
L'Etat a-t-il vocation à fixer les salaires ?
L'indignation soulevée par les primes que s'attribuent les dirigeants d'entreprises recevant une aide publique met en question le droit de propriété.
Le débat a lieu au Royaume-Uni, en Allemagne et aux Etats-Unis comme en France. Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a voté à une écrasante majorité (démocrates et la moitié des républicains) une surtaxe sur les primes des dirigeants d'établissements financiers bénéficiant de l'aide publique, mais le Sénat hésite à la suivre.
En France, des députés envisagent une loi sur les stock-options et les parachutes dorés. Nicolas Sarkozy menace aussi le patronat d'un projet de loi, à l'automne, sur la répartition des profits dans l'entreprise.
Copé laisse les « patrons voyous » à Sarkozy
La majorité est loin d'être unanime sur cette question. Lors d'un débat organisé à la Bellevilloise, à Paris, mercredi soir, par la Fondation Terra Nova et le Nouvel Observateur, Jean-François Copé, opposé à François Hollande, a tenu à se démarquer de Nicolas Sarkozy. « Je n'ai pas parlé de patrons voyous », a observé le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, arrivé avec trente-cinq minutes de retard à cause de la réunion convoquée à l'Elysée sur ce sujet.
Au cours de cette réunion, il a été question d'un décret, plutôt que d'une loi, pour fixer les règles de rémunération dans les entreprises qui reçoivent une aide de l'Etat.
S'agissant des gratifications des dirigeants dans toute les entreprises, Copé pense qu'il faut seulement séparer les fonctions de mandataire social et de direction, généraliser les stock-options à l'ensemble du personnel et voter les rémunérations des patrons en assemblée générale des actionnaires plutôt qu'au conseil d'administration (la seule obligation existante est aujourd'hui, pour les sociétés cotées en Bourse, d'informer l'assemblée générale).
Pour ce qui est des entreprises bénéficiant d'une aide publique, le problème des gratifications allouées aux dirigeants n'est pas simple à résoudre quand ces derniers n'y renoncent pas, comment dire ? , spontanément. Les primes, parachutes ou stock-options figurent dans leurs contrats. Le gouvernement ou le législateur peuvent-ils annuler un contrat ? La réponse n'est pas évidente au regard de l'Etat de droit.
Naturellement, si ces entreprises étaient mises en liquidation, la question serait réglée : plus de « stock », donc plus d'options, et adieu les primes ! Mais si elles sont aidées, c'est bien pour leur éviter de faire faillite et leur permettre d'honorer… leurs contrats.
Parler de situation révolutionnaire serait exagéré. Le régime de la propriété n'est pas en cause. Mais l'Etat ou le gouvernement envisagent quand même de s'arroger un droit d'intervention inhabituel dans la marche des entreprises ou, au moins, de celles d'entre elles qui reçoivent un soutien de la puissance publique.
Le partage de la valeur ajoutée
S'agissant des entreprises en général, Nicolas Sarkozy a répété, mardi, à Saint-Quentin, qu'il veut parvenir à une règle de répartition des profits, soit par la négociation entre patronat et syndicats, soit par une loi. Une telle position peut-elle être prise au sérieux ?
Jeudi matin, sur RTL, Patrick Devedjian, ministre en charge de la mis en œuvre du plan de relance, déclarait que « l'Etat n'a pas vocation à fixer tous les salaires du pays ».
C'est en lisant, l'an dernier, « Conscience of a Liberal », de Paul Krugman, prix Nobel d'économie et chroniqueur au « New York Times » - publié en France par Flammarion sous le titre « L'Amérique que nous voulons » - que j'ai compris l'un des facteurs de l'émergence d'un salariat confortable, aux Etats-Unis, à partir des années 40.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, pour parer le risque d'inflation, Franklin Roosevelt avait soumis l'augmentation des salaires à une autorisation administrative. Combiné avec un mouvement syndical alors en expansion, ce régime autoritaire, mis en œuvre par un président de gauche, a eu pour effet d'améliorer la rémunération des salariés du bas et du milieu de l'échelle et de limiter celle des dirigeants et des cadres supérieurs.
Il n'est donc pas sans exemple qu'un gouvernement démocratique se mêle de la répartition des richesses dans les entreprises. Mais on n'est pas en temps de guerre. En outre, l'évolution du rapport entre salaires et revenus du capital est une question très disputée. Jean Peyrelevade, l'ancien PDG du Crédit lyonnais et partisan de François Bayrou, mène ce débat avec vigueur sur son blog.
La polémique sur ce sujet du « partage de la valeur ajoutée » rappelle une vieille histoire des années 50. En plein dans ce qu'on n'appelait pas encore les Trente Glorieuses, Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste, avait soutenu que, loin de voir leur condition s'améliorer, les travailleurs subissaient une « paupérisation relative et absolue ». Les statistiques ont fait justice de ces charlataneries.
Il faudra bien qu'il augmente les impôts
Le débat d'aujourd'hui, qui est le même, finalement, n'est pas clos. La recherche constante de rentabilité maximum du capital n'entraîne pas nécessairement une diminution de la part des salariés dans la répartition globale des profits.
Mais qui peut croire, de toute façon, que le Parlement va fixer une clé de répartition universelle des profits des entreprises ? Une autre hypothèse est que Sarkozy cherche à faire pression sur le patronat et les syndicats pour qu'ils définissent cette règle entre eux. Ce serait entrer dans une forme de cogestion que les uns et les autres ont toujours refusée.
La gauche se garde bien d'emboîter le pas au Président dans cette logique douteuse. Les socialistes préfèrent parler de fiscalité, domaine dans lequel l'action redistributive de l'Etat est à la fois possible et légitime. C'est aussi celui où Sarkozy est le plus mal à l'aise.
La Commission européenne lui a donné rendez-vous en 2011 pour ramener les déficits publics à 3% de la richesse nationale. Le pourra-t-il sans augmenter les impôts, bien qu'il n'ait « pas été élu pour ça », comme il ne cesse de le répéter ?
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► Chirac, la malédiction (Stock, 1997).



















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De admirateur
21H04 | 26/03/2009 |
Si la question de la rétribution des « grands » patrons en ces périodes de crise pose crûment la question morale du libéralisme, cela n'en reste pas moins un hochet que l'on agite pour masquer l'essentiel : pour assurer des profits et tenter de sauver un système qui ne profite qu'à quelques-uns, on va licencier, rien qu'en France, des centaines de milliers d'ouvriers, employés, cadre, fermer les services publics les uns après les autres.
D'ailleurs pour les bas salaires, c'est bien l'État via le Smic qui fixe les salaires.
Par ailleurs, plutôt que de faire semblant de s'occuper des quelques salaires des patrons (une goutte d'eau dans l'océan des milliards qui servent à camoufler leurs pertes), il devrait, et cela il le peut d'une simple loi, INTERDIRE LES LICENCIEMENTS.
Cela limiterait automatiquement les salaires que se versent nos « grands » patrons
à admirateur
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 15H22 | 27/03/2009 |
Faudrait qu'un jour on m'explique comment on peut concrètement interdire les licenciements…
Il suffit de créer une autre entreprise, de mettre la première en faillite, de virer tout le monde et de vendre biens immobiliers et matériel à la nouvelle.
Et là on a même plus le droit à son petit parachute en cuivre avec ses indemnités, son préavis et ses congés.
à Keldan
De PauLo anarcho-patriote
17H49 | 27/03/2009 |
Redonner du pouvoir d'achat… oui, comment ?
C'est toujours le mot d'ordre, le refrain des concurrents socialogaullistes en période électorale. Le tamtam merdiatique le colporte et l'amplifie. Les instituts de sondage qui prétendent connaitre l'opinion des citoyens mesurent l'attente.
Tous prennent les Françaises et les Français pour des crétins.
Comme si l'État, dans une démocratie, une république, avait mission et pouvoir de « donner du pouvoir d'achat » aux citoyens ?
Comme si l'État créait la richesse ?
Il est vrai que depuis près de cinquante ans, la France, la Corse et l'Outre Mer sont de moins en moins en démocratie, ni en république.
Le régime installé par les socialo-gaullistes, de dirigiste est devenu totalitaire, siphonnant toujours plus de fric aux uns pour distribuer des miettes aux autres, et surtout préserver et accroitre simplement son propre train de vie.
Ce système socialo-gaulliste ne mène qu'à la ruine et à la misère du plus grand nombre.
Pour redonner du pouvoir d'achat aux citoyens, il suffirait mais SURTOUT il faudrait :
> en finir avec un État pléthorique, mammouth d'un autre âge,
> supprimer de nombreux fonctionnaires ou les amener à un travail productif et rentable,
> supprimer les impôts imbéciles, car injustes et destructeurs d'activité,
> supprimer les gaspillages et la triche.
Bref,
faire tout le contraire des socialogaullistes.
Faire le bien commun des citoyens, notamment :
> Supprimer et dissoudre toutes les institutions inutiles, inefficaces et budgétivores.
> Démonétiser, c'est-à-dire tout payer (comme à Singapour) par carte bancaire ou virement, sans pièces de monnaie ni billets de banque, ce qui supprime les trafics en tous genres, la fraude et la triche ruineuses pour les finances publiques et sociales.
> Diminuer très sérieusement la TVA, taxe perverse qui détruit l'emploi et engendre les délocalisations d'industries : 10% au lieu de 19,6%.
> Instaurer un impôt faible mais égalitaire sur tous les débits financiers, « prélevé à la source ».
> Supprimer l'impôt sur le revenu, lourd, coûteux à administrer, compliqué par son lien avec la situation familiale des contribuables et inégalitaire par ses multiples niches fiscales à vocation clientéliste, tout en plafonnant les salaires de la fonction publique et en maintenant une contribution « prélevée à la source » sur les hauts salaires et les hautes retraites.
> Supprimer les droits de succession pour les héritiers réservataires (les enfants principalement) et unifier les autres.
> Supprimer l'impôt sur la fortune qui taxe essentiellement la patrimoine immobilier et le logement locatif, et fait fuir les créateurs d'entreprises.
> Maintenir et uniformiser l'impôt sur les plus values et les revenus d'actions et d'obligations.
> Supprimer la redevance audiovisuelle qui n'a rien apporté à la culture ni au pluralisme des idées, bien au contraire.
> Supprimer la taxe foncière qui frappe injustement et d'abord les plus modestes, qui est plus chère dans les quartiers pauvres que dans les quartiers riches.
> Enlever à l'État l'énorme patrimoine productif (ou qui devrait l'être) qu'il a accaparé ou constitué avec l'argent des contribuables.
> Restituer ce patrimoine aux citoyens qui en toucheront directement les dividendes.
> Diminuer l'impôt sur les artisans, petites et moyennes entreprises.
> Supprimer toute forme d'aide aux entreprises tout en diminuant certaines charges qu'elles n'ont aucune raison de supporter.
Oui, un régime amaigrissant pour l'État mais redonnant aux citoyens la liberté de vivre normalement et de disposer du fruit de leur travail, de leur entreprise et de leurs biens, tout en réinstallant l'égalité et la fraternité en diminuant ou supprimant certains privilèges indus et les atteintes à la solidarité.
Ceci redonnerait de l'activité à l'économie, du pouvoir d'achat aux citoyens et un retour fiscal juste et équitable à un État rétréci et centré sur les vraies fonctions de gouvernement, les fonctions régaliennes.
Encore faudrait-il, auparavant, en finir avec le socialogaullisme et ne plus se laisser berner par la propagande de ces 2 partis totalitaires, des merdias et instituts de sondage qui leur sont inféodés ?
à PauLo anarcho-patriote
De d.antoniovski
citoyen qui réfléchit | 08H47 | 29/03/2009 |
Vaste programme !
Garde-le pour 2012 ! On sait jamais…
à PauLo anarcho-patriote
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 09H59 | 30/03/2009 |
Dans la série des réponses qui ne répondent pas du tout à la question, celle là est pas mal…
De Kereven
21H05 | 26/03/2009 |
En gros, ils vont généraliser les stock options à tous le personnel, pour contourner la loi. 1% pour tous les salariés (taxé à 50%) et 99% pour le patron taxé à 50% aussi, moins les niches fiscales. C'est une autre manière de présenter les choses.
» Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ;
c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé « .
Victor HUGO, dans “ Napoléon, le petit ‘.
à Kereven
De PauLo anarcho-patriote
17H54 | 27/03/2009 |
Monsieur le Président,
Avant d'être le patron des patrons d'entreprises et de devoir vous préoccuper de leurs rémunérations, vous êtes le PATRON DES FONCTIONNAIRES n'est-ce pas ?
En présence d'une crise qui s'annonce terrible… qui détruit l'emploi et le pouvoir d'achat des travailleurs producteurs du privé…
ne pensez-vous pas que… BAISSER de 15% LES TAXES, les impôts, les contributions, les contraventions… devrait être votre priorité ? …
Et pour y arriver… ne vous faudrait-il pas décider de BAISSER de 20% LES TRAITEMENTS ET PENSIONS DES FONCTIONNAIRES sur la tranche au-delà de 1000€ ?
Ce serait une mesure forte et vertueuse qui redonnerait du pouvoir d'achat aux travailleurs et qui contiendrait l'inflation, non ?
De pene-r
22H04 | 26/03/2009 |
généraliser les stock-options à l'ensemble du personnel
il serait de bon ton que les syndicats hurlent à cette supercherie, des stocks options aux salariés qui n'ont aucun pouvoir de décisions, c'est se tirer une balle dans le pied ! !
Si on te demande un effort supplémentaires (travailler le dimanche, par exemple) et que tu refuses on te dira, « bah mon gars tu vas perdre de l'argent, les actions vont baisser, alors que si tu acceptes, hausses des parts de marché, profits, montées des actions …. “ Qu'elle connerie.
Le taux maximal de rémunération fixe devrait être fixé par la loi (10 fois le salaire minimal de l'entreprise, par ex.) et les bonus des dirigeants acceptés par les salariés et actionnaires tous les ans avec une personne = une voix (si l'on présuppose qu'on continu avec ce système pourri ! ! )
à pene-r
De PauLo anarcho-patriote
18H00 | 27/03/2009 |
Vie chère ?
POUVOIR D'ACHAT confisqué par les SEULS FONCTIONNAIRES & ÉLUS.
Les autres… Toutes & Tous Pauvres !
Les travailleuses et travailleurs, elles et eux, ont du mal à « boucler leurs fins de mois'… “tirent le diable par la queue” !
Partout… maintenant… les “trop nombreux”… fonctionnaires (a avoué le Président…) et les non moins trop nombreux élus… pompent et sucent… l'énergie des travailleurs.
C'est le résultat de 50 ans de socialogaullisme… de longue date “ débridé ” Outre-mer… désormais “ décomplexé ” en Métropole !
Faut d'urgence…
> BAISSER les TRAITEMENTS et PENSIONS des FONCTIONNAIRES… baisser les indemnités des élu(e)s…
> pour BAISSER la T-V-A… et TOUS les IMPÔTS, TAXES, CONTRIBUTIONS…
> ce qui redonnerait enfin leur pouvoir d'achat aux travailleurs…
> et lutterait contre l'inflation et la gabegie de l'État !
Ça ne se fait pas… l'État va droit… à la banca rotta !
“DÉLIVRANCE”… très bientôt… du socialogaullisme… Lueur d'espoir !
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 21H37 | 26/03/2009 |
Comme ADMIRATEUR n'ose pas militer pour son parti, je vous le dis :
Le Parti Ouvrier Indépendant organise un peu partout des comités départementaux pour faire une marche sur Paris pour obliger la légifération interdisant les licenciements.
Il appelle à l'unité sur ce seul mot d'ordre, remettant à plus tard les luttes fratricides.
Ca a l'air de prendre, même si seul le PCF autorise ses ouailles à bosser ponctuellement avec le POI.
Pour ceux qui ont la trouille des robots trotskards, sachez que depuis qu'ils fricotent avec Schivardi et autres bonsensistes, ils se sont dérouillés sans rien perdre de leur redoutable efficacité.
Sans compter que dans les comités, il y a aussi des PCF et des sans-parti, qui, même si les trotystes nous remettent toujours sur l'ouvrage, n'oublient pas de maintenir une ambiance rigolarde.
Quand on aura obtenu la fin des licenciements, on restera à Paris pour imposer un smic à 1500 euros net, histoire que « du travail pour tous » signifie « une vie décente pour tous ».
Salutations révolutionnaires.
à Autist Reading
De admirateur
22H12 | 26/03/2009 |
si c'est le mot d'ordre du poi tant mieux mais je n'en suis pas membre ; je dois être comme schivardi : un bonsensiste. bonne soirée camarade
à Autist Reading
De PauLo anarcho-patriote
18H15 | 27/03/2009 |
Monsieur le Révolutionnaire,
Pour empêcher la ruine des Françaises et Français (en première ligne les épargnants et, faut-il le souligner, les salariés du secteur public) par la faillite inéluctable de l'État en raison du système du… toujours plus du socialogaullisme…
il y a nécessité vitale de réduire les hauts revenus de fonctionnaires et d'élus et le train de vie de l'État et des collectivités territoriales dans leurs dépenses de fonctionnement.
Pour ce motif, le C-A-P (collège anarcho-patriote) préconise :
• le plafonnement à 4 SMIC (quatre fois la valeur annuelle du SMIC) des salaire, prime, avantage en nature et indemnité d'activité cumulés versés par l'État ou les collectivités territoriales à l'un quelconque de leurs salariés ou à un élu ; ceci vaut tant pour le président de la République que pour l'employé communal ;
• le plafonnement à 2 SMIC des pensions et retraites cumulées versées, par l'organisme national unique de versement des pensions et retraites publiques et privées (qui devrait par ailleurs être mis en place) pour le compte de l'État ou des collectivités territoriales à l'un quelconque de leurs anciens salariés et/ou à un ancien élu.
Qu'en pensez-vous, Monsieur le Révolutionnaire ? C'est urgent n'est-ce pas ?
à PauLo anarcho-patriote
De Oeillet rouge
rêve générale | 08H01 | 28/03/2009 |
Burk, burk, burk….
à PauLo anarcho-patriote
De Autist Reading
Plombier/Electricien | 17H18 | 28/03/2009 |
Cher collègien anarcho-mes youk,
tu perds ton temps à essayer de mettre de l'ordre dans une comptabilité maffieuse qui se règle à coup de flics.
Mais disons que dans une période transitoire vers un monde économiquement communiste et politiquement libertaire, on commencerait sûrement par mettre le smic à 1500 euros net +1500 euros en salaire différé pour provisionner les organismes de solidarités
Le smic pour tout le monde et les moyens de faire correctement son travail pour tous.
Il me semblait qu'un anarchiste était un antipatriarcal n'ayant que fratrie…
Mais bon, le président du FMI est bien socialiste ! ! !
De liberationdelevangilepopulaire
sans mandat du ciel ni de quiconque | 21H52 | 26/03/2009 |
C'est à nous tous, organisés en assemblées non hierarchiques, de décider posément s'il est utile d'avoir un salaire unique ou non, et si non, de fixer l'écart des revenus, guidés par la simple décence, qui fait totalement défaut aujourd'hui.
C'est simple.
Tout le reste n'est - et ne sera - que poursuite de l'iniquité.
http://anarchieevangelique.wordpress.com/
De corbeau deciitre
Educateur spécialisé | 22H46 | 26/03/2009 |
ça fait longtemps que l'état fixe les salaires ! longtemps !
à corbeau deciitre
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 23H11 | 26/03/2009 |
ah ?
à corbeau deciitre
De Warp
02H03 | 27/03/2009 |
lol ?
De Warp
23H14 | 26/03/2009 |
l'État a un rôle à jouer car il doit promouvoir l'unité nationale et donc réduire les inégalités
que cela passe par la redistribution, par le SMIC ou par une corrélation des salaires des patrons avec ceux des employés de leurs entreprises, l'important est le résultat
et le résultat actuel est mauvais : les inégalités salariales ont fortement augmenté ces dernières années car l'État n'a pas joué son rôle
dans ce contexte de crise, il serait donc légitime que l'État intervienne et fixe les salaires au vu des abus de la part de certaines entreprises qui sous-payent leurs employés pour satisfaire leurs actionnaires et dirigeants
à Warp
De PauLo anarcho-patriote
18H05 | 27/03/2009 |
Pour empêcher la ruine des Françaises et Français (en première ligne les épargnants et, faut-il le souligner, les salariés du secteur public) par la faillite inéluctable de l'État en raison du système du… toujours plus du socialogaullisme…
il y a nécessité vitale de réduire les hauts revenus de fonctionnaires et d'élus et le train de vie de l'État et des collectivités territoriales dans leurs dépenses de fonctionnement.
Pour ce motif, le C-A-P (collège anarcho-patriote) préconise :
• le plafonnement à 4 SMIC (quatre fois la valeur annuelle du SMIC) des salaire, prime, avantage en nature et indemnité d'activité cumulés versés par l'État ou les collectivités territoriales à l'un quelconque de leurs salariés ou à un élu ; ceci vaut tant pour le président de la République que pour l'employé communal ;
• le plafonnement à 2 SMIC des pensions et retraites cumulées versées, par « l'organisme national unique de versement des pensions et retraites publiques et privées » qui devrait être mis en place, pour le compte de l'État ou des collectivités territoriales à l'un quelconque de leurs anciens salariés et/ou à un ancien élu.
à PauLo anarcho-patriote
De zorbek
20H07 | 27/03/2009 |
Le poujadisme de gauche ne vaut pas mieux que celui de droite, et toutes les réactions que je lis ici vont dans le même sens. En prenant un peu de recul, les bonus ou salaires élevés ne me scandalisent pas, pour autant qu'ils aillent à ceux qui font vraiment profiter l'entreprise, le problème n'est pas là.
Ce qu'il y a de vraiment scandaleux, c'est que tous ceux qui ont pris des décisions foireuses qui ont amené des pertes considérables - il y en a forcement, sinon nombre d'entreprises ne seraient pas en difficulté - ne se retrouvent pas au chômage mais dans le meilleur des cas (ou dans le pire, c'est selon) prennent la porte de sortie avec un parachute doré, le tout agrémenté de licenciements secs pour faire remonter l'action. Mais envisager une loi qui responsabiliserait les postes décisionnels en faisant véritablement payer ceux qui prennent les mauvais choix reste malheureusement une vue de l'esprit, surtout dans la France étatique ou la culture de l'irresponsabilité s'accommode fort bien du copinage …
De Airinys
ailleurs | 23H47 | 26/03/2009 |
L'Etat fixe un salaire minimal, pourquoi n'y aurait-il pas un salaire maximal ?
De Lairderien
00H27 | 27/03/2009 |
Pourquoi la collectivité, donc l'Etat et ses représentants ne pourrait elle pas fixer une échelle de salaires avec un minima et un maxima ? ? ?
Mais il est certain que la première mesure que doit prendre l'Etat pour rétablir une certaine justice sociale et éviter les dérives de la goinfrerie sans bornes de nos élites dirigeantes, c'est l'impot progressif avec, au dela d'un certain niveau de revenus des taux quasi confiscatoire de 80 ou même 90%.
Il ne faut pas oublier dans le même temps de réviser l'ensemble des niches fiscales et même réformer l'ISF, en en excluant par exemple la résidence principale.
De Unstern
01H20 | 27/03/2009 |
Sur la question des salaires et bonus versés aux patrons mais aussi aux traders, Frédéric Lordon vient de publier sur son blog une passionnante analyse, intitulée Bonus et primes : le (résistible) chantage des « compétents ».
http://blog.mondediplo.net/2009-03-26-Bonus-et-primes-le-resistible-chan…
À lire d'urgence !
De flixp
01H46 | 27/03/2009 |
Pourtant cela ne semble pas compliqué de fixer un salaire :
Age, expérience, capacités, responsabilités, diplômes…, les règles établies par la société capitaliste existent. Dès lors que l'on sort du cadre du bon sens on peut en effet se poser la question si nous n'avons pas perdu la tête.
Ensuite on peut imaginer vivre dans un monde où l'on serait payé à la hauteur de nos besoins. Mais le débat sous-jacent au salaire quel qu'il soit est le besoin viscéral de toujours gagner plus et derrière cela l'objet de la vie. Parce que vivre pour travailler ou travailler pour vivre non merci !
Me revient un lointain slogan : « Ce n'est pas le temps de travail qu'il faut changer mais l'emploi de la vie ».
De Bargeocrea
Création multimédia | 08H06 | 27/03/2009 |
glob.bargeo.fr
De désactivé à la demande du riverain
... | 08H55 | 27/03/2009 |
Le problème, c'est que nous sommes dans une démocratie lbérale et non dans une république soviétique. Seule la démocratie libérale sait créer des richesses et permet ainsi de réduire les inégalités. La république soviétique ne sait que garantir aux citoyens la misère la plus noire, à l'exception d'une bourgeoisie socialoparde qui se partage les bons morceaux. Et elle offre en plus aux citoyens, dans le paquet cadeau, une société flicarde, avec des flics à tous les étages !
à désactivé à la demande du riverain
De outside-closer
point de suspension | 10H08 | 27/03/2009 |
« Seule la démocratie libérale sait créer des richesses »
>>> Affirmation non fondée : c'est l'activité humaine qui crée des richesses, le modèle social les redistribue selon ses principes.
« et permet ainsi de réduire les inégalités »
>>> Causalité nulle, puisque les inégalités ont explosé dans le cadre du libéralisme.
Pour rappel la « démocratie » est un régime où la souveraineté est exercée par le peuple, il s'agit encore pour le moment d'une utopie. Merci de vous en tenir aux faits !
à outside-closer
De désactivé à la demande du riverain
... | 10H40 | 27/03/2009 |
Vous exagérez : Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu par plus de 53% des Français et avec une abstention dérisoire de 15%. Il est de manière absolue « légitime » et il a raison d'user de ses pouvoirs. C'est quelqu'un qui en « a », pas un eunuque, comme la politique en compte tant, en particulier à gauche !
à désactivé à la demande du riverain
De dodu
Ménagère surdiplomée | 11H48 | 27/03/2009 |
« Monsieur Nicolas Sarkozy a été élu par plus de 53% des Français… »
Tiens , je ne savais pas qu'on avait abaissé l'âge du vote aux premiers jours de la vie , à moins que vous ne considériez les mineurs comme non français