20/06/2011 à 15h58

Purin d'orties et autres recettes faciles pour jardiner bio



Le jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

Je trouve franchement dommage, quand on cultive soi-même ses légumes, de les droguer aux produits phytosanitaires comme le font les professionnels. Voici comment je m'y suis pris pour m'en passer.

J'habite entre Vendée et Deux-Sèvres sur un petit plateau calcaire. Mon jardin actuel, je l'ai créé en 2007, sur une surface de 100 m2. Plus grand, il serait devenu une corvée et plus petit, je n'aurais pas pu cultiver tous les légumes que je voulais.

L'endroit idéal, doté d'une terre épaisse, situé à proximité de la maison et du puits, étant occupé par la fosse septique et son drainage, j'ai dû me rabattre sur une autre partie du terrain, qui combinait tous les inconvénients : en friche, loin du puits, uniquement quelques centimètres de terre calcaire et des monceaux de cailloux. C'est très loin d'être le jardin idéal et quand je me promène dans le
Marais poitevin, tout proche, j'envie leur terre noire et profonde.

Il a fallu se retrousser les manches avec un gros motoculteur, sans parler d'une brouette pour enlever les cailloux et les remplacer par du terreau. Par chance, j'ai récupéré plusieurs mètres cubes de fumier abandonnés dans deux étables depuis plus de vingt ans (c'est une ferme inhabitée depuis 1968). J'aurais pu aussi faire venir de gros camions de terre mais ce n'est pas dans ma philosophie.

Une fois le terrain en état, j'ai abandonné le motoculteur destructeur de vers de terre, amis du jardinier, au profit d'une fourche recourbée qui, même si son maniement est plus sportif, respecte les vers de terre et permet de travailler la terre en toute simplicité.

Sans être un écolo pur et dur, j'ai utilisé, au départ, le minimum de produits phytosanitaires classiques du jardinier, antilimaces (les escargots pullulent dans la région), bouillie bordelaise, antipucerons..., essayant de combiner au maximum une culture saine et une récolte suffisante.

Ma recette du purin d'orties, bon engrais, insecticide et fongicide

Depuis deux ans, j'ai renoncé à tous les produits phytosanitaires. Les escargots sont récoltés le matin et emportés loin du jardin, et malgré quelques pertes, la cohabitation est pacifique.

Et surtout j'ai découvert, par un ami, les vertus du purin d'orties, qui sert à la fois d'engrais, d'insecticide et de fongicide. J'utilise une poubelle de 80 litres pleine d'orties, récoltées dans les parties en friche du terrain, et d'eau que je laisse macérer et je coupe ensuite avec de l'eau dans mon arrosoir. L'année dernière le résultat a été franchement convaincant. Les coccinelles gourmandes se sont occupées d'exterminer les pucerons.

Pour l'arrosage, j'ai la chance d'avoir un puits. Mais j'arrose soit avec du tuyau poreux soit avec un arrosoir au pied des cultures, ce qui limite les maladies, les mauvaises herbes et les escargots. J'utilise aussi le paillage qui maintient l'humidité et limite les mauvaises herbes. Si on utilise l'eau du robinet, en paillant (avec de l'herbe de tonte si on n'a pas de paille), arrosant avec un tuyau poreux, on peut avoir des légumes sans dépenser de grosses quantités d'eau et on peut aussi récupérer l'eau de pluie.

Pour le désherbage, la binette et les mains sont les meilleurs outils. Le fumier d'un composteur ou comme, chez moi, le fumier des poules et des lapins fait un bon engrais en complément du purin d'orties.

Evidemment, tout ça prend du temps, jusqu'à une heure ou deux par jour en période estivale.

Tomates, radis, salades... Les légumes des débutants

Les légumes du jardin doivent être ceux du plaisir, de l'envie mais aussi adaptés au climat, à la terre, aux connaissances, et surtout aux goûts de chacun.

On peut choisir les légumes les plus faciles à cultiver pour un débutant. Pour les tomates (qui sont des fruits en réalité), il faut se décider parmi les 12 000 variétés existantes.

Il faut cependant choisir les variétés en fonction de leur goût, leur aspect, leur précocité, leur rendement ou leur résistance aux maladies. Depuis un an, je récolte les graines et je fais mes semis moi-même. Parfois, je les échange avec mes voisins et je donne des plants.

Je cultive entre 50 et 60 pieds de tomates, de sept ou huit variétés différentes :

  • des Monfavet pour leur précocité,
  • des Boa qui ont la vertu d'être résistantes et productives,
  • des Cœur de bœuf car elles sont grosses,
  • des Jaunes car elles sont décoratives et sucrées,
  • et des tomates un peu bizarres pour leur goût et leur aspect comme les Ananas (peu productives mais au goût exceptionnel), les Andines, les Green Zebra, les Orange bourgois (en grappes comme les tomates cerises mais plus grosses et excellentes), les Noires de Crimée, toutes ces variétés étant des tomates anciennes non hybrides (ce qui permet de récolter les graines pour l'année suivante).


Les tomates du jardin de Jean Desmaison (Jean Desmaison).

L'avantage pour les radis et les salades, c'est qu'il suffit de semer après avoir aéré le terrain (avec une fourche recourbée de préférence, pour faciliter le développement des racines), d'arroser et c'est presque tout.

Beaucoup plantent de grandes quantités de pommes de terre pour en avoir pour l'année. Mais par manque de place, je plante trois rangées à un mois d'intervalle de mai à début août, et je les récolte « nouvelles », à cuisiner sautées à la poêle...

Le bois raméal fragmenté, une méthode révolutionnaire ?

Cet hiver, je me lance dans la fabrication d'une serre chauffée (12°C la nuit) pour les semis et quelques pieds de tomates qui donnent des fruits un mois avant la pleine terre.

J'ai aussi découvert, grâce à un riverain de Rue89, un film étonnant sur une méthode de culture sans arrosage ni désherbage, le bois raméal fragmenté, inventée par Jacky Dupéty, que je compte essayer l'année prochaine en récupérant des branches que je broierai. Car il faut dire que le désherbage et l'arrosage sont les travaux les plus fastidieux dans un jardin.

Malgré un sol parmi les plus ingrats que l'on puisse imaginer pour faire un jardin, et sans grands moyens, on peut faire pousser des légumes et même en quantité importante. A condition d'accepter, certaines années, que la récolte soit moins bonne, voire mauvaise.

Bon an mal an, je récolte une cinquantaine de kilos de tomates, une partie transformée en coulis ou en ratatouille pour toute l'année, des légumes frais pour toute la belle saison, de l'ail, des oignons et de l'échalote pour l'année, des choux, navets, poireaux, scaroles et quelques courgettes, courges, pâtissons pour l'hiver.

Pour ceux à qui j'aurais donné envie de se lancer dès cette année, il est encore possible d'acheter quelques plants de tomates ou de salades et même de semer. Je conseille aux novices de se faire la main sur les tomates, salades, courgettes.

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  • Philippe Erbs
    Philippe Erbs
    Sans titre
    • Posté à 16h19 le 20/06/2011
    • Internaute
      Sans titre

    Tiens, soit dit en passant... si quelqu'un pouvait me dire comment combattre de manière bio les larves de hannetons qui me bouffent toutes mes salades en se logeant dans la racine, je le remercierai mille fois.

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    abstentionniste réfractaire
    • Posté à 16h22 le 20/06/2011
    • Internaute
      abstentionniste réfractaire

    le purin de feuilles de chanvre qui a pratiquement les mêmes propriétés que celui d'ortie et le crottin de cheval,c'est aussi nickel pour faire pousser trucs,je fais ça à l'échelle de mon balcon vu que j'habite en ville et à 1000m d'altitude...résultat : des rosiers en pot explosifs ( garantis sans pucerons) et des fraisiers monstrueux...pourquoi mettre du chimique quand on peut s'en passer...

  • cooper59
    • Posté à 16h32 le 20/06/2011

    je me delecte de votre article , je debute cette année avec des legumes simples a faire pousser , je me suis coltiné aux pucerons , j'y ai mis de l'eau savonneuse . . . et je vois mes premieres tomates arriver . . . a 53 ans c'est un peu en retard mais c'est sympa.

  • Zoltic
    • Posté à 16h46 le 20/06/2011
    • Internaute

    Merci de remettre cette précieuse recette en avant.
    Merci aussi pour cela de braver la loi qui, en France, interdit d'en parler ! !

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    Incroyable, non ?

  • LeFiDuDé
    LeFiDuDé répond à isimarquain
    Procrastinateur émérite
    • Posté à 17h40 le 20/06/2011
    • Internaute
      Procrastinateur émérite

    Grelinette (facile) dans les deux sens, puis un coup de croc à 4 dents fines (encore pas fatiguant) deux fois en quinze jours et vous avez un terrain propre juste le temps de la culture (faut savoir être partageux, dans la vie) et meuble à souhait en deux ans.

    Beaucoup, beaucoup de matière organique et le bois raméal est excellent. On trouve des vieux tas de vieux fumier ou compost sur les bords de route : en mettre beaucoup c'est ne pas arroser (c'est lourd ces arrosoirs et ces aller-venues).

    J'arrose qu'au repiquage (profond) pour soutenir la plante ou au semis (plus fond que recommandé) pour la germination et ensuite de moins en moins, puis plus rien : en fait le liseron et autres plantes rampantes conservent excellemment l'humidité sous leur foisonnement. Je suis impitoyable avec l'herbe qui est moins favorable.

    Le but est de manger en en faisant le moins possible : c'est possible ! ! ! J'adore regarder les plantes pousser sans ma sueur ! ! !

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 17h44 le 20/06/2011
    • Internaute
      Ingénieur Agronome

    Attention au BRF !

    Ce n'est pas la solution miracle pour tout, sinon ça se saurait. En fait, le BRF est très très efficace dans un contexte de sols morts biologiquement, pour la simple et bonne raison qu'il ramène le principal élément du réseau trophique de décomposition des matières organiques : les champignons. A part ça, la décomposition du BRF procure de l'humus au sol, mais il ne fertilise pas, et s'il marche bien en maraîchage, c'est qu'il a le même effet qu'un paillage : retenue d'eau, protection des U.V. pour les bactéries du sol, difficile à coloniser par les adventices etc. Si vous cultivez déjà votre jardin en bio depuis plusieurs années, le BRF n'a pas beaucoup d'intérêt, voire au contraire il peut provoquer une acidification du sol. Si vous avez déjà une bonne masse de lombrics, un sol meuble et une minéralisation rapide, le BRF n'est pas pour vous.

    On en parle autant parce qu'il peut être une solution pour la plupart des sols morts (un pourcentage hallucinant des sols européens). Mais il ne s'agit pas d'un remède miracle.

  • Berthold
    Berthold répond à Tariec
    sociopathe qui se soigne
    • Posté à 17h51 le 20/06/2011
    • Internaute
      sociopathe qui se soigne

    Je n'ai pas de chiffres sur lesquels m'appuyer, mais le potager était, il y a de cela une ou deux génération, systématique, en tout cas pour ceux qui pouvaient avoir un terrain (et les jardins ouvriers, alors ? ). L'agriculture intensive de l'après-guerre a eu aussi cet effet : pourquoi se fatiguer dans un potager alors qu'on trouve des légumes peu chers au magasin… ?

    La flambée des prix de ces 10 dernières années, quelles qu'en soient les raisons, les prises de conscience sanitaires, nous font revenir à un mode de vie pourtant pas si lointain, cultiver une partie de ses légumes, pratiquer le petit élevage, faire des conserves…

    Reste à voir ce que ça donnera à moyen et long terme…

  • grandpakiki
    • Posté à 18h23 le 20/06/2011
    • Internaute

    juste une précision le principe a été développé par Jean Pain bien avant que l'on parle du BRF, c.f. le site :
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    bon jardin à tous
    Grandpakiki

  • Fabou
    Fabou
    Etudiant
    • Posté à 18h45 le 20/06/2011
    • Internaute
      Etudiant

    La BRF est géniale pour les plantes qui « montent » comme les tomates ou les haricots, aucune mauvaise herbe, l'humidité est conservées, la terre est extrêmement riche et peuplée.
    Cependant, j'en ai fait l'amer expérience, il ne faut pas mettre de BRF pour les « petits » légumes comme les radis ou les salades car la BRF regorge de limaces méchantes qui ont très faim.
    Sinon pour l'eau on a un réservoir de 3 m3 alimenté par la moitié du toit et ça nous suffit largement pour tout l'année. (env 20 m2 cultivé)

  • gwinver
    gwinver répond à Tariec
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    • Posté à 18h48 le 20/06/2011
    • Internaute
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    pour les limaces : si il ne pleut pas : de la cendre (mais à chaque pluie : à refaire) ou des coquilles d'oeuf écrasées : ils ne franchissent pas
    et pour les toutes petites limaces : des ardoises : le matin tu retournes les ardoises elles sont dessous : plus facile à ramasser

  • Jef Jaquier
    • Posté à 19h37 le 20/06/2011

    de temps à autre on trouve un article de fonds sur rue89. celui-ci en fait partie.

    le fonds c'est qu'en produisant nous-mêmes une partie de nos légumes nous nous rapprochons de notre nature. comme dit pierre rabhi « cultiver, c'est résister », « cultiver est un acte révolutionnaire ».

    pour plus d'infos sur les divers purins, décoctions, macérations que tu peux faire, voir ici, avec tes feuilles de tomates par exemple :

    Lien
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    jacky dupéty n'est pas l'inventeur du brf, il est une des personnes qui a introduit la technique, d'origine canadienne, en france. j'ai pu, ce printemps, ramasser quelques tonnes de brf par des élagueurs de platanes qui travaillaient non loin de chez moi.

    il y a une liste de diffusion sur le brf et ses techniques.

    personnellement je ramasse à la main les escargots et les doryphores et je les mets dans le jardin d'un voisin. un peu éloigné du mien si possible !

    un excellent wiki sur l'agriculture naturelle :
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  • vraisvie
    vraisvie
    retraité
    • Posté à 20h51 le 20/06/2011
    • Internaute
      retraité

    Petite précision ; sans jouer sur les mots,le purin d'ortie n'est pas un insecticide(cide qui tue les insectes).Ce serrait plutot un insectifuge (repulsif,qui repousse) contre le puceron vert et noir(ils en existe des dizaines de variétés).Il est peu ou pas répulsif sur d'autres variétés d'insectes,on manque d'études serrieuses sur ce sujet.Bon ,repousser les pucerons sans trop savoir ou ils vont (chouette chez le voisin.....)et ce qu'ils vont devenir(ils peuvent se multiplier beaucoup plus vite et s'habituer au purin d'ortie) sur le moment on peut etre tranquille,mais le produit accroche peu les feuilles et il faut retraiter trés souvent.Par contre,sa composition chimique bien que variable suivant l'age de la plante, la période de l'année ,le terrain ou elle pousse ,possede une meme structure qui varie en %.L'azote domine,on connait son action sur la croisance des plantes,la potasse est abondante,on connait son action sur le gout des fruits/legumes et son apport sur la resistance aux maladie,l'acide phosphorique il y en a peu,mais il joue en synergie avec les deux précités,puis des olligaux éléments mais les plantes en ont des besoins minimes et tout les sols sont bien fournis sauf carrence avérée. Tout ce qu'il faut pour que le produit sous forme liquide soit bon pour la croissance et la résistance aux maladies ,c'est donc un fortifiant à user modérément pour le dosage qui peut etre dangereux si on se trompe sur le %.Pour le trait d'humour,somme nous comme les puçerons ? Un purin d'ortie bien mur et on fait beurkk.........le puceron doit le faire aussi et partir,quant à l'ail,chacun sait que si il mange une gousse crue il fait le vide autour de lui,la maceration d'ail doit agir de meme sur le pucerons.Decidement on se decouvre bien des choses en commun avec cet insecte !

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 21h08 le 20/06/2011
    • Internaute
      geek

    Dommage de perdre les escargots ,bien écrasés avec le pied les poules en raffolent.
    Moi j'ai creusé à environ 40,50 cm et enterré 10 a 15cm de compost(c'est gratuit à la déchetterie ) c'est pour créer une réserve d'eau , puis bêché normalement terre + compost +caca des poules(il n'y a pas meilleur comme fumier sauf les algues rouges) +falun ,et je laisse pousser ce qui a envie de pousser ,j'achète les graines chez le discounter.(25/30cmes le sachet)
    Seul extra le pralinage pour les pieds de tomate ou de salade et j'arrose très peu même cette année.
    J'utilise pas d'engrais ni fait de traitements chimiques mais c'est pas du bio ,mot stupide, mais du hasard.
    Il y a 2 ans une courgette ronde blanche 4,5k, les citrouilles poussent toutes seules ainsi que les bettes à cardon blanc.
    Une seule philosophie ne pas chercher à faire pousser tous les légumes à tout prix, les laisser faire ce qu'ils ont envie lol !
    Et acheter le reste au marché.

  • BATTMANN
    • Posté à 22h00 le 20/06/2011

    Le BRF n'est pas une « invention » de Jacky DUPETY, ce qui n'enlève rien à sa grande connaissance de la méthode.
    La technique du BRF est d'origine Québecoise. Le Pr LEMIEUX de l'Université Laval à Québec à développé le concept dans les année 1980.
    Il s'agit de « copier », en accéléré, le processus naturel de dégradation des végétaux qui est à l'origine des sols forestiers, qui eux m^eme, sont une excellente terre de culture.

    J'applique la technique pour la première année et les résultats, en cette période de sècheresse, sont à la hauteur de mes attentes. Le seul bémol tient dans le fait que la germination des semis est, à première vue, plus aléatoire qu'en jardinage sur terre nue. Est-ce toute cette faune qui se développe sous le BRF qui est en cause ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que, dans la majorité des cas, les jeunes pousse des graines semées en pleine terre sont « bouffées ».
    L'alternative réside dans un semis en caisse avec obligation de repiquer...
    Le BRF s'emploie aussi au verger. Les résultats sont également extraordinaires.

    Phil

  • Belote
    Belote
    designer
    • Posté à 22h33 le 20/06/2011
    • Internaute
      designer

    Cette année, j'ai testé le BRF.
    Effectivement, une technique culturale fascinante qui maintient l'humidité du sol en favorisant le développement de la microfaune.

    J'ai croisé récemment les Bourguignon (Lien), micro-biologistes des sols, plus spécialisés dans le conseil agricole.
    Ils m'ont conseillé les écrits de Dominique Soltner et son guide du nouveau jardinage :
    Lien

  • A déménagé le 24-01-2012 2
    • Posté à 23h23 le 20/06/2011
    • Internaute
      nc

    Oui partager les tuyaux...
    « Un jardinier est un chercheur » dit mon père. il n'y a pas de methode miracle, mais de multiples ajustements, des decouvertes...

    J'ai décidé un jour de prende ma caméra et le filmer, lui demander d'expliquer son jardin, ce qui l'a poussé a abandonné tout produit chimique... cela a donné une vidéo que j'ai coupé en cinq volets, selon les sujets...

    c'est un peu long 40 mn en tout, mais cela fourmille de petites astuces pour atteindre l'autosuffisance en fruits et en légumes, et je me suis dit que à quoi bon chercher à faire une vidéo courte... laisser un peu de temps au temps, comme au jardin...

    si le plaisir vous en dit voici donc maintes explications sur un jardin d'ile de france

    Lien

  • Thucydide
    Thucydide
    Que survive la Démocratie en (...)
    • Posté à 23h29 le 20/06/2011
    • Internaute
      Que survive la Démocratie en (...)

    Je vois que nous sommes tous arrivés à plus ou moins faire ce que vous dites, et vous avez raison : nous y gagnons des heures de travail épargnées, des frais d'entretien réduits et une évidente complicité avec notre jardin qui augmente encore le plaisir de le regarder et de le partager.

    Pourquoi fuir le drainage de la fosse septique ? En Chine, c'était un atout majeur de productivité et nous devons nous débarrasser de certains blocages purement subjectifs...

    Pour les tomates : vous devriez essayer la Noire de Crimée, c'est une merveille à voir et un délice de la table, avec en prime une excellente robustesse et une grande souplesse d'adaptation (elle supporte très bien d'être à l'abri de la pluie dans une petite serre tunnel, ce qui ne convient pas à la Cœur de bœuf).
    Et à ce propos, vous avez vu que depuis l'année dernière les marchés sont inondés d'une soit-disant « Cœur de bœuf » que les commerçants sont obligés par loi de nommer ainsi puisque c'est le nom qui est délibérément posé sur les cageots de cet hybride F1 sans goût ni chair mais beaucoup de flotte et de graines.

    Vous verrez qu'un jour, le nom Cœur de bœuf sera obligatoirement réservé à cet hybride et que nous ne pourrons plus trouver notre bonne vieille variété ; on tente bien d'interdire la fabrication du purin d'ortie dans les jardins par principe de précaution pour, dixit, protéger l'environnement !

    Pour finir, une autre plante très intéressante, la Consoude aux vertus multiples tant fertilisantes que sanitaires et utilisable en purin, séchée ou broyée.
    Et elle n'est pas agressive, la brave petite !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 07h33 le 21/06/2011
    • Internaute
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Jean Desmaison (l'auteur) est autonome et pourrait très bien vivre de façon autarcique en cas de guerre par exemple...(lol) ... et en plus ►
    Un profond souterrain découvert dans sa grange peut servir d'abri anti-atomique.

    Non content de satisfaire la plupart de ses besoins en légumes, en salades et en fruits..il dispose aussi d'une réserve en viandes de volailles conséquente (poules - canards - pintades - oies), de sa production d'oeufs, et aussi de nombreux lapins...
    Un ancien citadin qui aura particulièrement bien réussi sa reconversion.
    (tout les « nouveaux ruraux » ne réussissent pas toujours leur intégration)

    Reste plus qu'un petit alambic pour le calva...et il nagera dans le bonheur.

    Même pas besoin de tondeuse pour entretenir son terrain : Il a Lili la chêvre.
    (Faut juste la surveiller un peu, car elle aime les laitues aussi ! )

    Juste un hic :
    Une bonne santé, de la résistance à l'effort, et une bonne musculature sont indispensables à qui n'aime pas la « mécanisation ». (bruits et odeurs de fuel)

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon répond à Zoltic
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 08h01 le 21/06/2011
    • Internaute
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Extrait du texte - lien du milieu :

    « Toutefois, une précision est importante : si le purin d'orties est interdit à la vente, son utilisation n'est pas illégale, démontrant ainsi son innocuité pour la santé humaine et l'environnement ».

    Dont acte ! - L'auteur n'est pas dans l'illégalité du tout.

  • funkystefffff
    funkystefffff
    écolo antipathique
    • Posté à 08h23 le 21/06/2011
    • Internaute
      écolo antipathique

    Un insecticide concentré à l'ail au savon et à l'huile :

    Certaines substances présentes dans l'ail ont des propriétés insecticides. Pour préparer un insecticide maison à base d'ail, efficace contre les PUCERONS, on fait macérer 20g d'ail haché dans 20ml d'huile végétale pendant 24 heures. Il faut ensuite ajouter à l'huile 1 litre d'eau et 10ml de savon biodégradable ; on mélange, puis on passe le liquide qui constitue le concentré.

    Pour les vaporisations, on le diluera dans 4 fois son volume d'eau.

    Vous le voulez plus puissant, faîtes bouillir 5 piments forts dans 2 litres d'eau qu'on laisse réduire de moitié.

    Le litre obtenu sera utilisé avec l'ail et le savon pour préparer le concentré.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 09h55 le 21/06/2011
    • Internaute
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Merci à Jean Desmaisons ( Jean Dujardin ? ) pour cet article plein de saveurs. Merci aussi aux Riverains pour leur somme de savoureuses combines et trucs succulents.

    - Tiens, pas une allusion à DSK ( Darmstadtium - Soufre - Potassium )

  • BEHEMOTH36
    BEHEMOTH36
    (habitant du monde)
    • Posté à 10h21 le 21/06/2011
    • Internaute
      (habitant du monde)

    Une petite contribution : au lieu d'utiliser du désherbant et de l'insecticide, il suffit parfois de mélanger les plantations : si vous mettez de la coriandre non loin de vos pommes de terre, vous ne verrez plus de doryphores, l'oignon protège la carotte... En cherchant sur internet, vous trouverez plein d'astuces de ce type, « gratuites » et bio et surtout très efficaces.

    Nb : pour la maison, vous pouvez remplacer la quasi totalité de vos produits d'entretien par du vinaigre blanc : ca désinfecte, ca détartre (éviers, toilettes, baignoire, bouilloires, cafetières, carafes et bouteilles...) : ca marche mieux que l'ensemble des produits vendus beaucoup plus cher, c'est écolo. Quant à l'odeur, elle disparaît très vite. Essayez une fois, une seule. (je ne suis pas fabricant ni distributeur de vinaigre blanc ! )

  • Bad Time For Human Kind
    • Posté à 11h12 le 21/06/2011

    Pour la serre, vous ne regretterez pas l'investissement. J'en ai mis une en place cette année et je mange déjà des tomates et des courgettes.

    Pour les novices je leur conseillerais de bien faire attention à la rotation des cultures afin d'éviter le parasitage récurent.

    En engrais j'utilise du fumier de cheval dégradé pendant 1 an que je mélange avec la couche superficielle de la terre. J'utilise aussi les eaux de ma fosse à la belle saison, quand on commence a manquer d'eau et que la demande en azote assimilable des plantes est optimale.

    J'ai de précieux auxiliaires de culture qui m'aident aussi de temps en temps. Les poules font du bon boulot pour les verts gris, taupins et vers blancs lors de la préparation du sol. Elles me sont aussi utile pour réguler limaces et escargots mais il ne faut pas les laisser trop longtemps dans le potager, sinon attention aux dégâts (elles adorent mes buttes de patate) ! ; ) Le cochon prépare très bien le sol, pour mélanger le fumier à la terre, seul petit soucis, il a tendance a détruire toute vie dans le sol ; mais pour préparer un terrain en friche c'est vraiment top.

    Pour alléger un sol compact, vous pouvez rajouter du sable en plantant des patates ou des topinambours, sous l'action de la pousse des racines et du lessivage il se diffusera dans le sol. Le topinambour est vraiment pas mal pour préparer un terrain ça décompacte la terre, par contre il est très invasif ! ; )

    La cendre de cheminée est aussi très utile pour certaine cultures qui demandent beaucoup de phosphates.

    Mon potager fait une surface de 250 m², une bonne dimension pour nourrir une famille et en filer aux amis ! Je pense que cette année va être très bonne pour les cultures potagères, malgré un manque d'eau en début de saison qui a un peu fait foirer mes carottes.