« Récession » ? C'est la rentrée, la bataille des mots peut commencer

Et oui, il faut s'y faire (je parle pour moi), la période des vacances est bien terminée. J'espère (pour toutes et tous) qu'elle fut douce et riche, au delà des réalités concrètes qui autorisent ou non un départ, un dépaysement ou simplement un divertissement.

Mais il n'y a pas que les « français moyens » (autrement dit nous-mêmes) qui ont repris. La réunion, lundi, des ministres en charge du secteur économique, rappelle à qui veut bien le constater, qu'une attention particulière semble s'imposer, concernant la « santé » (le mot convient-il vraiment ? ) de notre pays.

Les suites de cet événement me semblent fixer un décor évident de l'actualité politique telle qu'elle va se construire dans les mois qui viennent : une querelle de mots qu'il serait stupide de considérer comme broutille ou « guignolade ».

D'un coté, le gouvernement utilisera la communication politique à des fins antalgiques, c'est-à-dire dans le but de limiter l'hémorragie économique en croyant calmer l'opinion, de l'autre, l'opposition tentera de remporter la bataille des mots en imposant un langage direct et cru sur « la maladie » et ses symptômes.

La communication politique est bien une affaire de perception du temps

Déjà les mots « récession » et « politique de rigueur » fleurissent à gauche, et nul doute que la rituelle université d'été du PS, à La Rochelle, (elle débute le 31 août), sera l'occasion de développer et flanquer autant de banderilles. Marie-Noëlle Lienemann a d'ailleurs d'ores et déjà prévenu que cette manifestation sera le temps de la gauche.

De son coté, le gouvernement, sans cacher ce qu'il ne peut ignorer, joue le temps, le rythme des réformes et appelle à la patience, dans la droite ligne de la campagne de publicité gouvernementale lancée en début d'été.

Comme la politique, la communication politique est bien une affaire de perception du temps : il s'agit, pour l'opposition, de se préoccuper de « l'ici et du maintenant », source de critique et révélateur des mécontentements ; pour la majorité et le gouvernement, il s'agit de tirer partie du temps offert par la légitimité démocratique afin de se procurer la respiration nécessaire face aux aléas du présent… et peut-être aussi pour minimiser les responsabilités liées aux décisions et aux choix opérés.

On peut considérer que cette bataille de mots est artificielle, qu'il s'agit du théâtre politique, que tout cela est bien éloigné de la réalité quotidienne des simples citoyens que nous sommes.

Ceci est vrai et faux à la fois.

L'opinion fera-t-elle sienne le mot récession ?

Je ne reviendrai pas sur les arguments, souvent justifiés, parfois populistes aussi, qui stigmatisent l'écart entre la société politique et la société civile. J'insisterai plutôt sur ce qui justifie cette « bataille des mots ». Quel est enjeu ? Il s'agit, en fait, de nommer la situation, c'est-à-dire, au-delà de sa réalité concrète que nous vivons au quotidien, de l'étiqueter, de lui donner un nom, et, ainsi, élaborer une représentation partagée, propre à construire une prise de conscience collective, une construction sociale de la réalité. C'est ce qu'on appelle un travail de symbolisation.

Tout le monde s'accorde pour désigner une situation de la même manière, mais chacun est libre de mettre au quotidien un contenu propre derrière le même mot, (plus ou moins) unanimement considéré comme le terme juste, propre à désigner. L'enjeu est là, dans les deux ou trois mois qui viennent, l'opinion fera-t-elle sienne le mot récession pour désigner la situation économique et sociale française ? A partir de là, c'est tout un univers des possibles qui s'ouvre pour la tendance politique qui réussit à remporter cette phase, les mots appartiennent à un registre particulier qui permet de développer toute une kyrielle de critiques, révélatrices, cohérentes, et propres à commencer l'élaboration d'une ligne politique.

L'enjeu est de taille, d'autant que, si l'on en croit le regretté Léopold Sedar Senghor, linguiste éminent et politique de premier plan : « Les mots sont comme des fleurs. »

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De martinjo

SARKOPHOBE | 18H00 | 20/08/2008 | Permalien

Il n'y a pas recession, puisque l'on nous le dit, hein monsieur Fillon ?
Par contre je peux vous dire qu'à la maison, nous ne parlons jamais de récession, nous parlons sans cesse de privation.
C'est sans doute parceque nous ne voulions pas aller en vacances que nous ne sommmes pas partis cette année, nous préférions de loin nous réunir en famille, les uns chez les autres, manger la merguez chez nous et croyez moi, jamais il n'était question du pouvoird'achat ! C'est un nouveau choix de vie ! Dans nos conversations, déjà les jeunes familles pensaient à la rentrée scolaire, au temps qu'il fait (pourvu qu'il fasse beau pour qu'il puissent finir les « fringues d'été »
mais les infos nous rassuraient, la rentrée ne coûterait pas chère…
La conféderation syndicale des familles conteste, famille de france applaudit ! ! !
J'osais seulement glisser dans la conversation que famille de france est une association hyper réac. longtemps dirigée par Mme Bouttin, ministre de la famille-patrie. De là à penser à mal…
Non, nous étions en vacances à la maison, il n'y avait pas récession, seulement privation.
« Grand de ce monde » ! Ne vous cachez pas dérrière votre petit doigt, admettre qu'il y aurait récession reviendrait à dire aux miséreux que vous n'avez nullement l'intention de nous aider.
Je me plais à réver : Si les riches consentaient à verser seulement 2% de leur capital, de leur fortune personnelle dont ils n'auront jamais l'usage, si les riches devenaient un temps soit peu humanistes, ne pourraient-ils pas sauver l'humanité ?
Je révais seulement…
Sinon, peut-être faudra-t-il seulement songer à nous servir, juste ce qu'il nous faut pour seulement espérer être heureux (J'ai dit révolution ? )…Oh là là ! !

PS/ Mme BOUTTIN, votre association Famille de France ne peut prétendre représenter les familles de France, elle n'est composée que de famille riches, ultra catho militant contre la contraception entre autre !

Les familles de pauvres ne vous reconnaissent pas ! ! !

Portrait de Jean-Philippe Roy

à martinjo Portrait de martinjo De Jean-Philippe Roy (auteur)

Politologue | 18H07 | 20/08/2008 | Permalien

Vous avez bien raison de parler ainsi, c'est le moyen également d'interpeler les politiques, de manière à ce que leur langage « colle », au delà de la « comm », à la réalité vécue.
En second lieu, votre réflexion évoque une question fort centrale aussi pour les mois à venir : celle de la représentativité des « corps intermédiaires » (assoc, syndicats, etc…). Dans une société qui se communautarise, et avec un exécutif qui surfe sur cette réalité, on peut s'attendre très vite à de nombreuses évolutions (révolutions ? ) en la matière. Je vous invite à surveiller les prochaines réformes de la représentativité syndicale. Vous m'en direz des nouvelles, mais je suis sûr que nous en reparlerons sur ce blog !
Bon courage et amitiés.

Portrait de Hemenate

à martinjo Portrait de martinjo De Hemenate

18H43 | 20/08/2008 | Permalien

« Je me plais à réver : Si les riches consentaient à verser seulement 2% de leur capital, de leur fortune personnelle dont ils n'auront jamais l'usage, si les riches devenaient un temps soit peu humanistes, ne pourraient-ils pas sauver l'humanité ? “

Vous envoyez 2% de votre capital en Afrique (ou autre) ?

Portrait de pablico

à Hemenate Portrait de Hemenate De pablico

20H20 | 20/08/2008 | Permalien

si je vous lis bien, un riche considère un pauvre comme un africain des plus pauvres et des plus arriérés, un sans espoir qui ne vaut pas un sou d'investissement, en quelque sorte ?

il y a un peu de cela tout bien réfléchi.

Portrait de Hemenate

à pablico Portrait de pablico De Hemenate

21H00 | 20/08/2008 | Permalien

Alors comme ça un africain est un arriéré, et sans espoir de surcroît ?

Vous êtes décidemment confit de préjugés.

Portrait de pablico

à Hemenate Portrait de Hemenate De pablico

08H53 | 21/08/2008 | Permalien

ou plutôt vous ne savez pas lire ce qui est écrit….

Portrait de Hemenate

à pablico Portrait de pablico De Hemenate

09H10 | 21/08/2008 | Permalien

« ou plutôt vous ne savez pas lire ce qui est écrit…. »
C'est amusant parce que j'avais utilisé exactement le même procédé que vous dans votre précédent message. Non content de ne pas saisir l'ironie de mon propos, vous considérez que je n'ai pas compris le votre…
Vous savez donc discerner les conneries dans la bouche d'un autre, mais pas dans la votre.
Attendez si ça avait un nom ce serai quoi déjà ?

Enfin bref à la prochaine et bonne journée.

Portrait de pablico

à Hemenate Portrait de Hemenate De pablico

09H27 | 21/08/2008 | Permalien

ce n'est que l'horreur des jugements de valeur, qui décoiffe.

Portrait de martinjo

à Hemenate Portrait de Hemenate De martinjo

SARKOPHOBE | 06H01 | 21/08/2008 | Permalien

faudrait-il vous rappeler que l'Afrique est le berceau de l'humanité ?
Quand au berceau de la niaiserie, je vous laisse le situer !

Portrait de Hemenate

à martinjo Portrait de martinjo De Hemenate

11H52 | 21/08/2008 | Permalien

« faudrait-il vous rappeler que l'Afrique est le berceau de l'humanité ? »
Faudrait-il vous rappeler que la corne de l'Afrique domine les courses de 10 000 mètres depuis plus de 20 ans ?
Plus sérieusement il faudrait plutôt me rappeler le rapport avec la question que je vous ai posé…

« Quand au berceau de la niaiserie, je vous laisse le situer ! »
C'est tout à votre honneur, je le situe donc au niveau des personnes qui parle d'humanisme, de riches qui ne font pas d'effort, qui sont de grandes donneuses de leçons et qui ne s'appliquent pas leur propres principes à eux même.
Je vais donc pour ma part vous rappeler que à l'échelle du monde vous êtes riche.
Vous savez on peut toujours trouver plus riche que soit pour se défausser…

Portrait de martinjo

à Hemenate Portrait de Hemenate De martinjo

SARKOPHOBE | 18H45 | 21/08/2008 | Permalien

de Martinjo à Hemenate.

Puisque vous réagissez au 1er degré, laissez moi vous répondre au 1er degré…

Ma « FORTUNE » n'est que mon salaire ! Je n'ai d'autre fortune que ma dignité !

S'il s'agit de « ma fortune » (mon salaire au SMIC) je laisse effectivement un peu de celle-ci au partage dans la solidarité.
Soit :
/1% de mon salaire par mois en ce qui concerne la cotisation syndicale et ce depuis 40 ans.

(Tout le monde est contre les syndicats mais tout le monde profite de leurs acquits, sinon personne n'irait en congés payés CF/1936..Je suis pour la suppression des congé payés aux non syndiqués qui ne sont en fait que les parasites de ceux qui revendiquent avec leurs syndicats ! )

/1% de mon salaire à certaines associations de défense de l'humanité.
Ce qui représente 2% de ma fortune par mois ! .

Je ne bénéficie d'aucun héritage,je ne sais pas ce qui est d'hériter d'une « besace », d'une petite maison qui vous met à l'abris des soucis, d'un de ces endroits où vous savez, on peut-être heureux ?
Je ne sais pas ce qu'être riche signifie, je n'ai pas envie d'être riche, je n'ai jamais eu envie de l'être, par contre, toute ma vie j'essaierai de la consacrer au bonheur de l'humanité, à mon niveau.
Avez-vous goûter au regard d'un africain, chez lui, en afrique, sans la présence d'un européen ?

Toute ma vie, j'ai cru que nous pourrions arriver à ce bonheur, je me rend compte à vous lire que le plus dur à convaincre de leur inbécilité ne sont pas nos dirigeants, mais bien leurs électeurs !

Je vous plains et vous laisse à votre bulletin de vote, pour dans 3 ans !

Moi je continuerai à croire, parce que peut-être que le berceau de l'humanité je l'ai en moi, comme vous l'avez en vous, comme tous les homme l'ont en eux !

Portrait de zénon denon 84

à martinjo Portrait de martinjo De zénon denon 84

Bonne | 16H14 | 22/08/2008 | Permalien

« Les familles de pauvres ne vous reconnaissent pas ! »

J'ose espérer qu'elle votent …
Et qu'elle savent ne jamais renier leur origine ,
soit ne jamais se battre contre son camp !

Pour le reste ça n'est pas parce qu'on
nous rebat les oreilles avec les mêmes
inepties ,qu'elles vont devenir vérité…

Du bon sens vous-dis-je ! encore et toujours
ça va bien finir par payer,croyez pas ?

Portrait de martinjo

à zénon denon 84 Portrait de zénon denon 84 De martinjo

SARKOPHOBE | 19H16 | 22/08/2008 | Permalien

Si les élections dérangeaient les riches, il y a longtemps qu'elle seraient interdites !
Les urnes sont remplies de promesses jamais tenues. Je ne crois plus au bulletin de vote depuis longtemps et pourtant je ne m'abstiens jamais.
Il est sûrement temps de retrouver le chemin de la rue, surtout pour une population qui n'a rien à perdre.
C'est certe un chemin plus difficile qui nécessite du courage, des sacrifices.
Croire encore que le sérail de la politique est représentant du peuple est insensé. Pour ma part il ne représente que les électeurs trompés par des mots, des images et non plus porté par un idéal.
Chaque fois que le peuple a vu son sort s'améliorer, c'est lorsque celui-ci s'est servi

Portrait de Carmagnole

De Carmagnole

retraité de l'Education Nationale | 19H05 | 20/08/2008 | Permalien

Le sarkozysme a un « immense mérite » ! celui d'inventer de nouveaux concepts permettant de « parler du réel en l'édulcorant ! »
1) Il n'y a pas de récession mais « une contraction de l'économie ! “Quel magnifique euphémisme !
2) Il n'y a plus de pauvres en France…seulement ‘des personnes qui ont des difficultés passagères ! ’
3) En Afghanistan les soldats Français ne risquent pas la mort…mais seulement, ‘la perte de leur intégrité physique ! ’
etc…c'est la ‘nov-langue’ depuis Mai 2007 !

Portrait de compte supprimé 22 janvier

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De compte supprimé 22 janvier

19H29 | 20/08/2008 | Permalien

et notre nain à talonnette est devenu Nico 1er de l'Elysée et accessoirement Chanoine de Latran.

Portrait de Hemenate

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De Hemenate

19H49 | 20/08/2008 | Permalien

« Le sarkozysme a un “ immense mérite ”celui d'inventer de nouveaux concepts permettant de “ parler du réel en l'édulcorant ! ” »
C'est clair, et encore il y a aussi des pépites d'un autre genre comme par exemple la « commission de LIBERATION de l'économie », etc…

Ce que je trouve dommage cest qu'une partie de l'opposition emploi de plus en plus la même réthorique, mais à l'inverse (fasciste, dictateur, rafle…).

Portrait de parti

à Hemenate Portrait de Hemenate De parti

punishment park | 08H13 | 21/08/2008 | Permalien

c'est quoi une partie de l'opposition ? ça aussi c'est une pépite…de faul-culterie…

Portrait de Hemenate

à parti Portrait de parti De Hemenate

08H54 | 21/08/2008 | Permalien

Ben une « partie “ parce que heureusement toute l'opposition n'en ai pas rendu là.

Concernant ‘l'opposition’ j'utilise ce mot parce qu'il me semble qu'il y a effectivement des gens qui se définissent comme appartenant à ‘l'opposition’ (concept qui me semble tout à fait débile je vous l'accorde).

Portrait de pablico

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De pablico

20H44 | 20/08/2008 | Permalien

tout n'est que communication, et rien que communication.

communication : Habillage de vérités ou mensonges pour qu'ils siéent bien à ceux qui les écoutent. Camouflage d'autres vérités ou mensonges pour qu'ils ne choquent pas à ceux qui les écoutent.
Car ceux qui écoutent aiment bien entendre ce qui leur fait plaisir, ce qui promeut ceux qui les disent.

On vient d'entendre un général sur la 2. Il a dit qu'une opération militaire depuis Joffre (je crois) doit être très forte, implacable, bien ordonnée, pour qu'elle puisse avoir une force médiatique. Donc même les opérations militaires réussies n'ont d'intérêt que pour la communication et rien d'autre.
Il fallait un certain courage ou de l'inconscience pour dire cela, car les pauvres militaires morts ne sont pas encore enterrés. Ils sont mort pour la « COMM » accessoirement pour la France, l'Europe, L'Amérique, et le monde libre….

pôvre de nous.

Portrait de Jean-Philippe Roy

à pablico Portrait de pablico De Jean-Philippe Roy (auteur)

Politologue | 22H34 | 20/08/2008 | Permalien

Je fais chorus avec votre dépit. Mais ceux qui entendent la comm de cette manière ne font pas honneur au très beau mot de « communication » qui peut être aussi entendu comme le moyen de mettre en harmonie le fond et la forme de manière à permettre un meilleur partage. Il y a aussi une acception humaniste (et en fait sérieuse moralement) du terme. En ce sens, on peut aussi le défendre, car sans communication pas d'humanité ! Ce n'est sans doute pas pour rien que Jaurès avait dénommé son organe de communication « L'Humanité » (c'était bien avant qu'il devienne l'organe du PCF, cette précision étant exempte de sous entendu idéologique).

Portrait de pablico

à Jean-Philippe Roy Portrait de Jean-Philippe Roy De pablico

08H51 | 21/08/2008 | Permalien

la communication est le propre de l'homme. Mais depuis qu'elle est devenue une science, avec ses règles,ses écoles, ses erreurs et ses manipulations de masse, cela me fait un peu peur.
On en arrive à ne plus rien croire, ou être déçu, après coup, de s'être fait berné.
La communication est devenue publicité. La forme l'emporte sur le fond le plus souvent.

Portrait de zorbec

à Jean-Philippe Roy Portrait de Jean-Philippe Roy De zorbec

retraité | 16H19 | 21/08/2008 | Permalien

La communication peut-être aussi sous-entendue quoique vous en disiez,vous auriez pu précisé que Jaurès est assassiné en 1914,que le PCF nait en 1920 au congrès de Tours,sous entendu : le PCF ne pouvait faire preuve d'humanité comme la définissait Jaurès.

Portrait de martinjo

à zorbec Portrait de zorbec De martinjo

SARKOPHOBE | 09H57 | 22/08/2008 | Permalien

La communication ne souffre pas le mensonge, sinon cela devient de la propagande…
Je n'ai pas vu le sous-entendu auquel vous faîtes allusion. Chercher les sous-entendus dans un discourt clair n'indique-t-il pas que l'on a pas envie de communiquer ? C'est une vrai question.

Le PCF est né à tours en 1920, mais il est issu d'une scission PSU/SFIO, parti fondé par JAURES en 1905. Guesde a pris la direction du PCF, Blum a continué la SFIO jusqu'à ce que Mitterrand ne la liquide à Epinay.

Portrait de Jean-Philippe Roy

à martinjo Portrait de martinjo De Jean-Philippe Roy (auteur)

Politologue | 11H27 | 22/08/2008 | Permalien

Merci de prendre en charge ces éléments de précision dont toute la conversation pourra profiter.
Je suis, bien évidemment d'accord sur l'ensemble, mais j'ai un petit doute sur un point précis. Je ne suis pas sur que Guesdes ait pris la tête de la SFIC (Section française de l'internationale communiste, ancien nom du PCF). En effet, la mise en route de la SFIC, au plan organisationnel, s'est faites d'une manière beaucoup plus progressive qu'on le dit. Ainsi, si on prend le cas des sections SFIO de la région de Tours au lendemain du fameux congrès, certes, l'adhésion à la troisième internationale a été majoritaire, mais, par exemple la section de Saint Pierre des Corps, majoritairement Guesdiste, a voté l'adhésion, puis est rentrée dans ses foyers, ce n'est que huit mois plus tard que la scission de fait avec la SFIO s'est réalisée.
En second lieu, le premier dirigeant officiel de la SFIC est, à ma connaissance Marcel Cachin est non Jules Guesdes (mais cela mériterait une vérification sérieuse) !
En réalité l'organisation communiste de la SFIC ne débute qu'à partir de la phase dite de bolchévisation ordonnée par Lénine au Komintern et qui débute, en France, en fin 1921, début 1922.

Portrait de martinjo

à Jean-Philippe Roy Portrait de Jean-Philippe Roy De martinjo

SARKOPHOBE | 16H30 | 22/08/2008 | Permalien

Merci d'accepter mes excuses et je me cache pour aller rougir dans mon coin…
Excuses aussi à Zorbec que je ne voulais pas offenser…

Pourquoi ai-je confondu Jules Guesde (de son vrai nom Jules Basile) et Marcel Cachin ?
Jules Guesde participera à la construction du Parti Ouvrier Français en 1879 dont il prendra la tête après différentes scissions dans les années 1883. Auparavent, il avait rencontré Karl MARX à Londres ;
il meurt en 1922 non sans avoir réaffirmé son soutien à la révolution russe et aux comunistes. Il restera fidèle à la SFIO et ce sont les dirigeants communistes du PCF qui se l'aproprieront dans leur histoire.

Portrait de zorbec

à martinjo Portrait de martinjo De zorbec

retraité | 11H31 | 22/08/2008 | Permalien

Vous voyez comme une simple lecture peut amener une différence d'appréciation,si vous n'y voyez pas de sous entendu il n'était donc pas utile de le préciser.
Quant à Guesde reprenez vos recherche car au congrès de Tours il a suivi Blum.

Portrait de Jean-Philippe Roy

à zorbec Portrait de zorbec De Jean-Philippe Roy (auteur)

Politologue | 14H25 | 22/08/2008 | Permalien

Ok, mais je n'ai pas écrit que Guesdes avait voté la motion cachin - Frossard, j'ai parlé des guesdistes. En revanche, j'ai été évasif sur le fait que Guesdes ait été leader de la SFIC, précisément parce qu'il me semblait bien qu'in fine, il avait choisi la « SFIO maintenue ».
Quant aux « sous entendus », ne mélangeons formule de politesse (et de tolérance) et hypocrisie, svp !
Bien à vous.

Portrait de zorbec

à Jean-Philippe Roy Portrait de Jean-Philippe Roy De zorbec

retraité | 16H30 | 22/08/2008 | Permalien

Ce n'est pas à vous que je répondais mais à Martinjo en ce qui concerne Guesde,mais bien à vous en ce qui concerne le sous entendu et votre « formule de politesse » qui ne laissait aucune ambiguité en ce qui concerne L'Humanité,çà fait plus de 50 ans que je lis ce type de prose,et si vous ajoutez la « tolérance“à mon avis on a fait le tour du sujet !

Portrait de Coragyps Atratus

à Carmagnole Portrait de Carmagnole De Coragyps Atratus

Dans l'attente du moment propice | 19H34 | 22/08/2008 | Permalien

Ce n'est pas la novlangue depuis 2007. Cela va beaucoup plus loin. Que l'on songe à la force tranquille de François Mitterrand en 1981.

Depuis que les pubeux, communicants et spin doctors ont pris le pas sur la politique, on ne peut pas dire que le niveau de conscience politique en ressort grandi. D'ailleurs, c'est vraiment étrange que l'avènement de ces « goebbels » de pacotille coïncide avec l'émergence d'une société libérale. Quelles causes pour quels effets ?

Les mots ont le pouvoir de faire exister. Les êtres humains, la faune, la flore, les minéraux, les idées, les situations n'existent que parce qu'ils sont nommés de façon particulières. A contrario, ce qui n'est pas nommé n'existe pas (les juifs en camp de concentration n'avaient plus d'identité mais seulement un matricule).
De même, le pouvoir peut également galvauder les mots à son avantage quand il en vide le sens. Que veut dire le mot « démocratie » aujourd'hui lorsque l'on voit les conditions d'élection d'un G W Bush ou lorsque cette « démocratie » est imposée par les armes (Irak).

Enfin, il faut avoir en tête qu'en moyenne, un Français n'utilise pas plus de 400 mots pour s'exprimer et ce ne sont pas les mass médias qui viendront à la rescousse pour relever le niveau. Mais l'homme n'a pas toujours besoin de mots pour décrire un mal être, un malaise ou son bonheur ; il dispose également de son corps (notamment des mains qui peuvent en serrer d'autres ou former des poings) et d'outils plutôt explicites comme des préservatifs ou des armes à feu.

La question de sémantique qui taraude notre conducator ne fait que le rassurer lui et ses amis car les Français savent pertinemment que leurs situations personnelles se sont dégradées depuis quelques temps déjà.

Portrait de Jean-Philippe Roy

à Coragyps Atratus Portrait de Coragyps Atratus De Jean-Philippe Roy (auteur)

Politologue | 19H00 | 23/08/2008 | Permalien

Vous avez raison pour les 400 mots, au point que, cette observation ayant été réalisée par des psychologues dans les années 60, il en reste une trace dans les fameux « trainings de communication » que l'on propose aux femmes et hommes politiques : on parle des 400 mots de la concierge, car c'est sur une population de concierges parisiennes que l'expérience initiale avait été réalisée. Malheureusement pour l'emploi, la sérénité et la chaleur humaine, cette corporation est bien mise à mal aujourd'hui.
Je ne sais pas quel est l'ampleur du vocabulaire d'un digicode ! Si vous avez une idée….

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