
L'arrogance de Sarkozy fait oublier le bon travail des parlementaires
Vous êtes sûrement au courant. Nicolas Sarkozy a dit du mal de trois dirigeants de pays importants (Zapatero, Obama et Merkel) mercredi 15 avril, au cours d'une conversation avec des parlementaires. On est au bord de la crise diplomatique. Au siècle dernier, il y aurait déjà eu des rappels d'ambassadeurs, etc.
Peut-on s'arrêter deux secondes sur cette affaire ? Il s'agissait d'un déjeuner, le troisième du genre, réunissant le président de la République et une vingtaine de députés et de sénateurs de droite et de gauche qui ont formé un groupe de travail sur la crise financière internationale.
A la différence des précédentes, l'invitation de mercredi a attiré l'attention des médias, Le Monde l'ayant annoncée dans un article qui faisait le point sur les activités du groupe de travail. Libération a rapporté, le lendemain, des propos de Sarkozy dont l'exactitude, à une nuance près, n'a pas été démentie par l'Elysée et a été confirmée par les participants que d'autres journaux ont interrogés.
Plutôt la langue de bois ?
Le compte-rendu de Libération -informations conformes, présentation discutable- permet de comprendre le genre d'échanges entre Sarkozy et ses convives, l'esprit dans lequel ils parlent, le sens de ses remarques.
Sorties de ce cadre (et pour l'une d'entre elles, concernant José Luis Zapatero, mal interprétée), ces phrases acquièrent un caractère qu'elles n'avaient pas au départ. Le Président s'est exprimé au cours d'une rencontre informelle avec des parlementaires. On a assez reproché aux responsables politiques leur langue de bois.
Serait-ce mieux si le chef de l'exécutif discutait avec un groupe de travail sur la crise financière en s'interdisant tout propos personnel et en s'en tenant à la paraphrase des communiqués officiels ?
Mais c'est ainsi. La crispation sur Sarkozy est telle que toute nouvelle exhibition de ses défauts -égocentrisme, vulgarité, vantardise, chacun connaît la liste- est une information de nature à éclipser les autres.
N'est-il pas plus important, pourtant, que vingt-quatre députés et sénateurs de la majorité et de l'opposition, dirigés par les présidents des commissions des finances -le socialiste Didier Migaud et le centriste Jean Arthuis- se réunissent depuis près de six mois pour travailler ensemble ?
A leur programme : l'état de la sphère financière mondiale, les dangers qu'elle fait courir au monde entier, les mesures à prendre pour y faire face, les nouvelles régulations nécessaires, la stratégie la meilleure pour entraîner les autres pays…
Appartiennent à ce groupe des gens aussi différents que le rapporteur du budget au Sénat, Philippe Marini, grand « néolibéral » s'il en est, et Jean-Pierre Chevènement ; des écologistes comme Jean Desessard et le communiste Jean-Pierre Brard ; l'UMP Hervé Mariton, qui fait partie des amis de Dominique de Villepin, et le bagarreur socialiste Henri Emmanuelli.
« On parle de finance, pas de plans de relance », résume Mariton. En évitant tout débat de positionnement national, les participants rivalisent dans la conception de réformes et de règles capables de mettre fin aux dérives des marchés financiers.
Diagnostic partagé ne veut pas dire consensus
Le climat est très interventionniste, ce qui s'explique à la fois par la crise et par le fait qu'il s'agit d'élus soucieux d'encadrer des activités qui ont démontré leur faible capacité d'autorégulation.
« Le Parlement peut enfin se mêler de droit monétaire », se félicite Arthuis, en constatant la faillite d'un système dans lequel les banquiers faisaient leurs propres lois, des accords de Bâle aux codes prudentiels adoptés dans les différents pays.
Sarkozy leur a parlé notamment de la possibilité que les six grandes banques françaises mutualisent le risque que représentent leurs actifs pourris en s'en déchargeant sur une structure commune. Mais qui la financerait ?
Au-delà d'un « diagnostic partagé » sur la crise financière, ces parlementaires pourraient-ils s'entendre sur des mesures qu'ils défendraient dans leurs partis respectifs ?
On n'en est pas là. Mais l'idée de revoir la fiscalité sur le patrimoine et sur le revenu - ISF, bouclier fiscal, tranche supérieure de l'impôt sur le revenu- chemine dans ces têtes-là comme dans celles d'Edouard Balladur, grand sachem de la droite, et de Philippe Séguin, censeur fulminant de la Cour des comptes.
- 10407 visites
- Version imprimable
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque


► La Droite contre l'exception française (Plon, 2008).
► Chirac, la malédiction (Stock, 1997).



















41
(Pour réagir, connectez-vous)
De pablico
23H27 | 17/04/2009 |
L'arrogance de Sarkozy …………
c'est de la provoc, pour exciter les opposants..
ça va les énerver, et ils sont aller en désordre de bataille au casse pipe…
les élections européennes ne sont pas loin….
méfions nous …du premier degré…
une partie de son florilège paru dans la presse belge :
http://www.lesoir.be/actualite/france/sarkozy-epingle-pour-avoir-2009-04…
à pablico
De karlM
08H59 | 18/04/2009 |
Des quoi ?
Alors que leur rôle est d'être à l'assemblée, vers chez moi c'est concours de trombines quand je coupe des rubans, inaugure des foires.
les 5 députés rencontrés sont d'une uniformités d'esprit, puis-je dire de bêtises ;
y en amême une qui lors d'un sujet polémique entre nous m'a répondu « je ne fais pas de politique ».
J'aime les pensées divergentes et humaniste avec eux (et très peu elles : scandaleux) ,je suis loin du compte (ils pensent économie)
De slbelgique
Fonctionnaire | 16H58 | 17/04/2009 |
S'il est vrai que l'arrogance de Sarkozy fait oublier le bon travail des parlementaires, elle mine aussi le travail des négociateurs qui portent la voix de la France à Bruxelles et font l'Union européenne !
Il faut que M Sarkozy comprennes la charge Présidentielle dont il est investi et cesse de jouer au petit garçon dans la cour des grands ! ! !
En terme de négociation des lois européennes (qui font plus de la moitié des textes législatifs français ! ) ce type de comportement détruit la confiance et l'entente entre les Etats membres.
Déjà lors de la Présidence Française l'arrogance française a couté trés cher et nos positions ont été affaiblies, et malgré une communication efficace en France, les dommages causés aussi bien à l'image de la France qu'à l'Union européenne ont été majeur….
De slbelgique
Fonctionnaire | 17H00 | 17/04/2009 |
S'il est vrai que l'arrogance de Sarkozy fait oublier le bon travail des parlementaires, elle mine aussi le travail des négociateurs qui portent la voix de la France à Bruxelles et font l'Union européenne !
Il faut que M Sarkozy comprenne la charge Présidentielle dont il est investi et cesse de jouer au petit garçon dans la cour des grands ! ! !
En terme de négociation des lois européennes (qui font plus de la moitié des textes législatifs français ! ) ce type de comportement détruit la confiance et l'entente entre les Etats membres.
Déjà lors de la Présidence Française l'arrogance française a coûté très cher et nos positions ont été affaiblies, et malgré une communication efficace en France, les dommages causés aussi bien à l'image de la France qu'à l'Union européenne ont été majeurs….
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H04 | 17/04/2009 |
En effet, c'est un bouffon, et tout le monde le critique, mais les Français sont tellement fan qu'ils sont incapables de parler d'autre chose, et quand il arrive à parler d'autre chose il faut toujours qu'ils le placent dans la discussion.
à Keldan
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 18H22 | 17/04/2009 |
je trouve ce portrait :
http://pupuceetlamarreauxcanards.hautetfort.com/archive/2009/04/14/mea-c…
assez ressemblant !
à FabiendeMénilmontant
De Lemmy_Nothor
Mellow Yellow | 21H11 | 17/04/2009 |
Avec une tronche comme ça, on pourrait croire qu'il a mit sa Rolex au clou… !
à Lemmy_Nothor
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 22H08 | 17/04/2009 |
ah, tu y as pensé aussi ? ou peut-être qu'il était déjà au courant ce ces chiffres :
http://tinyurl.com/crhvac
rendus par l'institut de sondage de sa copine à un de ses proches ?
De quoi agacer, à vrai dire…
De Ehim
ehim.over-blog.com | 17H20 | 17/04/2009 |
Sarkozy est en train de faire à la France et aux Français le mal que Bush a fait aux Etats-Unis et aux Etatsuniens pendant 8 ans : en moins de deux ans, il a réussi à nous faire passer pour un pays d'imbéciles arrogants, prétentieux et grossiers. A l'étranger, il y en a que ça énerve … et heureusement d'autres qui se tordent de rire, ce qui est un moindre mal.
Pour peu qu'il fasse deux mandats, on en a pour un bon moment à se faire jeter des pierres quand on ira à l'étranger !
Pauvre de nous …
De désactivé à la demande du riverain
... | 17H34 | 17/04/2009 |
Où avez-vous vu que Monsieur Nicolas Sarkozy est arrogant ? C'est vrai que depuis des décennies on avait une classe politique faux-cul et démagogue, parlant la langue de bois, tremblant dès qu'un dirigeant syndical ( sans aucune légitimité) fronçait les sourcils, laissant les syndicats gouverner dans les administrations publiques et les medias publics, un pouvoir marie-couche-toi-là sans aucune vergogne… Et voilà qu'arrive un fringant et sémillant chef d'état, qui ose gouverner, qui ose refuser aux syndicats le droit de faire la loi, qui ose réformer la France et s'attaquer à toutes les injustices, qui ose réformer ce scandale énorme qu'étaient les régimes spéciaux et les privilèges exorbitants des salariés cégétistes d'EDF et de la SNCF… Un Président qui dit ce qu'il pense, qui appelle un chat un chat, contrairement à tous les tartuffes de gauche ! Il faut se réjouir ! Alleluia ! Et que voit-on ? Les deux seules personnalités qu'on a le droit d'insulter en France, c'est Monsieur Sarkozy et Benoît XVI ! Tous les autres ont droit à toutes les complaisances putassières , à toutes les compassions, surtout s'ils ont brûlé des écoles, des crèches, des gymnases, des voitures de pauvres, les pauvres !
à désactivé à la demande du riverain
De Banana ex de juanitoto
Je déteste rue89, tous les riverain... | 17H46 | 17/04/2009 |
la papale tiare et les talonnettes de sarkozy le vizir
sont des objets dont la vue ne cesse de t « esbaudir…
à Banana ex de juanitoto
De compte sup. à la demande du riverain 25.08
chat de garde | 08H30 | 18/04/2009 |
Salutre, banana, au fait, tu as lu son blabla, à juanito ?
Tu pourrais m'en faire un résumé ?
à désactivé à la demande du riverain
De lolaryna
cnro | 01H34 | 19/04/2009 |
sincerement norton tu dois etre un gars frustré
ton analyse partisane de proletere est pathétique
toi tu as du croire au « travaillez plus pour gagnez plus »
franchement de quelles injustices tu parles ?
bon tu connait pas la banlieue ( a part les emissions de villeneuve sur tfone) ca , ca ne fait aucun doute
ton argumentaire de comptoir est affligeant
ton boss est un guignol….
j'en finis par me demander (par ton analyse pas du tout objective) si l'UMP te paye pour faire de la propagande sur rue 89…
avoue tu es aux ordres de raclure lefebvre ?
à désactivé à la demande du riverain
De philux
électron libre | 10H12 | 19/04/2009 |
Mon pauvre Norton !
Où avez-vous vu que Sarko s'attaque aux inégalités ? aux privilèges exorbitants de salariés ?
Jamais président n'a autant renforcé la fracture sociale, qui plus est, avec toute la morgue qu'on lui connaît.
Seul son désir d'égo est à l'ordre du jour : tous les autres sont des nazes.
Moi je me pose une question : Sarko a t-il encore une légitimité ? Représente t-il vraiment les Français ?
La réponse me para
à désactivé à la demande du riverain
De philux
électron libre | 10H12 | 19/04/2009 |
Mon pauvre Norton !
Où avez-vous vu que Sarko s'attaque aux inégalités ? aux privilèges exorbitants de salariés ?
Jamais président n'a autant renforcé la fracture sociale, qui plus est, avec toute la morgue qu'on lui connaît.
Seul son désir d'égo est à l'ordre du jour : tous les autres sont des nazes.
Moi je me pose une question : Sarko a t-il encore une légitimité ? Représente t-il vraiment les Français ?
La réponse me para
à désactivé à la demande du riverain
De philux
électron libre | 10H18 | 19/04/2009 |
Bravo Norton ! Quelle fine analyse !
Moi je trouve que Sarko n'a aucune légitimité et je ne lui reconnais plus le droit de nous représenter et encore moins de parler au nom des Français.
En effet, depuis qu'il s'est assis sur le vote du peuple français au référendum sur l'Europe, considérant ainsi que le résultat n'avait aucune valeur, je considère, moi, que les résultats de l'élection présidentielle n'ont eux non plus, aucune valeur.
Par conséquent, Sarko ne représente rien, à part lui-même et sa vulgarité !
Euh … une question Norton : vous ne vous sentez jamais cocufié par « votre » cher président ?
De Servais-Jean 4591
Hi-Han | 17H35 | 17/04/2009 |
D'après cet article le « casse toi pauv'con » et la « bêtise de Zapatero » auraient la même valeur, un mot pour rien, sans conséquence.
Le problème c'est que celui qui les prononce pense vraiment qu'à part lui et deux ou trois de ses conseillés le monde entier est peuplé de cons.
Alors je dirai que cet article qui pour trouver sa justification dérape dans les champs économiques et financiers, rate son but qui est de justifier l'incompétence du président.
à Servais-Jean
De verotanf
père de famille | 21H05 | 17/04/2009 |
Je partage tout à fait cette opinion. De plus, il a démontré que son intuition quant à l évolution du monde qui nous entoure, est dramatiquement erronée
De sinclair
18H10 | 17/04/2009 |
L'amalgame est bizarre quel rapport ?
En ce qui concerne les propos qui auraient été tenu par notre président, il sont incompréhensible et non inadmissible en particulier pour les victimes.
Si l'on veut obtenir du respect il faut commencer par respecter les autres quel qu'ils soient. C'est le B A BA de la pédagogie et des rapports humains. Ensuite il faut aussi se respecter soi même.
Ce n'est pas là de la langue de bois mais de la recherche de bons rapports entre individus. Essayez d'avoir des réflexions peu amènes sur des voisins tenus de manière a ce que cela arrive aux oreilles de chacun et mesurez votre popularité et l'estime qui vous est portée.
Tant qu'aux réunions types brèves de comptoirs dont l'utilité reste a prouver est ce raisonnable. Cela fait penser au G7 de ses ministres
Car jusqu'à preuve du contraire notre président n'écoute que lui même et même pas ses ministres et encore moins les parlementaires fussent ils UMP.
Enfin l'exemple de l'ISF est très mal choisi car on parle plutôt d'amélioration du bouclier fiscal que sa réduction.
Voir chez Bakchich ici
http://www.bakchich.info/La-fee-ISF-au-secours-des-PME,07433.html
De Utilisateur désinscrit à sa demande 2
nc | 18H20 | 17/04/2009 |
Méfiez-vous, monsieur Jarreau…
A prendre ainsi du recul, en mettant les choses en perspective, en fustigeant l'anti-sarkozysme primaire qu'aiment tant vos lecteurs, et cerise sur le gateau en lançant une pique à Libé, eh bien vous risquez fort de recevoir une offre d'emploi au Figaro !
Que diraient vos proches ? Vous seriez obligé de déménager pour éviter le regard accusateur de vos voisins. Votre boucher ne vous serrerait plus la main…
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De egide
Littéral | 20H24 | 17/04/2009 |
M. Jarreau est simplement jaloux de M. Serraf qui vient juste de rejoindre un open space libéral de gauche à l'Élysée pour tenter de convaincre des bienfaits du libéralisme l'actuel locataire des lieux.
Il parait que c'est pas gagné. Le président est persuadé que c'est M. Guaino qui a inventé le libéralisme.
C'est fou !
(Certes rallié mais de gauche quand même ! )
à Utilisateur désinscrit à sa demande 2
De I.P
Flat4 | 00H57 | 19/04/2009 |
Si on tape sur libé on a le droit de déménager dans le quartier des bureaux du Figaro ?
On signe où ? : )
De Fabien.Drx
En avant ! | 20H24 | 17/04/2009 |
200% d'accord avec cette analyse. Rien à rajouter.
De gafet
citoyen vigilant | 20H44 | 17/04/2009 |
je suis chaque fois effaré par le style fade, sans verve, tue-l'amour et le fond toujours neutralo-bienveillant à l'égard de nicolas $. de la prose de m.jarreau… on dirait du guetta…
Trop d'années au « Monde » ça marque un homme apparemment.
De Mon-Al
roturière :-) | 22H47 | 17/04/2009 |
Intéressant :
http://www.lesmotsontunsens.com/sarkozy-insulte-obama-zapaterro-bronca-m…
Lamentable.
De raskol
à vélo | 23H29 | 17/04/2009 |
Je suis bien d'accord avec cet article. Ça devient fatiguant cette fixation sur Sarkozy qui serait l'alpha et l'oméga des malheurs de ce monde.
Et dès qu'un article s'éloigne un tantinet du registre « sarko-facho-nabot-libéralo-bling-bling », c'est que forcément il est écrit par un laquais du pouvoir à la recherche d'un emploi.
Mais bon c'est vrai que faire un article traitant du fait que des personnes compétentes, influentes et d'horizons politiques variés se réunissent pour essayer de trouver des solutions à cette crise, ça ne fait bander personne : quand on est de gôche, Môssieur, on dénonce !
Il y a quelques années certains vous auraient traité de centriste mou, voire de social (démocrate)-traitre ; mais aujourd'hui c'est plus grave : par votre passivité vous soutenez le système mondialisé d'exploitation du peuple défendu par l'UMPS.
De egide
Littéral | 00H55 | 18/04/2009 |
Malheureusement, le fait que des députés de la majorité et de l'opposition, celle qui est représentée par des partis qui ont déjà amplement gouverné précédemment, n'est pas une bonne nouvelle en soi.
Ces groupes de travaux parlementaires multi-partidaires sont déjà depuis longtemps institutionnalisés à l'Assemblée Nationale.
On peut même dire qu'une démocratie représentative parlementaire ne pourrait pas fonctionner autrement lors d'une crise majeure qui nécessitent de réunir l'ensemble des élus représentatifs de la plus grande partie de la population, ce qui est leur seule légitimité de rejoindre ces groupes de travaux.
Or ce qui est dit dans l'article, c'est qu'il est question de régulation et de Droit monétaire.
Réguler mais ça veut dire quoi, l'intervention des états par des mesures de financements ? Des accords avec des multinationales pour qu'elle veulent bien et si elle ont de la bonne volonté de relancer les flux de crédits auprès des acteurs de l'économie réelle ?
La notion de Droit monétaire n'est pas un concept évident et je ne sais ce qu'on entend par là.
Dire que les banquiers faisaient leurs propres lois, cela auraient-ils donc cessé ? et passaient des accords entre organisations financières sans en référer à des gouvernements, la encore c'est donc fini ?
Ça me parait proprement surréaliste ou pour le moins obscur malgré l'apparente absence de langue de bois ( ? ? ? ) ?
Donc, pendant six mois, ils ont tout balayé des problèmes de la finance mondiale ?
Mais quels en sont les résultats de ce brain-storming ?
Pour le moment je n'y vois que de la communication de crise. En quelque sorte ce groupe de travail parlementaire est une sorte de cellule de crise psychologique.
Car les propos résultant de cette discussion informelle avec le président de la république n'ont rien que de très lénifiant comme le sont en général les déclarations d'intentions.
Car à part les interventions massives de prêts d'États financés par des emprunts accordés par des fonds bien pourvus, certainement souverains, dans le secteur bancaire de l'assurance et de l'industrie, plus quelques mesures modestes pour des gens modestes d'aides directes afin de compenser provisoirement les baisses de rémunération afin de paraitre quelque peu social. On a rien vu de plus.
L'incroyable mascarade du G20 qui a eu le mérité qu'on ose aborder publiquement le problème des zones de finances et de taxation off-shore, c'est tellement nouveau, ce demi-aveu qu'il y aurait certains états qui seraient des places financières de « complaisance » dont les activités n'apparaissent dans aucun bilan quelconque, c'est à dire qu'il y aurait une certaine opacité une quasi absence de transparence, bref des facilités de transférer d'énormes capitaux du place financière à une autre avec des filiales de multinationales de nationalité très exote :
personnes morales mauriciennes, suisses, autrichiennes, néerlandaises, britanniques, américaines (certains états) qui bénéficient d'un secret bancaire absolu et une très faible fiscalité voire inexistante.
On m'a dit, une personne, ma source gorge profonde à moi, que toutes les sociétés françaises du CAC 40 possèderaient un nombre considérables de filiales domiciliées dans ces places off shore. (Inroyable, qui aurait pu imaginer de telles pratiques au CAC ! )
Et que la nouvelle RÉGULATION si morale n'allait pas jusqu'à demander que de nouvelles règles de présentation des comptes qui par exemple pourrait obliger ces filiales à déclarer à qui elles appartiennent, qui les dirigent, quelles sont leurs bilans et que ces bilans comprennent bien tous, les actifs et passifs complets, les emplois et les charges en particulier les charges fiscales en regard des bénéfices nets réalisés.
La nouvelle RÉGULATION si morale n'escomptent pas créer des instances juridiques, genre pôle financier si cher à Mme Joly et M. Van Ruydbecque compétentes pour déclencher des enquêtes.
Mais, après l'éviction du magistrat de « l'instruction et la décision confier au parquet de faire suite ou non à certaines affaires va sans doute aider au dégorgement de tribunaux de nombres de dossiers qu'ils n'auraient pas fallu ouvrir. Bon sang de bois !
J'ai le sentiment qu'en plus des employés modestes qui subissent la crise de plein fout par la baisse drastique de leur revenus on risque e faire la chasse à quelques particulier plutôt assez riche qui ont profité pour eux-même, simple personnes physiques mais avec des moyens d'échapper à l'impôt, de s'évader fiscalement, de se prévoir des revenus d'entremetteurs, pardon de bons offices grâce à leur connaissance très expertes des marchés de réunir des sommes directement versées dans ces paradis fiscaux alors qu'en principe, ils eussent dû les déclarer dans leur pays de résidence.
Et bien, ces gens habituellement rarement ennuyés par des fonctionnaires du fisc tatillons vont faire l'objet de demande d'information auprès des établissement financières off-shore et ces établissements bien que très attachés au secret professionnel seraient prêts à quelques entorses, justes des exceptions et seulement que pour des particulier passablement opportunistes afin que la balance paraissent équitable entre les restrictions imposées par la crise bien sûr à beaucoup de gens modestes et à quelques un de ces gens un peut trop riche qui abuse, légèrement de certain avantages, disons pas très légaux.
Et si la place off shore collabore sur quelques dizaines de dossiers par an à la demande de pays tiers qui doivent tout e même produire un solide dossier qui indiquent des informations aussi précises que pléthoriques. Ce qui en soi n'est pas une mince affaire. On ne la mettre pas sur la liste infamante de la liste noire des États voyous.
J'ai le sentiment assez désagréable qu'on me prend pour un … idiot.
D'autant que le bilan 2008 du prestigieux pôle financier a examiné 26 affaires mineures, tout de même assez caractérisées par quelques anomalies de gestion. Mais le parquet, très pointilleux sur la gravité des faits ne trouvera pas là de quoi fouetter un chat.
En bon DRH rusé, le président nous a sorti quelques propos bien salés à l'intention des aficionados de la télé réalité, ce show permanent de la politique (non) politicienne, ce spectacle du surmâle déshabillant les mariées.
Tandis qu'on est incapable de mesurer quels sont les manques à gagner du dumping fiscal, social et de l'opacité des transactions inter-bancaires totalement anonyme pour de sommes si énormes des milliards €.
On est près à se fâcher pour un long moment avec la jeunesse française pour nous dit-on sauver de la misère des entreprises qui ne vendraient pas autant de biens culturels si ces putains de morveux de mômes délinquants dès qu'ils touchent à un ordinateur pour s'échanger des fichiers, certes contrefaits. Mais le manque à gagner quelque peu gonfler représenterait quelque millions € mais, on ne sais pas vraiment combien.
Quand aux milliards € de manque de recette de l'État, faute de pouvoir recouvrir quelques impôts sur l'activité économique d'une bonne partie des affaires des entreprises du CAC40. D'un coup ça parait finalement assez anodin.
Une sorte de jeu :
tu me tiens, je te tiens, par la barbichette, tu ne les verra pas mes thunes à Béthunes. Si elles était à Bélize tu ne les aura pas mais elles sont à Maurice ça n'te regarde pas NA NA NA !
à egide
De skalpa
actif et militant ? | 10H42 | 18/04/2009 |
à skalpa
De egide
Littéral | 18H08 | 19/04/2009 |
Aurais-je manqué de fermer correctement une balise ?
De Ishtar
01H46 | 18/04/2009 |
Dédouaner l'attitude outrageante de Sarkozy en regrettant que la polémique sur sa vulgarité fasse oublier la raison de ce déjeuner….fallait oser.
Qu'est-ce qui pousse le chef de l'état à tenir de tels propos sur Obama quand on connaît la béate et constante complaisance dont il a fait preuve envers Bush ? D'ailleurs le grand écart qu'il a tenté de faire en déclarant Obama son « copain » a montré ses limites.Il a été rattrapé par son exécrable habitude : se mettant en avant et montrant son ressentiment face au succès du nouveau président américain.