21/08/2011 à 12h31

Mozambique : des terres cédées à de grands proprios brésiliens

Global Voices Online | En français


L’ex-président du Brésil Lula, et celui du Mozambique, Guebuza, à Maputo le 9 novembre 2010 (Grant Lee Neuenburg/Reuters).

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Le gouvernement du Mozambique est en train de concéder l’usage de six millions d’hectares de terres, soit l’équivalent des deux tiers de la superficie du Portugal, afin que de grands exploitants agricoles brésiliens cultivent du soja, du coton et du maïs dans le nord de ce pays africain, dans les provinces de Niassa, Cabo Delgado, Nampula et Zambézie.

Cela avec l’intention de tirer profit de l’expérience brésilienne dans le Cerrado, où, à partir des années 60, la frontière agricole a progressé vers l’intérieur, avec l’élevage extensif et les grandes plantations de soja.

Au Brésil, cette progression de l’élevage vers l’intérieur a entraîné la destruction de 80% du Cerrado, qui est considéré comme la savane la plus riche du monde en biodiversité. La dégradation de ce biome, qui couvre un quart du territoire brésilien, vient recouvrir et polluer les principaux bassins versants du pays, qui se situent justement dans cette région, considérée comme le château d’eau du Brésil.

« Pour chaque problème africain, une solution brésilienne »

Grâce à l’offre du gouvernement du Mozambique, la frontière agricole brésilienne envisage de traverser l’Atlantique en direction de la savane africaine. Pour le géographe Eli Alves Penha, auteur du livre « Relaçoes Brasil-Africa e Geopolítica do Atlantico » (« Relations Brésil-Afrique et Géopolitique de l’Atlantique »), les « similitudes écologiques et culturelles » conduisent à un « emboîtement écologique » entre le Brésil et le continent africain.

Dans un entretien pour les Editions de l’université fédérale de Bahia [entretien dans lequel l’auteur résume sa thèse sur l’intérêt géopolitique du Brésil pour l’Afrique subsaharienne, ndlr], Penha, après avoir développé ses idées, commente l’affirmation du spécialiste en agriculture du Kenya, Calistous Juma, selon laquelle « pour chaque problème africain, il existe une solution brésilienne ». « Je dirais que la réciproque est également vraie », ajoute Penha.

L’agrobusiness brésilien, basé sur l’épuisement des ressources naturelles, envisage maintenant d’exporter son modèle insoutenable de semences génétiquement modifiées, d’utilisation dégradante du sol et de grands domaines exploités aux dépens d’un modèle de réforme agraire ayant échoué. En 2006, le site Reporter Brasil indiquait déjà une nouvelle voie pour la frontière agricole brésilienne :

« La rapide dégradation du sol est un exemple [de pertes irréversibles dans la région, ndlr]. Selon un rapport de Conservaçao Internacional, la culture traditionnelle du soja, comme elle est pratiquée dans le Cerrado, entraîne la perte de près de 25 tonnes de sol par hectare chaque année. Si des techniques de conservation, comme le labour minimal, étaient employées, ce chiffre pourrait être réduit à 3 tonnes par an. »

Pour Rosane Bastos [biologiste qui fait partie du Réseau Cerrado, ndlr], le manque de productivité peut provoquer la destruction d’autres écosystèmes : « Si les grands producteurs se retrouvent sans sol, ils vont se déplacer en Amazonie », prévoit-elle.

« De bonnes lois ne garantissent pas de bonnes pratiques »

Que le gouvernement du Mozambique recherche des accords afin d’augmenter la productivité agricole n’est pas nouveau, comme Global Voices s’en est fait l’écho en janvier et juillet 2010. Le site Reporter Brasil faisait déjà part de sa préoccupation au sujet des communautés traditionnelles du Mozambique :

« La Constitution du Mozambique déclare que toutes les terres du pays sont propriété de l’Etat, qui peut concéder son usage à des entreprises pour des périodes de cinquante ans. Cette concession, toutefois, est conditionnée à l’absence de communautés traditionnelles sur son territoire. Tout montre que là-bas, comme au Brésil, de bonnes lois ne garantissent pas de bonnes pratiques. »

70% des Mozambicains sous le seuil de pauvreté

Une des exigences du gouvernement du Mozambique pour la concession des terres est l’emploi de 90% de main d’œuvre nationale pour les travaux agricoles. Sur au moins la moitié du territoire cédé par l’Etat aux Brésiliens vivent des paysans sur de petites propriétés.

Le Mozambique est l’un des 49 pays les plus pauvres du monde, avec 70% de sa population sous le seuil de pauvreté, et les agriculteurs y éprouvent de grandes difficultés à accéder au crédit pour la production de nourriture.

« Le mode de vie de petits cultivateurs et éleveurs, mis en péril »

Les structures foncières et les acquisitions de terres par des sociétés étrangères dans les pays africains ont fait l’objet d’une étude de l’Organisation des Nations unies, citée par Fundaçao Verde.

« Ce document souligne que les acquisitions (réalisées en Afrique de manière générale par l’intermédiaire de contrats de location de cinquante ou de cent ans pour lesquels aucun argent n’est versé) peuvent constituer un profit en supposant des investissements étrangers.

Cela peut également amener une attraction technologique, un accroissement de la productivité agricole et la création d’emplois et d’infrastructures.

Mais la façon dont elles sont conduites, avec peu de consultation de la population locale, un manque de transparence et sans garantir dans les contrats les engagements d’investissement, d’emploi ou de développement d’infrastructures, peut mettre en péril le mode de vie de milliers de petits cultivateurs ou éleveurs, dont l’existence dépend de la terre. »

Le « néocolonialisme brésilien » au Mozambique ne contribuera certainement pas au développement socialement juste de ce pays. Si, d’un côté, le Brésil peut offrir des connaissances techniques pour la culture de semences dans la savane africaine, il est d’un autre côté en train de proposer un modèle insoutenable d’agrobusiness, basé sur la monoculture, la dégradation de l’environnement et la concentration des terres entre les mains de quelques uns.

Adriano Rangel. Traduit par Norbert Bousigue.

En partenariat avec Global Voices

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  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 12h42 le 21/08/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    les BriCs quoi ; Brésil, Chine...
    ça y va dur dur dans le rattrapage du retard, Mister Flouze règne en maître incontesté...les OGM en Afrique où le second retour à l’esclavage.... :)

    • Fauchelevent_
      Fauchelevent_ répond à alankin
      fugitif
      • Posté à 14h38 le 21/08/2011
      • Internaute 166238
        fugitif

      Le premier des BRIC prent pied dans une ancienne colonie du premier des PIGS.

      Ca reste dans le cadre de la famille des pays lusophones.

      • alankin
        alankin répond à Fauchelevent_
        peu importe
        • Posté à 14h47 le 21/08/2011
        • Internaute 140809
          peu importe

        oui le colonisé re-colonise le colonisé du colonisateur colonisé. :)

  • lautremec
    lautremec
    je travaille pour les lobbies
    • Posté à 12h43 le 21/08/2011
    • Internaute 150466
      je travaille pour les lobbies

    concédées plutôt que cédées , non ?

  • affreuxjojo
    • Posté à 13h30 le 21/08/2011
    • Internaute 29421

    La logique de la concession temporaire de terres publiques à des entreprises privées laisse entrevoir la conclusion de l’affaire : la recherche de la rentabilité maximum. Donc, en fin de concession, l’épuisement des sols.
    Ne dites plus « après moi, le déluge », mais « après moi, le désert ».

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h41 le 21/08/2011
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    ► J’aurais trouvé plus correct de nous donner aussi une interprétation contradictoire faite par un représentant du gouvernement du Mozambique.

    • affreuxjojo
      affreuxjojo répond à Pierrrrre
      • Posté à 16h51 le 21/08/2011
      • Internaute 29421

      Un journaliste n’est pas obligatoirement au service de la communication gouvernementale.
      Mougeotte n’est pas un modèle a généraliser.

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à affreuxjojo
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 17h33 le 21/08/2011
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        « Un journaliste n’est pas obligatoirement au service de la communication gouvernementale. »

        ► Non, aujourd’hui en France, il est au service de la communication socialiste, même si vous pourrez toujours trouver un contre exemple :
        en France, 80% des journalistes sont à gauche, cette condition étant indispensable pour être recruté dans la profession, notamment à France Télévision.

         
        • affreuxjojo
          affreuxjojo répond à Pierrrrre
          • Posté à 21h02 le 21/08/2011
          • Internaute 29421

          « En France, 80% des journalistes sont à gauche »
          Vous pouvez répétez cette formule 20 fois par jour comme un mantra, cela ne devient pas une vérité pour autant.
          Et même si vous aviez raison, les journalistes étant des salariés d’entreprises majoritairement détenues par des proches du gouvernement (Bouygues, Lagardére, Dassault, Bolloré) ils ne peuvent s’explimer librement Comme tout salarié, ils travaillent sous le contrôle de leur employeur. Les patrons de presses et responsables de rédactions, donc ceux qui déterminent les lignes éditoriales et choisissent ou influence les articles, ne sont évidemment pas 80% à gauche.

          • Pierrrrre
            Pierrrrre répond à affreuxjojo
            → → → → → → → le marché autant (...)
            • Posté à 21h29 le 21/08/2011
            • Internaute 23078
              → → → → → → → le marché autant (...)

            « “En France, 80% des journalistes sont à gauche”
            Vous pouvez répétez cette formule 20 fois par jour comme un mantra, cela ne devient pas une vérité pour autant. »

            ► Vérité confirmée par un sondage, et vérité qui se vérifie au quotidien

            –––––––

            « les journalistes étant des salariés d’entreprises majoritairement détenues par des proches du gouvernement (Bouygues, Lagardére, Dassault, Bolloré) ils ne peuvent s’explimer librement »

            ► Faux.. les journaliste dépendent de la rédaction qui les choisit et les remercie elle même.
            cette rédaction est complètement indépendante des actionnaires du journal.
            Exemple : libé est détenue par Rothschild

          • DeSuisse-
            DeSuisse- répond à affreuxjojo
            Je pense donc je gêne !
            • Posté à 11h34 le 22/08/2011
            • Internaute 101756
              Je pense donc je gêne !

            Vous oubliez Rotschild dont Libération propage le discours pro-Sarkozy.

        3 autres commentaires
      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à affreuxjojo
        chien de talus
        • Posté à 20h50 le 21/08/2011
        • Internaute 50571
          chien de talus

        chlaka !

  • SAIMIRI
    SAIMIRI
    chasseur de moustiques
    • Posté à 14h41 le 21/08/2011
    • Internaute 147116
      chasseur de moustiques

    encore une fois on peut voir que tous les problemes de certains pays africains ne viennent pas des « mechants colonisateurs“mais de leur classe politique pourrie jusqu a la moelle ,mais c est tellement plus fun plus in de taper sur les ‘colonisateurs’,empechant ainsi certains sur ce site de revoir leur schema simpliste pays riche=exploiteurs pays pauvre =victime de ces memes pays riches ................

    • vivivivi
      vivivivi répond à SAIMIRI
      indépendant
      • Posté à 17h38 le 21/08/2011
      • Internaute 123431
        indépendant

      mon pauvre ami, il s’agit bien là de la même chose.........

      il est trop facile d’en conclure que ce sont les populations qui laissent faire l’exploiteur, mais regardez un peu du côté de notre belle europe !
      ne voyez vous pas qu’il en est de même et je ne donne que quelques mois après les prochaines élections pour que vous vous rendiez compte que le modèle expérimenté sur l’Afrique est maintenant appliqué méthodiquement à l’Europe.

      je vous conseille de regardez ces vidéos plus qu’instructives et ensuite de faire votre propre analyse du monde qu’ils nous préparent tous ces WINNER, gagnants gagnants que nous devrions raccourcir au plus vite par tout les bouts.

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      et la cerise sur le gâteau :
      Etienne Chouard :

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    • A340AMIRI
      A340AMIRI répond à SAIMIRI
      funcionario viaçao aerea
      • Posté à 22h24 le 22/08/2011
      • Internaute 132679
        funcionario viaçao aerea

      ah oui mais attention !
      le Brasil étant un nouveau pays riche préteur d’ argent au sein du FMI, c’est un sâle riche qu’ on peut critiquer....tu vois, ils commencent a dire que c’est un nouveau colonisateur.

      En même temps suis d’accord avec toi, c’est tellement ridicule que ça démontre bien le nullisme de ces gens qui ont pour habitude de faire méa culpa pour ce qui est de la Françafrique

  • silversamourai
    silversamourai
    paranoia agent
    • Posté à 14h49 le 21/08/2011
    • Internaute 15954
      paranoia agent

    un peu de fiction interrogative :

    Quels sont les pays qui ont de grosses dettes et des terres arables de qualité ?

    Quels sont les pays qui ont beaucoup de créances sur ces dettes et pas suffisamment ressources agricoles ?

  • KIKI21000
    KIKI21000
    retraité
    • Posté à 15h22 le 21/08/2011
    • Internaute 53190
      retraité

    Et lorsque les agrics français achètes des terres dans les pays de l’ UE aucun journaliste ne trouve ça anormal ; sauf ARTE qui nous a présenté un reportage sur ce sujet il y a quelques temps, la délocalisation du secteur secondaire est admis (pas toujours compris), pourquoi ne serait-ce pas possible pour le primaire ?
    Dans un monde globalisé tout est possible.
    La seule idée qui n’est pas exploitée c’est le partage des richesses.

    • tlaloc
      tlaloc répond à KIKI21000
      Retraité
      • Posté à 15h48 le 21/08/2011
      • Internaute 47359
        Retraité

      En Ukraine aussi, mais pas des groupes agricole, Beigbeder l’ancien PDG de Poweo.

  • Alice a buté le lapin
    Alice a buté le lapin
    en voyage un peu partout
    • Posté à 15h26 le 21/08/2011
    • Internaute 163417
      en voyage un peu partout

    ça aussi :

    Lien

  • tlaloc
    tlaloc
    Retraité
    • Posté à 15h44 le 21/08/2011
    • Internaute 47359
      Retraité

    La guerre des matières premières, agricoles en particulier, a commencé.

  • beel
    beel
    « la police partout, la justice (...)
    • Posté à 16h50 le 21/08/2011
    • Internaute 82262
      « la police partout, la justice (...)

    A Madagascar aussi les asiatiques se font plaisir à acheter des terres (arables).
    Par exemple : Lien

  • vivivivi
    vivivivi
    indépendant
    • Posté à 17h39 le 21/08/2011
    • Internaute 123431
      indépendant

    nous devons tous les éliminer............

    sans pitié....

    Lien

    Lien

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 19h53 le 21/08/2011
    • Internaute 82025
      non connue

    As-tu bu du café-citron ?
    Ce n’est pas que cela soit bon,
    Mais en Chine on ne boit que ça
    Faut s’y mettre pour quand ils s’ront là...

    Priez pour Saint-Germain des Près
    Saint dépravé, saint déprécié
    Priez aussi pour Saint-Benoît
    Mais ne priez donc pas pour moi !
    JH

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    chien de talus
    • Posté à 20h54 le 21/08/2011
    • Internaute 50571
      chien de talus

    autant en rapporte la vente, les raisins de la colère.

  • DeSuisse-
    DeSuisse-
    Je pense donc je gêne !
    • Posté à 11h33 le 22/08/2011
    • Internaute 101756
      Je pense donc je gêne !

    Ben zut, alors.... Si mêmes les ’gentils’ (CN, BR, etc.) se mettent à voler les terres des plus pauvres qu’eux maintenant ! ! !

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 15h16 le 22/08/2011
    • Internaute 112628
      assis

    le Brésil a des ambitions et se comporte déjà comme une grosse puissance

  • Tundanonga
    Tundanonga
    Consultant
    • Posté à 19h14 le 22/08/2011
    • Internaute 132338
      Consultant

    Ce qui surprend au Mozambique et ailleurs dans d’autres pays africains est, que les personnes en charge de veiller sur les constitutions, sont les premières à les violer. Toutes les constitutions africaines garantissent l’intégrité territoriale !
    Le Mozambique n’a pas encore mis sur le chantier sa réforme foncière et la redistribution/restitution des terres aux communautés primaires, qui en sont les proprietaires naturels. Le système foncier hérité du Portugal est identique à ceux hérités, par tous les autres Etats de l’Afrique australe.
    Dès le début de la reforme foncière au Zimbabwe voisin, beaucoup de fermiers « blancs » à nationalité zimbabweenne douteuses, avaient franchi la frontière pour acheter de terres et créer de nouvelles fermes au Mozambique. Alors que la reforme foncière en Afrique du Sud n’a même pas encore commencé, les fermiers « blancs » décidement, s’en vont au Mozambique acheter de terres et créer de nouvelles fermes.
    Pour faciliter et accélerer les transactions, le divorce entre Winnie et Nelson Mandela avait été le prix à payer (raison d’Etat oblige), pour forcer le mariage arrangé entre Nelson Mandela et Marca Machel (veuve de Samora Machel, charismatique leader du Frelimo dont l’avion avait été abattu par les services secrets sudafricains). Marca Machel étant respectée au Mozambique, le gouvernement mozambiquain ne pouvait qu’envoyer sa reforme foncière à la saint glin glin.
    Maintenant le Brésil se met de la partie, alors que le gouvernement brésilien ne sait pas comment résoudre le problème « des paysans sans terre » !
    Sans avoir atteint la sécurité alimentaire, sans avoir atteint l’autosatisfaction alimentaire, alors que les terres appartenaient encore à leurs proprétaires allochtones, comment ce pays compte-il résoudre ces problèmes , en vendant les bonnes terres aux étrangers Zimbabwéens, Sudafricains et Brésiliens « blancs », qui exportent leurs problèmes raciaux au Mozambique ?
    Qui achètent ces terres ? Sûrement de Brésiliens « blancs » ! La societé brésilienne est foncièrement « anti-black » : les Brasileiras negras et les Brasileiros negros sont discriminés : plus le chroma de la peau est sombre, plus la position sociale est basse.
    Esperons que le gouvernement mozambiquain achetera suffisamment de balles en plastic pour diperser les foules, lors de futures démonstrations de la faim, qui ne tarderont pas à venir.

    • Buck Ofama
      Buck Ofama répond à Tundanonga
      Procrastinateur
      • Posté à 19h26 le 22/08/2011
      • Internaute 165995
        Procrastinateur

      Le problème de la faim en Afrique est du non à la mise en culture des terres en friches (exemple criant : le Zimbabwe, naguère grenier de l’Afrique, a sombré dans la misère alimentaire après l’expulsion des fermiers blancs), mais à une démographie torrentielle aggravée par la corruption des élites.

    • A340AMIRI
      A340AMIRI répond à Tundanonga
      funcionario viaçao aerea
      • Posté à 22h37 le 22/08/2011
      • Internaute 132679
        funcionario viaçao aerea

      ah voilà un nouveau cheval de bataille !

      maintenant que o Brasil est riche, ce sont les sâles blancs qui sont riches et les pôôôvres noirs qui sont pauvres

      avant, les brésiliens étaient tous en retard, maintenant c’est transformé en lutte preto/branco (dsl chez moi on n’utilise pas negro qui renvoie a l’esclavage, maintenant si c’est votre but....)

  • A340AMIRI
    A340AMIRI
    funcionario viaçao aerea
    • Posté à 22h19 le 22/08/2011
    • Internaute 132679
      funcionario viaçao aerea

    j’aime bien les grandes leçons moralisatrices.

    La mer est pourrie en Bretagne pour qu’ on puisse faire du porc en veux tu en voila a 90 centimes le kilo.
    Le maïs intensif (plante subtropicale) assèche des régions entières en Europe ou il n’ a rien a foutre.
    Les pins maritimes, fausse forêt des landes, sont un désastre écologique et une monoculture qui a détruit des hectares de biodiversité
    etc etc

    et on s’occupe de quoi ? de l’ Afrique ! ! ! ! ! ! ! ! !
    de toutes façons entre rien et de la bouffe, les pauvres vous enverrons ballader les bobos

  • jino83
    jino83
    citoyen curieux
    • Posté à 12h58 le 23/08/2011
    • Internaute 159282
      citoyen curieux

    Le Mozambique , ce serait pas le m^me pays qui offre des concessions gratuite de terrains a des entrepreneurs d’Afrique du sud ?
    Ils font poussé je ne sais plus quels arbres pour en tirer un carburant des ses fruits , quelques centaines de mètres plus loin des gens risque la famine par manque de terre cultivable . Me semble que c’étais la bas aussi .

    Et pour l’agriculture a la brésilienne , des agriculteurs ( surtout les plus ancien de l’ogm ) tirent la sonnette d’alarme depuis des années .Leur retour d’expérience est catastrophique , l’omerta sur les conséquences des ogm faudrait y mettre fin une bonne fois pour toute .
    90% des terres cultivables du brésil sont menacé de finir stérile a long terme a cause de l’abus de pesticides et d’engrais ( conséquence de l’ogm )