Valeur travail vs. précarité, pas de consensus sur le RSA
Martin Hirsch place l'entrée en vigueur du revenu de solidarité active -sa généralisation en France métropolitaine, pour être précis- au rang des grandes réformes sociales qui jalonnent l'histoire de la République. Il la situe dans la lignée du revenu minimum d'insertion, en 1988, et de la couverture maladie universelle, onze ans plus tard, deux créations de gouvernements de gauche
ayant suscité un large consensus.
Ces références sont-elles méritées ? Le RMI et la CMU ont reconnu ou instauré des droits nouveaux. Avec le RMI, on reçoit de la collectivité un subside permettant de se nourrir, se vêtir et se loger quand on n'a pas d'autre moyen d'y pourvoir. La CMU ajoute à la liste des besoins élémentaires ainsi pris en compte celui de se soigner. L'installation d'un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980, a obligé à considérer qu'un être humain a des droits sur la société en dehors de tout travail, par le seul fait d'exister.
Le RSA ne rompt pas -heureusement- avec cette conception. Pour ceux qui ne travaillent pas, il remplace le RMI (et l'allocation de parent isolé). La nouveauté
est pour les travailleurs pauvres, employés à temps partiel ou familles vivant sur un seul salaire, qui recevront un revenu complémentaire. C'est une nouveauté relative puisque la prime pour l'emploi représente déjà, depuis 2001, une aide pour les salariés du bas de l'échelle. Mais cet impôt négatif profite surtout aux ménages smicards les mieux lotis.
Malin, naïf ou charlatan
Politiquement, il s'agit de savoir si l'ancien président d'Emmaüs France peut dire qu'il a réussi à faire passer dans les faits un vrai progrès social. Si l'on répond oui
, l'ouverture n'est pas seulement une vitrine, et Martin Hirsch est un malin. Si l'on répond non
, l'ouverture est une duperie, et Hirsch un naïf ou, pire, un charlatan.
Convenons que le RSA a au moins le mérite d'augmenter de 1,5 milliard d'euros les sommes (environ 8 milliards) consacrées actuellement à aider les personnes en grande difficulté. Mais le débat porte sur la part de nouveauté qu'il y a dans cette réforme, c'est-à-dire le fait de rendre financièrement intéressante, pour une personne ne disposant que d'allocations, la reprise d'un travail même à temps partiel, même peu rémunéré.
Les détracteurs
de ce dispositif estiment qu'il va encourager les patrons à sous-employer et/ou sous-payer leurs salariés les moins qualifiés au motif que ceux-ci recevront un complément de revenu par ailleurs.
Cette prédiction est-elle fondée ou non, la discussion est en cours, l'expérience permettra peut-être de répondre.
« Valeur travail » ou solidarité sociale ?
En attendant, on reconnaît le débat habituel sur les politiques qui incitent les bénéficiaires d'allocations à travailler. Un travail inintéressant et mal payé vaut-il mieux que pas de travail ? L'Etat doit-il pousser les chômeurs à trouver ou retrouver un emploi, quel qu'il soit, ou bien subvenir à leurs besoins aussi longtemps que les employeurs ne leur proposent que des tâches déplaisantes, pénibles et faiblement rémunérées ? « Valeur travail » ou solidarité sociale ?
La particularité du RSA est que c'est un hybride, une espèce d'OGM qui relève des deux logiques. Il maintient et même pérennise l'aide de la collectivité aux plus démunis, mais avec l'idée que s'ils gagnent plus, ils travailleront plus. A droite, il déplaît
à ceux qui n'aiment pas que les impôts payés par les productifs servent à assister ceux ne le sont pas assez. A gauche, on lui reproche de présupposer
que les Rmistes choisissent l'assistance de préférence au travail parce que celui-ci ne leur rapporterait pas davantage, voire réduirait leurs ressources.
Faut-il se féliciter d'un compromis qui enrichit quand même, au total, la panoplie du pacte social français ? Ou bien s'emporter contre une nouvelle avancée de cette horrible philosophie libérale dont le procès n'est plus à faire ? La gauche hésite. Au Parlement, à l'automne 2008, les socialistes et les Verts s'étaient abstenus, les communistes avaient voté contre. Aujourd'hui, tous adoptent une position négative, en concentrant leurs critiques sur la mise en œuvre de cette prestation.
Conclusion minimale et sans surprise : en 1988 (RMI) et en 1999 (CMU), on était en période de croissance. Le consensus était plus facile. En temps de crise, il ne faut pas y penser.
- 8225 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque



► La Droite contre l'exception française (Plon, 2008).
► Chirac, la malédiction (Stock, 1997).
























65
(Pour réagir, connectez-vous)
De expat
08H54 | 07/06/2009 |
Le probleme du RSA est qu'il n'accroit pas la solidarite sociale, au contraire :
C'est une subvention aux employeurs.
Contrairement au partage du travail (et des ressources) qui permettrait a tous de travailler (au lieu du certain travaillent a 200% et d'autre a 30%) pour un salaire decent (le partage des ressource impliquant un plus grand partage patronal) et de garder leur dignite, ceux qui touchent le RSA sont exploites par la societe et en plus meprises par ceux qui jouissent de conditions d'emploi normales.
à expat
De pablico
11H56 | 07/06/2009 |
Effet d'aubaine pour les employeurs de smicard.. le salaire des employés n'est pas prêt de monter.
et qui paye leur croissance, et leur bénéfice ? : -(
pour ceux qui n'en ont pas conscience c'est nous.(détournement légal de bien publics)
cela fait encore parti de l'hymne de la libre entreprise, au libéralisme à tout crin… la nation paye… paradoxal non ? autant nationaliser dessuite, avant une délocalisation certaine un jour ou l'autre..
à pablico
De Secco
en mal de curiosité | 21H53 | 07/06/2009 |
Vous semblez tous oublier u peu vite que l'un des défauts majeurs de notre système d'aide, c'est l'effet de seuil : en dessous d'un certain niveau de revenus, vous avez droit à des aides cumulables entre elles, au dessus (à 1€ près), vous n'avez plus droit à rien (pour les bourses, en particulier, si vous voulez aider votre gamin, il vaut parfois mieux avoir un taf un peu moins bien payé, pour qu'il soit éligible aux bourses…).
D'autre part, vous oubliez un facteur non négligeable : travailler, ça commence par coûter. Il faut payer le transport et la garde des enfants (s'ils sont en bas âge). Donc si le salaire rapporte juste autant que les indemnités, ou juste un peu moins (mais vous n'avez plus droit aux aides), au total vous perdez en pouvoir d'achat. Et quand on n'en a déjà pas beaucoup, ça fait mal. C'est à ça que sert le RSA : à permettre de retrouver une activité salariée (avec tous les effets bénéfiques associés : meilleure intégration dans la société, meilleure estime de soi, garder l'habitude des contraintes du travail salarié, etc.) sans pour autant se retrouver dans une situation plus délicate qu'avant, avec le temps en moins.
Alors bien sûr, il peut y avoir des patrons qui en abusent, c'est comme tout. Mais les salaires mini sont quand même plutôt bien encadrés, en France, alors la probabilité est faible. Et le gain social semble bien plus élevé.
à Secco
De elmanol93
22H50 | 08/06/2009 |
« Alors bien sûr, il peut y avoir des patrons qui en abusent, c'est comme tout. Mais les salaires mini sont quand même plutôt bien encadrés, en France, alors la probabilité est faible. Et le gain social semble bien plus élevé. »
L'abus va être généralisé. Quel patrons déjà installé ou quel créateur d'entreprise passerait à côté d'une aubaine pareille ?
Les salaires sont en chute libre depuis dix ans dans la quasi totalité des secteurs. Combien de salariés touchent aujourd'hui un salaire équivalent à la retraite actuelle de leur père qui avait le même métier ?
Les facilités de licenciement rendues possibles par le nouveau code du travail de juillet 2008, la réforme de la carte judiciaire qui a amputé les prud'hommes de dizaines de tribunaux et l'asphyxie volontaire de l'inspection du travail ont décuplé une recherche de rentabilité maximum des entreprises sans précédent.
Le gain social sera catastrophique. Tous au rsa et endettés jusqu'au coup… tenu par la bourse et abonné à n'importe quel boulot pour survivre. Une vie d'esclave.
De ZonZon la MouChe
ni dieu ni maître ! | 09H24 | 07/06/2009 |
Article intéressant qui fait réfléchir sur un paradoxe.
Ceci dit j'adore les reportages sur le RSA : Mme Michu fait de l'aide à domicile pour les personnes âgées (toilette, habillage, préparation de repas, ménage) en travaillant 20 heures pour 600 €. Grâce au RSA cumulé avec son salaire elle gagnera 800 €.
- Le journaliste : ce salaire va vous permettre de bien vivre !
- et Mme Michu de lui répondre : de vivre simplement mais juste un peu mieux
Ca serait quand même mieux de payer un boulot correctement plutôt que de pondre des mesures à la con avec vaseline psychologique incorporée
à ZonZon la MouChe
De noemie.parmentier
menteuse | 11H36 | 07/06/2009 |
J'ai lu l'article papier dont parle ZonZon la Mouche. Mme Michu voudrait surtout gagner plus pour pouvoir payer à sa fille une paire de basket en tissu coloré (en sachant que l'espérance de vie réduite de cette marque à la « CO. » obligera Mme Michu à en racheter une dans la foulée) ou lui offrir tout le magasin de fringues.
Si avoir plus d'argent signifie seulement acheter une paire de basket en tissu coloré parce que tous les vieux jeunes ou les jeunes vieux en portent ou lui offrir tout le magasin de fringues, on ne sortira jamais du cercle infernal.
Il y a tout un mode de vie, de pensée, de consommation à « repenser ».
Le RSA a été mis en place pour permettre aux travailleurs pauvres de dépasser le seuil de pauvreté.
Or c'est quoi le seuil de pauvreté ? C'est avoir moins que les autres ? Ou ne pas avoir la même chose que les riches qui surconsomment ?
Le seuil de pauvreté c'est ne pas avoir d'écran plasma, ne pas avoir d'iphone, ne pas avoir de playstation, …
C'est une question que je me pose.
à noemie.parmentier
De libermind75
doctorant | 14H19 | 07/06/2009 |
le seuil de pauvreté est à 800 euros par personnes et par mois. elle sera donc encore sous le seuil de pauvreté. par rapport à la question de Noémie, par rapport à l'écran plasma, etc, c'est pour quelle raison le prix des produits de première nécessité (se nourrir, se vêtir) augmente énormément, alors que le prix des écrans plasma et autre (pour « riches ») baisse…
moi, c'est la question que je me pose, car il n'y a pas que des « pauvres et irresponsables »… les « pauvres et responsables » ne peuvent pas non plus s'en sortir…
autre réflexion : les dernières années, le smic augmentait de très peu (1 ou 2%), ça signifie quoi ?
et bien, que le pouvoir d'achat baissait (avant la crise) de 0,5% par an ! (et oui, le smic augmente de disons 2% pour faire large, mais si le cout de la vie augmente de 2,5 %, il y a 0,5% en moins pour les smicards….cqfd)
à libermind75
De Enlendil
Etudiant | 15H27 | 07/06/2009 |
Faut arrêter de dire des conneries aussi…
2002 : +2.4% pour une inflation d'1.90
2003 : +5.27 pour une inflation de 2.10
2004 : +5.80 pour une inflation de 2.10
2005 : +5.50 pour une inflation de 1.80
2006 : +3.05 pour une inflation de 1.60
2007 : +2.10 pour une inflation de 2
2008 : +2.25 puis +0.9 soit +3.2 environ pour la même inflation exactement (le SMIC étant fixé sur l'inflation)
On note donc que le SMIC a toujours été au minimum égal à l'inflation voire plus du double.
Sur les 5 dernières années (depuis 2004) le SMIC a augmenté de 21.2% quand l'inflation augmentait 11.1%… On est bien sur le double quasiment…
à Enlendil
De la champenoise
15H45 | 07/06/2009 |
Exact, vous devriez arrêter d'écrire des conneries aussi …
Et aussi arrêter de croire tout ce que raconte l'INSEE et Mme Lagarde concernant les prix et l'inflation.
Vous donnez l'impression de vivre sur une autre planète.
Et avez-vous essayé de vivre correctement avec 1.000 €/mois ? Correctement veut dire avoir un logement décent, nourrir et habiller normalement sa famille, payer son transport pour aller au travail et aussi quelque loisir.
à Enlendil
De Vince75010
Consultant | 20H24 | 07/06/2009 |
Il y a comme qui dirait un petit souci dans vos calculs : on ne peut pas sommer ce genre d'augmentations exprimées en pourcentage.
Sur la base des chiffres que vous communiquez le SMIC a augmenté d'environ 24,7% depuis 2001 pour une hausse du niveau général des prix de l'ordre de 14,3%
Alors oui, il peut être tentant de dire que le pouvoir d'achat d'une personne au SMIC a augmenté. Sauf que l'inflation est un indice statistique incorporant non seulement des dépenses de consommation courantes, mais d'autres plus occasionnelles et ne correspondant pas à celles de personnes à bas revenus.
Vouloir ainsi comparer les augmentations du smic à celle d'un indicateur dont la définition est beaucoup trop large pour représenter les dépenses véritables des smicards est donc peu pertinent.
L'Insee est d'ailleurs très au fait de ce sujet (polémique) puisque que l'institut met à la disposition de tout un chacun un outil permettant de suivre l'évolution de ses dépenses en fonction de sa consommation.
Essayez le, et vous verrez que le cadre sup qui s'achète des plasma, iphone et compagnie a effectivement vu son niveau de vie augmenté.
Par contre le petit employé qui fait le plein de sa voiture, achète légumes et autres biens essentiel, lui, il a perdu.
De caro
délinquante avérée | 09H34 | 07/06/2009 |
le RSA est juste une aubaine pour les employeurs : avoir des salariés, obligés de la fermer, et être exonérés de cotisations sociales (employeurs, pas salariés, faut pas pousser ! ). Rien que la pub est à vomir. J'en entends une à la radio (je ne sais pas si elle existe en vidéo) où un cariste se félicite de son RSA en gagnant le SMIC. Mais, avoir une licence de cariste permet, normalement, d'être payé au-dessus du SMIC, cette licence étant considérée comme une qualification. Eh bien non, c'est fini, les caristes, contentez-vous du SMIC et taisez-vous !
RSA = arnaque légale
à caro
De Sixpatte
77583 | 10H38 | 07/06/2009 |
De plus, cet exemple du cariste est bien trouvé :
L'automatisation des tâches dans les plateformes de stockage les supprime… ( 1 salarié /10000 M2 pour la maintenance )
à caro
De la champenoise
15H47 | 07/06/2009 |
Eh oui, maintenant les caristes ne gagnent plus que le SMIC.
De Pierrrrre
10H12 | 07/06/2009 |
»…..L'installation d'un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980….. »
► Quel aveux !
Rappelons qu'en 1981 le chômage devait être jugulé par une embauche massive de fonctionnaires, par la nationalisation de grands groupes industriels français et par la relance du Charbon et de la siderurgie française. (sic)
..Et c'est bien le contraire qui s'est produit..
chômage explosif ..et dette de la France multipliée par 10..
..La situation aujourd'hui traîne encore les séquelles de ces errements.
à Pierrrrre
De Sixpatte
77583 | 10H25 | 07/06/2009 |
»…..L'installation d'un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980….. »
Comme d'hab, tu oublies de dire pourquoi et comment.
..La situation aujourd'hui traîne encore les séquelles de ces errements.
Ah bon, c'est la Gauche socialo-communiste qui a lancé la mondialisation et l'ultra libéralisme alors…
à Sixpatte
De Jonas2
Les mouches ne me trouveront pas as... | 10H43 | 07/06/2009 |
Soyons gentils. Disons que la « gauche » socialiste au pouvoir à l'époque n'a rien fait pour entraver ses effets. Elle a pris sa part dans le concert des voix qui nous présentaient la mondialisation comme une catastrophe naturelle dont il fallait s'accommoder tant bien que mal. Et comme ça ne suffisait pas elle a même bien enfoncé le clou avec cette Europe dont la vraie gauche ne veut pas.
à Sixpatte
De Pierrrrre
10H39 | 07/06/2009 |
»…..L'installation d'un chômage massif et de longue durée, à partir des années 1980….. »
Comme d'hab, tu oublies de dire pourquoi et comment….. »
► Par des nationalisations imbéciles qui ont destabillisées notre économie,
par l'embauche massive de fonctionnaires,
la retraite à 60 ans qui ont fait exploser les déficits,
par une relance de la consommation qui a fait exploser les importations et agravés notre dette
Tout cela s'est traduit par 3 années d'errance, par 3 dévaluations du Franc, et par un virement à 180 degrés du pays, en
privatisant tout ce qui avait été nationnalisé.
Un pays dont les structures ont souffert durablement d'une gestion aussi cahotique.
à Pierrrrre
De Sixpatte
77583 | 11H04 | 07/06/2009 |
Tu devrais postuler chez Lagarde, un économiste de ton niveau serait bien utile à la nation…
à Pierrrrre
De Gilles31
Mec | 14H16 | 07/06/2009 |
@ Pierrr
Tu oublies, un, qu'il y a eu pas moins de 13 années de gouvernement de droite pendant cette période et qui promettaient d'en finir avec le chômage
Et deux, qu'il s'agit d'un phénomène ayant touché presque tous les pays de l'OCDE. Les USA trônaient à 8-9% de chomdu dans les années 82 je crois
Par contre, il est vrai, que chaque pays a eu des hauts et des bas de chômage et que les pays les plus libéraux l'on baissé autours de 4-5%. Mais alors on pourrait remarquer que le temps partiel est bien plus développé, les temps de travail moyen moindre (temps plein et temps partiel confondu) et la précarité plus généralisée.
Au Danemark le chomdu est faible, mais par contre là tu casques grave en cotisation sociale pour indemniser ceux qui y sont….t'aimerais pas ça mon gars !
Y a t-il un système idéal ou meilleur ?
Bref la réalité est bien plus complexe qu'un cerveau limité a du mal à appréhender
à Gilles31
De Pierrrrre
16H13 | 07/06/2009 |
»….Tu oublies, un, qu'il y a eu pas moins de 13 années de gouvernement de droite pendant cette période et qui promettaient d'en finir avec le chômage…. »
==> Des réformes courageuses ont été entreprises, mais à chaque fois, ils se faisaient rétamer aux élections qui suivaient..
…à électorat infantile, politique à la guimauve..
-------------
« Y a t-il un système idéal ou meilleur ? “
=> Remarquons que dans tous vos exemples cités, tous sont à économie libérale, et aucun à économie socialiste.
Les mots ont leur importance, et je remarque que NPA, Front DE GAUCHE et les Verts se réfèrent tous à une économie socialiste, troskiste, celle qui a été déconfite par la chute du mur de Berlin.
Pour le PS, eux meme ne savent pas ce qu'ils veulent.
-------------------
‘Bref la réalité est bien plus complexe qu'un cerveau limité a du mal à appréhender’
==> petite réflexion conne et méchante quand on n'a plus rien à dire
à Pierrrrre
De Marx_attracts
Intermittent de la recherche | 10H44 | 08/06/2009 |
L'économie trostkiste déconfite par la chute du mur de Berlin ? Fragile, historiquement parlant …
De Yvon le Zébulon
L'homme d'esprit n'est jamais seul ... | 10H11 | 07/06/2009 |
Je trouve excellente la façon dont vous traitez de ce sujet.
° N'ayant moi même jamais bénéficié d'aides (ni RMI, ni Allocations Chômage) car ayant jadis été mon propre patron - j'ai bien du mal à distinguer le bien du mal intentionné dans ce débat.
- Je sais seulement une chose, c'est qu'à partir où un procédé de financement quelqu'il soit, fait le bonheur des employeurs et des grosses entreprises, il ne peut être que défavorable aux pauvres.
* En gros, dès que Martin Hirsh ou Christine Lagardent sourient…
c'est que pour les plus faible, l'affaire est forcément mal embouchée !
¤ Reste à comprendre la complicité des syndicats (lesquels au fait ? )
De Sixpatte
77583 | 10H12 | 07/06/2009 |
Avancée sociale ou pas, le RSA oublie au passage (ou le pérennise) comment ses bénéficiaires en sont arrivés là :
- Dans la majorité des cas, les usagers sortent de l'école avec Bac -3 donc en échec scolaire patent.
- Pas ou peu de formation professionnelle ( à cause du précédent ? )
- Pas ou peu de débouchés sur un travail valorisant (…..) voire sur un travail à temps complet tout court.
On peut donc dire qu'il relève de l'emplâtre sur une jambe de bois, puisqu'en amont, rien n'est fait ( ou si peu ) pour que ses bénéficiaires n'aient pas à le demander. Causes ou conséquences, le RSA ne remplacera jamais le savoir…et surtout légitimise les temps partiels et les petits boulots. Alors, c'est vrai, crise mondiale oblige, c'est toujours mieux que rien, sauf qu'il déplace le problème au lieu de s'y attaquer.
Comme tout médicament, le RSA a ses effets indésirables :
- Transfert d'une part du surcoût aux Collectivités territoriales qui ont déjà bien du mal à faire face…
- Transfert du suivi des bénéficiaires à Pôle Emploi…( Les assos de terrain sont priées de se taire, les Conseils généraux pourraient faire encore plus ) et là, bonne nouvelle, Pôle Emploi doit embaucher ( les Chargés de suivi virés des assos ? )
Alors, beaucoup de bruit pour rien ?
De jmc06
retraite | 10H16 | 07/06/2009 |
avec le RSA ceux qui vivaient en d'ssous de la pauvreté,vivront a la limite de la pauvreté
De N.Ivanov
Procrastinateur Professionnel | 10H25 | 07/06/2009 |
N'y a t'-il pas, de plus, un conditionnement du RSA à la recherche d'emploi ? En gros les ex-Rmistes peuvent dorénavant être radiés, si ils ne justifient pas d'une recherche d'emploi.
Si c'est bien le cas, il s'agit d'une régression sociale puisque l'on pourrait, dès lors, radier des gens et les laisser sans ressource.
Loin de l'esprit de la CMUniverselle.
à N.Ivanov
De N.Ivanov
Procrastinateur Professionnel | 10H27 | 07/06/2009 |
Je confirme : « La loi du 1er décembre 2008 précise par ailleurs le fonctionnement et les modalités de financement du dispositif.
Elle prévoit notamment que la mise en place du RSA s'accompagne d'un renforcement des devoirs pour les bénéficiaires qui verront leur RSA suspendu après le refus de 2 offres raisonnables d'emploi, sauf en cas d'obstacles personnels particuliers à la recherche d'emploi. »
http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rsa-revenu-solidarite-activ…
à N.Ivanov
De N.Ivanov
Procrastinateur Professionnel | 10H28 | 07/06/2009 |
Merci à toi !
à N.Ivanov
De N.Ivanov
Procrastinateur Professionnel | 10H28 | 07/06/2009 |
Je t'en prie camarade !
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 10H28 | 07/06/2009 |
C'est triste , mais on ne peut pas faire confiance à ce gouvernement , point final .
Il n'y a que dans les contes de fées et les productions Disney que les méchants peuvent devenir des gentils .
à Numerosix
De N.Ivanov
Procrastinateur Professionnel | 10H30 | 07/06/2009 |
Parfaitement, les vrais méchants de la vraie vie ne se renient jamais, comme Patrick McGoohan, sur son lit de mort, dans le rôle d'Edouard Leclerc, euh, Le sec.