12/05/2011 à 16h11

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

La centrale de Brennilis, en Bretagne, est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d’EDF inquiète.


L’ancienne centrale nucléaire de Brennilis (Emilie Vialet)

A midi, dans ce petit village du Finistère campé dans le paysage vert et ondulé des Monts d’Arrée, l’heure de la sieste n’a pas encore sonné mais le bourg semble endormi.

Aucun pas, aucun son de voix ne résonne dans ses rues désertes. Depuis l’arrêt du démantèlement de la centrale, plantée à un kilomètre de là, il y a cinq ans, la vie locale tourne au ralenti.

Il suffit pourtant d’évoquer ce sujet pour retrouver un peu d’ambiance. Quand un médecin favorable au démantèlement croise sur le parking du magasin d’alimentation Michel Marzin, ancien technicien sur le site et aujourd’hui fermement opposé à EDF, les insultes fusent.

Un chantier arrêté pour absence d’enquête publique

Entrée en activité en 1967, la centrale nucléaire à eau lourde de Brennilis a fermé en 1985 faute d’être assez rentable. Sept ans plus tard, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et EDF entament son démantèlement. Les combustibles, l’eau lourde et une partie des bâtiments sont évacués. Première centrale érigée en France, Brennilis doit être la première à disparaître.


Un ouvrier effectue une vérification au sein de la centrale de Brennilis (Marie Kostrz).

Quatorze ans plus tard, en 2006, le Conseil d’Etat met un coup d’arrêt aux travaux encore loin d’être achevés. EDF n’a pas organisé l’enquête publique qui est chargée d’informer la population sur les travaux entrepris. Jean-François Couty, directeur EDF du site des Monts d’Arrée, justifie :

« Ce n’était pas encore exigé par le droit français, seulement par le droit européen. »

Le démantèlement devrait reprendre bientôt, en partie seulement : le cœur du réacteur, où l’uranium était mis en contact avec le gaz carbonique et l’eau lourde, dégage un niveau de radioactivité létal. Eric Zelnio, chargé de suivre le dossier à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), se veut rassurant :

« EDF ne sera autorisé qu’à finir la phase du démantèlement qui avait déjà été entamée avant 2006. Cette partie radioactive n’en fait pas partie. »

Selon Jean-François Couty, un dossier sera déposé pour les dernières infrastructures d’ici à la fin 2011. En mars 2010, la commission d’enquête chargée d’examiner le dossier avait refusé une première fois ce droit à EDF. Dans son rapport, elle estimait que les informations mises à la disposition du public étaient encore insuffisantes.

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire »

Ces échéances ne rassurent pas Bernadette Lallouet. Assise devant une pile de dossiers éparpillés sur la table de sa salle à manger, la coprésidente de l’association Vivre dans les Monts d’Arrée jure qu’elle ne s’oppose pas formellement au démantèlement :

« Il faudra bien le faire un jour, mais on ne comprend pas pourquoi EDF se précipite tant à vouloir faire disparaître un bâtiment dont la radioactivité est encore mortelle. »



Portrait de Bernadette Lallouet (Marie Kostrz).

Une fois découpé en morceau, le réacteur n’en sera en effet pas moins radioactif. Elle s’interroge :

« Ou vont-ils envoyer les débris ? Aucun lieu n’existe encore pour accueillir des déchets aussi dangereux. »

Une zone d’entreposage est prévue pour accueillir le cœur du réacteur : l’Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets d’activité (Iceda), dans l’Ain. En cours de construction, elle sera normalement ouverte en 2014.

Il ne s’agit cependant que d’une solution temporaire : EDF précise que ces déchets devront ensuite être transférés dans une zone d’enfouissement nucléaire, qui n’existe pas encore. Un site doit être trouvé avant 2025 mais aucune commune française n’accepte pour le moment d’en héberger un.

Le problème n’est pas nouveau : en 2010, la commission d’enquête avait déjà relevé cette impasse. Elle écrivait :

« Démanteler consiste à déplacer la radioactivité sans la réduire. »

Pour Bernadette Lallouet, l’acharnement d’EDF répond à une exigence économique :

« Pour pouvoir vendre des centrales à l’étranger, il faut être capable de prouver qu’on peut aussi s’en débarrasser. »

Le recours massif à la sous-traitance, un danger ?

A quelques mètres de là, Olivier Deplace s’affaire dans son bureau parsemé d’affiches aux couleurs de son syndicat : la CFDT. C’est une autre question qui préoccupe le délégué du site de Brennilis.

Selon lui, la reprise du démantèlement sera synonyme d’embauche importante de sous-traitants. Alors que le site est aujourd’hui en maintenance, 20 salariés EDF sont sur la zone, pour déjà 30 employés par des prestataires. Un chiffre qui risque de passer à 100 si le décret est publié cet été. Il s’inquiète :

« Ils sont souvent moins formés, c’est une perte de compétence et d’expérience de ceux qui sont à la base une garantie de sécurité. Nous sommes tous dans l’expectative de ce qu’il pourrait se passer si le démantèlement reprend. »

Ancien salarié d’EDF aujourd’hui installé à son compte, Marc Gaudron balaye les craintes du syndicaliste. A présent électricien lui-même employé par EDF, il nuance :

« J’ai participé au démantèlement avant son arrêt. Dans mon équipe, je m’assurais toujours que l’ensemble des ouvriers ait compris les tâches à effectuer, aucune différence n’était faite avec les salariés d’EDF. »

Marc Gaudron affirme que le temps presse :

« A force de stopper le chantier, on perd une connaissance technique. Ceux qui connaissent la centrale ont fini par partir bosser ailleurs. »

Démantèlement du réacteur : « aucun danger, c’est robotisé »

Découper le cœur du réacteur ne serait pourtant pas sans danger pour les travailleurs. Si EDF aime à répéter que 99,9% des déchets radioactifs ont déjà été supprimés du site, elle ne dit pas que les 0,1% restants sont les plus nocifs.

Là encore, EDF a tout prévu. Au Centre d’information du public (CIP), aménagé dans l’ancienne cantine de la centrale surplombant le grand lac azur qui jouxte la centrale, un petit groupe de flâneurs suit docilement une visite guidée censée les rassurer.

Le message est limpide : pas de danger, les opérations sur le coeur du réacteur seront « entièrement robotisées ». Aucun travailleur n’entrerait donc en contact avec l’uranium, le plutonium, le californium et autre substance en « um » dangereuses.

Jean-François Couty fait volontiers visiter la centrale. Emmitouflé dans une combinaison, muni d’un casque et d’un dosimètre pour vérifier le taux de réactivité, il s’approche du coeur du réacteur, dans lequel l’uranium était introduit. Il assure que la radioactivité de la centrale n’est pas plus élevée « que celle qu’on trouve à l’extérieur, à la centrale de Brennilis par exemple ». (Voir la vidéo)

Cet argument, qu’avance également l’ASN, a pourtant été nuancé par les commissaires-enquêteurs mandatés fin 2009 :

« Nous avons regretté que les scénarios de démantèlement immédiat ou différé n’aient pas été développés et comparés. [...] Cela aurait permis de conforter ou de nuancer l’avis émis en 1999, dans un rapport CEA-EDF qui insistait sur l’effet positif d’une attente prolongée de la déconstruction. Et ceci, même si en dix ans la robotique a fait de gros progrès. »

EDF envisageait d’attendre cinquante ans

Alors qu’au moment de la fermeture du site, EDF envisageait d’attendre cinquante ans avant de la démanteler le temps que la radioactivité diminue, il n’en est plus question.

Le cylindre bétonné de 26 mètres de haut qui protège le réacteur se délite et selon EDF, le temps est compté. Sylvie Bihart, employée prestataire sur le site et élue de la majorité au conseil municipal de Brennilis, lui fait confiance :

« De toute façon il faut bien déconstruire, on a attendu depuis 1985, le bâtiment est en train de vieillir, devient vétuste, je ne pense pas que ce soit sécurisé de le laisser tel quel. »


Portrait de Sylvie Bihart (Marie Kostrz).

Les effets du démantèlement sur la santé des travailleurs sont pour le moment méconnus. Michel Marzin, ancien technicien, a nourri le cœur du réacteur pendant plus de vingt ans. Selon lui, plus de 50% des techniciens qui travaillaient avec lui sont décédés avant 65 ans. Un chiffre qu’EDF n’a jamais confirmé ni démenti.

Installé devant une tasse de café au Charlegan, le médecin du travail dépêché par EDF deux fois par semaine à Brennilis affirme de son côté que les travaux n’ont jamais causé plus de morts qu’ailleurs.

« Pas assez d’argent pour une étude épidémiologique »

Aucune étude épidémiologique n’a jamais été réalisée par EDF. Bernadette Lallouet regrette :

« C’est la première chose qu’on a demandé quand la commission locale d’information (CLI) a été créée en 2009. On nous a dit qu’il n’y avait pas assez d’argent pour en réaliser et EDF n’a jamais répondu à cette demande. »

Olivier Deplace de la CFDT, regrette également que cette demande qu’il a relayée n’ait jamais abouti.

A l’évocation de cette doléance, Jean-François Couty prend un air étonné, affirmant qu’il n’a jamais entendu parler d’une telle requête – pourtant retranscrite noir sur blanc dans le rapport de la commission d’enquête de mars 2010. Il promet ne pas s’opposer à un tel projet.

Un effet tout aussi méconnu sur l’environnement

Pourtant, les répercussions sanitaires du démantèlement pourraient dépasser le cadre des employés de la centrale. A deux pas du site, Michel Marzin s’engouffre dans un petit chemin de terre envahi d’herbes folles.

Sur la droite, un grillage récemment installé délimite l’enceinte du site nucléaire. De l’autre côté de la clôture, on aperçoit le lit d’un canal : c’est l’ancien chenal d’évacuation, où les eaux utilisées pour nettoyer la centrale étaient auparavant rejetées.


Portrait de Michel Marzin (Marie Kostrz).

En 2006, le laboratoire indépendant Criirad, mandaté par Sortir du nucléaire Cornouaille, a relevé une radioactivité anormalement haute à cet endroit, alors situé hors de l’enceinte du site. Michel Marzin précise :

« Le problème, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l’activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

Bernadette Lallouet déplore qu’EDF interdise aux laboratoires indépendants de faire des prélèvements :

« Début avril, Jean-François Couty a accepté à condition que les prélèvements soient faits aux mêmes endroits et avec le même protocole que ceux réalisés par EDF. A quoi ça sert dans ce cas ? Ils ne veulent pas qu’on aille voir ailleurs, c’est clair. »

« En tant que commerçant, on attend que ça reprenne »

Derrière le comptoir de son bar Le Charlegan, Joël Baladine est agacé par les débats que suscite le démantèlement. Selon lui, les gens sont mal informés. Cet ancien marin qui a participé aux essais nucléaires de Mururoa craint seulement que la déconstruction soit encore repoussée :

« En tant que commerçant, on attend qu’une seule chose, c’est que ça reprenne. Avant, le bar était toujours plein, on organisait des tournois de tarot. Maintenant à 20 heures, je ferme le rideau. »

En annonçant la création de centaines d’emplois grâce à la reprise des travaux, EDF marque un point. Aux alentours, quasiment chaque foyer a un membre qui a un jour été employé à la centrale. Mariée à un ancien agent EDF, Marie-Noël Corre est elle aussi convaincue par le discours de l’entreprise :

« Il y a des risques mais on ne s’en fait pas, on a toujours vécu avec la centrale. Beaucoup de gens ont trouvé du travail grâce à elle, on n’a pas à s’en plaindre. »

Brennilis aura été une ressource pour les habitants, mais c’est aussi un gouffre financier. Selon la Cour des comptes, le démantèlement aurait déjà coûté 480 millions d’euros. Jean-François Couty promet qu’il ne sait pas à combien revient le démantèlement :

« Un budget de 2 milliards d’euros est alloué aux neuf centrales françaises à l’arrêt. Je ne peux pas vous dire combien Brennilis coûte, je m’assure juste que ce soit fait en toute sûreté. »

Drôle de réponse pour un directeur de site.

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  • setori
    setori
    retraité
    • Posté à 18h59 le 12/05/2011
    • Internaute 43503
      retraité

    Le nucléaire c’est très simple : c’est la merde partout et pour tout le monde sauf que cette merde est mortelle à plus ou moins long terme avec plus ou moins de souffrances .Dans les années 70 nous nous sommes battus nous les quelques écolos de l’époque ,en vain bien sûr .L’arrivée de la gauche nous semblait une délivrance ! Patatras le Tonton de JARNAC a continué de plus belle et la gauche a manqué un rendez-vous historique .Elle en est toujours au même point d’ailleurs et quelle tombe dans la « tontonmania » n’augure rien de bon ! Je leur conseille vivement de prendre exemple sur l’ALLEMAGNE qui sort du nucléaire via les solutions alternatives .Nos voisins ne sont pas réputés pour être des « rigolos » écervelés .Changer de société voilà qui serait un bon programme mais qui veut distribuer du pouvoir d’achat en nous affranchissant des compteurs ! Triste de voir une telle incurie...

  • globuls
    globuls
    mieux vaut en rire que de s'en (...)
    • Posté à 19h04 le 12/05/2011
    • Internaute 62702
      mieux vaut en rire que de s'en (...)

    et en attendant pour sauver la Bretagne du black out on fabrique de l’électricité avec du gaz... gaspiller une source d’énergie dont on nous dit qu’il va finir par manquer pour fabriquer une autre parce que c’est rentable moi j’appelle ça du gâchis...

    Lien

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    VALLSS89
    • Posté à 19h38 le 12/05/2011
    • Internaute 50571
      VALLSS89

    Prenez la carte des centrales en france et dites-vous que chaque lieu est un lieu rayé de la carte pour quelques centaines d’années, et si ça pète rajouter un périmètre de 200km autour. Faudrait peut être voir à démanteler les tarés qui nous dirigent aussi.

    • Oreljen
      Oreljen répond à tOrDrE L¤RdRe
      ingénieur
      • Posté à 21h38 le 12/05/2011
      • Internaute 75036
        ingénieur

      200 km ? Même Tchernobyl ni Foukouchima n’ont « rayé de la carte » dix pourcents de la surface dont vous parlez.

      • tOrDrE L¤RdRe
        tOrDrE L¤RdRe répond à Oreljen
        VALLSS89
        • Posté à 22h02 le 12/05/2011
        • Internaute 50571
          VALLSS89

        m’ai trompé d’un zéro en trop effectivement, merci.

         
        • sandy keelow
          sandy keelow répond à tOrDrE L¤RdRe
          développeur
          • Posté à 00h06 le 13/05/2011
          • Internaute 131307
            développeur

          Non vous aviez bon (peut-être involontairement) ; -)

          • tOrDrE L¤RdRe
            tOrDrE L¤RdRe répond à sandy keelow
            VALLSS89
            • Posté à 00h20 le 13/05/2011
            • Internaute 50571
              VALLSS89

            bah il me semble avoir entendu 20-30 bornes pour la zone d’évacuation au japon, mais je me suis emmêlé les pinceaux entre périmètre et rayon.

        2 autres commentaires
      • sto
        sto répond à Oreljen
        expatrié
        • Posté à 23h43 le 12/05/2011
        • Internaute 29344
          expatrié

        ha bon ?
        Et pourtant ! !
        Tchernobyl a contamine pour tres longtemps 125 000km² a des niveaux >37 000 bq/m² en cesium.
        Rapporte a un cercle, ca ferait 230 km de diametre.
        Sans compter ni les autres nucleides, ni les zones contaminees un poil en dessous de cette valeur...
        N’oublions pas que les nucleides se concentrent dans la chaine alimentaire ! meme une contamination relativement faible tue.

        Sans compter la pollution de la nappe phreatique, et les autres voies de contaminations lentes.

        Pour Fukushima, le site relache, et relachera encore et toujours des quantites monstrueuses de nucleides. il est impossible d’evaluer l’etendue des degats. ou plustot, il est possible d’evaluer l’etendue maximale des degats : a terme c’est la surface du globe entiere qui est concernee.

        Quelques chiffres :
        le reacteur n°4 de Tchernobyl contenait 200t de combustible, dont 6t ont immediatement contamine immediatement toute l’europe.
        Le reste de la radioactivite se libere tout doucement, malgre les barierres de fortune que l’homme essaie d’y opposer pour le moment.

        Dans les reacteurs et piscines 1a 4 de Fukushima, il y a 4604 assemblages, soit 957t de sombustible ! Pour le moment, seuls de l’ordre de 10% de la radioactivite de Tchernobyl a ete relachee dans l’air, sans compter la contamination massive de l’eau.

        Dans le long terme, les lois de la physique sont incontournables : Tout le combustible va etre eparpille par les elements. La seule chose que l’homme peut faire, c’est de retarder l’echeance, de quelques generations, jusqu’a l’oubli, ou l’impossibilite.

        Dans cette solution finale, que la nature se chargera d’executer, on peut estimer (attention, calculs tres approximatifs, et ne tenant pas compte de la decadence) :

        Tchernobyl a relache 120 Pbq, ce qui fait 20 Pbq/tonne de combustible

        A terme, donc, rien que pour Fukushima, on a une epee de damocles de l’ordre de 19140 Pbq !
        ce qui fait, reparti uniformement sur la surface du globe (510e12 m²) 37000 bq/m² ! ! Autrement dit, le niveau de contamination de Tchernobyl ! !

        En extrapolant une masse de dechets mondiaux actuels a peut etre 1 millions de tonnes (qui eux aussi vont s’epandre dans la nature), on arriverait a 370 000 bq/m². C’est un chiffre vertigineux.
        Il va falloir d’urgence trouver une nouvelle planete !

      • sandy keelow
        sandy keelow répond à Oreljen
        développeur
        • Posté à 00h12 le 13/05/2011
        • Internaute 131307
          développeur

        Dans son message il parle de périmètre...
        Or 200 km de périmètre correspond à une louche près à 30 km de rayon...
        Tout à fait du même ordre de grandeur que la zone d’évacuation de Fukushima...

  • Dissonance
    Dissonance
    met le doigt où ça fait mal.
    • Posté à 20h05 le 12/05/2011
    • Internaute 70089
      met le doigt où ça fait mal.

    « le Conseil d’Etat met un coup d’arrêt aux travaux encore loin d’être achevés. »

    Précision : Sur requête des assos écolos actives sur le dossier. Ce qui rend ces dernières assez peu légitimes pour fustiger le non-respect des délais et le surcoût ainsi engendrés.

    Un peu comme si un usager du train venait se plaindre du retard pris sur sa ligne après avoir lui même actionné l’arrêt d’urgence.

    A trop vouloir mettre leur adversaire K.O. ils finissent ainsi par user de la même malhonnêteté intellectuelle qu’ils dénoncent. C’est pas brillant...

    • sandy keelow
      sandy keelow répond à Dissonance
      développeur
      • Posté à 00h37 le 13/05/2011
      • Internaute 131307
        développeur

      Je ne crois pas que les assos écolos fustigent le non respect des délais bien au contraire puisqu’elles ont toujours pensé que EDF allait trop vite...

  • Pkapable
    Pkapable
    (l'autruchon désensablé)
    • Posté à 20h14 le 12/05/2011
    • Internaute 12947
      (l'autruchon désensablé)

    A propos de la Cfdt , le discours a évolué, quelque peu ...

    Témoignage, une lettre qui a fait naitre des interrogations sur les directeurs syndicalistes Brestois, et je dois dire d’etre satisfait que d’avoir mis l’accent sur le fait sous traitant , a eu (enfin) un écho dans la centrale syndicale, certes tardif à ce sujet !

    ––––––––––––––––––––––––-

    Avec le temps, va tout s’en va ! Mais aussi …

    Le délégué dit aujourd’hui qu’ .............

    Il s’inquiète :

    [....« Ils sont souvent moins formés, c’est une perte de compétence et d’expérience de ceux qui sont à la base une garantie de sécurité. Nous sommes tous dans l’expectative de ce qu’il pourrait se passer si le démantèlement reprend. »

    ...//....]

    Pourtant, la mémoire si elle est nécessaire pour le nucléaire, dans le syndicalisme, elle ne doit pas souffrir non plus de courte vue, pour des motifs qui sont de mon point de vue , hélas bien établis , en ce qui me concerne !

    Ce qu’écrivais Hervé Goachet , le secrétaire UD Cfdt Finistère, …extrait d’un courrier

    [….// Objet : Brennilis

    Bonjour Patrick,

    C’est dans d’autres conditions que j’aurais souhaité te contacter mais à la lecture d’un article du Ouest France du 30 mai *, je ne peux rester sans réaction. (* en réalité le 30/06/07)

    S’il n’est pas question pour moi de remettre en cause ton engagement contre le nucléaire, je ne peux t’autoriser à utiliser ton adhésion à la Cfdt et utiliser le sigle Cfdt dans un contexte où tu n’es pas mandaté pour agir et intervenir au nom de la Cfdt.
    ….//…

    Permets-moi tout de même de m’étonner qu’une association qui milite pour sortir du nucléaire, mène une action qui de fait, arrête le processus pour des considérations qui n’ont pas encore été clairement exposées. Le recours est-il de pure forme ou repose-t-il sur du fond ?

    C’est pourquoi, je te demande à l’avenir de ne plus utiliser ton appartenance à la Cfdt dans une action qui n’est pas de ton ressort sur le plan syndical.

    Cordialement Hervé Goachet …//…]

    Mais encore, extrait des propos de M. Loic Guengant, permanent Cfdt Morlaix, parution de OF du 27/06/2007 page 9.

    Après qu’il ne conteste pas la décision du conseil d’état, il poursuit ainsi : « Alors qu’il ne s’agit après tout, que d’un vice de procédure. Les conséquences sont disproportionnées »

    Son confrère syndicaliste CGT à quant a lui une position plus louable a priori ; je le cite : « ce sont les salariés qui trinquent, alors qu’ils n’ont rien à se reprocher dans l’affaire »
    …..

    Annecdotes, mais révélateur de l’état de consentement ! Surtout ...

  • Jonsnow
    Jonsnow
    =)
    • Posté à 20h32 le 12/05/2011
    • Internaute 86598
      =)

    Tout est affaire de foi !
    On nous l’a dit et répété le nucléaire on y croit ou on retourne au moyen-age..
    Qu’on y croit ou pas on va y retourner au moyen-age et meme plus en arriere. C’est l’obscurantisme qui règne.

  • sandy keelow
    sandy keelow
    développeur
    • Posté à 21h09 le 12/05/2011
    • Internaute 131307
      développeur

    Moi je suis passé à côté l’autre jour et j’ai croisé un camion qui amenait un gros transformateur vers la centrale, je me suis dit « tiens ils la remontent finalement » LOL...

    Il faut rappeler aussi que cette centrale a pu avoir d’autres inconvenients que la radioactivité notamment certains lâchés d’eau intempestifs du lac de retenue ayant constitué a plusieurs reprises un facteur aggravant lors d’inondations à Chateaulin entre autres...

  • Johnfante
    Johnfante
    Energies Vertes
    • Posté à 21h15 le 12/05/2011
    • Internaute 62204
      Energies Vertes

    Merci pour cet article.

  • Oreljen
    Oreljen
    ingénieur
    • Posté à 22h00 le 12/05/2011
    • Internaute 75036
      ingénieur

    Je critique assez souvent la faiblesse d’articles de la Rue pour ne pas souligner que celui-ci me semble bien rédigé.

    • fabricker
      fabricker répond à Oreljen
      traducteur, architecte logiciel
      • Posté à 14h49 le 13/05/2011
      • Internaute 56472
        traducteur, architecte logiciel

      Qui aime bien châtie bien : -)

  • Cristal noir
    Cristal noir
    neutrino taunique
    • Posté à 22h04 le 12/05/2011
    • Internaute 148860
      neutrino taunique

    Bienvenue dans l’univers radieux d’EDF, le bonheur irradie.
    Bientôt plus besoin d’électricité : un petit morceau radioactif de centrale dans une ampoule, un peu de poudre fluorescente et de la lumière pour des années sans branchements !

    C’est magique !

  • artizan breizh-
    artizan breizh-
    artisan
    • Posté à 22h12 le 12/05/2011
    • Internaute 137419
      artisan

    Réaction simple...
    Je suis breton.
    (j’ai évité de réagir sur les bonne nouvelles chez les zincous écossais...)
    Mais je suis breton...
    On est pas beaucoup, on est pas grand chose, mais on fait toujours du bruit, et on pense simplement.
    (les mecs pensent simplement et naïvement, en Breizh, les bretonnes sont intelligentes, pas naïve et pensent pour 10 homo sapiens)
    Enfin bref, quand j’étais petit, je me souviens, Plogoff.
    Lien
    J’étais content d’être Breton.
    Aujourd’hui Brennilis...
    Pour démontrer que le nucléaire, par ce qu’il entraine comme coûts, est totalement non viable, économiquement...
    Il prouve juste le cout faramineux du démantèlement, obligatoire, à terme de toute centrale...
    Et c’est la seule chose qui compte, le pognon.
    Et c’est grâce à une centrale bretonne que ça va commencer à se savoir.
    Chouette !

  • Bad Time For Human Kind
    Bad Time For Human Kind
    Chieur Public
    • Posté à 22h22 le 12/05/2011
    • Internaute 53377
      Chieur Public

    « Début avril, Jean-François Couty a accepté à condition que les prélèvements soient faits aux mêmes endroits et avec le même protocole que ceux réalisés par EDF. A quoi ça sert dans ce cas ? Ils ne veulent pas qu’on aille voir ailleurs, c’est clair. »

    Il a tout compris le monsieur... Pour bien connaitre EDF et ses protocoles environnementaux, je ne peux que confirmer...

    Si une entreprise française mérite la palme d’or de l’incompétence et de la malhonnêteté dans la gestion environnementale de ses sites, c’est bien EDF. Comme l’état n’assure pas sa mission de contrôle parce qu’il s’agit d’un secteur stratégique (donc au dessus des lois), c’est la porte ouverte a tous les abus...

    • Bel Iblis
      • Posté à 22h52 le 12/05/2011
      • Internaute 31743

      Vous auriez une référence sur « l’état n’assure pas sa mission de contrôle » , svp ?
      le peu de données que j’ai c’est plutot l’inverse mais bon.

      • général_bol
        général_bol répond à Bel Iblis
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 23h57 le 12/05/2011
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « le peu de données que j’ai c’est plutot l’inverse mais bon. “

        Je ne vous contredirait pas, mais si il y a bien contrôle, il n’y a pas moins une belle constance dans la non coercition !
        Ah ! pollueur - payeur ! quelle belle devise ! ! ! ! !

  • Bel Iblis
    • Posté à 22h51 le 12/05/2011
    • Internaute 31743

    J’avais commencé à lire en me disant : cool ! un article sur le démantèlement, et en fait bin on est pas beaucoup plus avancé à la fin qu’au debut.
    L’article nous apprend qu’il y a des peurs liées à ça mais bon on ne sait pas si elles sont fondées alors...

    Par contre, la Criirad quand on regarde leur financement on peut douter de leur indépendance.

    C’est quoi une « radioactivité anormalement élevée » ? 3 mSV, 10 ? 50 ? 100 ?
    ça nous avance pas beaucoup ce genre de données : (

    • sandy keelow
      sandy keelow répond à Bel Iblis
      développeur
      • Posté à 01h10 le 13/05/2011
      • Internaute 131307
        développeur

      Une radioactivité anormalement élevée c’est à mon avis une radioactivité au dessus de la normale non ? ...
      Il faudrait développer quant au financement de la Criirad vous ne pouvez pas vous contenter de balancer un « scud »...

      • fabricker
        fabricker répond à sandy keelow
        traducteur, architecte logiciel
        • Posté à 14h44 le 13/05/2011
        • Internaute 56472
          traducteur, architecte logiciel

        +1

        Oui, cette politique de dénigrement est un grand classique du boulot de lobbyiste.

        Dénigrez, dénigrez, il en restera toujours quelque chose.

        Avant, on parlait d’un financement occulte des pays de l’Est, maintenant on écrit juste la première moitié de la phrase : -)

        Ce sont exactement les mêmes commentaires qui ont été écrit à propos des verts, de Greenpeace, etc...

        Trollien, pas plus.

      • Bel Iblis
        Bel Iblis répond à sandy keelow
        • Posté à 19h50 le 13/05/2011
        • Internaute 31743

        Oui pour la criirad c’est un peu trollesque dit comme ça. Elle est essentiellement financée par des collectivités locales via des élus EE-les verts.
        Ceci n’implique pas nécessairement un parti pris de leur part, mais c’est un peu insuffisant je trouve. Même si je pense qu’ils sont plutôt de bonne foi.

        Pour la radioactivité, vous avez raison mais c’est un peu flou. Sachant que la radioactivité naturelle varie souvent entre 1 et 10 mSv (voir 80mSv en Inde ou au Bresil) il est un peu difficile d’en conclure grand chose.

  • Nurbs
    Nurbs
    Au pas de la porte
    • Posté à 23h00 le 12/05/2011
    • Internaute 88089
      Au pas de la porte

    Quand je vois tous les posts sceptiques vis a vis du nucléaire, je suis consterné, Godzilla, notre Troll allégro-compatible est là pour tous nous sauvez, rahhaaa malheurs à vous riverains de peu de foi, le nucléaire est tout ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • sandy keelow
      sandy keelow répond à Nurbs
      développeur
      • Posté à 00h58 le 13/05/2011
      • Internaute 131307
        développeur

      Dans les derniers opus (pas les meilleurs loin s’en faut) les auteurs des films de Godzilla ont prévu qu’afin d’éviter d’attirer Godzilla (qui mange les réacteurs des centrales dans plusieurs épisodes) le Japon abandonnerait l’énergie nucléaire pour passer à « l’énergie du plasma » (puisque chacun sait que les energies éoliennes et solaires ne pourraient suffire ; -) )

  • yabon
    yabon
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 01h05 le 13/05/2011
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    La centrale dans l’estuaire de la Gironde, elle est pas mal non plus.

    • fabricker
      fabricker répond à yabon
      traducteur, architecte logiciel
      • Posté à 14h48 le 13/05/2011
      • Internaute 56472
        traducteur, architecte logiciel

      +1 aussi.

      Voir le commentaire de Saba plus bas.

      Je n’ai malheureusement pas le temps, mais il serait intéressant de rassembler toutes ces infos sur un wiki, et de les donner à la disposition du public.

      Un wikileak (c’est le cas de le dire) du nucléaire.

      Avec Google Translate, comme c’est en général technique, même les infos étrangères sont compréhensibles.

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 07h45 le 13/05/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    C’est une idée pour Wauquier et ses pauvres , la cage d’écureuil pour produire de l’électricité .

    Lien

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 08h01 le 13/05/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Le problème, c’est qu’on n’a aucun moyen de savoir si cette radioactivité est due à l’activité antérieure de la centrale ou à son démantèlement. »

    Peu importe, vu qu’elle est désormais définitive, inscrite dans la durée...
    ...éternelle !

  • Saba
    • Posté à 09h14 le 13/05/2011
    • Internaute 9356

    A propos de la centrale de Brennilis une anecdote qui date du début de l’année 1979. Il y avait eu de très fortes chutes de neige qui avaient provoqué de longues coupures de courants et des problèmes dans les connexions téléphoniques . J’étais chez un ami qui habitait dans un village proche de Brennilis.Il a décroché le téléphone et m’a appelé : avant qu’il ait fait un numéro il a entendu une conversation et nous avons compris assez vite que c’était le directeur de la centrale qui téléphonait à sa hiérarchie à Paris . Il disait qu’on l’avait échappé belle, si le courant n’avait pas été rétabli , il ne répondait plus de rien , le réacteur ne pouvant plus être refroidi......

    • fabricker
      fabricker répond à Saba
      traducteur, architecte logiciel
      • Posté à 14h23 le 13/05/2011
      • Internaute 56472
        traducteur, architecte logiciel

      Merci et +1

      Incroyable, depuis des décennies, un tas de gens connaissent de tells anecdotes de dysfonctionnement caractérisé.

      Comme il ne s’est rien passé, comme on est passé (juste) à côté de la catastrophe, ben du coup personne n’en parle.

      Et il y a encore 6 mois, eussiez-vous écrit cette anecdote, que la majorité des lecteurs vous aurait cru mentir.

      À tel point, que les détenteurs de telles anecdotes se taisent.

      Éh bien non, parlez, que diable, dites-le.

      Je me souviens d’une anecdote de mon prof de physique au lycée (1976), qui passait un doctorat en physique nucléaire etc. Et qui était donc loin d’être un anti-nucléaire. Il avait juste un certain scepticisme très scientifique d’ailleurs par rapport à la chose.
      Il nous avait raconté qu’à la suite d’un accident dans une centrale française, deux personnes furent tellement irradiées, qu’on les a mises à la mer dans un cercueil de plomb au dessus d’une grande faille, afin qu’ils tombent très très au fond de l’océan.

      Personne ne le croyait vraiment.

      Des années plus tard, on a pu le lire dans le Canard Enchaîné.

      Il y a quelques années seulement, le cas a été rendu publique dans un rapport.

      Combien de ces histoires encore non divulguées ?

  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 10h34 le 13/05/2011
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Ou stocker les déchets ? Simple comme bonjour, à Tchernobyl :) Le site est condamné pour des milliers d’années, quelques déchets de plus ne feront pas grande différence.

  • kersablen
    kersablen
    retraité
    • Posté à 12h12 le 13/05/2011
    • Internaute 120772
      retraité

    Ce ne serait que des dégats colatéraux comme pour les bombardements libérateurs de Tripoli, pourquoi vous casseriez vous plus la téte, les élites ne sont pas concernées .

  • Stiven Cigale
    Stiven Cigale
    Habitant de la fourmilière (...)
    • Posté à 14h10 le 13/05/2011
    • Internaute 141883
      Habitant de la fourmilière (...)

    Il est intéressant d’apprendre qu’à ce jour aucun réacteur nucléaire n’a déjà été démantelé en France (qu’en est-il au niveau mondial ?). On continu de vouloir construire de par le monde des réacteurs sans qu’il y ait déjà eu un seul exemple de réacteur parfaitement démantelé.. .
    Parfois on a l’étrange impression que Tchernobyl et Fukushima sont les exemples les plus aboutis de fin d’exploitation de réacteur nucléaire...
    Sachant que pour un réacteur il faut minimum 50 ans de décroissance avant son démantèlement qui a lieu après un minimum de 30 ans d’exploitation, il s’écoule donc au moins 80 ans entre la construction et la fin de vie du réacteur. Donc, ceux qui construisent ne sont pas ceux qui devront éliminer ces structures contaminées par des radioéléments dont la demi vie dépasse le millier d’année. On peut alors s’interroger et se demander si le coût et la faisabilité du démantèlement ont été (sont ?) vraiment prévus dès la construction tant au niveau du budget qu’au niveau de la structure du réacteur … Sachant que le principal attrait du nucléaire est économique, où s’arrête le profit, où commence l’intérêt des générations futures ? Veut on pour le profit d’aujourd’hui laisser tous ces réacteurs à l’arrêt en héritage à nos enfants sans leur laisser de mode d’emploi ? Charge à eux de développer les technologies (les tant attendus progrès en robotique) qui leur permettront au mieux de déplacer le problème...
    En attendant plus aucune nouvelle aux infos de Fukushima, qui pourtant doit quotidiennement continuer de déverser ses eaux contaminées dans l’océan... Pas d’images de ces immenses régions laissées à l’abandon, où sont les robots avec les caméras ? On était quasi mieux informés du temps de Tchernobyl...

  • cachalot solidaire
    • Posté à 14h31 le 13/05/2011
    • Internaute 126066
      cétacé

    J’aimerais que l’on publie le même genre d’article sur la centrale de Kozlodoui, en Bulgarie, c’est à dire à trois pas de chez nous. Une centrale du type tchernobyl qui tombe littéralement en morceaux.
    Par ailleurs, l’argument économique me semble tout a fait évident : si l’on calculait le coût du kilowatt/heure nucléaire en incluant le coût du démantèlement et celui du traitement (non résolu) des déchets, on s’apercevrait que cette manière de faire bouillir de l’eau s’apparente à tuer un moustique à coups de canon de 75. Depuis le début, cette affaire de nucléaire baigne dans une atmosphère où l’irrationnel se dispute avec le fondamentalisme le plus extrême. Drôles de scientifiques...
    En tout cas, bravo à Rue 89, et n’hésitez pas à vous montrer didactiques pour éclairer ceux qui n’y connaissent encore rien. La pédagogie consiste aussi à répéter, répéter et répéter encore...

  • pitu
    pitu
    pas encore titulaire d'un titre
    • Posté à 15h07 le 13/05/2011
    • Internaute 117828
      pas encore titulaire d'un titre

    nucleaireFin

  • Psyfou
    Psyfou
    pas glop
    • Posté à 16h00 le 13/05/2011
    • Internaute 102931
      pas glop

    480 millions d’euros pour un démantèlement inachevé mais pas un rond pour une enquête épidémiologique ? De qui se moque-t-on ?
    Et après il faudrait faire confiance les yeux fermés ?
    SORTONS DU NUCLEAIRE ! MAINTENANT !

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 16h52 le 13/05/2011
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Oui, enfin, bon, à Brennilis, le plus dangereux ce sont quand même les druides et les adorateurs de Satan, hein...

    Et puis avec le Radon qui s’échappe à foison des fissures métamorphiques, hein, faisait pas bon trainer trop longtemps dans sa cabane de granit bien avant Brennilis...

  • général_bol
    général_bol
    Ah, si on envoyait les cons / (...)
    • Posté à 11h15 le 14/05/2011
    • Internaute 94412
      Ah, si on envoyait les cons / (...)

    Comme d’habitude, dans les commentaires sur ces sujets obéissent à la règle des 80-20, en l’occurrence 80% de passionnés non fondés scientifiquement, 20% de passionnants parce que fondés...
    Il serait grand temps que les hystériques de la solution miraculeuse du nucléaire se rendent compte que la « solution miracle » est aussi réaliste que le mouvement perpétuel : si l’on met de coté tous les inconvénients, il n’y a pas d’autre solution... en revanche si on en tient compte, c’est à gerber ! ! ! ! !

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