07/06/2011 à 12h30

Gaz de schiste : à l'Assemblée, le lobbying des pétroliers

Arthur Nazaret | Journaliste

Pour obtenir gain de cause sur le gaz de schiste, chaque camp – pétroliers et écolos – prétend qu’il a perdu. Drôle de bataille.


En mai, lors du premier passage de la loi sur le gaz de schiste devant l’Assemblée, les députés interdisent la fracturation hydraulique. Dépit chez les grandes compagnies (Total, GDF-Suez, Halliburton...) qui tournent déjà leurs yeux vers la Pologne. De quoi faire la joie des écolos ? « Enfumage » tonne José Bové, qui souhaitait l’abrogation pure et simple des permis d’exploration :

« La loi vient redonner du temps aux industriels. C’est typiquement un texte fait pour eux. »

Bové, « un professionnel de l’Agitprop »

Après une longue période d’ignorance, le gaz de schiste est devenu un sujet politique. Le débat s’est invité à l’Assemblée nationale, où tous les protagonistes essaient de faire valoir leurs arguments. D’abord aux deux rapporteurs de la loi, l’UMP Michel Havard et le socialiste Jean-Paul Chanteguet. Puis à l’UMP François-Michel Gonnot et au socialiste Philippe Martin. Les deux hommes, qui ont auditionné une centaine de personnes, doivent remettre un rapport sur le gaz de schiste ce mercredi.

Travaillant dans l’urgence, Havard et Chanteguet, les deux co-rapporteurs du texte de loi, ont disposé d’un petit mois pour recevoir les principaux acteurs et rédiger leur texte. Ont été entendus des industriels, notamment Total, GDF-Suez, Halliburton, Hess Oil, Toreador (dont Julien Balkany, frère de Patrick Balkany, est administrateur), mais aussi quelques experts gouvernementaux, un professeur de droit et l’inévitable José Bové.

Depuis fin décembre 2010, le pourfendeur des OGM a fait du gaz de schiste sa nouvelle croisade. Pour le plus grand malheur des industriels, jusqu’ici bien tranquilles avec leurs permis accordés dans la plus grande discrétion.

Bové ? « Un professionnel de l’Agitprop », enrage Gérard Medaisko, octogénaire hyperactif de l’Amicale des foreurs et des métiers du pétrole, qui a en vain fait des pieds et des mains pour être reçu par la mission.

« Il agite des peurs et a réussi à mobiliser beaucoup d’élus et de militants locaux », poursuit Jean-Louis Schilansky, président de l’Ufip, le syndicat des pétroliers.

Insuffisant, malgré de beaux dossiers Powerpoint

Si le risque de pollution des nappes phréatiques et de gaspillage d’eau alarme José Bové, qui demande l’abrogation pure et simple des permis, ce n’est pas la préoccupation première d’Halliburton. Ainsi, le 19 avril, une petite équipe de l’entreprise de Houston est venue plaider la cause de la fracturation hydraulique devant Havard et Chanteguet. « Une technologie sûre et bien maîtrisée », promet le dossier de dix-sept pages apporté aux deux députés.

Pour GDF-Suez, le vice-président du groupe Jean-François Cirelli se déplacera en personne. La France aurait « un potentiel d’un siècle de consommation nationale dans [son] sous-sol », indique le document.

Indépendance énergétique et baisse des prix, voilà les avantages les plus souvent avancés par les compagnies. Philippe Martin, qui a lui aussi reçu ces industriels dans le cadre de sa mission, rapporte :

« Cirelli [GDF-Suez] trouvait aberrant que son pays se prive de cette ressource. Et Total est venu nous dire que les gaz non-conventionnels représentaient un des quatre grands axes de développement du groupe. »

« Nous avons passé des coups de fil aux ONG »

Comme ces arguments n’ont pas eu l’air de convaincre les députés (UMP et PS semblant pour une fois faire cause commune), les industriels en sont venus, pour contrer le risque d’abrogation, au droit : l’article de loi parlant d’annulation des permis serait trop faible juridiquement et ouvrirait la voie à d’importantes indemnisations. Leurs avocats chiffrent cela en millions, voire en centaine de millions d’euros. Chanteguet ajoute :

« Pour l’aspect juridique, nous avons passé des coups de fil aux ONG pour qu’elles nous aident à rédiger. Mais nous n’avons pas eu de retour. Tout le monde était en difficulté. »

De fait, les grandes ONG n’ont pas été en pointe sur le sujet.

Résultat : l’abrogation saute, les permis restent, mais la fracturation hydraulique est interdite. Petit hic du côté des compagnies : cette technique est la seule connue dans l’exploitation du gaz de schiste.

Un amendement leur était bien plus favorable : celui de Claude Gatignol. Cet élu UMP de la Manche, qui se félicite d’avoir « gagné l’EPR de haute lutte » à Flamanville, souhaitait une simple suspension des permis qui ne ferme pas la porte à l’exploitation.

L’Ufip et M. Gatignol

Un amendement (finalement retoqué) qui n’était pas pour déplaire à l’Ufip, le syndicat des pétroliers, comme l’explique son président Jean-Louis Schilansky :

« Cela nous convenait. On cherchait surtout à éviter l’abrogation même si à l’origine, on n’attendait pas de loi du tout. Aujourd’hui, nous voulons garder la possibilité d’avoir des projets pilotes, des expérimentations encadrées [ce que les amendements du Sénat sont en voie de permettre, ndlr] pour évaluer le potentiel. »

« Gatignol s’est fait le porte-parole de quelques intérêts », relève François-Michel Gonnot. Un député UMP explicite :

« L’Ufip a été très lente au démarrage. Ensuite, ils ont porté un certain nombre d’amendements, notamment via Gatignol. »

Ce dernier dément :

« Les pétroliers, je ne les connaissais pas du tout. Ils m’ont demandé rendez-vous, j’ai écouté. Vous m’auriez cité le nucléaire que je côtoie depuis trente ans... »

Que dit-on du côté de l’Ufip ? « Claude Gatignol est président du comité énergie de l’Assemblée et on travaille avec tous les députés de ce comité, pas spécialement avec lui », précise Schilansky.

Le temps des avocats

Le mercredi 1er juin, la loi votée à l’Assemblée se retrouve devant le Sénat. Même dans sa mouture actuelle, elle présente toujours quelques fragilités juridiques. Le député Gonnot, avocat de formation :

« N’importe quelle QPC [question prioritaire de constitutionnalité] la fait tomber. Une loi doit être de portée générale. Là, on interdit la fracturation hydraulique pour le gaz de schiste et l’huile de schiste, mais pas pour la géothermie. »

Une faille dans laquelle pourraient s’engouffrer les avocats des compagnies américaines, les plus en pointe dans le combat juridique.

« Les grands groupes français, très dépendants des décisions de l’Etat sont, eux, moins vindicatifs », résume joliment le socialiste Philippe Martin. « Nous n’imaginons pas nous retourner contre l’Etat », confirme-t-on chez Total.

Abandonner le gaz de schiste ? « Un truc de hippies »

Si la loi entre en vigueur telle quelle, les titulaires de permis auront deux mois pour remettre « un rapport précisant les techniques employées ou envisagées ». De quoi mécontenter Bové : « Ce sont ceux qui ont déjà donné leur accord pour les permis qui vont à nouveau devoir donner les avis. »

Qui sont-ils ? Des ingénieurs-fonctionnaires, souvent issus du corps des Mines, dans des instances comme la Direction générale de l’énergie et du climat, le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies, ou le BEPH. Les ingénieurs du corps des Mines, estime Bové, forment une élite, « un Etat dans l’Etat », avec des « intérêts croisés », les passages entre la fonction publique et les entreprises du secteur pétrolier n’étant pas rares.

Les membres du corps des Mines, constate le député Martin, « sont intimement persuadés que l’indépendance énergétique de la France passe par le nucléaire et les énergies fossiles ». Il poursuit :

« Quand ils trouvent une truffe, comme le gaz de schiste, ils veulent aller la chercher. Notre réflexion qui pourrait aboutir à laisser de côté un potentiel énergétique, c’est pour eux un truc de hippies. »

Dans son costume foncé, un café noisette à la main, le préfet de formation Philippe Martin n’a pas tout à fait l’air d’un baba cool. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses.

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  • 178 réactions
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  • Victor Led Zep
    Victor Led Zep
    Professeur PC
    • Posté à 12h51 le 07/06/2011
    • Expert 56022
      Professeur PC

    C’est tellement évident.
    Le gaz de schiste sera exploité en France.

    Nous sommes en Oligarchie, ne l’oublions pas.

    Chercher d’autres solutions ? Innover ? Et puis quoi encore ?
    Y’a juste à creuser !

    • kiki le chien
      kiki le chien répond à Victor Led Zep
      observateur
      • Posté à 16h08 le 07/06/2011
      • Internaute 130584
        observateur

      tu nous met l’coup d« grisou !

    • FineFleur-
      FineFleur- répond à Victor Led Zep
      Étudiant bioingénieur
      • Posté à 18h59 le 07/06/2011
      • Internaute 159212
        Étudiant bioingénieur

      -_-

      Ce message implique que l’utilisation du gaz de schiste n’est pas une innovation ni une solution alternative au problème pétrolier ET à notre indépendance énergétique. C’est évidement faux.

      Bien sur quand on creuse chez nous ça dérange... Mais quand on rase la foret amazonienne pour ouvrir des mines de cadmium, de zinc de béryllium au Brésil pour réaliser des panneaux photovoltaïques, là bizarrement c’est tout de suite beaucoup plus écologique... Logique quand tu nous tiens ! !

      • bug-in
        bug-in répond à FineFleur-
        situé
        • Posté à 19h45 le 07/06/2011
        • Internaute 62252
          situé

        Pour ma part, je suis logique jusqu’au bout, je m’oppose au gaz de schiste, au nucléaire, et aux énergies qui nécessites des métaux rares comme ceux que vous cité (ils nécessitent aussi des exploitations d’enfants parfois, comme le coltan au Congo)...
        C’est pourquoi je suis aussi d’ailleurs, l’inverse complet d’un obscurantiste ! Il va falloir énormément de recherche et de science pour trouver d’autres voies.
        Enfin parmi les critères d’orientations de cette recherche, il s’agit bien sur d’énergie locale et que l’on pourrait produire par petit groupe autonome avec les matériaux et connaissance locale. L’indépendance en quelque sorte c’est ça, et non le nucléaire avec son uranium qui n’a rien de la France, ou je ne sais quel production énergétique que nous ne pouvons ni produire, ni réparer nous même et qui nous entraine dans de grande dépendance avec des multinationales.

      • alainbibou
        alainbibou répond à FineFleur-
        Mal-pensant
        • Posté à 20h10 le 07/06/2011
        • Internaute 66569
          Mal-pensant

        Non au nucléaire. Non au schiste. Non aux panneaux solaires polluants. Nous sommes d’accord la dessus : chez moi, ce sont les péquenauds qui gueulent contre les éoliennes, va falloir s’y mettre à tous pour les convaincre que les « mines » sont toutes à faire fermer pour de bon.

      • heptan
        heptan répond à FineFleur-
        salarie
        • Posté à 01h06 le 08/06/2011
        • Internaute 48819
          salarie

        @fine fleur : Le gaz de schiste est une alternative, mais uniquement pour les actionnaires afin de s’en mettre plein les poches sur notre dos ! Qui est assez stupide pour croire que les francais en toucheront un quelconque avantage ? Total a engrange des milliards de benefices, qu’il s’empresse de reverser aux actionnaires... sur notre dos !

        De toute facon, comment justifier l’injection de produits chimiques dans le sol, l’emission monumentale de COV dans l’atmosphere, les pollution diverses toutes inacceptables pour les riverains, et j’en passe.....

        l’exploitation de ce gaz trouve son sens pour les criminels, et pour personnes d’autres... Pas besoin d’etre ecolo pour reflechir ! !

        Oui au progres, non au gaz de schiste.

    • madmop
      madmop répond à Victor Led Zep
      Etudiant
      • Posté à 22h03 le 07/06/2011
      • Internaute 113354
        Etudiant

      À voir absolument pour ce faire une idée ! :

      Lien

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 12h53 le 07/06/2011
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    Que c’est nul tout cela.. des deux côtés.

    qu’ils trouvent une ile qui va bien, on en a pleins..d’inhabitées,

    qu’on la sacrifie, et qu’on teste, qu’on mesure, et qu’on prenne une décision scientifique....

    ce n’est pas compliqué...
    sans argent rien n’est compliqué, mais quand il y a de l’argent, des sous, du pouvoir, le casse-tête nait...

    • Victor Led Zep
      Victor Led Zep répond à pablico
      Professeur PC
      • Posté à 12h56 le 07/06/2011
      • Expert 56022
        Professeur PC

      « le test » n’a pas a être refait. Aux USA, il n’y a qu’à demander aux riverains des puits... Ils sont ravis.

      Mais ça rapporte tellement..... ils n’ont qu’a déménagé aprés tout, ou investir dans un puit... pffff quels abrutis....

      $-$-$-$-$-$-$ quand tu nous tiens par les houilles... ; -)

      • pablico
        pablico répond à Victor Led Zep
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 13h01 le 07/06/2011
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        on aime faire nos expériences entre nous, avec notre esprit français cartésien.

         
        • 101.7
          101.7 répond à pablico
          Promeneur
          • Posté à 13h04 le 07/06/2011
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « on aime faire nos expériences entre nous, avec notre esprit français cartésien. »

          En 2007 on a voulu expérimenter alors que les USA l’avaient déjà fait avec W. (w comme widiot)
          Total, kilo ouartal !
          On a payé et on paye encore deux fois... mais en plus cher.

          • pablico
            pablico répond à 101.7
            Co-NOBEL de la Paix
            • Posté à 13h15 le 07/06/2011
            • Internaute 14278
              Co-NOBEL de la Paix

            Tout le monde sait qu’un français en informatique, réécrit le programme et ne prend jamais un fait par un autre sous couvert de nos spécificités.

            De même dans l’industrie, on refait toujours tout à notre main.. c’est dans notre adn... on n’y peut rien...

            • Vert_de_Terre
              Vert_de_Terre répond à pablico
              pirate > robot > ninja
              • Posté à 13h24 le 07/06/2011
              • Internaute 105517
                pirate > robot > ninja

              Si vous êtes informaticien, ça se voit que vous ne bosser pas en COBOL :)

              • 101.7
                101.7 répond à Vert_de_Terre
                Promeneur
                • Posté à 13h26 le 07/06/2011
                • Internaute 59121
                  Promeneur

                « ça se voit que vous ne bosser pas en COBOL »

                Ni en FORTRAN ni en GESAL. :)

                • touko_2
                  touko_2 répond à 101.7
                  fonctionnaire http://minettelol (...)
                  • Posté à 12h12 le 08/06/2011
                  • Internaute 70143
                    fonctionnaire http://minettelol (...)

                  Rien à branler je fais tout en basic sur amstrad CPC, mais en d7 chui pas fou ..

              • pablico
                pablico répond à Vert_de_Terre
                Co-NOBEL de la Paix
                • Posté à 13h55 le 07/06/2011
                • Internaute 14278
                  Co-NOBEL de la Paix

                même bossé en assembleur..

                mais par fainéantise, il était plus facile de tout récrire que de
                modifier le truc pour coller des spécificités, d’autres spécifications.. où l’on avait toutes les chances d’avoir des bugs, dû au greffage..

                du sur mesure quoi.. comme des princes...

                comme en cuisine, on suit la recette.. et on met notre touche..
                vous êtes vous demandé pourquoi nous avons tant de recettes et cette richesse de plats, de fromages ?

                c’est parce qu’on invente..on s’essaye, sur une base... c’est dans notre adn...mental.

              • Samuel Vimaire
                Samuel Vimaire répond à Vert_de_Terre
                Dipolmate morporkien.
                • Posté à 16h11 le 07/06/2011
                • Internaute 140339
                  Dipolmate morporkien.

                Moi si, et il m’arrive fréquemment de refondre des programmes que je juge impossible (ou très difficiles) à maintenir dans l’état...

                • Vert_de_Terre
                  Vert_de_Terre répond à Samuel Vimaire
                  pirate > robot > ninja
                  • Posté à 09h42 le 08/06/2011
                  • Internaute 105517
                    pirate > robot > ninja

                  Ce que je veux dire, c’est que bien sur, les programmes en COBOL sont à réécrire. Maintenant, vouloir les réécrire et avoir la permission de sont deux choses différentes...

                  Pourquoi une réécriture : bien souvent, l’analyse faite à l’époque correspondait aux spec de l’époque, d’un « petit » système d’information.
                  Ensuite, les méthodes d’analyses sont maintenant connues et encadrées : boucle, appareillage, traitement atomique, point barre. Quand vous vous retrouver avec un programme baroque qui part dans tout les sens, allez vous taper votre heure (et encore je suis gentil, avec analyse d’impact minimale) d’analyse avant d’écrire un MOVE pour corriger le bug...

                  Les programmes écrit en COBOL ont été programmé dans les années 80 quand l’informaticien de base écrivait partout des GOTO en basic quand même : il y a une bonne raison de les réécrire, maintenant « holala, c’est tellement risqué, mon dieu » que les banques/assurances/... ne veulent surtout pas y toucher...

                  • Samuel Vimaire
                    Samuel Vimaire répond à Vert_de_Terre
                    Dipolmate morporkien.
                    • Posté à 10h17 le 08/06/2011
                    • Internaute 140339
                      Dipolmate morporkien.

                    Effectivement, ajoutez à ça les changements de normes sur les SI et vous vous retrouvez à réécrire systématiquement chaque programme utilisant des GOTO que vous devez modifier parce que, maintenant, c’est interdit (chez pas mal de clients).

        9 autres commentaires
  • A déménagé le 21-11-2011
    • Posté à 13h01 le 07/06/2011
    • Internaute 73102
      non connue

    J’ai un DEUG de géologie, une maîtrise de physique-chimie et croyez-moi, la fracturation hydraulique ouvrerait la porte à la plus grande pollution que les nappes phréatiques aient jamais connue.

    • Vert_de_Terre
      Vert_de_Terre répond à A déménagé le 21-11-2011
      pirate > robot > ninja
      • Posté à 13h23 le 07/06/2011
      • Internaute 105517
        pirate > robot > ninja

      Connaissez-vous des géologues ou des collègues qui disent le contraire ?

      Votre avis me ravi car je le partage grandement, mais je pense que vous avez des contradicteurs parmi les scientifiques... J’aimerais bien les entendre, pour voir.

      On peux presque dresser un parallèle avec le drame japonais de Fukushima : l’eau s’infiltre, qu’on le veuille ou non, dans les nappes phréatiques. Je ne vois vraiment pas comment on pourrait contenir cette eau dans la poche de gaz, surtout si on s’amuse à fracturer la roche avec.

      Ca me parait tellement limpide.

      J’ai du mal à imaginer des arguments scientifiques allant dans le sens de l’extraction sans danger, j’aimerais bien les entendre, pour mieux me moquer d’eux :)

      (précisons, je parle d’avis scientifiques, pas de marketting d’industriels)

      • A déménagé le 21-11-2011
        • Posté à 13h33 le 07/06/2011
        • Internaute 73102
          non connue

        L’eau finira évidement par remonter dans les nappes. C’est clair comme de l’eau de roche. Et ceux qui prétendent le contraire sont soit des nigauds, soit des cadres de Total.

         
        • fly31
          fly31 répond à A déménagé le 21-11-2011
          J'ai rêvé d'un autre monde
          • Posté à 12h26 le 08/06/2011
          • Internaute 142158
            J'ai rêvé d'un autre monde

          Mis à part que l’eau a plutôt tendance à descendre ! jusqu’à trouver une roche imperméable. Mais bon cela doit être un détail ! .

          • A déménagé le 21-11-2011
            A déménagé le 21-11-2011 répond à fly31
            non connue
            • Posté à 14h42 le 08/06/2011
            • Internaute 73102
              non connue

            Houlala, avant d’intervenir l’ingénieur devra revoir la théorie des nappes, de l’hydrofacturation et des profondeurs d’exploitation.

            • fly31
              fly31 répond à A déménagé le 21-11-2011
              J'ai rêvé d'un autre monde
              • Posté à 20h00 le 08/06/2011
              • Internaute 142158
                J'ai rêvé d'un autre monde

              Je maintiens que s’il n’y a pas communication directe entre la couche ou l’eau est injectée et la nappe, en raison, soit d’un défaut de cimentation du puits soit d’une fracture débouchante, l’eau ne peut JAMAIS remonter. Cas totalement différent de la centrale nucléaire ou l’eau descend naturellement et irrémédiablement dans la nappe. .

              • heptan
                heptan répond à fly31
                salarie
                • Posté à 23h42 le 10/06/2011
                • Internaute 48819
                  salarie

                heptan : ingénieur ACTIF (mieux que retraité donc)
                Le coup du défaut de cimentation a été évoqué des centaines de fois ; si ce problème n’a jamais été résolu, alors il faut chercher la cause ailleurs. Mais un ingénieur de votre rang (LOL) va bien trouver à jouer du pipeau sur un autre air .. et dire que l’eau ne peut jamais remonter est une absurdité : avec 900 bars de pression, n’importe quel liquide chargé de radioactivité, de métaux lourds, de COV... va remonter illico.
                Rendez votre diplôme d’ingénieur à qui vous l’avez volé, vous n’êtes pas crédible.

        4 autres commentaires
      • cfoo
        cfoo répond à Vert_de_Terre
        geologue
        • Posté à 14h28 le 07/06/2011
        • Internaute 158775
          geologue

        Difficile d’avoir des noms, voici le lien vers le site du ministere :
        Lien
        Le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) sont donc en charge du dossier.

        Les canadiens (Quebec) ont deja eu la reponse de leurs experts :
        Lien

      • Chlore
        Chlore répond à Vert_de_Terre
        Plurium interrogationum
        • Posté à 14h58 le 07/06/2011
        • Internaute 21035
          Plurium interrogationum

        Bof ... de l’eau dans les nappes phréatiques ce n’est pas gênant au contraire (justement on en manque actuellement) ... par contre les polluants ....

      • fly31
        fly31 répond à Vert_de_Terre
        J'ai rêvé d'un autre monde
        • Posté à 10h56 le 08/06/2011
        • Internaute 142158
          J'ai rêvé d'un autre monde

        Lien
        Voila l’article le plus intelligent écrit par un géologue sur le sujet.
        Bon après, je suis aussi un scientifique, pas spécialement pour l’extraction des GdS, mais il y a des choses qui me choquent ! .
        Par exemple, parler de pollution des nappes par les produits chimiques est un truc de journaliste pour créer le « choc des mots » dans leur papier.
        Non il n’y a pas de danger spécifique avec les produits chimiques injectés. Le danger, c’est l’hydrofracturation qui peut mettre en relation la formation qui contient le gaz ou le pétrole avec les nappes phréatiques situées au dessus. Et les fluides contenus dans la formation sont bien plus dangereux que tout ce qu’on peut injecter.
        L’eau ne s’infiltre pas ! elle remonte poussée pas le gaz Et s’il n’y a pas communication, même dans des temps « géologiques », elle restera piégée dans la formation. Et a cette profondeur-2 ou 3000m même s’il y a de l’eau, elle est déjà à jamais impropre à toute consommation (industrielle ou humaine) ; vous pouvez vérifier ! .
        De la même façon, les journalistes parlent à l’infini des pollutions fluviales ou des usines de traitement d’eau aux Etats Unis. Or ceci est un problème spécifique aux EU et Canada. En France et en Europe (peut être hors UK) , pas une goutte d’eau d’une exploitation pétrolière ne doit être rejetée dans le milieu naturel. Tout est recyclé et in-fine réinjecté dans des formations profondes dont j’ai dit plus haut qu’elles étaient à jamais impropre à toute utilisation. Pour exemple et vous pouvez vérifier, les pétroliers extraient avec le pétrole entre 10 et 15000 m3 d’eau PAR JOUR sur le bassin parisien. La totalité de cette eau est réinjectée.
        Alors, retournons aux vrais problèmes :
        Doit on continuer à produire des énergies fossiles. Et si la réponse est non, sommes nous prèts à en assumer les conséquences. Il ne s’agit pas de dire non chez nous et de continuer à consommer du gaz Russe ou Polonais. Il ne s’agit pas non plus de construire de nouvelles centrales nucléaires, J’ai travaillé dans le nucléaire et le pétrole (miracle je suis encore vivant à plus de soixante an), et je préfère vivre à 100m d’un puits de gaz qu’à 100Km d’une centrale.
        On peut décider d’utiliser les énergies renouvelables, mais posez vous la question du financement qui va avec, les aides de l’état avec les impôts de tout le monde qui rentabilisent les capitaux placés par les capitalistes au même niveau que ceux placés dans le pétrole. Et puis cela sera -t-il suffisant ? .
        Non il s’agit de consommer BEAUCOUP moins d’énergie. Et pour cela arrétez vos téléphones portables, allez au travail en vélo, n’utilisez surtout plus l’avion pour vos vacances, dans votre travail, arrètez les outils électriques, les bureaux climatisés,les tracteurs agricoles ..... et éteignez votre ordinateur ! .

         
        • Vert_de_Terre
          Vert_de_Terre répond à fly31
          pirate > robot > ninja
          • Posté à 10h27 le 09/06/2011
          • Internaute 105517
            pirate > robot > ninja

          Concernant vos envies de voisinage, j’ai un prof d’électronique qui préférait, lui, vivre à 100m d’une centrale nucléaire qu’à 10km d’une salle blanche... :)

          Concernant la dangerosité des produits chimiques injectés, je vous invite à voir ou revoir le documentaire américain sur les GdS situé à cette adresse :
          Lien

          On y voit beaucoup de conséquences des GdS relâchés dans l’environnement, mais aussi les conséquences des détergents, gélifiants, biocides, etc etc se retrouvant pour la plupart dans l’eau consommée par ces foyers américains.

        1 autres commentaires
    • Tmal
      Tmal répond à A déménagé le 21-11-2011
      Parti rider...
      • Posté à 13h28 le 07/06/2011
      • Internaute 112672
        Parti rider...

      Même pas la peine d’un DEUG pour se rendre compte que c’est une technique de gros bourrins et que rien n’est maitrisé. On balance de l’eau chimique dans le sol, puis on en récupère une partie contenant un peu de gaz...

      Pour le reste, ce qui se passe en sous sol, ce que deviennent l’eau et les produits chimiques, et surtout qui paye les dégâts, mystère...

      La seule chose dont on est sûr, c’est qu’une fois le gaz extrait, ce ne sera pas aux industriels de se débrouiller tout seuls...

      • Titonèpalà
        Titonèpalà répond à Tmal
        Titolélàba
        • Posté à 14h46 le 07/06/2011
        • Internaute 96315
          Titolélàba

        Ouai...
        Une chose est sûre c’est qu’une fois le gaz extrait et les bénefs pompés vont s barrer en laissant le foutoir derrière eux.

        Ca c’est une chose qui m a toujours étonné.
        Allez chez ces patrons et grands cadres.
        Design, joli, vert, sent bon, le propre quoi... même super propre avec batterie de bonnes pour tout torcher.
        Mais ptain dès que ça concerne leur taf c’est des Porcs ! ! !
        Y a pas d autres mots, des gorets qui viennent, désossent et se barrent en vous laissant une mare de merde et de pisse.

        Nos futures mares phréatiques en somme...

        D’ailleurs faut arrêter l’entartage à la crème hein.
        J crois qu ils préfèrent la merde ces gens là...

        J crois qu il avait raison :
        « Les bourgeois c’est comme les cochons... »

         
        • alainbibou
          alainbibou répond à Titonèpalà
          Mal-pensant
          • Posté à 20h23 le 07/06/2011
          • Internaute 66569
            Mal-pensant

          J’en connais un , de ces ravis de vivre dans une belle villa du sud, et qui se permet même de nous distribuer de l’huile d’olive « bio“concoctée par ses soins. Quitte à paraphraser Pierrrre et autres trolls infatigables, je taxerai ce type de ‘bobo(malgré qu’il soit l’époux de ma cousine). Le pire étant qu’il bosse à Cadarache, au sein de la centrale nucléaire, en tant qu’ingénieur, et qu’il ose encore me soutenir que le nucléaire est sans danger. Ces fumiers semblent penser que la cata qui se prépare va s’arrêter à la clôture de leur jardin...

          • Titonèpalà
            Titonèpalà répond à alainbibou
            Titolélàba
            • Posté à 09h57 le 08/06/2011
            • Internaute 96315
              Titolélàba

            Ils font peur ces gens.

            Bardés de diplômes.
            Reconnus comme intelligents par une clique très large.
            Et pourtant...

            Un peu comme un bon cheval...
            Intelligent dans l obéissance...
            Aveuglément obéissant...
            Les oeillères...

            C’est pratique, ça évite de penser par soi même et donc permet de se réfugier dans ses illusions...

            Et j vois le ressentiment que tu peux ressentir en voyant cet homme jouer le gentil écolo (le bio c’est bien et ça fait bien... c’est fashion... c’est bobo le biô ! ! !) d’un côté et de l autre le voir défendre à la pavlonienne le nuke...
            Ahhh les gens de l’image et du paraitre ! ! !

            Etayons les cursus scolaires ! ! !
            Cessons la spécialisation à outrance ! ! !
            Que nos ingénieurs ne soient pas que des calculettes évoluées ! ! !
            Apprenons aux têtes à s’en servir par eux mêmes ! ! !

            Schuss

          • cclems
            cclems répond à alainbibou
            imagineur
            • Posté à 16h23 le 08/06/2011
            • Internaute 153733
              imagineur

            Ce que je trouve amusant et édifiant dans tout cela c’est les certitudes dans lesquelles certains se réfugient. La peur de changer, de créer et d’inventer de nouveaux modèles. messieurs les pseudo-scientifiques, le gaz de schiste, c’est l’affaire d’un siècle au mieux et vous savez mieux que tous que les ressources de la planète sont limitées (eau comprise qu’on ne se prive pas de gâcher pour extraire du pétrole ou du gaz). Combien de temps et combien de catastrophes faudra-t-il pour que politiques et chercheurs se consacrent à l’exploration d’autres voies. Messieurs, le problème est posé et j’appelle tous les cerveaux à tenter d’y répondre ! Ne serait-il pas temps de consacrer notre énergie à quelque chose d’utile plutôt qu’à des débats stériles et sans fin.
            Certains cherchent et trouvent figurez-vous, telle cette universitaire australienne qui a mis au point un mode de stockage original de l’énérgie eolienne ou cet autre qui travaille sur une pile à combustible plus prometteuse encore que l’hydrogène. Il y a des pistes et une masse de travail colossal devant nous. Alors vous êtes prêts à retrousser vos manches ou non ?

          • cclems
            cclems répond à alainbibou
            imagineur
            • Posté à 16h23 le 08/06/2011
            • Internaute 153733
              imagineur

            Ce que je trouve amusant et édifiant dans tout cela c’est les certitudes dans lesquelles certains se réfugient. La peur de changer, de créer et d’inventer de nouveaux modèles. messieurs les pseudo-scientifiques, le gaz de schiste, c’est l’affaire d’un siècle au mieux et vous savez mieux que tous que les ressources de la planète sont limitées (eau comprise qu’on ne se prive pas de gâcher pour extraire du pétrole ou du gaz). Combien de temps et combien de catastrophes faudra-t-il pour que politiques et chercheurs se consacrent à l’exploration d’autres voies. Messieurs, le problème est posé et j’appelle tous les cerveaux à tenter d’y répondre ! Ne serait-il pas temps de consacrer notre énergie à quelque chose d’utile plutôt qu’à des débats stériles et sans fin.
            Certains cherchent et trouvent figurez-vous, telle cette universitaire australienne qui a mis au point un mode de stockage original de l’énérgie eolienne ou cet autre qui travaille sur une pile à combustible plus prometteuse encore que l’hydrogène. Il y a des pistes et une masse de travail colossal devant nous. Alors vous êtes prêts à retrousser vos manches ou non ?

        4 autres commentaires
    • hugkapet
      hugkapet répond à A déménagé le 21-11-2011
      Géologue
      • Posté à 17h49 le 07/06/2011
      • Internaute 137674
        Géologue

      En tant qu’ancien enseignant en DEUG de géologie, je pense que vous auriez du écouter en cours au lieu de raconter des conneries.

      • alainbibou
        alainbibou répond à hugkapet
        Mal-pensant
        • Posté à 20h28 le 07/06/2011
        • Internaute 66569
          Mal-pensant

        « En tant qu’ancien enseignant en DEUG de géologie, je pense que vous auriez du écouter en cours au lieu de raconter des conneries ».
        C’est sans doute la raison pour laquelle tant de pays ont stoppé l’exploitation de ce gaz de shit ? Eh l’ancien, va falloir laisser la place aux jeunes, sous peine de te voir décerner la médaille en chocolat du meilleur troll de passage.

         
        • hugkapet
          hugkapet répond à alainbibou
          Géologue
          • Posté à 23h46 le 07/06/2011
          • Internaute 137674
            Géologue

          Décidément, tous les mauvais élèves se retrouvent sur ce forum.

          • Earth Science
            Earth Science répond à hugkapet
            PhD
            • Posté à 08h02 le 08/06/2011
            • Internaute 158992
              PhD

            Sortie d’une ’’grande ecole’’ d’ingénieur en chimie physique, actuellement en thèse sur un sujet intéressant l’enfouissement très probable des déchet nucléaires (que l’on ne recycle pas d’ailleurs, contrairement à ce qu’affirme les pseudo-scientifique qui font la propagande d’AREVA, honteux, scandaleux), je suis convaincu qu’il n’est pas obligatoire de mener de très longues études pour comprendre que ce que nous faisons avec le nucléaire, avec le gaz de schiste, et dans bien d’autres domaines... relève autant de l’irresponsabilité que de l’inutilité publique (seuls ceux qui en retire d’enorme revenus s’en contente).... certes il existe des mauvais élèves, mais c’est parce qu’il existe de nombreux mauvais proffesseurs... > : [

            L’enseignement scientifique français est riche de connaissance, mais il n’apprend ABSOLUMENT PAS à développer le bon sens, le libre arbitre et l’esprit critique.

        2 autres commentaires
      • A déménagé le 21-11-2011
        A déménagé le 21-11-2011 répond à hugkapet
        non connue
        • Posté à 22h16 le 07/06/2011
        • Internaute 73102
          non connue

        Et maintenant tu es cadre chez total ?

    • Kelimp
      Kelimp répond à A déménagé le 21-11-2011
      Eco-citoyen
      • Posté à 17h52 le 07/06/2011
      • Internaute 99354
        Eco-citoyen

      Enfin un (presque) scientifique qui n’est pas un scientiste ultra libéral....

  • ROBERT GIL
    ROBERT GIL
    Site « Conscience Citoyenne (...)
    • Posté à 12h56 le 07/06/2011
    • Internaute 135580
      Site « Conscience Citoyenne (...)

    Le plus inquiétant, c’est le silence des industriels et des pétroliers, les alliances
    qu’ils ont dû contractées ou les droits d’exploitation des brevets, tout cela a déjà eu
    un coût ! Mais surtout les bénéfices qu’ils comptaient engranger correspondent à
    des sommes énormes, croyez vous qu’ils vont tirer un trait sur toute cette histoire ?
    Si le gouvernement met effectivement un terme aux contrats d’exploitation,
    gageons que les contribuables devront mettre la main à la poche pour dédommager
    les pétroliers et les industriels de leurs investissements.Voir :

    Lien

    • TienTien
      TienTien répond à ROBERT GIL
      impavide devant les ruines de (...)
      • Posté à 13h23 le 07/06/2011
      • Internaute 86881
        impavide devant les ruines de (...)

      Il est tout de même bon de rappeler que les droits d’exploitations alloués aux compagnies pétrolières l’ont été de manière opaque et ILLEGALE, car en contravention tant avec la Convention d’Aarhus qu’avec la Charte de l’Environnement !

      • fly31
        fly31 répond à TienTien
        J'ai rêvé d'un autre monde
        • Posté à 15h04 le 08/06/2011
        • Internaute 142158
          J'ai rêvé d'un autre monde

        Je ne suis pas sûr que la convention d’Aarhus s’applique pour l’attribution des permis (c’est différents pour les forages). Mais bon admettons.
        Il y a eu 1500 puits forés en France basés sur ce type d’attribution, et on n’en parle que maintenant. En plus, j’hésiterai à donner un pouvoir décisionnel aux maires des communes sur ce type de sujet, il n’y a qu’à voir ce que sont devenues les décisions d’urbanismes depuis qu’elles leurs ont été attribuées.

    • zinzolin09
      zinzolin09 répond à ROBERT GIL
      Mauvais esprit
      • Posté à 18h01 le 07/06/2011
      • Internaute 70144
        Mauvais esprit

      Dédommager ?
      Encore faudra-t-il que les titulaires des droits d’exploitation prouvent un dommage quelconque. Un bénéfice hypothétique et futur dont on est privé n’est pas un dommage, tout juste une frustration.

      • ROBERT GIL
        ROBERT GIL répond à zinzolin09
        Site « Conscience Citoyenne (...)
        • Posté à 18h08 le 07/06/2011
        • Internaute 135580
          Site « Conscience Citoyenne (...)

        je sais, mais ces gens la n’aiment pas les frustrations....

         
        • zinzolin09
          zinzolin09 répond à ROBERT GIL
          Mauvais esprit
          • Posté à 06h49 le 08/06/2011
          • Internaute 70144
            Mauvais esprit

          Moi non plus...
          Ca me frustrerait beaucoup d’être obligé de boire du Coca, plutôt que de l’eau gazéifiée au méthane : -))

          • ROBERT GIL
            ROBERT GIL répond à zinzolin09
            Site « Conscience Citoyenne (...)
            • Posté à 08h04 le 08/06/2011
            • Internaute 135580
              Site « Conscience Citoyenne (...)

            faut garder espoir, la mobilisation contre les gaz de schistes est deja importante et j’espere que le mouvement ira en s’amplifiant.

            • zinzolin09
              zinzolin09 répond à ROBERT GIL
              Mauvais esprit
              • Posté à 13h12 le 08/06/2011
              • Internaute 70144
                Mauvais esprit

              Je l’espère aussi, car les conséquences sont catastrophiques.
              Je crains bien que la majorité des français ne s’en rendent pas compte.

        3 autres commentaires
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