
« De l'audace » : un acte politique lourd de Delanoë
Mercredi, la divulgation des bonnes feuilles du livre de Bertrand Delanoé a eu lieu. Serait-ce un moment fort de l'histoire politique française, ces événements rares qui font qu'il y a un avant ou un après ? La plupart des commentaires se polarisent sur un coming out idéologique : le maire de Paris entend assumer, à sa manière, une identité « libérale ». Une déclaration que l'on peut essayer de décrypter, tant du point de vue idéologique que du point de vue de la stratégie politique.
Il rappelle, en fait, ce que veut dire libéral, au sens classique du terme : la légitimité de la liberté individuelle comme facteur d'émancipation et de créativité. Il insiste sur la différence entre le libéralisme et le capitalisme, phénomène de concentration des profits, source de conservatisme social, donc la nécessité d'une certaine régulation pour faire que la liberté des uns puisse s'arrêter là où commence celle des autres. Autrement dit, il réaffirme que liberté et égalité sont liées et non opposées, d'ou la nécessité d'une régulation garantissant les libertés individuelles. Ce faisant il replace le socialisme français dans l'héritage idéologique des Lumières et de la Révolution française. Mais en même temps, il se différencie de « la gauche de la gauche ». Depuis sa campagne contre le TCE, celle-ci avait préempté le mot libéral comme un fétiche repoussoir, permettant de fédérer contre ce mot toutes les contestations, toutes les protestations. En assumant le libéralisme politique, il se pose donc en s'opposant, au risque de ne pas plaire à tout le monde.
Le corollaire de cette posture est qu'il fait un pari politique risqué : il s'agit pour lui de donner des gages à un électorat, celui qui s'est porté sur François Bayrou en 2007. Pour résumer en quelques mots : mieux vaut, pour lui, parler à l'électorat de François Bayrou qu'à François Bayrou lui même. Par ailleurs, il fait le pari qu'en captant des électeurs du MoDem, il serait présent au second tour de l'élection présidentielle, et que mécaniquement les reports des candidats de gauche se feraient par le jeu de la « discipline républicaine ».
Il affirme ainsi une différence majeure de stratégie politique par rapport à Ségolène Royal : il est donc temps de casser un commentaire trop souvent ressassé : il n'y aurait pas de différence idéologique entre Delanoë et Royal, ce serait de là que viendrait tout le mal. La discussion sous le dernier post du blog d'Eric Dupin est particulièrement éclairante. En effet, on y découvre que les « grands congrès socialistes » se sont tous construits, moins sur des sujets de fonds que sur des stratégies pour arriver au pouvoir. Autrement dit : comment faire pour gagner et avec qui ? L'acte que pose Bertrand Delanoë n'est donc pas un geste de basse cuisine partisane, mais un acte politique fort qui annonce une volonté stratégique lourde.
Il ne fait donc pas de doute qu'il est en marche vers une candidature à la tête du parti socialiste et pour l'emmener, selon sa stratégie, vers l'élection de 2012. On dit que ses partisans se retrouveront samedi prochain à la Mutualité pour mettre en place (et en scène) cette dynamique. Toute la question est de savoir, dans l'hypothèse où il gagnerait contre Ségolène Royal, si les électeurs qui ont voté Bayrou en 2007, « nouveaux convertis au MoDem », seront en mesure soit de faire marche arrière (s'ils sont d'anciens électeurs socialistes), soit d'être séduits au point de préférer voter Delanoë plutôt que Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle. Rien n'est moins sûr. Un autre problème, de taille, se pose à lui : comment assumer ce tournant idéologique (en réalité ancien au PS, mais nouvellement assumé), sans perdre MM. Mélenchon, Hamon, Emmanuelli et les militants qui vont avec ? Une rupture idéologique et militante peut aussi devenir un gouffre électoral infranchissable.
Cet aspect là le différencie aussi beaucoup de la vision du parti socialiste que développe Ségolène Royal. Elle souhaite un parti plus nombreux en militant, donc sur une base idéologique plus large et plus diverse, Bertrand Delanoë fait lui le pari d'un « parti épuré », mais plus cohérent. Décidément, à bien y réfléchir, il y a de réelles différences entre ces deux approches !
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De Le Yéti
yetiblog.org | 23H07 | 21/05/2008 |
Oh, les efforts que font les médias (et les « politologues » patentés) pour trouver l'éventuelle et très hypothétique perle rare qui pourrait nous maintenir la tête hors des eaux fangeuses !
à Le Yéti
De Beryl
04H57 | 22/05/2008 |
Delanoë n'est pas un mauvais, il serait même plutôt bon - bon maire, s'entend - mais comme président de la République, peut-être, c'est à voir de près, et d'abord, qu'il veuille bien s'alléger d'une dose prohibée d'autosatisfaction, et qu'il travaille sur lui-même à être un peu moins imbu de soi (je parle d'une prohibition de l'ivresse intérieure, car nous sommes en train de donner sur ce plan ! ) Et puis j'espère qu'une fois élu, s'il l'est à la tête du PS, il ne nous fera pas le coup du JO, avec son film parfaitement vieillot, blanco-blanc et ringard du vieux chnok Luc Besson, c'est-à-dire en évitant de nous concocter une équipe politique d'arrière-garde, comme les élites françaises (culturelles, surtout)nous le montrent en toutes occasions. Bref, quand est-ce que nous saurons ouvrir les fenêtres de notre pays après avoir REALISE que la France devient un musée d'histoire et d'idées jaunies par la sénilité précoce de ses archeos-dirigeants ou de ses intellectuels cacochymes ! ? … Allez, encore trois ou quatre générations pour quitter le XIXème/XXème siècle et ses métastases de chauvinisme pour clocher, sinon de racisme structurel pour ministère de la honte, et ses niches d'une oligarchie financière, ou politicienne, qui plombent l'espoir en un avenir vivable. Quand on observe, par exemple, le marigot à grenouilles du zoo des Sénateurs (plus blancs tu meurs) et son club de retraités (même avant l'âge) surpayés à enfiler les mouches tse-tse, alors, on se dit, si l'on a 20 ans, non mais, putaingue, à part le frometon, le Beaujolais, le chateau de Chambord, et les filles de toutes les couleurs (visibles, mais à dehors seulement), qu'est-ce que je fous dans ce beau pays, avec son président névropathe en chaise roulante ! ? … Dont la devise ethnique de Son ghetto natal, Neuilly, sert maintenant d'emblème à une république pour paralytiques - « Nous, on veut rester entre soi… » Cf.docu récent)
Vas-y, Delanoé, debout, et c'est à coups de latte dans les ventres mous de l'impuissance et du mensonge que tu pourras peut-être réveiller la France, mais y a du boulot…
à Beryl
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H19 | 22/05/2008 |
Sauf erreur de ma part, Delanoé vient de publier un ouvrage (De l'audace, éd. Robert Laffont) dans lequel il se déclare socialiste et libéral. Je ne sais pas quand Delanoé va se mettre « debout » pour « balancer des coups de latte dans les ventres mous de l'impuissance et du mensonge », mais moi pour l'heure, ça m'assoit et ça me scie les pattes !
à Le Yéti
De A.V.
tamagotchi89 | 09H08 | 22/05/2008 |
Le problème, Yéti, n'est pas d'être socialiste et libéral, mais de l'être maintenant. En politique, il faudrait arriver enfin à distinguer la fin des moyens, tantôt intervenir, tantôt libéraliser, selon la conjoncture. La réalité n'est jamais un scénario écrit d'avance, et il faut composer avec si l'on veut atteindre ses objectifs. Mais être libéral maintenant est une idiotie, d'abord parce que c'est prendre le train du marketing politique en marche, et surtout, parce que l'économie se détériore sous l'effet d'un libéralisme croissant.
à Le Yéti
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 10H44 | 22/05/2008 |
le terme libéral est galvaudé en France et cest un grand probleme. La distinction qu'opère Delanoé entre libéralisme et capitalisme est une distinction faite par de grands auteurs comme Aron par exemple. Le libéralisme renvoie a la liberté individuelle, aux droits privés. Le libéralisme est une formidable conquete pour l'homme. Cest, désolé, u peu idiot de dire « delanoé libéral ca me scie les pattes ». Ailleurs ds le monde certains vous rétorquerez et « delanoe anti liberté ca vous fait mouiller » ? ? ? ? ?
Parfois le capitalisme a une logique contraire d'avec le libéralisme, qui prend la forme dune concurrence libre en économie. car le capitalisme cest la concentration (exemple des opérateurs de téléphonie mobile qui sentende sur les prix), donc la constitution de gros blocs anti concurentiels qui veulent bouffer ts leur partenanires. assimilez le capitalisme et le libéralisme est bien une grosse erreur franco franciase.
Pour ma part, moi qui était plutot favorable a DSK, et a Royal, pour l'instant, par défaut, je vais lire son bouquin au plus vite. Cette distinction intelligente, et pédagogique (pour expliquer a ses lecteurs que l'amalgame nest pas bon) m'en donne plutot envie. Et je suis plutot curieux de voir les différences d'avec ségo.
à Jess Feuillie
De JC_le vrai
12H18 | 22/05/2008 |
Soyez prudent, Jess, vous semblez intelligent …vous risquez de finir par voter à droite !
(Je suis conscient, riverains charmants, que vous allez massacrer ce propos, mais comme je m'y attend, ça fera moins mal…. Le pire serait que vous ne procédiez à aucune manifestation à mon égard pour cause de manifestation « d'ampleur nationale »)
à Jess Feuillie
De Un compte supprime
nc | 08H25 | 23/05/2008 |
Et ben on n'est pas tire d'affaire avec des electeurs de gauche qui continuent de couper les cheveux en quatre : socialismmmmmm ? Liberalismmmmm ? Capitalismmm ? hummm je ne sais, pas, j'hesite encore.
La rethorique a ses limites.
à Un compte supprime
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 11H49 | 23/05/2008 |
ce n'est pas questio de rhétorique. Confondre le libéralisme et le capitalisme est une erreur, point. Bcp l'ont souligné parmi le chercheurs. POur le rrste, le probleme, avec le PS, cest une grande partie de ses électeurs qui, parce quils se croient encore au temps de la SFIO, font gagner la droite (2002).
à Le Yéti
De supprimé à la demande du riverain 28.04.09
18H04 | 22/05/2008 |
Bonsoir Le Yeti,
Livre en collaboration avec Laurent Joffrin(leurs entretiens)
à Le Yéti
De Sacha25
23H56 | 22/05/2008 |
Libéral contient liberté. De ce fait, respectant la liberté des gens, M. Delanoe n'a plus aucune chance de faire partie de la vraie gauche (celle du goulag, des procès de Moscou, de la répression de Budapest, de Solidarnosc etc)
Il devra se passer de Mélenchon, Fabius, Emmanuelli, Montebourg, tous ces riches p…. pour qui l'électeur ne représente que 2.63 euros et dont l'avis est méprisé ou trahi ? Et alors. Ils retrouveront leur vraie place, un peu à droite de Le Pen et nous aurons ainsi, peut-être un parti qui s'intéressera aux gens plutôt qu'aux catégories de « bien votant » (fonctionnaires, enseignants … contre le « peuple »)
à Sacha25
De Ruben
07H07 | 23/05/2008 |
Mon pauvre Sacha, cela faisait quelques années que je n'avais pas entendu dire qu'il y avait des staliniens au PS (sauf sur Radio Courtoisie). Bien sûr, Fabius a démontré lorsqu'il était premier ministre qu'il était le nouveau Beria : il a fait la chasse à tous ceux qui n'avaient pas leur carte du parti, des millions de français ont été spoliés et envoyés dans les goulags de l'Ardèche ou des Hautes Vosges. La France a encore du mal à se remettre de ces années noires…
Pour revenir à l'article, qui heureusement n'est pas du même niveau, il faut qu'on m'explique où est le coming-out. Cela fait quand même quelques années que le PS tente de se décaler vers sa droite (Strauss-Khan, Royal, ces derniers temps Valls) et il n'y a rien de nouveau ou de surprenant quand on connaît un peu Delanoé.
Je remarquerai juste que le PS a connu plusieurs déboires électoraux depuis qu'il lorgne vers la droite (quel est l'intérêt pour un électeur de droite de voter pour une copie alors qu'il a l'original sous la main ? ), alors que Fabius a par contre connu le succès en se faisant passer pour un gauchiste lors du référendum.
à Ruben
De Sylap
Citoyen | 12H26 | 23/05/2008 |
d'accord avec toi Ruben, si le PS se « centrise » ( ? ? ), il n'est pas prêt de remporter une élection ! !
vu que les sympathisants de gauche (ceux qui votent Ségolène parce que bon on ne va pas voter à droite non plus par exemple…) se reporteront sur le facteur ou resteront chez eux. La scission du PS est en marche et la réélection du gnome énervé aussi…
vivement 2017 ( ? )
à Le Yéti
De DBL8
Retraité | 05H55 | 23/05/2008 |
« Sauf erreur de ma part »
Il n'y a pas d'erreurs, c'est en entête de l'article ! : )
serait-ce encore de sa part de l'autosatisfaction ? !
SUREMENT !
De kawouede
23H09 | 21/05/2008 |
C'est parce qu'il y a un article sur Royal (à mon avis inutile) que Rue89 met aussi un article sur Delanoë pour faire contrepoids ? Attention à la Libéisation les gars ; -) du reste je vais le lire…
Bon après lecture je suis assez consterné : de la boule de cristal avec des « si », le combat des chefs expliqué à ma fille. Beurk.
à kawouede
De Le Yéti
yetiblog.org | 23H09 | 21/05/2008 |
Qui est « inutile » ? L'article ou Royal ? (Euh, les deux, mon général ! )
à Le Yéti
De Perjovem
Antiquus facturum à Divodorum | 01H24 | 22/05/2008 |
Ben, Le Yéti surtout !
Les ritournelles Royal : cruche, incompétente, inutile, dinde, nulle, conne etc… Ca devient pathétique.
Avec de tels comiques : Bigard a encore de belles annèes devant lui !
Perjo
à Perjovem
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H24 | 22/05/2008 |
Hého Perjovem, vous n'allez pas encore nous faire le coup du machisme anti-Royal. Le mot « gourde » que j'ai employé à son égard ne s'adresse pas à une personne mais à la stupidité et à l'incohérence du discours politique qu'elle nous inflige de jour en jour avec le secours bienveillant des médias..
(Si vous voulez, j'en ai autant pour le mâle couillu que prétend être Foutriquet. Par ailleurs, mon intention n'avait hélas rien de comique.)
à Le Yéti
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 10H48 | 22/05/2008 |
seulement avec la « domination masculine » (bourdieu), « male couillu » est hélas plus valorisé socialement que « conne » ou « cruche ». Cest un peu comme celui qui baise a tout va qui est implicitement encencé et celle qui le fait explicitement insultée. Alors, presque malgré nous, dans nos esprits travaillés par cette domination masculine millénaire, un « conne » fera tjrs plus mal qun « couillu ».
Et puis, de tte facon cest pas beau dinsulter quelqun qui n'est pas la. Le lui diriez vous en face a Royal ? ? ?
à Jess Feuillie
De Le Yéti
yetiblog.org | 16H50 | 22/05/2008 |
« “male couillu” est hélas plus valorisé socialement que “conne” ou “cruche'.”
Valorisé socialement aux yeux de qui ? Certainement pas aux miens.
“Le lui diriez vous en face a Royal ? ? ?
D'abord je précise : je n'ai pas employé, les termes ‘conne’ ou ‘cruche’, mais le terme ‘gourde’ en précisant qu'il qualifiait la stupidité et l'incohérence de son discours politique. Il ne me poserait aucun problème de le lui dire en face, quoiqu'au point où nous en sommes, je n'en vois guère l'utilité (pas plus que de commencer à expliquer à Sarko que c'est un malade et un salaud.)
Et puis, ‘dire en face’, c'est déjà fait et abondamment par mes écrits publics.
Le pseudo du Yéti (utilisé pour des raisons de confidentialité professionnelle) ne dissimule pas grand chose. On me trouve facilement en passant par mon blog.
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Je vois qu'il y a une grande offensive socialiste en ce moment, sans doute pour essayer de profiter de la débandade Sarkozy. Autant dire et répéter que, après avoir été un électeur socialiste fidèle de 1971 à 2001, je ne mettrai plus UN SEUL bulletin dans l'urne pour des gens qui
1/ ont joué les total faux-culs dans l'affaire du projet de Constitution européenne ;
2/ viennent juste de s'abstenir (vous avez bien lu : ‘s'abstenir’, pas ‘voter contre’) ce 22 mai pour la loi autorisant la culture et la consommation des OGM ;
3/ sont prêts à voter le projet de réforme institutionnelle de Sarkozy (sous conditions, mais tout de même ! )
4/ se déclarent désormais ouvertement ‘libéraux’.
Les socialistes ont eu le pouvoir suffisamment d'années (ère Mitterrand, gouvernement Jospin). Ils ont dirigé des municipalités et des régions. Que s'est-il passé ? RIEN.
Et pas la peine de venir nous culpabiliser avec la leçon de morale du style ‘ne pas voter pour nous, c'est soutenir Sarkozy’. Ce genre de repoussoir, ça ne prend plus !
à Le Yéti
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 03H32 | 23/05/2008 |
ce genre de propos fait la défaite de la gauche bons sang ! ! ! Par ailleurs, cher Yéti dont j'ignore l'identité secrète (je vais aller voir héhé) :
- Le non a la constitution était incohérent pour la simple et bonne raison que le traité antérieure ne faisait meme pas mmention du'n quelconque aspect social. Les traités de Nice et d'amsterdam était moins bon. Alors pourquoi dire non sinon pour un vote sanction vis a vis de la situation nationale ? Par ailleurs, ou est le plan B ? ? ? ? ? Ce que je vois cest un affaiblissement relatif de la france ds les rapports de force au sein de l'union européenne. Et finalement, comme c'était prévisible, on revient au traité refusé (par la voie légale, cets tres important puisque nos élus ont tte légitimité pour le faire, on les a choisit et Sarko l'a dit). Dans cette affaire la France est perdante. Cest Fabius le faux cul qui en 1983 menait la politique de la rigueur, et qui, en vue la présidentielle de 2007, a parié sur un « a gauche tte » mitterandien pour gagner l'investiture. Pur arrivisme…
-je crois quil y a un principe de précautrion, meme si je ne connais rien a la question. Si tt est fait avec des pincettes, ultra rigoureusement, en veillant a mieux connaitre les effets des ogm, cela peut etre une formidable voie pour les milliards de bouche a nourrir qui vont arriver. Plutoit qun nom massif, attendons, poursuivons la recherche, testons a petite échelle, avec précaution
-le projet de réfomre institutionnel nest pas mauvais, bcp l'attende et les soicalo, a demi mot, comme une grande parti des politiques approuvent un projet qui renforce les droits du parlement, légitime l'opposition comme une force politique, limite la possibilité du 49/3, donne la possibilité aux citoyens de faire une réclamation référendaire, expose davantage le président (on va vers une présidentialisation bcp plus saine en accord avec le quinquennat/législatives, cela ruine la dimension « louis 16 » de notre président élu pour se cahcer derriere son premier ministre et se relancer avec les élections, cr qui favorise les risuqes de populisme, de démagogie…). Dire non ne me parait pas la bonne solution.
-« libéraux » est galvaudé en france et vs en etes, je crois, l'illustration : libéral renvoie aux libertés conquises des hommes, a ce petit espace privé ds lequel l'Etat n'interfère pas. Le libéralisme est une conquete. Il convient par ailleurs de ne pas confondre le libéralisme (libre concuurence en économie avec etat fort palliatif comme Smmith lui meme, en auteur des sentiments moraux, recommandait) et le capitalisme (formation de monopoles contraire a ce quest le libéralisme cf l'exemple des opératuers téléphoniques qui sentendent sur les prix. Si cétait plus libéral dailleurs a ce sujte, les prix srait plus bas).
si ce genre de repoussooir ca prend. Ds une démocratie modérée ce sont els deux partis modérés qui représentent le plus de monde. Perdre son bulletin ailleurs, cest favoriser Le Pen ou les extremes. Si Sarko est la aujourhui, cest aussi en partie la faute au premier tour de 2002 ou Jospin auriat du gagner.
« les soicalistes ont eu le pouvoir(…) Que sest il passé rien » : ca sent me discours propice aux extremes…Commenyt ca rien ? Quattendiez vous ? ? ? Voyez ou ont mené les dérives de 1981/1983 dont les premieres victimes furent les modestes. Il faut se résoudre a accepter que le pays soit gouverner soit au centre gauche soit au centre droit, non seulement parce que cest la que le maximum e gens sont représentés, mais aussi parce que le systeme politico économico mondial nest pas, et ne tendra jamais vers ce que vous voulez…Les cultures, les Etats, les ères s'affrontent. Les marges de manoueucre ppur gouverner sont infimes, tant nos soictéés sont complexes. Lextreme est un leurre, un opium du peuple comme disait Aron en détournant Marx.
à Le Yéti
De Un compte supprime
nc | 08H37 | 23/05/2008 |
YETI : Mais oui, absolument d'accord. Ca devient completement delirant ce PS qui dit tout et son contraire pour mieux rien faire et encore mieux trahir. PLS : Parti Liberal Socialiste, je me marre !
Tu veux ou tu veux pas, si c'est oui tant mieux si c'est non tant pis.
JESS : tu nous fatigues avec ta soupe populaire, s'il te plait fais toi plaisir fais toi du bien, vote Modem la prochaine fois, ca t'evitera des ennuis gastriques.
à Un compte supprime
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 12H03 | 23/05/2008 |
vote plus, ca évitera de faire perdre le PS. Ca fera du bien. Et lis aussi « les désillusions du progrès » et l'opium des intellectuels », ca te remettra les pieds sur terre. La soupe populaire cest toi qui la distille. On est plus en 1950, le PS nest pas un parti anticapitaliste, ces dirigeants encore moins. Ils sont pour la plupart convaincu que l'économie de marché est le systeme qui donne le plus de chances possibles aux masses. Et le verdict de l'histoire dit que cest la vérité. Les socialo daujourdhui veulent un etat fort, palliatif qui accompagle ceux qui tombent ds le filet en garantiisant, a coté de la flexibilisation de l« 'économie, une sécurisation des parcours individuels par notamment la formation et des droits chomage élevés. L'avenir cest le nord de l'europe ou le systeme anglo saxon (pas un copié collé mais disons quon tend vers un des deux). Persp, je prend la premiere option. Vous, en croyant (comme pour tt) quil y a un plan B (idyliquue), vous servez les intérets des adeptes de la théroie anglo saxone. Le marxisme, cest comme une carotte quon accroche devant nus et qui se dérobe a mesure quon avance. Cest un opium qui a cette vertu, comme la religion, de rendre tt clair et cohérent. Je préfère affronter l'imperfection di réel en m'aidant de l'histoire et de la sociologie plutot que de tt juger dans l'absolu, au dessus de tous. je préfère ma liberté.
Voteez Besancenot aux prochaines, il crée un parti anticapitaliste, et puis comme ca ca évitera a la gauche de perdre, comme en 2002…
à Jess Feuillie
De Sylap
Citoyen | 12H36 | 23/05/2008 |
pardon mais en 2002 c'est pas plus la faute à Besancenot, qu'à Taubira ou Mammère si Jospin s'est pris une gamelle, il s'est sabordé tout seul (malgré un bilan somme toute positif) avec une campagne nullissime et un programme … hum.. qui n'était PAS un programme de gauche et tant pis si ca défrise le poil mais en France s'il ya 3 partis marxistes se présentant à la présidentielle et que ces partis ont du succès (relatif), c'est simplement parce que le PS est indigent dans les réponses qu'il apporte au « peuple de gauche ».
Hélas, je crains (et ca ne reste que mon avis) qu'avec Royal, Delanoe ou DSK (encore pire), l'UMP (Union d'une Minorité de Privilegiés) a de belles années devant elle.
à Sylap
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 15H07 | 23/05/2008 |
pure flutine c que vs dites. « peuple de gauche » cest de l'idéologie, comme de la religion. Ca vs soulage. Croyez vs quil existe un peuple de gauche ? ? ? ? ? Sur quels critères ? ? ? Croyez vous quil existe « un peuple de droite » ? ? ? ? ? il existe plusieurs droites (voir Rémond), plusieurs gauches. d'autre part tt nest pas figé. Bcp passe de l'un a l'autre en fonction de ses intérets, de ses stratégies personelles.Croyez vous qun ouvrier de gauche et un cadre de votre belle famille de gauche ou un Denisot (qui vote a gauche) est les memes revendications ? ? ? pure illusion. La seule fonction de cette « famille », cest un réconfort symbolique.
à Sylap
De Jess Feuillie
liberté et vérité | 15H11 | 23/05/2008 |
si les électeurs du « peuple de gauche » se divisent (bcp nont pas voté Jospin au 1er tour pour le punir de sa sortie sur le fait que son programme navait pas de couleurs politique) ou sont les critères homogénéisants ? ? ? ? ? Ce peuple de gauche aurait du prédire ce risque de défaite au premier tour et, en bonne famille, agir pour l'éviter no ? ? ? ? Si les gens ne votent pas Jospin parce que la campagne est foirée cest quils accordent plus dimportance a la forme quau fond. Et ca, cest déplorable, dautant que la droite est passée. Au final qui a payé le prix fort ? ? ? La droite ou la gauche ? BAH LA GAUCHE MON GARS. Alors si, si, ya de sacrées responsabilités parmi nos concitoyens.
à Jess Feuillie
De kebra
Bisounours killa | 18H06 | 23/05/2008 |
Si Jospin n'avait pas cédé aux sirènes du centre gauche et s'était présenté en candidat unique porteur d'un programme commun de la majorité plurielle et ouvrant la porte aux cousins gauchistes maintenus, il passait en pulvérisant Chirac.
C'est en voulant ratisser large, très large, avec plein de poissons pilotes et un programme vide et neutre pour ramener le plus d'électeurs possibles qu'il a foiré total. Sur les conseils de qui ? Toutes vos idoles. Ayez au moins la décence de la boucler sur ce sujet douloureux…
à Jess Feuillie
De Un compte supprime
nc | 14H29 | 23/05/2008 |
Vous manquez d'imagination : l'economie de marche ca existe a des echelles differentes, depuis l'epicier du coin jusqu'a Toyota et Microsoft. La globalisation, il me semble que ca c'est passe pres de chez nous et que vous devriez un peu prendre conscience de ce que ca implique. Entre l'epicier et Toyota, qui va ganer ? Alors pourquoi emboiter le pas a tous ces menteurs qui ne proposent qu'un seul modele economique, un seul mode de vie.
Le verdict de l'histoire ? laisse le temps aux choses de se faire et se defaire, on en reparlera le soir a la veillee.
De toutes facons, nos points de vue sont irreconciliables et ce forum m'aura convaincu d'une chose : ne plus jamais faire confiance aux socialistes qui n'en sont plus. Et gaffe a ta liberte, le liberalisme la met gravement en danger.
à kawouede
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 04H13 | 22/05/2008 |
C'est la rose des vents. Entre La gauche et la Droite il y a le Centre, Entre le Centre et la Gauche il y a le Centre-Gauche. Entre le Centre gauche et le Centre, il y a le Centre-centre-gauche… et seq. Byzantinement raffiné. Quatrieme Republique Mais est ce que ces distinctions subtiles correspondent à des politiques perceptiblement différentes, ou s'agit-il seulement de trouver un terrain vacant pour planter sa tente ?
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/5165.html
De A.V.
tamagotchi89 | 23H20 | 21/05/2008 |
Pour l'attribution des J.O. de 2012, Delanoë avait essayé de vendre un Paris raffiné, classieux et bourgeois. Pour la présidentielle de 2012, j'ai l'impression qu'il essaie de faire la même chose avec le P.S. Attention de ne pas chuter à la première haie.
De fgabriel
23H28 | 21/05/2008 |
Libéralisme politique et libéralisme économique sont les 2 faces d'une même pièce. Jamais l'un sans l'autre.