
Bonus des banquiers : le manège de Pavlov
Lénine croyait les capitalistes assez cupides et bêtes pour vendre à leurs adversaires la corde avec laquelle ceux-ci les pendraient. Mais nous, citoyens-contribuables, nous avons fait cadeau aux banquiers de la corde avec laquelle ils nous ligotent. Et ils ne nous disent même pas merci.
D'accord, « cadeau » est exagéré. Les aides apportées par les trésors publics aux banques, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, ne sont pas des subventions à fonds perdus. En France, on nous a promis que l'Etat rentrerait dans ses frais et serait même gagnant.
Pour le reste, les contreparties sont minces. Tout juste a-t-on demandé aux banques de bien vouloir faire leur métier, c'est-à-dire prêter de l'argent aux particuliers et aux entreprises, et assurer la trésorerie de ces dernières dans les mêmes conditions qu'avant la crise. Leur bonne volonté étant rien moins que certaine, le gouvernement a nommé un médiateur du crédit, René Ricol, chargé de recueillir les plaintes de clients et d'y donner suite.
Bien qu'il se retrouve souvent en position d'actionnaire principal ou significatif - il est le premier chez BNP Paribas -, l'Etat n'est pas entré dans les conseils d'administration, comme le réclamait la gauche. Certes, il n'était pas forcément souhaitable que le gouvernement se mêlât de faire le banquier. Les souvenirs laissés par la « nationalisation du crédit », dans les années 1980, sont pour le moins mitigés.
Néanmoins, un contrôle un peu étroit de l'usage des paradis fiscaux, par exemple, n'aurait pas fait de mal. Avoir un pied dedans aurait aussi obligé le gouvernement à intervenir de façon plus franche dans les politiques de rémunération.
Des recommandations floues
Au lieu de cela, les banquiers gardent les mains libres pour opérer comme ils l'entendent sur les marchés en tous genres. Et pour se rémunérer comme ils estiment le mériter. Sous la pression de l'opinion publique, les Parlements ont adopté des règles visant à encadrer et à moraliser ces rémunérations, mais ce sont plutôt des recommandations, souvent floues et enchevêtrées, dont le non-respect n'est pas sanctionné.
Aux Etats-Unis, plusieurs banques ont remboursé anticipativement les aides qu'elles avaient reçues, afin de se soustraire aux contraintes concernant les rémunérations. C'est le cas de Goldman Sachs, qui a annoncé 11miliards de dollars (7,6 milliards d'euros) de réserves pour payer des bonus. On est loin de la repentance affichée par son PDG, Lloyd Blankfen, en février, devant une commission du Congrès. (Voir la vidéo)
Donc on en revient toujours là : les pratiques ne changent pas, la logique du capitalisme dit « financier » est intacte. La recherche du profit maximum reste la règle, avec les bénéfices qui s'y attachent pour les banques, pour leurs opérateurs et pour les actionnaires, et avec les conséquences sur les entreprises, c'est-à-dire finalement tout le monde. Celles qui ne sont pas assez rentables coulent, leurs emplois disparaissent.
Le peuple gronde. Les politiques, comme il se doit, se mettent à son écoute. Aux Etats-Unis, le ministre de la Justice de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, a publié un rapport dans lequel il accuse les banques de n'avoir qu'une seule ligne de conduite vis-à-vis de la collectivité : « Pile je gagne, face tu perds. »
En France, après la révélation, par Libération, que BNP Paribas provisionne 1 milliard d'euros pour verser d'éventuels bonus à la fin de cette année, Martine Aubry s'est dite scandalisée. François Fillon, de loin, a fait transformer un rendez-vous entre les banquiers et un troisième couteau de son cabinet, ce vendredi, en « convocation » avec froncement de sourcils.
Puis, Nicolas Sarkozy s'est emparé du sujet. Plus honnêtement, Christine Lagarde a rappelé qu'il appartient à la commission bancaire, dépendant de la Banque de France, de contrôler tout cela.
De deux choses l'une : ou bien certains modes de rémunération des patrons des banques et des traders sont en eux-mêmes sources de pratiques financières dangereuses pour l'économie en général, et il faut que les Etats s'entendent à la prochaine réunion du G20 - en septembre à Pittsburgh, aux Etats-Unis - pour les interdire ; ou bien le problème posé par ces gratifications est seulement moral, et dans ce cas passons à autre chose.
Traders : utiles ou nuisibles ?
Un(e) trader(se) est quelqu'un(e) qui a décidé de consacrer sa vie à gagner le maximum d'argent possible en partant de zéro. A mes yeux, cela ne le (la) rend pas sympathique, mais la question n'est pas là. Il s'agit de savoir si ce qu'ils font est utile ou nuisible.
La recherche de la performance financière, la compétition, l'inventivité en matière de crédit, d'instruments financiers et de produits dérivés permettent-elles à l'économie de croître et aux six milliards d'humains que nous sommes de vivre tant bien que mal ? Ou bien a-t-on un meilleur système à proposer ? Ou même seulement un système dont on soit sûr qu'il ne serait pas pire ?
Il y a quelque chose d'un peu lassant dans les tours de manège pavloviens auxquels on assiste depuis presque deux ans. Libé découvre que les banquiers vont encore « se goinfrer » (comme on dit à Marianne), la gauche hurle, le gouvernement se contorsionne, Thomas Piketty répète qu'il faut taxer à mort tous ces salauds. Et après ?
Quelqu'un pourrait-il nous dire si décourager - bien : décourager, hein, pas encadrer ou réglementer - la recherche du profit est premièrement possible, deuxièmement souhaitable ? Merci.
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► La Droite contre l'exception française (Plon, 2008).
► Chirac, la malédiction (Stock, 1997).



















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De rus690012
rien | 12H21 | 08/08/2009 |
http://www.dailymotion.com/video/x86vqu_lhomme-parle-la-crise_music
Tous est dit dans le clip, pas plus pas moins.
Go Vegan pour les droits des animaux
De griffon69
Villepiniste convaincu | 12H32 | 08/08/2009 |
Rappelons quand même que le futur sommet du G20 sera l'occasion pour le F.M.I de présenter son plan d'action pour créer des liens entre les pays riches éprouvés par la crise et les pays pauvres confrontés aux pires difficultés pour poursuivre leur développement structurel et donc économique. Pour cela, le fond monétaire s'est doté d'une capacité de financement sans précèdent pour allier les efforts politiques aux besoins concrets souvent jugés salutaires pour l'économie mondiale.
Toutefois, on peut s'étonner que les traders soient mis au pilori quand on sait que leur métier est avant tout d'identifier les anomalies et de rendre le marché plus efficient. Par contre, l'ensemble de l'économie est encore sous le coup du règne d'Alan Greenspan et du maintient artificiel des taux directeurs à des niveaux trop bas ; ce qui a indubitablement favorisé les distorsions et la création de bulles spéculatives basées sur des actifs immobiliers.
http://griffonlyonnais.canalblog.com/
à griffon69
De Anabase
chti | 13H35 | 08/08/2009 |
les traders dont le métier est de détecter les anomalies : comme c'est joliment dit ! ! la rapacité défendue par un griffon poète ; tradition moyen-âge et bankster, tout est dit.
à Anabase
De griffon69
Villepiniste convaincu | 15H43 | 08/08/2009 |
de deux choses l'une, soit vous fermez les bourses et les entreprises n'auront plus les moyens de financer leur croissance ; soit vous essayez de limiter l'emprise des nouvelles technologies sur les marchés.
En effet, les traders ne sont pas LE problème. Ce qui est en cause, ce sont l'ensemble des outils qui se mettent en branle dès que des seuils sont franchis et qui font réagir la plupart des investisseurs dans le même sens.
Il faut arrêter de caricaturer les traders comme les médias aiment à le faire en s'appuyant sur quelques films (Wall Street, Trader, A Good Year) et quelques brebis galeuses. La plupart sont des gens ordinaires qui font leur métier avec rigueur et parfois avec talent.
à griffon69
De Veum
doctorant | 16H00 | 08/08/2009 |
Sauf que la bourse est un marché de l'occasion : une fois l'introduction faite, et sauf augmentation de capital, l'entreprise ne touche pas un centime sur les ventes de ses actions d'un particulier ou d'une banque à un/une autre. Par contre en échange elle paye ad vitam des dividendes sur ces fonds levés.
La bourse ne sert donc à rien !
à Veum
De griffon69
Villepiniste convaincu | 17H48 | 08/08/2009 |
Il n'y a pas que les actions … les obligations ça vous dit quelque chose ?
à griffon69
De Somersen
19H11 | 08/08/2009 |
et on peut très bien se passer de la Bou(r)se pour cela.
à Veum
De PEG
(étudiant à Paris) | 08H40 | 09/08/2009 |
D'abord une entreprise cotée n'est pas obligée de payer des dividendes (et, a contrario, beaucoup d'entreprises non cotées payent des dividendes).
Et ensuite, puisque la bourse ne sert à rien, je suppose que vous ne prendrez jamais de crédit à la consommation, de crédit immobilier, que vous ne placerez jamais votre épargne, et, ah oui, pour votre retraite vous toucherez juste le minimum vieillesse ?
à PEG
De Somersen
10H33 | 09/08/2009 |
« D'abord une entreprise cotée n'est pas obligée de payer des dividendes »
C'est vrai, mais vous avez vu beaucoup de gros actionnaires voter contre la distribution de dividendes ?
« je suppose que vous ne prendrez jamais de crédit à la consommation, de crédit immobilier, que vous ne placerez jamais votre épargne, et, ah oui, pour votre retraite vous toucherez juste le minimum vieillesse ? »
Euh, le rapport avec la Bourse ?
Je vous rappelle que la Bourse ne fournit pas de capitaux, contrairement aux apparences, elle les pique aux entreprises.
Vous supprimez la Bourse vous libérez environ 20% du PIB pour une redistribution plus juste. Pas mal pour assurer sa retraite.
Dernier rappel, pour 100 euros de richesses produites en 1980, 70 revenaient au « Travail » (les producteurs de richesses réelle), 30 au « Capital » (les parasites).
Aujourd'hui c'est 60-40. D'où la baisse des petites retraites, le chomage qui flambe, les salaires gelés etc…
Bref, la Bourse nous coute un MAX !
Supprimons la Bourse et passons aux 32h par semaine. Bonheur pour tous sauf les parasites !
à griffon69
De Alain59
16H12 | 08/08/2009 |
« l'argent investi en bourse n'a pas été mis au service des sociétés à la recherche de capitaux, il a assuré le fonds de roulement du marché boursier. »
http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/3471.shtml
à griffon69
De pablico
16H31 | 08/08/2009 |
on part sur une fausse idée.
« les banques sont le moteur de l'économie. »
un moteur redonne bêtement l'énergie qu'on lui a donné (un peu moins).
une batterie, stocke l'énergie, et donne ce qu'il faut à la demande.
donc les banques ne sont que les batteries de l'économie et non le moteur comme on veut nous faire croire. »
on peut raisonner d'une autre façon après.
à griffon69
De Somersen
19H10 | 08/08/2009 |
« de deux choses l'une, soit vous fermez les bourses et les entreprises n'auront plus les moyens de financer leur croissance ; »
Complètement faux, la Bourse détruit plus de capital qu'elle n'en fournit aux entreprises. (et par milliards de dollars chaque année)
« La plupart sont des gens ordinaires qui font leur métier avec rigueur et parfois avec talent. »
Sans aucun doute. Cela n'empèche pas ce métier d'être un métier nuisible à l'économie dite « réelle ».
« et qui font réagir la plupart des investisseurs dans le même sens. »
Ce qui prouve bien que nous avons à faire à de grands enfants qui jouent avec des sommes et des outils mathématiques qu'ils ne maitrisent absolument pas. Une seule solution en attendant qu'ils apprennent à être indépendant des modèles forcément imparfaits fournis par les maths : leur retirer tout pouvoir de nuisance, c'est à dire tout moyen financier.
On ne laisse pas un enfant jouer avec des armes à feu (enfin sauf dans quelques pays dégénérés comme les USA), on ne laisse pas un « banquier » jouer avec de l'argent.
à Somersen
De griffon69
Villepiniste convaincu | 19H45 | 08/08/2009 |
avez-vous quelques éléments qui puissent étayer vos affirmations ?
à griffon69
De Somersen
21H33 | 08/08/2009 |
« avez-vous quelques éléments qui puissent étayer vos affirmations ? “
Oui : Bernard Maris, Anti Manuel d'économie, volume 1 si ma mémoire est bonne.
Vous aurez dedans toutes les références nécessaires.
à Somersen
De griffon69
Villepiniste convaincu | 05H09 | 09/08/2009 |
Je connais, merci. Ce livre aurait tout aussi bien pu s'appeler : « éloge de la gratuité, pour un monde de bisounours ».
à griffon69
De Somersen
07H31 | 09/08/2009 |
A mon tour de vous demander d'étayer vos propos.
On est bien loin des bisounours chez Maris.
Par contre chez tous les contempteurs de la loi du marché, chez les adorateurs de la main invisible, chez les dévots de la concurrence, on est bien dans le monde de l'aveuglement pur et parfait !
à Somersen
De yoms
pourfendeur | 00H05 | 09/08/2009 |
Excellente réponse, il est important de démystifier cette idée que sans la Bourse tout s'écroule en notre défaveur, au contraire, redonner sa pleine valeur à « l'économie réelle “ (c'est déjà tellement étonnant d'employer ce terme…) c'est renforcer la solidité du pacte sociétal, optimiser les ressources et humaniser le système de distribution.
La majorité du peuple n'a rien à faire de toute cette spéculation, elle ne voit que la qualité qui baisse et le prix des marchandises qui augmente, un retour vers une relation producteur consommateur avec un minimum d'intermédiaires serait bénéfique pour l'économie comme pour la société.
Enfin moi pour ce que j'en dis…
à griffon69
De thélonious
10H53 | 09/08/2009 |
En bon villepiniste, Griffon ne peut évidemment pas répondre à la question de savoir comment on en est arrivé à un système où se sont les plus parasitaires qui se goiffrent le plus.
Pour moi, la question serait surtout de comprendre comment le plus grand nombre se laisse ainsi dépouiller sans broncher.
Comment se fait-il que l'on s'enfonce toujours plus dans un système proprement suicidaire, où l'appat sans limite du gain est toujours plus valorisé aux dépends de l'essentiel.
L'analogie avec le désastre écologique est flagrant, il me semble, par ce qui s'y joue d'une appétence sans borne : l'homme bouffe tout, même si le prix à payer est que tous en crèvent.
Il me semble que si l'on était véritablement en démocratie, l'on prendrai effectivement les mesures propres à décourager les parasites de raffler la mise à tout coup.
Dans l'excellent film Louise Michel, la question, faute de réponse adaptée, devient d'ailleurs : comment flinguer le patron… (ce qui ne va sans doute pas plaire à notre visiteur villepiniste ! )
à thélonious
De Somersen
13H39 | 09/08/2009 |
« L'analogie avec le désastre écologique est flagrant, il me semble, par ce qui s'y joue d'une appétence sans borne : l'homme bouffe tout, même si le prix à payer est que tous en crèvent. »
MERCI ! MERCI ! MERCI !
Mais, ce sont ceux qui croient qu'ils peuvent bouffer des billets de banque qui nous expliquent que c'est nous les bisounours !
à griffon69
De Merak
pré retraité | 14H08 | 08/08/2009 |
ce qui n'exprime pas l'essentiel : Pourquoi les taux directeurs étaient maintenus bas.
à griffon69
De Tyrian
Informaticien | 08H37 | 09/08/2009 |
Depuis quand les traders ont pour fonction de détecter les anomalies ? Ce sont des ordinateurs qui le font, et qui bien souvent évitent les mouvements de paniques des traders moutons.
Les traders ont pour seule fonction de faire du pognon et rapidement, quelqu'en soit le coût pour les entreprises en face. Ils sont donc essentiellement destructeurs et parasitaires. Parlons de fait, les derniers mouvements financiers sur le pétrole, qui ont foutu le bordel. Ou encore les ventes d'actions en avance (je ne me rappel plus du terme exacte) qui ont contribué à aggraver la crise, alors que la situation était déjà désastreuse. Ils ne détectent pas les anomalies, ils en sont à l'origine. Si pour vous détecter une anomalie sur un barrage consiste à placer de la dynamite, allumer la mèche et gueuler « ça va péter ! '… Alors oui dans ce cadre les traders détectent les anomalies.
Ensuite sur l'utilité de la bourse, l'idée de base était bien oui. Puis est venue à la spéculation à outrance. Désormais la bourse n'arrive plus à tenir son rôle d'origine (elle ne finance les entreprises que sur du cout terme, et elle les pressure ensuite), et est donc devenue une nuisance. Pour la restaurer, il faut interdire la spéculation (délais minimum avant revente des actions par exemple, interdiction des mécanismes qui la transforme en casino, etc).
Quelque chose a été oublié au passage. L'économie, cela signifie gestion des ressources. L'argent n'est pas une ressource, c'est un moyen de quantifier et d'échanger des ressources, des bien, services etc. Comme la bourse, c'est un excellent outil dans ce cadre. Qui en devient nuisible si on commence à le traiter lui-même comme une ressource, ce que fait l'économie actuelle, le déconnectant des ressources réelles.
De milou83
neant | 12H35 | 08/08/2009 |
et si la BNP ,avec les 5 mds de pret de l'etat ,avait en partie rachetées de ces actions, pour nous faires croire ,qu'il se porte bien. ?
De vinzoseerys
Mâle Sain en Perpétuelle réflexion.... | 12H39 | 08/08/2009 |
Le gros problème, à mon sens. En admettant que leurs rémunérations (bonus compris) soient du ressort du mérite.
Le gros problème donc, c'est qu'en cas de déficit (moi, qui n'aurait jamais pensé qu'une banque puisse couler ! ! ), on demande l'aide de la collectivité (comme si bien décrit ci-dessus, Pile ILS gagnent, Face NOUS perdons), et que, quelques temps plus tard, on remette en scène les mêmes ingrédients qui redonneront les mêmes catastrophes (le tout sous la menace de l'épargnant lambda ! ! ). A la rigueur, qu'ils les prennent leur risque, mais dans ce cas, qu'ils en paient le prix (ou bien libérons de suite Bernard Madoff ! ! ).
à vinzoseerys
De mohamed-ridha
Stable | 13H36 | 08/08/2009 |
Pour ma part la rétribution des traders en termes de commission ne semble vraiment pas être le problème, inutile de polémiquer sur un système de rémunération au mérite pour ma part sans mettre au premier plan la volonté de l'état de pérenniser ce système.
L'état à injecté des milliards (dont bien évidement le contribuable paye la facture) dans ce système sans à aucun moment décider qu'investissement ne se traduit pas uniquement sous sa manière financière. Sans trop monter au créneau une action de ce type met bien en avant la volonté de l'état de maintenir l'immobilisme dans un système qui montre un certains nombre de « failles » On donne des fonds sans droit de regard, ça laisse rêveur.
Soyons clair, ce ne sont pas des failles mais des partie d'une équation suffisamment maitrisée par le système financier. L'argent ne se perd pas vraiment il est simplement ailleurs et quoi qu'il arrive il y aura un payeur pour les pertes, en l'espèce nous.
Au-delà du clivage droite/gauche il semblerait que la droite détienne aujourd'hui la triste palme de l'assistanat à très haute échelle et bien ce n'est pas vrai, le « dessous » des cartes semble bien plus noir que cela. On n'injecte pas des sommes de cette ampleur en prenant des décisions de ce type sans connaitre très précisément les tenants et aboutissant.
Ne pas avoir de « responsabilités » (oh mon Dieu) dans notre système financier dégage de toutes responsabilité, parce qu'avoir un droit de regard officiel sur ce système pourrait mettre en péril la présidence.
La boite de Pandore restera « fermée »
De Yvon le Zébulon
Retraité | 13H05 | 08/08/2009 |
La France n'a jamais été aussi bien gérée que par les Gouvernements de gauche, même avec Mauroy au poste de Premier Ministre de Mitterrand.
¤ Le déficit de la France est actuellement de plus de 30 % alors qu'à l'époque où Pierre Mauroy avait (en catastrophe) annoncé ses plans de rigueur, puis sa démission, il n'était que de 7,5 %.
Cela n'avait pourtant pas entravé les avancées sociales :
- Recrutement massifs de fonctionnaires
- Création du RMI - de la CMU, et de la 5° semaine de congé payés
- Réduction du temps de travail à 35 heures pour les plus solides.
- Aides et subventions massives aux associations citoyennes
LES CAPITALISTES AVAIENT UNE PEUR PANIQUE DE LA GAUCHE
Ils n'ont jamais autant accumulé de richesse que pendant ces législatures successives…
….jusqu'à sous Jospin, disposer d'un surplus de caisse qui a été quelque peu (mal) partagé par la suppression de la vignette auto.
PS : On a fait croire à une grande partie de la populace que la France était en danger dans son identité, et qu'il fallait « bouter » de ses frontières tous les étrangers coupable de tous ses maux.
- Nous savons aujourdh'ui que malgré une politique ultra-sécuritaire, les actes délictueux sont de plus en plus nombreux.
° J'enrage lorsque je constate que la fameuse « génération Mittérrand » a suivi comme un mouton les consignes liberticides et xénophobes, persuadés (car ils ne savaient pas ce que c'était) que la droite capitaliste sauvage est une chose merveilleuse.
Ceux qui n'avaient pas connu le Capitalisme, le connaissent à présent !
¤ Une curiosité récompensée…et c'est bien fait pour eux !
à Yvon le Zébulon
De griffon69
Villepiniste convaincu | 15H56 | 08/08/2009 |
Selon vous, voici les principales avancées sociales de notre pays :
« - Recrutement massifs de fonctionnaires
- Création du RMI - de la CMU, et de la 5° semaine de congé payés
- Réduction du temps de travail à 35 heures pour les plus solides.
- Aides et subventions massives aux associations citoyennes »
Pour ma part, je ne retiens que la 5e semaine de congès payés et la CMU.
Le recrutement massif de fonctionnaires ne fait qu'augmenter le budget de fonctionnement de l'Etat de façon exponentielle sans pour autant améliorer le service rendu.
La réduction du temps de travail s'est traduit par le gel des salaires et un nivellement par le bas de l'échelle salariale. Beau succès ! Les gens avaient plus de temps mais pas plus d'argent.
Le RMI maintenait leurs ayant-droits dans la survie et n'offrait aucune perspective d'insertion.
Quant aux aides massives aux associations, soyons lucides, si quelques unes sont réellement utiles et offrent un service à la population, beaucoup d'entre elles sont des simplement des pompes à fric pour des activités qui pourraient être sur le secteur marchand plutôt que de vivre indirectement des impôts.
à griffon69
De Yvon le Zébulon
Retraité | 19H15 | 08/08/2009 |
Lorsqu'en 1981 Miterrant a accédé au pouvoir en éliminant le charmant Valérie Giscard d'Estaing qui faisait d'excellentes affaires en payant les services (via le fisc) d'avions renifleurs…pour du pétrole imaginaire.
- Une arnaque qui aura fait le monde entier se foutre de nous !
- Nous étions à un taux d'inflation annuelle avoisinant les 15 / 16 %
° Les nombreux fonctionnaires recrutés auront au moins permis à certain d'envisager une carrière digne de ce nom (ce qu'ils ont fait) et leurs salaires - qu'ils n'auraient pas eu car étant sans emploi - sont retournés par le biais de la consommation dans les circuits financiers :
- Ces « pouvoirs d'achats nouveaux » auront permis à des entreprises vouées à la faillite de continuer elles aussi à fonctionner normalement - donc à conserver leurs propres salariés.
Vous dites que les 35 h étaient une erreur. Vu aujourd'hui, peut-être, mais à cette époque, tout un pan de l'économie (tourisme et loisirs) aura été relancé par cette nouvelle disponibilité des gens.
Pour ce qui est des associations, il est connu que certaines d'entre elles sont inutiles et dépensières…mais elles constituent aussi des masses salariales ou bénévoles - qui activent les gens et leur donne un rôle social, au lieu de les abandonner dans la rue.
* Tout le monde n'a pas les moyens de régler soi même ses problèmes (administratifs ou autres) et ces aides étaient les bienvenues…à la lorgnette bien sur d'un pouvoir socialisant, et non d'un pouvoir de Droite, dévoreur de forces humaines contre des des salaires payés au lance-pierre.
Pour ce qui concerne le RMI, qui certes avait besoin d'être de nos jours soumis à une adaptation nouvelle…il aura permis d'éviter bien des détresses humaines…mais il est vrai que la détresse des plus faibles n'est pas vraiment la tasse de thé de la Droite.
¤ Et vous occultez probablement le plus important :
La paix civile pendant 30 ans, et des gens plus heureux qu'aujourdh'ui, sans que cela ne coûte davantage à notre pays que les massifs recrutements actuels de forces de police et de maintien de l'ordre équipées au top du top…et en alerte permanente (ça coûte rien ? )
…qui n'ont comme fonction essentielle que de nous foutre sur la gueule pour tout et pour rien, et d'aider à remplir nos prisons au lieu d'apporter la moindre contribution à l'économie Française.
LA FRANCE EST AUJOURD'HUI RUINEE…un point c'est tout !
Vous n'aurez peut être même plus accès à la retraite, et je ne parle pas des soins médicaux que vous ne pourrez (ni les votres non plus) vous offrir, si cela continue comme cela.
- Les enseignants aussi sont des fonctionnaires : Allez : Virés !
Salut Monsieur Griffon69
à Yvon le Zébulon
De griffon69
Villepiniste convaincu | 19H34 | 08/08/2009 |
Je vous rejoins sur le fait que la France est ruinée et qu'il faut savoir définir des priorités quant à l'attribution de l'argent public.
Personnellement, je ne suis pas pour le tout répressif et j'aurai plutôt tendance à vouloir renforcer les moyens de l'éducation nationale de façon à ce que chacun, quelque soit son milieu d'origine, puisse accéder aux meilleures études.
Je ne pense pas qu'il faille résumer les choses comme vous le faites. La plupart des bénéficaires du RMI que j'ai pu cotoyer, pourraient vous dire que c'est une allocation de survie et qu'elle les enferme dans statut qui les stigmatise.
Concernant les associations, je ne suis pas opposé à leur existence mais ; par contre, les fonds publics ne doivent être alloués qu'à celles qui ont une fonction d'utilité publique.
Face à votre dogmatisme, j'essaie humblement d'apporter un peu de nuance.
à griffon69
De SiDi
Kitten ! | 16H15 | 09/08/2009 |
La France est « ruinée » parce que son industrie est exportée pour rendre les riches plus riches, parce que ses recettes sont en chute libre (niches fiscales, baisses d'impôts), qu'elle comble le trou en empruntant aux riches, qu'elle laisse les USA et pas mal d'autres pays racheter ses entreprises unes à unes pour les saigner et les couler comme il se doit.
La France ne serait pas ruinée si elle avait choisi de protéger son industrie il y a 30 ans.
à griffon69
De Yvon le Zébulon
Retraité | 07H54 | 11/08/2009 |
Quelque part, vous êtes en contradiction avec vous même.
Je vous ai répondu vertement car vous avez nettement laissé entendre que les fonctionnaires était une ruine pour la France…
…et voilà que vous vous dites favorable au renforcement des moyens de l'Education Nationale….
- Alors, paradoxal ?