
Parti socialiste : l'opinion boude Reims, voici pourquoi
Une question d'actualité se pose : la phase interne que vit le Parti socialiste intéresse-t-elle l'opinion publique française, voire même celles et ceux que François Mitterrand nommait « le peuple de gauche » ? On peut en douter. Il est, en effet, frappant d'observer que la plupart des sondages opérés en ce moment se portent sur la popularité ou le désir de voir tel(le) ou tel(le) candidat(e) désigné(e), mais presque jamais sur l'intérêt, en lui-même, du débat et des stratégies en cours au sein de l'appareil socialiste.
Bien sûr, cette observation pourrait être l'énième occasion de faire le procès des sondages, acteurs et conformateurs plus ou moins légitimes de l'opinion.
Il n'en reste pas moins que, si l'on rentre « dans la boite noire » du congrès, avec ses phases de contributions et de motions, on s'aperçoit qu'il demeure un hiatus à première vue incompréhensible.
Un intérêt faible malgré la vraie capacité à produire une vision du monde
Quelque soient les convictions politiques de l'observateur, la lecture des contributions témoigne effectivement d'un certain travail, d'une capacité, parfois inégale mais indiscutable, à produire une vision du monde, une lecture critique, et des orientations idéologiques. Et pourtant, l'effet de passion, de mobilisation de l'intérêt, est faible.
Une tentative de réponse est peut-être possible, si l'on fait une expérience toute simple : imaginons que vous connaissiez bien un militant socialiste « de base ». Interrogez-le sur le processus d'élaboration des contributions : dans quelle mesure a-t-il été personnellement associé au processus, et quand, in fine, a-t-il reçu le texte ?
Sans malice aucune, on pourrait découvrir une structure, j'allais dire une technostructure, finalement assez efficace en terme de production écrite d'idées, mais où le liant avec les troupes militantes s'est distendu. Comme si au sein même de ce parti, un puissant processus de type oligarchique s'était insidieusement installé, transformant le militant en usager (j'allais dire en objet ! ) consommateur de la production de cette superstructure.
Une autre raison est peut-être en cause : la tradition du Parti socialiste est d'être le parti du débat, où l'on n'a pas honte de dire ses désaccords et de les afficher au grand jour. Cette réalité conduit à l'objectivation des différences, et à la nécessité de construire au sein de l'appareil des rapports de forces organisés (les fameux courants). En conséquence, le leader qui est capable de s'imposer est d'abord celle ou celui en mesure de montrer sa supériorité relative, puis sa capacité à rassembler une majorité, voire l'ensemble à travers l'exercice de la fameuse synthèse.
Utiliser les règles factuelles du parti pour contourner ses affres traditionnelles
Rappelons que cette notion mythique au sein de la culture PS (c'est ici la référence à Jaurès qui en fait un mythe), n'a pas toujours été de mise. Ainsi, François Mitterrand au congrès d'Epinay gagne la direction du parti contre la motion Savary dans un rapport de force complexe… et de très peu : 51% des votes !
C'est sans doute en partie cela que les politologues nomment le tournant d'Epinay et l'entrée dans un nouveau cycle de l'histoire du parti socialiste français. Au fond, au-delà de la tradition, fondamentalement liée au parlementarisme de la troisième République, qui caractérise le PS, un homme a su réunir une majorité, présenter une stratégie claire et crédible pour la conquête du pouvoir, affirmer avec qui il fallait s'allier pour cela, et in fine imposer son point de vue.
Stratagème de l'histoire, un leader a su utiliser les règles factuelles du parti pour contourner ses affres traditionnelles et se poser en incarnation incontournable de l'alternance possible. Incarner, telle est l'arcane qui transforme, sous la cinquième république, un candidat en leader, et donc en victorieux potentiel de la joute présidentielle.
A ce jour, les débats oratoires qui opposent d'un coté celles et ceux qui veulent d'abord reconstruire idéologiquement le parti et celles et ceux qui veulent qu'à cette occasion s'impose un candidat naturel pour la Présidentielle de 2012, paraissent un peu surannés, tant, il semble qu'en fait, la « fin du cycle d'Epinay » impose au Parti Socialiste de se transformer ouvertement, et fonctionnellement, en ce qu'il est déjà : une machine à faire voter pour conquérir le pouvoir.
Bref en structure homogène, conduite par un leader incontestable, capable par les idées défendues et par le charisme de sa personnalité, de susciter le désir des militants, de l'actuel « peuple de gauche » et, au delà, de toutes celles et tous ceux qui veulent un changement. Si cette évolution ne se fait pas, la nature politique ayant horreur du vide, d'autres, ayant déjà opéré cette mutation, occuperons forcément le créneau !
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à Roderic
De malibuuu
14H53 | 22/09/2008 |
C'est tout …
Certains points demandent un développement, nous restons sur notre faim.
à Roderic
De Cirdec
Cadre qui commence à comprendre com... | 16H32 | 22/09/2008 |
Tatave, je t'ai déjà dit que quand on cite un texte, on cite l'auteur ou un lien vers le texte original. Et on n'essaie pas de faire comme si c'était un texte de soi, sinon ca s'appelle du plagiat.
A moins que tu ne sois Loïc Lorent ? Auquel cas, le minimum à faire est d'expliquer que tu es romancier, et que tes écrits ont la même valeur idéologique que les « enquêtes » de BHL.
à Roderic
De stefz
16H41 | 22/09/2008 |
J'ai tout lu, j'ai mal à la tête, et en plus j'ai rien compris.
à stefz
De déluge
menuisier | 08H13 | 23/09/2008 |
C'est normal, c'est pas fait pour.
Roderic il se croit en chaire et vitupère après les fonctionnairesgauchistesbobo qu'il voue aux gémonies et à la déchéance.
Encore, on a évité le ¨Pôôôvre Fran-ance.. ! » avec les trémomolos.
C'est rien, faut les tolérer, ça reste rigolo à lire.
De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 15H24 | 22/09/2008 |
Le hiatus qui existe entre le PS et le peuple de gauche me semble être tout simplement la fatigue des gens de gauche qui assistent au spectacle navrant des prétendants au « trône ». Ils attendent que l'orage passe et évitent de mettre leurs idées en avant car il n'y a personne pour les considérer.
De Luca
là | 15H39 | 22/09/2008 |
« Comme si au sein même de ce parti, un puissant processus de type oligarchique s'était insidieusement installé, transformant le militant en usager ».
Ce n'est pas très nouveau, et ce phénomène est peut être bien inévitable. Dans un parti, il y a les cerveaux et les « petites mains » chargées de coller les affiches et de distribuer les tracts(et de plus en plus du cybermilitantisme). Mais je dirais même mieux, si vous souhaitez arriver à un parti avec un nombre d'adhérent important, du type SPD ou parti social démocrate suédois, vous êtes forcé de multiplier le nombre « d'adhérent usager ». Ceux là ne collent pas d'affiches ne vont pas aux réunions. Ils ont la carte du parti et se contentent de voter de temps en temps.
à Luca
De Jean-Philippe Roy
(auteur)
Politologue | 16H10 | 22/09/2008 |
Mais vous avez raison, et vous allez dans le sens de ma réflexion. On ne peut prétendre être un parti qui modèle une forme de militantisme citoyen, réflexif, critique, et en même temps être tout simplement devenu, au mieux un parti d'électeur, ou un « catch all party », au pire un pur système clientélaire entretenant son capital militant par des rétributions symboliques (pas toujours seulement symboliques d'ailleurs).
Le sens de ma proposition, certes un peu hardie en fin de papier, était de dire : mieux vaut faire tomber le masque et affirmer ce que l'on est en réalité. Au moins, l'hypocrisie formelle tombant, je fais le pari qu'un regain d'intérêt serait possible, car, alors le PS serait acculé à inventer autre chose !
à Jean-Philippe Roy
De nipivime
;- | 17H22 | 22/09/2008 |
On ne lui demande peut être pas d'inventer.
Mais de prendre en compte. Ce serait déja tellement.
Prendre en compte la réalité de ceux qu'il prétend représenter.
à Jean-Philippe Roy
De Luca
là | 20H32 | 22/09/2008 |
Nous sommes donc d'accord.
De Luca
là | 15H37 | 22/09/2008 |
@ Roderic entrepreneur : « Pourquoi nous , peuple de France, nous détestons
( euphémisme …) la gauche … »
HA Ha vous ne manquez pas de prétention à parler au nom du peuple de France. On croirait entendre une mauvaise chanson de Damien Saez mixée par Eric Zemmour mais je n'en dirais pas plus.
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
16H29 | 22/09/2008 |
Il y a du bon et du moins bon dans votre analyse. Si la recherche d'un leader vous semble surannée, comment concevez-vous le charisme du leader qui s'est imposé au Congrès d'Epinay ? ; )
Gauche ou droite, il n'y a aucune différence entre les deux clivages, la base se cherche un gourou avant tout, celui ou celle qui gagne la mise est celui ou celle qui met les rieurs de son côté vous ne l'ignorez pas. Mitterrand avait discrédité ses concurrents à gauche, et Royal en fait autant, les 2 en pesant sur leur archaïsme vs la modernité.
« Le peuple de gauche » a besoin de s'appuyer sur ce qui serait supposé faire sa différence sur « Le peuple de droite » : social, fraternité, égalité, justice, internationalisme etc.. vs rigueur, sécurité, souverainisme, ingérence, discrimination
Mais les 2 bases militantes ont les mêmes défauts. S'engager sans chercher à faire l'inventaire ou en le faisant mal.
En ce qui concerne le PS, une nuance à apporter à votre critique. Chaque militant est libre, totalement libre j'insiste, d'apporter sa propre contribution au débat. Cette année il me semble qu'elles étaient plusieurs centaines. Un nombre impressionnant qui montre bien que les militants de gauche ne sont pas les moules accrochées à leur rocher que vous présentez ironiquement.
Ce qui est clair en revanche, vu de l'intérieur, c'est la qualité très inégale des contributions et si certaines suscitent peu d'intérêt public c'est tout simplement parce qu'elles sont si nulles que si elles n'étaient pas présentées par les cadors du PS eux-mêmes, personne n'en parlerait.
La première cause de la défection c'est d'abord le manque de lisibilité, les contributions sont publiées sur divers sites dont celui du Parti Socialiste, mais un sympathisant aura-t-il envie de s'infuser 21 des plus gros pensums ? Pas sûr. D'autant que les échos qu'il en reçoit pourrait l'en décourager si jamais il se trouvait un peu de courage.
Par ailleurs, les petites contributions, celles qui ne compétitent pas à la motion, sont dignes des ateliers du PS, certaines sont quantité négligeable car elles si elles sont librement (et mal) écrites, elles ne sont pas librement pensées. Le plus gros des militants qui contribuent se coule dans la pensée unique et lénifiante de façon à ne pas se griller. Vous imaginez un militant de gauche sincère dénoncer les filières d'immigration alors que le PS s'appuie sur RESF pour légitimer son action sociale et politique ? Impensable. Même Royal n'a pas osé, c'est dire. Je ne dis pas que RESF soit une filière d'immigration, je dis qu'inévitablement en abordant ce sujet on arrive à aborder l'immigration globalement et au PS c'est un sujet tabou, je le sais par expérience.
Le débat ne peut que passer au-dessus du cigare des électeurs de gauche. 160.000 encartés qui ne savent plus à quel saint se vouer pour élire un candidat digne de ce nom pour porter une politique qui ne dit pas son nom. Que voulez-vous …. chacun a d'autres chats à fouetter par ces temps de disette.
Et puis, élire des gens qui engraisseront à vos dépens, et qui en réclameront encore et toujours plus alors qu'ils sont supposés incarner l'austère économie d'hommes responsables et honnêtes. Mince alors faudrait être dingot.
De Pépé61
Enterré vivant | 16H30 | 22/09/2008 |
En accentuant les querelles de personnes, les journalistes vont encore une fois dénaturer le débat et en rajouter à la perplexité ambiante. Reste à souhaiter que les militants ne tombent pas dans le piège et sachent faire la part des choses dans les motions en s'attachant plus aux contenus qu'aux éventuels soutiens des auteurs. On a le droit de rêver.
De MONSANTO
bientot tous mort | 20H29 | 22/09/2008 |
J'aurais aimé que l'UMP se loue un grand bureau dans le siège du parti communiste, peut-être alors le P.S commencerait à se remettre (vraiment) en question, eux au moins on dirait qu'ils n'ont pas peur de mourir.
Merci encore pour ta synthese Mr HOLLANDE.
Et encore plus à ton ex pour la 6ème république.
On ose se demander ce qui ne fonctionne pas pour qu'un peuple qui a (je crois) majoritairement des idées de gauche vote principalement à droite.
Les citoyens on moins peur de Sarkozy (qui est un vrai fou ! ! ) que de la GAUCHE, et ca continue, mais jusqu'à quand ?
Je ne sais plus ce que cela signifie être de gauche aujourd'hui, j'ai l'impression que plus grand monde n'a la réponse, mais on se tape l'autre depuis 100 jours déjà et c'est Bayrou qui va devenir le 2ème parti français, pendant ce temps là on écrit des livres à Gauche pour avoir une promotion.
Merci merci merci
De NuklearCocroach
20H56 | 22/09/2008 |
Camarades bourgeois,Camarades filles à papa…
Et pourquoi les histoires de gens qui ne sont plus à gauche depuis fort longtemps,voire même pour certains qui n'y ont jamais été, intéresseraient les gens qui y sont encore ?
Avec toutes les couleuvres qu'on à du avaler,on a plus de plaisir à regarder leur naufrage en direct live.le jour de la révolution,on ne leur coupera que la tête…pas grave,y a rien dedans.
De Dedalus
22H29 | 22/09/2008 |
Un congrès de reconstruction aurait été un congrès qui pour en finir avec les vieilles querelles stériles aurait mis sur la touche les vieux querelleurs, c'est-à-dire cette génération de responsables issue du mitterandisme et qui s'entre-déchirent depuis une à deux décennies, les Delanoë, Royal, Hollande et Aubry rejoignant sur les lignes arrières les DSK, Fabius et Jospin.
On aurait eu alors un congrès qui aurait fait la part belle à un débat de fond et qui se serait articulé autour de nouvelles personnalités et en particulier celles de Vincent Peillon et Benoit Hamon. Le moins qu'on puisse dire est qu'on refusa de s'engager dans une telle direction de rupture.
Néanmoins, paradoxalement, en se neutralisant les uns les autres, les barons du mitterandisme pourraient n'avoir en définitive d'autre porte de sortie que de se mettre d'accord autour d'un autre que l'un d'entre eux. Or il apparait de plus en plus clairement et à de plus en plus de socialistes que Vincent Peillon puisse être celui-là.
Lire le cas Hamon et l'hypothèse Peillon
De Jean de Lille
22H57 | 22/09/2008 |
J'adore… ! pourrais-t-on chanter avec katrine.
Mais en fait je pourrais dire que je ne comprends pas grand chose à ce qui se dit, sinon qu'il y a souvent quand on parle du PS (surtout quand c'est les gens qui se pensent à gauche) une délectation morbide à annoncer la mort de la gauche. Je trouve étrange que des gens qui auraient sauté de joie si Royal avait bâttu Sarko crachent à qui mieux mieux sur le parti pour lequel ils sont nombreux à avoir vôté même si comme moi ils avaient des raisons de ne pas porter la candidate dans leur coeur. On peut presque parier que si Sarko avait été bâttu c'est la droite qui aurait été éreintée comme le PS l'est depuis plus d'un an. A coup sûr elle se serait déchirée peut-être encore plus que ne l'a fait la gauche après l'échec. C'est peut être ce qui rend les vainqueurs si méprisants avec qui leur renvoie leur propre image d'insuffisance et de désunion.
Les supposées batailles intestines qui sont médiatiquement montée en épingle (alors qu'il est intéressant qu'il y ait un débat d'idée dans un parti qui prépare une stratégie électorale) ne servent que de repoussoir à la droite pour masquer ses propre clivages.
Echec de la gauche tout relatif d'ailleurs, n'oublions pas qu'au soir des législative le raz de marée bleu ne s'est pas produit et que la gauche a obtenu pour cette législature plus de députés que dans la chambre sortante. L'échec, la ringardisation de la gauche c'est un discours repoussoir de la droite qui ne fait que parler d'elle même : pour l'instant elle n'a fait que de remettre à l'honneur les vieilles lunes mais n'a rien inventé. L'ennui c'est que les gens de gauche un peu assomés un peu mous de la cervelle se délectent d'y croire.
L'ennui avec la gauche c'est le débat autour de l'abandon du marxisme pour paraître moderne. Il serait tout de même judicieux de regarder ce qui chez Marx reste intéressant : plus value, rapports de force, rapports de classe, exploitation de l'homme par l'homme, aliénation…toute choses qui restent éminement actuelles, même si les formes etles lieux d'application ont variés. Il serait aussi nécessaire pour un parti de gauche de faire la critique des états dictatoriaux qui se sont auto proclamés communistes. A partir de là, un tel parti devrait pouvoir à nouveau promouvoir un idéal de gauche, voire un idéal commmuniste, zt donc ne pas tomber dans le piège qui consiste à laisser dire que le communisme est mort avec la chute du mur de Berlin. Il n'a tout simplement jamais existé.
De jakin33
cadre sup sup | 06H11 | 23/09/2008 |
Dans les commentaires, il y a toujours les mêmes trolls de droite ou d'extrème droite voir aussi des coucous d'extrème gauche qui s'expriment sur la fin du parti socialiste.
Cela existait du temps de mon père qui a été maire SFIO aprés la libération mais là il restait aussi quelques communo-marxiste fachos pour animer le débat.
Le parti socialiste descendant de la SFIO et au PSU est un parti de gouvernement fait par des hommes ou femmes qui ne sont que des hommes ou femmes.
A savoir toutes les tares ou conneries de la société s'y retrouvent : égos, arrivistes, chefs ayant la vérité , etc
MAIS ce qui différencie avec la droite et d'autres partis , ce sont ses valeurs : Liberté, égalité, fraternité et laïcité, approche social de la société.
La droite ou l'extrème gauche possédent quelques unes de ces valeurs mais la synthèse est portée globalement par ce parti de sociaux-démocrates.
La droite défend surtout les valeurs de sa classe : travail famille patrie et les sous des 200 familles qui la gouvernent.
L'extrème gauche (les cocos dans le temps) attend le grand soir sans prendre de responsabilités. Il faut avoir vu son comportement pendant la guerre d'espagne pour voir « ses valeurs ».
Je pense que nous sommes en période de basse eau.
Les raisons : le fonctionnement du parti ? (pas de débat, synthèse à tout prix,égos de soi-disants présidentiels, etc) , le manque de charisme de certains leaders socialistes ( Les Jaurrés, Blum ou Mitterrand manquent) , le socialiste municipal (régions, départements, municipalités) qui crée une filière de pseudos militants , chefs dans les collectivités territoriales plus prés parfois de leurs collègues énarques UMP , les bobos révolutionnaires de 68 qui ont des vues bien arrétées (j'en fait parti)ayant de bons salaires et un patrimoine conséquent.
Je suis sur que le parti retrouvera la voie de la gestion de notre pays : souvenons nous de Mitterrand,début 70 congrés d'Epinay ,81 président , 3 essais infructueux.
Est ce que Ségolène Royal sera le nouveau Mitterrand , c'est mon idée mais le parcours sera long et pas un chemin de roses.
J'ai dit
à jakin33
De déluge
menuisier | 08H46 | 23/09/2008 |
@Jakin33
Libre à vous de ne pas voir les contradictions fondamentales qui traversent le PS.
Libre à vous, contre toute évidence, de ne pas diagnostiquer l'état de mort cérébrale du PS (rappellons nous la profondeur d'analyse, la pertinence des perspectives tracées et surtout la cohérence de la plate forme de gouvernement usinée aux dernières présidentielles).
Que le PS doive disparaitre me semble une évidence.
Bon.
Et je suis même prêt à accepter de votre part le qualificatif à peine méprisant de « coucou d'extrême gauche », « coco », bref.
Mais là où vous me faites bien rire, c'est lorsque, pour appuyer le fait que cette sale engeance a toujours existée avec la même volonté de nuire au courant sociodémocrate, vous méttez en exergue la SFIO d'après guerre.
Qu'est-elle devenue cette SFIO ?
Elle s'est dissoute et remodelée pour devenir, entre autre, mais majoritairement, le PS.
C'est d'une mue comme celle-ci dont a besoin la gauche.
Et cette gauche, elle n'a VRAIMENT pas besoin de nostalgiques fétichistes attachés à une structure dépassée comme après un doudou en loques.
La crise financière que nous connaissons, qu'en dit le PS ? Depuis combien de temps le PS se soucie des rapports entre le culte de la croissance et la paupérisation du monde et sa dégradation ? En quoi répond-il aux urgences de demain( accès à une nourriture saine pour les plus pauvres, des logements décents ? Que propose t-il comme politique fiscale novatrice (car tout vient de là) ? Que dit-il des indispensables réformes de l'Union européenne, de la protection de notre tissus industriel qui se délite en même temps que les savoirs disparaissent ?
RIEN ! ! !
Alors vous pouvez toujours vous bercer de formule, mais ce parti non seulement est bel et bien mort, mais son cadavre empoisonne la gauche !
Alors que Royal devienne (ou pas) le nouveau Mitterand, franchement, il y a d'autres urgences. Enfin, pour ceux n » « ayant (pas)de bons salaires et un patrimoine conséquent », c'est à dire 96% de la population mondiale.
De déluge
menuisier | 08H40 | 23/09/2008 |
Syntax error, sorry
De jakin33
cadre sup sup | 09H58 | 23/09/2008 |
@deluge
comme vous voulez jouer à la dialectique, je vous laisse à votre langue de bois ;
Il serait intéressant que vous lisiez les écrits des divers responsables socialos sur la crise.
Ils existent mais vous devez avoir des lunettes noires.
Quand à savoir si Ségo est meilleur que d'autres , c'est mon sentiment, je refuse ses attitudes machistes et autres à priori.
Elle fait ce qu'elle dit en poitou-charentes
Elle est pres des ouvriers des usines qui se battent pour leur emploi
Je n'aime pas tous ses propos mais je constate qu'elle a été et est un peu seule quand on dit que le combat contre sarko et ses sbires est la priorité.
Ceux ou celles qui ont été capables de la faire battre en 2007 (en votant pour Bayrou, ou en étant absent de la campagne , ou en balançant « qui va garder les gosses », etc)sont pas dignes d''être dans un parti où les valeurs sont celles de la république française : Liberté , égalité , Fraternite et Laîcité, et celles de la république sociale ;
le reste est du blabla
Quand à ma revendication de bobos, oui je la revendique et même si je fais parti des 10% de français qui gagnent bien leur vie , je le dois qu'à moi et non aux affidés de cabinets ministériels ou térritorials. A plus de 60 ans , on a droit de vivre sa vie . Je me suis battu pour ne pas la subir.
J'ai dit.
à jakin33
De déluge
menuisier | 12H30 | 23/09/2008 |
Langue de bois pour langue de bois, cher ami, vous laissez trainer derrière vous un bon petit tas de copeaux.. : -)
Figurez vous que je connais BIEN le PS, ses courants, ses contributions, et que j'ai une idée pas trop floue des rapports de force internes.
J'en suis le premier navré, croyez le bien, mais sur tous les problèmes que j'évoquais, le PS ne produit rien d'innovant depuis les 110 propositions, et encore.
- Protectionnisme européen.
- Refonte de la politique fiscale au profit des revenus du travail, taxation du K.
- Quel modèle économique humaniste est possible ?
- Quel modèle de développement face aus enjeux environnementaux, (autre que le « développement durable » qui est un concept marketing) ?
- Refonte indispensable des strutures de l'UE ( Ce n'est pas pour rien que le « non » de 2005 fut très largement de gauche).
Je pourrai poursuivre longtemps.
Le PS doit disparaitre car il n'est plus adapté aux enjeux.
C'est un parti qui ne peut fonctionner que dirigé et mené par UN/E leader incontesté.
Jospin a fait illusion un temps, oint de l'onction mitterandienne.
Maintenant la multiplication des candidats, les cuisines internes, les fameuses « synthèses » de Hollande ménageant la chêvre et le choux ont tués toute vision forte et structurée.
Le résultat en est un parti sans colonne vertébrale, adapté au Marché, se voulant social, un parti qui accompagne les mutations libérales et qui en est réduit au coup par coup à une opposition de principe.
Bon sang, la dernière présidentielle victorieuse datent de vingt ans ! !
En 2005, une majorité de ses électeurs a voté contre ses instances !
En 2002, son leader n'était pas au second tour !
Et à part ça tout va très bien ?
Soyons sérieux.
Royal (pour qui j'ai voté aux deux tours), ne m'inspire rien.
Si, j'ai beaucoup aimé sa déclaration comme quoi elle ne croyait au smic à 1500 E, bien que cette proposition fut dans « son programme ».
De Jaùsep
| 11H05 | 23/09/2008 |
Que ce soit Reims ou autre, la cuisine interne du PS ne m'intéresse guère. Ce que j'attends, c'est ce qui va en sortir. Si l'on faisait état des mêmes soucis de choix de personnes ou de débat d'idées à l'UMP, on serait dans la même expectative.
Pour moi qui ne suis pas militant, ce que j'attends c'est le résultat final de ces confrontations internes, les propositions de programmes d'action, les objectifs à atteindre, la chronologie de leur mise en application, et les équipes chargées de les conduire.
Quand on regarde une rencontre sportive de bon niveau, on n'a pas besoin de savoir ce qui se dit dans les vestiaires pour apprécier les actions sur le terrain.
Les sondages, tout comme d'autres outils médiatiques actuels, font plus leur beurre autour des tracas de personnes, que vraiment se soucier du débat d'idées. Ce sont les sondeurs qui créent les questions, pas les sondés.
Leur intérêt se porte volontairement sur le côté people des acteurs politiques (de tous bords) que sur le débat de fond.
En tirer des conclusions hautement politiques me paraît un exercice hasardeux, tout comme puiser dans l'histoire passée d'un parti des ressources pour argumenter des théories adaptées au contexte actuel.
Faire dire au seul contexte national que le potentiel électoral de la gauche française en général et du PS en particulier est engagé dans une aventure dépressive durable ne me paraît pas crédible au regard de l'ampleur du succès des échéances régionales qui se suivent et confirment la confiance à gauche.
Certes l'encadrement national doit se bouger, travailler, proposer… Mais le réservoir est bien là en attente !
Il ne tient qu'aux ténors des partis de gauche de trouver le mode d'emploi de l'ouverture du robinet qui remplira les urnes.
A eux de jouer !
à Jaùsep
De Jean de Lille
20H09 | 23/09/2008 |
bravo !