
« De l'audace » : un acte politique lourd de Delanoë
Mercredi, la divulgation des bonnes feuilles du livre de Bertrand Delanoé a eu lieu. Serait-ce un moment fort de l'histoire politique française, ces événements rares qui font qu'il y a un avant ou un après ? La plupart des commentaires se polarisent sur un coming out idéologique : le maire de Paris entend assumer, à sa manière, une identité « libérale ». Une déclaration que l'on peut essayer de décrypter, tant du point de vue idéologique que du point de vue de la stratégie politique.
Il rappelle, en fait, ce que veut dire libéral, au sens classique du terme : la légitimité de la liberté individuelle comme facteur d'émancipation et de créativité. Il insiste sur la différence entre le libéralisme et le capitalisme, phénomène de concentration des profits, source de conservatisme social, donc la nécessité d'une certaine régulation pour faire que la liberté des uns puisse s'arrêter là où commence celle des autres. Autrement dit, il réaffirme que liberté et égalité sont liées et non opposées, d'ou la nécessité d'une régulation garantissant les libertés individuelles. Ce faisant il replace le socialisme français dans l'héritage idéologique des Lumières et de la Révolution française. Mais en même temps, il se différencie de « la gauche de la gauche ». Depuis sa campagne contre le TCE, celle-ci avait préempté le mot libéral comme un fétiche repoussoir, permettant de fédérer contre ce mot toutes les contestations, toutes les protestations. En assumant le libéralisme politique, il se pose donc en s'opposant, au risque de ne pas plaire à tout le monde.
Le corollaire de cette posture est qu'il fait un pari politique risqué : il s'agit pour lui de donner des gages à un électorat, celui qui s'est porté sur François Bayrou en 2007. Pour résumer en quelques mots : mieux vaut, pour lui, parler à l'électorat de François Bayrou qu'à François Bayrou lui même. Par ailleurs, il fait le pari qu'en captant des électeurs du MoDem, il serait présent au second tour de l'élection présidentielle, et que mécaniquement les reports des candidats de gauche se feraient par le jeu de la « discipline républicaine ».
Il affirme ainsi une différence majeure de stratégie politique par rapport à Ségolène Royal : il est donc temps de casser un commentaire trop souvent ressassé : il n'y aurait pas de différence idéologique entre Delanoë et Royal, ce serait de là que viendrait tout le mal. La discussion sous le dernier post du blog d'Eric Dupin est particulièrement éclairante. En effet, on y découvre que les « grands congrès socialistes » se sont tous construits, moins sur des sujets de fonds que sur des stratégies pour arriver au pouvoir. Autrement dit : comment faire pour gagner et avec qui ? L'acte que pose Bertrand Delanoë n'est donc pas un geste de basse cuisine partisane, mais un acte politique fort qui annonce une volonté stratégique lourde.
Il ne fait donc pas de doute qu'il est en marche vers une candidature à la tête du parti socialiste et pour l'emmener, selon sa stratégie, vers l'élection de 2012. On dit que ses partisans se retrouveront samedi prochain à la Mutualité pour mettre en place (et en scène) cette dynamique. Toute la question est de savoir, dans l'hypothèse où il gagnerait contre Ségolène Royal, si les électeurs qui ont voté Bayrou en 2007, « nouveaux convertis au MoDem », seront en mesure soit de faire marche arrière (s'ils sont d'anciens électeurs socialistes), soit d'être séduits au point de préférer voter Delanoë plutôt que Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle. Rien n'est moins sûr. Un autre problème, de taille, se pose à lui : comment assumer ce tournant idéologique (en réalité ancien au PS, mais nouvellement assumé), sans perdre MM. Mélenchon, Hamon, Emmanuelli et les militants qui vont avec ? Une rupture idéologique et militante peut aussi devenir un gouffre électoral infranchissable.
Cet aspect là le différencie aussi beaucoup de la vision du parti socialiste que développe Ségolène Royal. Elle souhaite un parti plus nombreux en militant, donc sur une base idéologique plus large et plus diverse, Bertrand Delanoë fait lui le pari d'un « parti épuré », mais plus cohérent. Décidément, à bien y réfléchir, il y a de réelles différences entre ces deux approches !
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à kebra
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H17 | 23/05/2008 |
salut kebra,
cétait « politique » et pas police excusez je tapais vite javais un poker qui mattendais (jai perdu en final un pot de 45 euros sniff). je disais la politique ets aussi politique politicienne.Bref.
-les vieux cest presque du racisme attention. « les vieux font des trucs de vieux ». Cest totalement faux, aberrant. Si comme les grecs, on considère quils sont sagesse, que dire des jeunes. Pas convaincant comme argument. Cest de la politique. Cest un Etat quon gère, on arbitre des milieres de tensions sociales, au milieu de miliiers de lobying, on fait des réformes, on a un budget sérré. La politique cest pas « Paris Match ». L'age, la couleur, le sexe, ON S'EN TAPE totalement. président cest pas équipier chez Mac do ! ! Hamadi est jeune certes, mais il est démago a en crever, il arrangue les foules du MJS mais lorsuqil sera ds le, je le sais a l'avance, sont discours, confronté au réel, se recentrera, et vous, décu, vous opterez pour un nouveau candidat tout feu tout flamme qui vous plaiera pour sa perfection (sa virginité presque on peut meme dire), et le cirque recommencera…..
Vos dernieres propositions montrent bien combien vous évacuer, vous juger ds labsolu, au dessus du réel. Cest impossible pour la simple et bonne raison quil y a des rapports de force (qui avantage le ps), une Histoire, ds Hommes (au sens large) plus ou moins bien placés au PS, une configuration précise de l'instant présent…..Vous etes perpétuellement décu, si je puis dire, parce que vous etes vierge. Ramzi vous décevra aussi vous verrez. Il n'a pas encore de poste important. Mais le jour ou cela sera le cas, il se recentrera. Et vous miserzez tt sur son remplacant. Bienvenue ds le monde réel, disait on ds Matrix ? ? ? ?
à Jess Feuillie
De kebra
Bisounours killa | 13H42 | 23/05/2008 |
Vous devenez pénible à ne rien comprendre et à disserter avec suffisance. Avec vous, la politique n'est que politicienne, vous êtes un pur produit de la médiocratie française, le fils spirituel du roi Arthur de TF1, un grand pote à Sam Suffit, un gentil mouton soumis. Vous êtes aussi conformiste que la jeunesse de l'UMP : reproduisons la société de papa, c'est plus sûr. Vous vivez chez les Bisounours, un monde parfait qu'il faut juste équilibrer, recentrer, recadrer mais ne surtout pas trop le bouger sinon il s'écroule.
Vous êtes un complice objectif de la stratégie du Grand Domaine qui mène l'humanité à sa perte. Pour garantir l'illusion de la prospérité et des micro-plaisirs faciles aux grands enfants dont vous êtes, elle œuvre à maintenir les élites corrompues qui nous gouvernent par la terreur et la peur du changement, mise sur le panurgisme et martèle sa propagande.
Dans ma réponse, je propose clairement de sortir du politicard actuel pour refaire de la politique. Donc de bâtir d'abord un programme et après de trouver notre chevalier pour le défendre. Voilà pourquoi je fais des propositions précises et pas seulement de l'analyse de comptoir sur les mérites des bourrins au départ de la course aux vanités. Il faut arrêter de propager des bobards sur la complexité de la politique, cela incite à la fainéantise intellectuelle, à la délégation de la réflexion, à la création d'une noblesse politique de droit soit disant républicain. Chez les moins de 45 ans, 80% des français ont un niveau d'instruction acceptable et ne sont pas trop sclérosés par les idéologies du passé. Ils doivent prendre en main notre république à la dérive.
Il faut du sang neuf, des hommes et des femmes du 21ème siècle, pas des fantômes du congrès de Tours J'ai choisi Ramzi car il n'est pas candidat à l'élection du PS, j'aurai du prendre Hamon ou Vals, Dray ? ? ? Non, ils sont trop vieux, il faut des gens vierges ou presque de mitterrandisme. Que deviendront-ils dans 20 ans ? Très certainement des politicards si la société n'est pas devenue plus citoyenne. Mais ils peuvent contribuer à décaper le système et à faire avancer l'auto-analyse individuelle et le contrat social collectif.
Quant à vous, vous êtes un extrême centriste, à niveau comparable à un ultra-gauchiste ou un méga néo-libéraliste, un giga fasciste, un tera… Une grande carrière s'offre au centre, si le centre gouverne un jour dans ce pays. Sinon, il ne vous reste plus qu'à grenouiller à droite de la gauche et à gauche de la droite pour espérer qu'un grand fauve remarque votre servilité et vous propose de vous recentrer sous ses ordres.
PS : ne jouez jamais au poker contre moi, c'est un monde virtuel où les poltrons et les centristes manquent vraiment trop de feeling pour gagner. Seuls les extrémistes modérés y réussissent. De l'audace, toujours de l'audace, encore de l'audace ! ! !
à kebra
De Un compte supprime
nc | 14H28 | 23/05/2008 |
Merci kebra. Au fait tu jous ou au poker.
à Un compte supprime
De kebra
Bisounours killa | 19H30 | 23/05/2008 |
bwin
à kebra
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 15H22 | 23/05/2008 |
ca n'est pas un changement de tete qui fait une politique. Sympa votre maniière de vs défouler…Pourquoi ? je suis au centra gaucje depuis tjrs. je ne fais pas du politicard. Cest juste que vs vs évacuez tt l'environnement de la politique. Ds une unsine, sur une chaine, on comprend les relations entre les gens dune équipe au bout de 1 ans, et bah la cest pareil. Rapports de force, oopoortunités, expérience….Et cela joue invéitablement.
à Jess Feuillie
De kebra
Bisounours killa | 17H49 | 23/05/2008 |
L'origine de nos échanges musclés est un commentaire sur les mérites de Ségo et Tramber comme candidat d'extrème centre gauche/droite libéral. Le summum du discours politicard. Que des vieux concepts foireux qui nous gouvernent depuis Mitterand II. Et vous proposez de continuer jusqu'à la débacle. Je m'oppose.
J'ai d'abord proposée une inclinaison à gauche, juste à gauche du liberalisme de Delanoë pour le rendre compatible avec un programme commun de gouvernement négocié avec les courants du PS et un maximum cohérent de formations de gauche.
Cette configuration était gagnante un certain 21 avril qui me traumatise encore. Chirac balayé, toute l'histoire change. Elle fut repoussée, soi-disant trop ringarde. Cette configuration était peut-être gagnante face à Sarko, elle n'était pas dans les plans de Ségo qui voulait gagner à droite, comme Veltroni et bien d'autres socialistes mous et perdants. Mes propositions sont défendables dans un monde réel, elles dérangent votre conformisme, vous dormez les yeux ouverts, comme la grande majorité.
Vous m'avez vertement tancé dès votre première réponse, avez continué crescendo dans les suivantes, vous adorez traquer l'extrême, c'est un vice avec lequel vous gonflez souvent bien des riverains. J'adore les contradicteurs même de mauvaise foi, tant qu'ils ne sont pas trop intellectuellement défavorisés.
Je n'hésite pas à envoyer loin la godasse virtuelle ou la tarte à la crème version Kebra, mousse à rase sur jante de scooter. C'est le mois de mai, le temps des pavés (de textes) dans la face des ennemis du peuple, il nous faut une nouvelle nuit de l'abolition des privilèges. Hardi les montagnards, sus au ventres mous du marais ! ! !
à kebra
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 10H24 | 24/05/2008 |
-négocier avec ts les courants du PS et cest la fin. En 2007 La gauche aurait du gagner apres 12 ans de chirac. Mais la droite a gagné essentiellement car le programme étconomique du PS ne paraissait pas crédible. Il était en effet porté par un train de mesures négociées entre courants. SMIC a 1500, centres éducatifs, promotion de la liberté d'entreprendre. Les éléecteurs ont compris que jusque ds le programme il ny avait aucune vue globale, de projet, juste les servilités des luttes de courants. ON connait la suite. L'élection, comme l'ont montré les politologues, e se gagnait pas a gauche, cest une certitude.
Du reste, je peux parfaitement retourner votre argumentation contre vous : on perd a cause de vous et de votre conservatisme……….
à Jess Feuillie
De kebra
Bisounours killa | 03H05 | 26/05/2008 |
Désolé mais je ne me trouve pas trop responsable de l'impasse de la gauche, j'ai participé à la victoire de la gauche à quelques élections législatives et présidentielles sur ces principes de négociations et de plate-forme de gouvernement alors votre centre-gauche mou ne fait que perdre, perdre, perdre, perdre. Vous en voulez encore ? ? ?
De 79 à 2002, on gagnait les congrès et les élections à gauche, un train de réformes majeures passait puis rééquilibrage au centre pour éviter la révolution conservatrice toujours réactive dans notre pays. Des déçus certes, dont moi-même, mais une transformation sociale plus profonde que dans les années 65-81.
Demain, vous ne voulez même plus négocier avec la gauche, barre au centre et programme unique du capitaine. Waow, vous êtes une sorte d'extrême centriste stalinien …
C'est nouveau comme tribu politique, faut dire qu'un hybride du Bayrou, Bécassine et Tramber, c'est le cauchemar du bébé éprouvette, c'est juste humain de ne pas le garder sur terre, les enfants sont si cruels entre eux…
à kebra
De Un compte supprime
nc | 13H54 | 23/05/2008 |
Tiens ben voila une idee qu'elle est bonne : un programme commun… mais pour cela il faudrait que les socialistes arretent de se prendre pour l'elite de la Gauche, nous autres n'ayant que des idees datant de la SFIO ou du communisme de Georges Marchais. Un peu moins d'arrogances messieurs les biens pensants socialistes, svp,.
à kebra
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 08H45 | 23/05/2008 |
Pirée ! keu ça fait du bien , un peu d'air frais !
Merci Kebra ! : )
à Charles Mouloud
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H21 | 23/05/2008 |
quest ce que tu entends, tres cher Mouloud, par « air frais », précisément ? Enfin, l'air frais est il un critère de choix politique pour toi (selon la définition que tu en donnes) ?
à kebra
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H55 | 26/05/2008 |
« Enfin, je propose d'abroger un gros paquet de lois Dati, Perben, Sarkozy… »
ouaip, Kebra. De ce côté-là, il y a du taf en veux-tu en volià !
Je laissai ce message sur le coups de gueule de P. Riché sur la présomption de culpabilité :
« Alors c'est dans l'air du temps. Vous avez raison Monsieur Riché de pousser ce petit coup de gueule.
Vous citez la Déclaration des Droits de l'Homme, c'est bien et c'est ce qu'il faut faire : rappeler les fondamentaux.
Mais il faut rappeler les détails aussi. Ce qui viennent se glisser entre ces belles lignes. Et le détail de la présomption de culbabilité n'est pas des moindres. L'instigateur : une formidable fratrie de réac » avec en tête de gondole MM. Perben et… Saaaarkozyyy, encore et toujours !
La loi Perben de 2004, appelée « l'état d'exception permanent », permit d'inclure le plaider coupable, procédé qui déséquilibre le rapport de force entre la procédure et la loi, la police et la justice, en laissant à cette dernière les miettes de l'enquête. La police présente à la justice un « présumé coupable ».
Ceci n'est qu'une traduction de cette loi qui se poursuit par un deuxième volet : la compostion pénale qui permet un troc de reconnaissance de sa culpabilité contre une amende ou TIG pour des délits entraînant normalement 5 ans d'emprisonnement maximum. La barre était à 3 années auparavant. Pourquoi la faire passer à 5 ? pour dépénaliser les délits financiers qui atteignent ce niveau de peine : il n'y a pas que les parachutes qui sont dorés, les lustres aussi…
un exemple de présomption de culpabilité (certes, aux relans rascistes) :
http://www.libelyon.fr/info/2007/10/un-facteur-trop.html
Merci Monsieur Riché pour votre billet ; cette question est fondamentale et pose la question du choix entre une justice anglosaxonne ou la nôtre. Depuis 2002, la droite sarkozyste opère son choix… »
Je rajouterai, l'ayant malencontreusement oublié la dernière fois, que le principe de la présomption de culpabilité est un facteur pour faire tomber une démocratie dans la dictature. Je pèse mes mots, ne vous inquiétez pas chers Riverains sceptiques.
La presumpce viny ! Qu'est-ce qu'ils se marrent Pavel, Juraj, Gabina, Marketa, et mes tchèques de copains, tous plus de 35 ans, quand je leur raconte ce que Sarkozy fait en France. Qu'est-ce qu'ils se marrent ! Et nous, notre rire ? jaune devant, et marron derrière !
Leurs questions, fort peu teintées d'ironie : « Mais vous êtes un pays communiste la France maintenant ? Vous avez des coopératives d'État ? vous êtes d'une Humanité alors vous… »
On arrête pas le progrès avec sarkozy !
à Jess Feuillie
De Unstern
13H30 | 23/05/2008 |
@ Jess Feuillie
Tout à fait d'accord avec votre post du 22/05 à 14h 19.
à kebra
De méchant-curieux
qui traine dans le high-tech | 22H16 | 22/05/2008 |
Merci kebra ; enfin quelqu'un qui parle de politique et pas de conquête du pouvoir.
De gauche, à gauche mais pour des apports de gauche et il y a tant à dire à ce PS silencieux, dont le grande exigence sociale devrait inlassablement chercher à rééquilibrer le partage des revenus entre salaires et capital, qui ne cesse de se détoriorer depuis Mitterand.
à méchant-curieux
De kebra
Bisounours killa | 01H14 | 23/05/2008 |
Bonsoir Méchant Curieux et merci du compliment.
J'ai une proposition à faire, une simple règle de base à moduler : l'ouvrier/employé gagne 2000 €, l'agent de maîtrise 3000€, le cadre moyen 4000€, le cadre supérieur 5000€, les directeurs, 6000€. Jusque là, c'est à peu près la grille des salaires suisses. Ensuite, pure fiction, les cadres de direction centrale 7000 €. et les PDG 8000€.
80% des bénéfices sont destinés à l'investissement et aux actionnaires (inclus bien souvent les cadres sups et les PDG) et 20% redistribués aux salariés (même cadre sup ou PDG) sur le même barème que les salaires. Pour éviter l'évasion fiscale et les faux bilan, cette répartition annuelle devra être validée par une commission paritaire entre les salariés et les actionnaires.
La pointe de la pyramide touche trois fois si l'entreprise est florissante mais ne grève pas le budget en cas de difficulté, cela me paraît assez juste comme système. Et qu'on ne me parle pas de la fuite des cerveaux et des fortunes ! La majorité de l'argent des riches s'échappe déjà et les cerveaux avides n'ont qu'à chercher ailleurs, avec des salaires comme ceux-là, nous n'aurons aucun mal à en attirer beaucoup de pays à haut niveau de formation comme l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud… Laissons les parasites s'éloigner et accueillons du sang et du cerveau neuf.
à kebra
De Unstern
12H58 | 23/05/2008 |
@ kebra
« …nous n'aurons aucun mal à en attirer beaucoup de pays à haut niveau de formation comme l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud… »
Ce que vous proposez ressemble fort à cette « immigration choisie » préconisée par un certain m'sieur Sarkozy…
Évidemment, vos raisons sont différentes des siennes (je ne vous ferai pas l'injure de vous traiter de sarkozyste). Mais quand même, votre idée, tout comme la sienne, priverait ces pays (Inde, Brésil, Afrique du Sud, etc.) de richesses intellectuelles qui leur seraient précieuses pour consolider leur propre développement…
à Unstern
De kebra
Bisounours killa | 14H23 | 23/05/2008 |
Bonjour Unster,
je m'attendais à des critiques virulentes sur principe ou le chiffrage irréaliste de ma grille de salaire, à des revendications supérieures en matière de répartition des bénéfices, moins pour les actionnaires et/ou répartitions à parts égales de la partie réservée aux salariés, cogestion plus poussée de l'entreprise, moins d'échelons, moins de différence entre les échelons…
Je ne m'attendais pas au coup de l'immigration choisie. J'aurai du citer la Lituanie, la Hongrie et la Pologne comme exemples pour ne pas tomber dans ce débat et n'attirer que les critiques des nationalistes et des internationalistes, maintenant j'ai aussi les tiers-mondistes sur le râble.
Il y a deux types principaux d'immigration. D'une part, ceux qui ont une motivation individuelle judiciaire, religieuse, politique, familiale ou amoureuse, les criminels relèvent de la cavale, les persécutés doivent pouvoir trouver refuge, les autres cas doivent être appréciés avec rigueur mais aussi humanité. D'autre part, l'immigration économique, l'Europe ne peut pas ouvrir ses portes sans limites, il faut d'abord résorber une partie de l'écart Nord-Sud et limiter le désespoir de la famine et de la guerre. Je pense aussi que nous devons chercher nos cerveaux en Europe, c'est une garantie de brassage de populations proches donc de paix.
Mais l'Europe entière à une démographie en crise. Si les Français avides trouvent du travail ailleurs, les postes vacants finiront sur le marché mondial. En cas de fourchette de salaires imposés, l'exode n'est pas garanti, le Français est conservateur et peu aventureux. Il n'a pas la cote à l'étranger, trop ethnocentrique, médiocre en langues et râleur. Hors de ce modèle, nous allons devoir combler rapidement les trous du Baby-boom, nous devrons donc attirer hors de nos frontières. Préférence européenne ou marché mondial des compétences ?
Le tiers-monde n'a pas attendu l'immigration choisie de Sarkozy pour se vider de ses élites, la guerre des cerveaux entre grandes nations fait rage depuis des lustres. La plupart des étudiants non communautaires sont des tiers-mondistes engagés jusqu'à l'obtention de leur diplôme et après la plupart ne rentre pas aider leur société, ils intègrent la notre. C'est ainsi et pour une fois rien à voir avec Sarkozy !
à kebra
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 19H09 | 25/05/2008 |
Kebra Président !
à Les Chats
De kebra
Bisounours killa | 02H17 | 26/05/2008 |
C'est un dur job mais quelqu'un doit le faire.
Si le peuple m'a élu au ministère de la zone et que tu es l'élue du ministère des animaux du monde, nous partagerons avec nos collègues quelques années de gouvernance collégiale du pays et en bonus une année de présidence tournante… pour se poivrer la tronche avec Poutine au G8, bouffer des saucisses avec Bush et rigoler des blagues salaces de Berlusconi…pas top la présidence, si d'autres ministres sont volontaires ? ? ?
à méchant-curieux
De Unstern
02H20 | 23/05/2008 |
@ Méchant-Curieux
« …Le partage des revenus entre salaires et capital, qui ne cesse de se détériorer depuis Mitterrand. » Et, plus précisément, depuis la deuxième année de sa présidence.
C'est à partir de ce qu'il est convenu d'appeler le « tournant de la rigueur », en 1983, que l'équilibre entre travail et capital a vraiment commencé à se détériorer, au profit du second.
Bref, si quelqu'un doit porter le chapeau dans cette histoire, c'est bien l'ineffable Tonton. Mais cet homme-là a-t-il jamais vraiment quitté le camp de la droite ?
à Unstern
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H25 | 23/05/2008 |
Attention, vs entrez trop ds le monde réel. Il va y avoir des chagrins (des dépucelages ? ? ? ) ? ? ? ? ? ?
à Jess Feuillie
De Unstern
13H24 | 23/05/2008 |
@ Jess Feuillie
: -))
Ce que je dis là de Mitterrand, c'est quand même de notoriété publique, non ?
Pour m'exprimer autrement : plutôt qu'un politicien habile qui se drape dans les oripeaux du discours de gôche pour faire avaler au bon peuple une politique de centre droit ou de droite « modérée », je préfère nettement un social-démocrate qui ne promettra pas la lune et saura maintenir dans certaines bornes l'influence de l'économie de marché.
Dit comme ça, c'est plus clair ?
De frankfurt
03H32 | 22/05/2008 |
Votre article recadre excellemment le sens et la portée de ce « coming out idéologique » contrairement à certains medias qui ne s'attardent que sur le côté percutant de la chose (quoique « coming out », là vous vous y mettez aussi un peu quand même). Ma première réaction a été la consternation quand j'ai entendu cette phrase sortie de son contexte ; puis j'ai lu les feuilles publiées sur l'Obs et j'ai été agréablement surpris. S'il avait dit cela en 2011 comme Jospin en 2002 déclarant tout de go « mon programme n'est pas socialiste », en effet, ç'aurait été une grave erreur stratégique de sa part, car le PS n'aurait pas eu assez de temps pour faire l'effort pédagogique nécessaire pour expliciter l'histoire et les différentes conceptions du libéralisme.
Là, le cas est différent. En choisissant ce mot - Delanoë est un excellent communiquant, ce qui peut être perçu comme un défaut, mais qui fait qu'en tous cas j'exclus l'idée d'un gros pavé lancé dans la mare sans qu'il en prévoie les conséquences - il entreprend ce que la gauche aurait dû faire depuis longtemps : mettre en valeur le fait que les valeurs « libérales » qui sont partagées par la grande majorité de nos concitoyens ont été, historiquement, des valeurs conquises dans des rudes combats mené par la gauche contre le conservatisme de la droite, que c'est la gauche qui historiquement a été à l'avant-garde des combats pour les libertés. C'est pourquoi je pense que la référence à Danton dans son titre est particulièrement percutante et appropriée.
Certains disent « ben oui, le libéralisme politique, la démocratie, les libertés, qui est contre ? » le fait qu'il y ait un consensus là-dessus est une raison de plus pour que la gauche insiste sur la paternité de ces valeurs que la droite s'accapare actuellement en dressant un antagonisme factice entre liberté et égalité et se posant en défenseur de la liberté contre l'« égalitarisme ». N'oubliez pas que si Sarko a gagné, c'est qu'il s'est approprié les valeurs historiques de la gauche - c'était un discours factice et non pas une synthèse véritable, sans doute, mais ça a eu un effet incontestable. Là il ne s'agit pas même de nous affubler faussement des valeurs de droite mais de revendiquer ce qui nous revient.
En effet, l n'est que trop pénible de constater à quel point cette évidence même est occultée dans l'esprit de nos concitoyens et à quel point ceux-ci identifient maintenant la gauche avec l'immobilisme et le conservatisme. Rendre à la gauche ce qui lui est dû, son statut d'acteur progressiste de l'histoire est une étape fondamentale pour la reconquête de l'opinion. Ce n'est donc pas une évidence niaise qu'il râbache mais une véritable entreprise pour réenraciner la gauche dans son histoire dont elle n'a pas à rougir.
Reste à savoir si la gauche présente peut élaborer un programme qui soit à la hauteur de son histoire progressiste ; qu'elle puisse montrer que non seulement elle a été à la pointe des progrès politiques et sociaux mais qu'elle l'est toujours. Là-dessus j'avoue que les propos de Delanoë ne provoquent pas chez moi un enthousiasme fou. Mais je salue sa démarche comme étant le premier pas pour une reconquête du statut progressiste de la gauche. C'est déjà ça.
à frankfurt
De Jean-Philippe Roy
(auteur)
Politologue | 09H05 | 22/05/2008 |
Bien d'accord avec vous, mais il va falloir travailler sur la définition des fonctions de la structure étatique dans un contexte européanisé et mondialisé. Et là, il y a du boulot !
à frankfurt
De kawouede
21H44 | 22/05/2008 |
Merci pour l'analyse, qui me fait relire l'article (M. Roy, j'avais écris un peu vite le mot « Beurk » hier soir, un contexte de digestion difficile sans doute ; -)
Le mot « libéralisme » ne mérite pas, c'est sûr, la honte dans laquelle la droite l'a mené (mais c'est d'abord sa faute ! Thatcher, Chirac, Madelin, Raffarin, etc. sont les vrais coupables, et d'autres aujourd'hui). La gauche doit-elle pour autant renoncer à vouloir remplacer le capitalisme qu'on a par autre chose, tout en continuant de parler de « progressisme » ?
En lisant le dernier livre de Meirieu « L'éducation peut-elle encore être au coeur d'un projet de société ? » - qui emploie le terme libéral au sens strictement péjoratif - je me pose la question.
à frankfurt
De francisc
18H47 | 25/05/2008 |
N'y avait-il pas d'autres choses plus urgentes à faire que ces grande exégèses du mot « libéralisme » à l'heure-même où on prend conscience -y compris aux USA- des dégats engendrés par trente ans de « néo-libéralisme » dans le monde ?
Je sais bien que ces deux concepts n'ont pas grand chose à voir mais allez expliquer à un électeur de base que « libéralisme (des Lumières) » et « néolibéralisme » ce n'est pas la même chose ?
Reprendre ce mot à la droite, la belle affaire ! Le PS va plutôt à Canossa, à mon avis. Et ce n'est pas le bon chemin…
Chirac, histoire de séduire un électorat ouvrier, se disait dans les 70s, « travailliste » et admirateur de
Blum. N'empêche que c'est Mitterrand qui a gagné en 1981… Sarkozy s'est concentré sur le coeur des valeurs de droite pour se faire élire, le PS lui devrait battre (encore une fois) sa coulpe sous le regard goguenard d'un Besancenot en plein essor ? ? ? Cherchez l'erreur !
De zeloise
03H33 | 22/05/2008 |
C'est choupinet à souhait cette histoire. Cela fait juste 9 mois que Ségolène Royal a lancé cette vision mais en beaucoup approfondie et fouillée, que cette petite analyse de comptoire sur le « libéralisme » façon « lumières ». Voir son Discour du 25/08/07 à Melle ici : http://www.desirsdavenir.org/index.php ? c=sinformer_discours&id=1882
Extraits :
« Le marché nous est aussi naturel que l'air que l'on respire ou que l'eau que l'on boit. Il s'agit là d'un jeu d'enfoncement de portes ouvertes. Mais l'eau peut être polluée et l'air vicié et c'est là que le débat politique trouve sa pertinence.
(…)
Nous, socialistes, ne serions pas au clair quant à la place de l'individu. Je suis assez sidérée que nous ayons peur de l'affirmation de l'individu qui est dans nos textes juridiques fondateurs celle de la personne humaine. Depuis l'Habeas corpus, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la convention européenne des droits de l'homme, la liberté de conscience et d'expression de chaque être humain, et je n'oublie pas les droits de la femme et de l'enfant, tout le progrès de la civilisation fut d'attribuer des droits nouveaux à chaque humain : le droit à un travail, à une famille à un logement, au savoir, à la santé. Le rôle éminent de l'individu a commencé là et soyons en fiers d'y avoir contribué.
(…)
Etre socialiste, c'est penser en effet que le collectif vient en soutien de chaque foyer, de chaque personne insuffisamment armée pour affronter les difficultés de la vie.
(…)
Etre socialiste, ce n'est donc pas nier le potentiel de l'individu mais comprendre que l'individu isolé est faible, que sa volonté, aussi forte soit-elle est parfois insuffisante.
(…)
Etre socialiste, c'est faire en sorte que chacun bénéficie de garanties collectives pour retremper ses ambitions et se créer de nouvelles opportunités.
(…)
Etre socialiste, finalement, c'est penser la complémentarité profonde qui existe entre l'individu et la société et refuser l'opposition caricaturale que certains en font. »
Le fait est que Delanoë n'a pas de vision du Pays, pas de projet collectif à proposer, mais juste un assemblage de tactiques politiques. Quelqu'un pourrait m'indiquer les positions de Delanoë, en politique intérieur, en politique extérieure ?
A oui j'oubliais, c'est un homme, donc nécessairement il pense. C'est pas comme toutes ces femmes …
(Il y a qu'à regarder finalement la répartition des sexes dans les électeurs d'extrême droite, c'est très très explicite. SI seul les hommes avait voté en 2002 Le Pen aurait été premier, si seule les femmes avaient voté Le Pen aurait été troisième… CQFD)
zeloise
à zeloise
De frankfurt
04H46 | 22/05/2008 |
Si je me permets de donner un conseil aux partisans de Royal : ne cédez pas à l'aigreur et à la victimisation faciles et agressives, c'est très pénible.
Que Royal est prononcé ce discours est très bien et j'en apprécie la teneur. Maintenant reconnaissez qu'un discours prononcé à Melle devant quelques sympathisants il y a neuf mois quand il n'y avait aucun enjeu national n'avait pas vocation à attirer autant d'attention qu'un livre publié par Delanoë en plein tapage médiatique sur la « bataille du Congrès. » Si Royal publie un livre maintenant - d'ailleurs je crois qu'elle va en publier un bientôt - soyez sûre qu'il attirera bien plus d'attention et sera bien plus commenté que le soi-disant « coming out idéologique » de Delanoë.
Vous dites par ailleurs que Royal a prôné « cette vision mais en beaucoup approfondie et fouillée, que cette petite analyse de comptoire sur le “libéralisme” façon “lumières”. Avez-vous lu le livre de Delanoë, qui n'est même pas encore publié, pour que vous puissiez affirmer avec autant d'aplomb que la version de Royal soit “beaucoup plus approfondie et fouillée” ?
“Quelqu'un pourrait m'indiquer les positions de Delanoë, en politique intérieur, en politique extérieure ? ”
Je suppose que s'il publie un livre, c'est justement pour en parler. Vous pourriez faire l'effort de le lire et de vous informer vous-même au lieu d'attendre que quelqu'un vous les indique. Vous tombez dans le même parti-pris que vous dénoncez : vous accusez Delanoë de n'avoir pas d'idées sans prendre la peine de vous informer, tout comme certains disent de Royal qu'elle n'a pas d'idées sans prendre la peine de l'écouter.
Cette hostilité irraisonnée à tous ceux qui seraient susceptibles de disputer la place à Royal est un trait
que j'ai constaté chez beaucoup de partisans de Royal et cela n'avance aucunement la cause de leur candidate.
Les dirigeants du PS partagent un certain nombre de valeurs, sans quoi ils ne seraient pas tous au même parti, et il n'est que trop normal que leurs discours se rejoignent sur certaines valeurs. Il ne s'agit donc pas de faire un concours pour savoir qui a dit quoi le premier, ce qui est niais, mais de faire en sorte qu'une certaine vision de la gauche puisse en sortir qui redonnerait à la gauche une dynamique progressiste. Royal le fait à sa façon, Delanoë à la sienne, tant mieux.
“A oui j'oubliais, c'est un homme, donc nécessairement il pense. C'est pas comme toutes ces femmes …
(Il y a qu'à regarder finalement la répartition des sexes dans les électeurs d'extrême droite, c'est très très explicite. SI seul les hommes avait voté en 2002 Le Pen aurait été premier, si seule les femmes avaient voté Le Pen aurait été troisième… CQFD)”
Là c'est le côté “royaliste” qui m'insupporte le plus. Vous croyez sincèrement qu'un homo est mieux vu dans notre société qu'une femme hétéro ? vous croyez sincèrement que c'est plus facile pour un homo d'avoir une place légitime dans le monde politique et dans la société qu'une femme ? n'est-ce pas un des arguments très prisés par les “royalistes” contre la candidature de Delanoë que d'affirmer “un homo ne sera jamais élu, avec lui on n'a aucune chance” ?
On pourrait vous retourner la monnaie de votre pièce, vous qui affirmez que Royal est “beaucoup plus approfondie et fouillée” : “A oui j'oubliais, c'est une hétéro, donc nécessairement elle vaut mieux.” Cessez cette victimisation stérile ; contre Delanoë, de surcroît, ça risque de se retourner sérieusement contre vous.
Quant à votre “CQFD” péremptoire : savez-vous que les études historiques sont concordantes sur le fait que les femmes avaient un comportement raciste plus poussé et plus exacerbé que les hommes dans les colonies ou à l'égard des immigrés ?
CQFD ?
Pas du tout, ça ne prouve pas que les femmes soient plus racistes que les hommes, mais qu'étant donné certaines conditions structurelles les femmes avaient besoin de se démarquer des “races inférieures” pour préserver leur standing social. Le vote Le Pen ne s'explique pas par le “machisme” présumé des mâles en manque de têtes à matraquer mais par le fait que les hommes sont plus nombreux dans certains secteurs de l'économie où la concurrence avec les immigrés est la plus forte. Ce n'est pas une question de savoir qui a quoi dans son pantalon. Sortez un peu de ce schéma binaire antagoniste que vous contribuez à renforcer tout en prétendant le dénoncer.
à frankfurt
De Jean-Philippe Roy
(auteur)
Politologue | 09H18 | 22/05/2008 |
Personnellement, je suis très allergique à toute tentation stalinienne du type : « d'où parle tu camarade » ?
Je crois qu'on ne peut reprocher à personne d'avoir tel sexe ou telle sexualité.
En revanche, il est tout à fait juste d'imaginer que la masculinité ou la féminité influe sur telle manière de communiquer, ou de réagir.
J'en conclue que si, finalement, ces deux candidatures devaient aboutir pour le congrès de Reims, le fait que l'un soit un homme et l'autre une femme aura une influence sur le timing de leurs campagnes. Je crois pouvoir dire, mais c'est un avis personnel, que l'une des arcanes de la victoire de Sarko en 2007, c'est qu'il a réussi à « masculiniser » la campagne dès janvier, c'est - à - dire à imposer l'idée d'un combat singulier où la figure féminine de la candidate de gauche serait forcément « non concurrentielle ». Par ailleurs, cette stratégie a généré l'effet Bayrou qui a contribué encore à dévaloriser le potentiel de Ségolène Royal.
à Jean-Philippe Roy
De JC_le vrai
12H30 | 22/05/2008 |
Je le crois aussi. Le Petit est (comme souvent les petits …) une teigne politique qui a très bien joué le coup.
La Madone a su séduire des partisans tout acquis à sa personne mais n'avait aucune chance d'aller au delà de cette phalange participative minoritaire.
L'avenir ? Imprévisible au PS ! C'est que : trouver un chef à gauche, ça a un coté « contradictoire » …