De zénon denon 84

Bonne | 18H32 | 03/11/2009 | Permalien

Bon
Tout ceci me semble relever
de bonne info .Pour autant je me demande
si "la fameuse crise de 2008"
n'était pas passé par là ,
Je demande donc
si les Français ne s'en seraient pas fichu
comme d'une guigne de ces largesses de notre ancien maire
...
Croyez-pas . ?
Mais voilà ,depuis Madoff ,lui est en prison pour 150 ans !
à ce qu'on dit ...
Elle est pas belle la vie .Pas qu'à Marseille !!!

Portrait de Anastaze

De Anastaze

☺ | 18H33 | 03/11/2009 | Permalien

Ça serait tout de même bien que le citoyen Chirac, nous explique tout ça de lui-même, dans un cadre approprié, à savoir... dans un tribunal.

On est tout de même loin de la comparution immédiate qui frappe les autres citoyens au voisinage des manifs!

Portrait de Waldeck

De Waldeck

Naufragé en Sarkoland | 18H33 | 03/11/2009 | Permalien

Chirac et ses amis avaient institué à Paris un système où tout était contrôlé.

Tout ce systeme reposait sur le fric et redistribuait du fric, et ceci aux amis : les bistrots, les vieux, les corses, les auvergnats, les flics, les fonctionnaires, les curés, les commerçants, certains artistes, qui bénéficiaient de logements, d'emplois, de dérogations, de pistons, à condition d'être du bon côté (de droite, bien sûr, RPR de préférence...) .

Les autres , ils étaient envoyés en banlieue ( à l'est surtout) et n'avaient pas droit à leur part du butin.

Un systeme maffieu, qui se croyait à l'abri des lois et pour toujours...

Portrait de ourwa

à Waldeck Portrait de Waldeck De ourwa

oeiciole | 19H01 | 03/11/2009 | Permalien

et depuis, on sait de qui berlusconi et autres affairistes de tout poil ils tiennent ? tu charries, cher riverain...et tu diffames bistrotiers, vieux, corses, auvergnats, flics, fonctionnaires, curés, comerçants et autres artistes qui bénificieraient de logements etc.. Chirac, en bon pagu qu'il était, donc économe et prudent, payait ses petites vacances - oh quelques jours- avé de la petite monnaie, durement gagnée...sur sa "propre" cassette. demandez à La Cassette, une de ses collobateurs-trices de la mairie de Paris !

Portrait de BEKRAR faycal

De BEKRAR faycal

CHERCHEUR | 20H38 | 03/11/2009 | Permalien

IL CES BIEN FOUTUE DE NOUS CELUI LA AUSSI QUEL CHANCE APRES ILS VONT FAIRE CHIER DES PERSONNES AGEES QUI ON DU RETARD SUR LEUR LOYER VIVE LA FRANCEEEEEEEE

Portrait de FabiendeMénilmontant

De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 21H18 | 03/11/2009 | Permalien

Le portrait de la juge Simeoni vers lequel renvoie le papier ne fait pas état de son passage par le TGI de Chartres. L'occasion de bosser avec Mme Vichnievsky et M. Van Ruymbeke. C'est un bon complément, après Evry, où elle se trouvait aux côtés de l'homme de l'affaire Xavière Tiberi (et de l'hélico dans l'Himalaya…).

Le papaier indique que avant qu'il y ait à Paris un maire élu, Paris était Ville et Département. C'est toujours le cas. Ainsi, par exemple, Mme de Sarnez est conseillère de Paris (équivalent de conseiller général) depuis 2001. Fiche élu ici :
http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?portal_component=15&elect...
Lorsque le Conseil de Paris se réunit, il le fait en formation de conseil municipal, puis en formation de conseil général. Et le maire de Paris est le seul élu local de France dont les émoluments peuvent dépasser 1,5 fois le montant de l'indemnité parlementaire (soit env.8100€).

Portrait de zénon denon 84

à FabiendeMénilmontant Portrait de FabiendeMénilmontant De zénon denon 84

Bonne | 09H54 | 04/11/2009 | Permalien

Que serions-nous sans les informations de Fabien .
On ne vous remercie pas assez .A mon goût ;

" Plus belle la vie "

Portrait de morphee 78

De morphee 78

médecin | 03H51 | 04/11/2009 | Permalien

Ce la sent la Vengeance et les réglements de comptes , et la Justice n'est pas la Vengeance ?
Chirac est surtout coupable de maladresse et de naïveté , le tout baigné dans une assemblée de courtisans bien plus coupables encore .
Mais , pour autant , faudrait-il que le citoyen Chirac échappât à la Justice ordinaire ?

Non . Certes non .

Se précipiter pour assister à la curée , c'est tout juste bon pour ces prétendus chasseurs qui n'ont jamais su chasser sans faire autre chose que de tirer sur tout ce qui bouge .

Jacques Chirac , à la lumière de sa carrière politique , me semble un homme de bien .

Sarkosy durera-t-il aussi longtemps dans les arcanes de la République ? A vous de jouer , et de réfléchir .

PM : Je n'ai jamais voté pour Chirac , mais je déteste la chasse à courre , car la partie n'est pas égale .

Portrait de screugneugneux

à morphee 78 Portrait de morphee 78 De screugneugneux

râleur-NRV | 15H10 | 06/11/2009 | Permalien

"Chirac est surtout coupable de maladresse et de naïveté "

Soit vous n'etes pas parisien, soit vous etes du " bon coté de la barriere"...

J'ai habité 30 ans le 15ème, et Gally Dejean y a tjs été élu au premiers tours, je ne l'ai jamais ailleur qu'en photo, meme pas sur les marchés, et surtout j'ai toujours su ( entre autres) que pour bénéficier d'un HLM ( par exemple, mais pas seulement, il fallais prendre sa carter RPR, faire quelques permanences, tractes etc... et on obtenai son logement tranquil, et des exemples comme ça, on pourrait en lister à n'en plus finir ( un collegue me parlait de camions remplis de matériel qu'on lui demandait de garer à une certaine adresse, de laisser les clefs dessus et de paser le lendemain récuperer le camion vide.......... il faut bien que nos impots servent à quelque chose...

Portrait de monisme

De monisme

clm | 09H19 | 04/11/2009 | Permalien

Les sous bien entendu, et pourquoi pas. Mais la justice s'est beaucoup mieux accommodée des faux électeurs et des bourrages d'urnes. Je lis dans les commentaires à propos des mémoires à venir que c'est Nicolas qui aurait balancé Jacques à propos de la mairie?... Et ces gens-là veulent faire chanter la Marseillaise toutes les semaines à l'école. Il est vrai que le chant choral favorise l'oreille musicale a dit Jack Lang.

Portrait de LIVIA

De LIVIA

intermittente du spectacle | 11H31 | 04/11/2009 | Permalien

Tous les parisiens le savent bien.... Le système Chirac à la Mairie de Paris était un système mafieux et lui et sa fine équipe s'en sont mis plein les fouilles, comme on dit !
Les passe droits étaient la règle, que ce soit pour l'obtention d'appartements dans les HLM de la ville ou pour l'obtention de contrats très, très juteux entre copains..... Seuls les quartiers "riches" étaient entretenus, le nord est parisien était laissé quasi à l'abandon !!!
Si Delanoé a été ré-élu, ce n'est pas un hasard !
On a vite vu la différence dans les quartiers populaires !

Chirac, sous ses airs bon enfant, a été un des pires présidents qu'on ait eu..... Les magouilles mises en place sous ses septennats ont fait des émules et ses anciens élèves continuent sur sa lancée..... Sarkosy, Balkany et autres Tibéri.....

Il y a malheureusement peu de chance qu'il finisse en prison mais si la juge Siméoni réussit à enfin faire son boulot (après des années et des années de bâtons dans les roues, de magouilles pour que les affaires soient abandonnées etc, etc...), et bien, ce ne sera que justice !!!
Et on attend çà depuis bien longtemps, contrairement à ce que les médias essaient de faire croire !

CHIRAC EN PRISON !!!!!!

Portrait de marcan

à LIVIA Portrait de LIVIA De marcan

retraité de l'enseignement | 13H50 | 04/11/2009 | Permalien

Parmi les journalistes ayant profité de loyers à bon marché, n'y en avait-il pas un qui, sur les ondes et dans la presse écrite, exprime bruyamment et régulièrement son indignation contre les pratiques des responsables politiques et de ses confrères ?

Portrait de milou83

De milou83

neant | 13H56 | 04/11/2009 | Permalien

FINANCEMEMENT DES PARTIS PAR LES MAIRIES,
CHIRAC N'A RIEN INVENTE.
c'est toujour d'actualité ???????????

Portrait de fraistival

à milou83 Portrait de milou83 De fraistival

Journaliste spécialisé | 16H05 | 04/11/2009 | Permalien

Ben on dirai bien que oui, ça continue. Demandez aux chauffeurs de taxis, ils en savent assez long sur les bricolages de l'équipe actuelle sur les passations de certains marchés "copains".
D'autre par a quoi sert le département à Paris?
Conseiller de Paris ça émarge à combien?
Il y a aussi des syndicats des eaux, de l'électricité, des ordures ménagères, comme de ceux qui arrondissent les fins de mois des élus de Province?
Ex Parisien, j'ai postulé à un hlm mais fallait mieux avoir la carte m'a dit mon piston. Il y a avait une répartition, tout le monde avait pas la Rue de Seine comme la big Family Juppé.

Portrait de Palme

De Palme

cadre | 16H28 | 04/11/2009 | Permalien

il y a quand même 2 originalités dans le système Chirac
la première vient de la masse d'argent brassé et des moyens de tous ordres offerts on est passé du bricolage à la grande entreprise au profit d'un parti , à ce point il y a un changement de nature

d'autant plus

deuxième originalité c'est que serait devenu Chirac s'il n'avait pas gagné cette manne et cette scene médiatique ? aurait il été président de la république , il n'était plus grand chose à cette époque face au Giscardisme ( on a cru d'ailleurs que l'UDF l'emporterait) il aurait pu disparaitre de la circulation s'il n'avait pas fait ce pari osé et judicieux
ce n'est par rien comme conséquences : la possibilité d'une carrière au sommet ou son arrêt définitif

c'est vrai qu'on entendait les socialos se justifier contre les valises du patronat (notamment par Tonton), mais pour les vieux parisiens qui ont vu dans les années 60 et 70 pousser les tours et les bureaux sans aucun contrôle dans les fiefs gaullistes , il y a de quoi s'étonner qu'on ai aussi peu écrit sur l'argent des gaullistes et de leurs successeurs

Chirac n'est pas un parmi d'autres c'est celui qui a porté le système à son plus haut niveau d'organisation qui lui a permis in extremis de rattraper une existence politique en perdition

Portrait de Chibani 55

De Chibani 55

retraité | 18H12 | 04/11/2009 | Permalien

La formule la plus courante au niveau communal c'est, me semble-t-il, les marchés passés avec telle ou telle entreprise avec versement d'une commission sous une forme ou une autre à un parti politique ou financement de campagne plus ou moins occulte. On passe sur les 20m2 de bitume dans la cour d'un élu, et les autres menus services de bricolage, c'est du domaine du pourboire...
Je crois que la grande originalité de la mairie de Paris a été, grâce à son immense "pouvoir d'achat", de parvenir à financer toute une armée de "chargés de mission politique" qui n'avaient rien à voir avec la gestion communale, mais des comptes à rendre uniquement au RPR. Des "missionnaires" qui travaillaient à temps complet à l'évangélisation droitière des bastions de gauche.
Cela ne veut pas dire sans doute qu'elle se privait des commissions sur les marchés publics, comme tout le monde, mais l'utilisation des fonds à travers les emplois fictifs était beaucoup plus perverse puisqu'elle permettait de financer des permanents qui influaient fortement sur le paysage politique.

Portrait de screugneugneux

De screugneugneux

râleur-NRV | 15H19 | 05/11/2009 | Permalien

saura t on un jour l'étendue des abus divers et variés...?
seuls celles et ceux qui ont fréquenté la mairie de paris peuvent se faire une petite idée du " profitage " tout aazimute.
la mairie de paris à été une grosse vache à lait à laquelle s'abreuvaient un petit nombre de coquins.

les exemples seraient trop nombreux a citer...

Portrait de screugneugneux

De screugneugneux

râleur-NRV | 15H19 | 05/11/2009 | Permalien

saura t on un jour l'étendue des abus divers et variés...?
seuls celles et ceux qui ont fréquenté la mairie de paris peuvent se faire une petite idée du " profitage " tout aazimute.
la mairie de paris à été une grosse vache à lait à laquelle s'abreuvaient un petit nombre de coquins.

les exemples seraient trop nombreux a citer...

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