28/03/2011 à 13h01

Dix idées fausses sur le séisme et le tsunami au Japon


Petite mise au point sur quelques principes géologiques mis à mal par le battage médiatique autour de la catastrophe japonaise.


Depuis le séisme du Japon, et comme à chaque évènement naturel catastrophique, il faut se farcir les évidences assénées de bonne foi par des experts de café du commerce, du genre : « Ah ! ben c’est quand même pas croyable, avec la tectonique des plaques on peut quand même prévoir les tremblements de terre » ou « il n’y a eu aucun séisme majeur en France depuis 1000 ans », ou encore « personne n’imaginait qu’il pouvait y avoir un tel séisme à cet endroit ».

Une petite mise au point s’impose, maintenant que le gros du battage médiatique est retombé, sur quelques principes géologiques simples.

1

A Tokyo, le séisme ressenti fut de magnitude 6

FAUX. Il s’agit d’une confusion entre deux échelles : celle des magnitudes, qui correspond à l’énergie relâchée par le séisme, et l’échelle de MSK (ou l’ancienne échelle Mercali), qui attribue une intensité (notée en chiffres romains) qui correspond à la façon dont un séisme a été ressenti en un lieu donné. Une intensité de V réveille les dormeurs, une intensité de IX provoque des destructions importantes.

Dans le cas du séisme du Japon, l’intensité ressentie à Tokyo fut donc de VI voir VII sur l’échelle MSK : « les meubles sont déplacés », « quelques lézardes apparaissent sur les édifices ».

La magnitude d’un séisme, quant à elle, est une valeur absolue, indépendante de la distance à l’épicentre. Regardons ce que nous dit Wikipédia :

« La magnitude d’un tremblement de terre mesure l’énergie libérée lors d’un tremblement de terre. [...] Il s’agit d’une échelle logarithmique, c’est-à-dire qu’un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 32 de l’énergie et par 10 de l’amplitude du mouvement.

Les médias grand public l’indiquent souvent sur l’échelle de Richter ou sur l’échelle ouverte de Richter. Ces terminologies sont impropres : l’échelle de Richter, stricto sensu, est une échelle dépassée et uniquement adaptée aux tremblements de terre californiens.

Les magnitudes habituellement citées de nos jours sont en fait des magnitudes de moment (notées Mw) [...] directement reliées à l’énergie libérée lors du séisme. Des lois d’échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille). [...] »

2

On peut prévoir les tremblements de terre

FAUX. Les connaissances géologiques, basées sur les mouvements des plaques tectoniques, sur la cartographie de failles, sur les séismes passés, ne peuvent nous renseigner que sur les probabilités de séisme.

Par exemple, on sait qu’il est plus probable d’avoir un séisme le long de la faille de San Andreas que dans le bassin parisien. Et c’est encore plus vrai pour un « gros » séisme. De même, il est possible d’identifier le long d’une faille majeure les « gaps sismiques », c’est-à-dire les zones qui ne se sont pas rompues depuis longtemps, là où les contraintes se sont le plus accumulées, et là où un séisme est le plus probable.

Pour prévoir un tremblement de terre, il faudrait connaître parfaitement, en tous points (en surface et en profondeur) :

  • les contraintes accumulées partout sur la faille ;
  • le couplage de la faille (la « force » avec laquelle la faille « bloque » ; si elle ne bloque pas, le mouvement est continu et il n’y a pas de séisme) ;
  • la géométrie de la faille et de toutes les failles associées.

Il est possible de faire une analogie avec la climatologie : il est plus probable d’avoir un orage en août à Marseille qu’en mars à Paris, mais il n’est pas possible de dire quand auront lieu les orages longtemps à l’avance.

Malheureusement, contrairement aux orages, la prédiction à court terme (quelques jours à quelques minutes) des séismes est pour l’instant exploratoire et aucune étude n’est assez avancée pour permettre la lourde responsabilité politique d’ordonner une évacuation, ni même de publier un article dans Nature prévenant de l’imminence d’un séisme pour le prochain numéro...

3

Personne n’imaginait qu’il pouvait y avoir un séisme à cet endroit quand les centrales ont été construites

FAUX. Comme détaillé dans le point précédent, les zones sismiques sont connues depuis longtemps, surtout dans les régions du globe où les gros séismes sont suffisamment fréquents pour rester constamment dans les mémoires.

A l’époque où les centrales de Fukushima ont été construites (dans les années 60), la théorie de la tectonique des plaques était balbutiante (théorisée par Wegener en 1915, prouvée en 1968 par une équipe internationale).

Cette théorie, aujourd’hui incontournable, a permis d’unifier les différentes observations géologiques (localisation des séismes, anomalies magnétiques du plancher océanique, similitudes des fossiles de part et d’autre des océans, etc.), mais la sismologie n’a pas attendu l’unification permise par cette théorie pour être une science à part entière.

Dans le cas du Japon, la zone était particulièrement connue pour ses séismes fréquents, et pour le risque de séisme majeur et de tsunami. Le séisme de Kanto en 1923 (Mw=7,9), responsable de la destruction de la ville de Tokyo, a même affecté une zone située juste au sud du séisme du 11 mars dernier.

Enfin, au moment de la construction des centrales, les deux plus gros séismes de notre histoire moderne ont eu lieu au Chili (1960, Mw=9,5) et en Alaska (1964, Mw=9,2). On savait donc, dès les années 60, que des séismes de Mw>9 étaient possibles et pouvaient affecter les zones périphériques de la plaque pacifique.

4

La puissance du séisme du Japon est absolument unique

FAUX. Pour impressionnant qu’il soit, le séisme du Japon semble être le quatrième plus gros depuis le début du XXe siècle (le plus récent étant celui de Sumatra en 2004, Mw=9,1).

En d’autres termes, c’est un phénomène très fréquent à l’échelle géologique et même humaine (les estimations données ici sont basiques, et basées uniquement sur une fréquence de quatre séismes de magnitude supérieure à 9 par siècle) : plus de 80 séismes de cette magnitude ont eu lieu depuis le début de notre ère. Plus de 600 depuis la fin de la dernière période glaciaire et, si on extrapole encore, plus de 80 000 séismes de cette magnitude ont pu être ressentis par les hommes et les mammouths laineux depuis le début du Quaternaire...

5

Personne n’envisageait qu’un séisme Mw>9 pouvait avoir lieu au Japon

FAUX. Les deux questions précédentes relevant de l’histoire mondiale de la sismologie, elles peuvent être facilement détournées en se disant : « On sait maintenant que les séismes extrêmes (Mw>9) existent mais on ne pensait pas que c’était possible au Japon. »

Pourtant, en dehors des considérations historiques et nucléaires, l’étude approfondie du mécanisme des plaques dans le monde nous apporte beaucoup d’éléments pour prévoir les zones à risques.

Pour provoquer un séisme d’une telle magnitude, il faut plusieurs paramètres :

  • une vitesse de convergence entre les deux plaques très importante (Chili, 8 cm/an ; Alaska, 5,5 cm/an ; Sumatra, 6 cm/an) ;
  • une longueur de faille de plusieurs centaines de kilomètres ;
  • un glissement sur la faille qui est bloqué la plupart du temps.

Dans la moitié nord du Japon, la convergence est de 8 cm/an, la zone de subduction fait plus de 2 000 km de long et il n’y avait pas eu de séisme majeur depuis plusieurs siècles. Tous les éléments sont donc réunis pour envisager qu’un tel séisme puisse se produire à cet endroit.

Si cela fait plusieurs siècles qu’il n’y a pas eu de séisme majeur, deux hypothèses pouvaient être envisagées :

  • la zone de subduction glisse sans frottement et les 8c m/an de convergence sont absorbés chaque année sans produire de séismes. Cela paraît peu probable car la zone est sismiquement très active ;
  • la zone de subduction est complètement bloquée et encaisse chaque année 8 cm/an de convergence. C’est plus ou moins l’énergie libérée lors d’un séisme de Mw=7. Comme il faut 32 fois plus d’énergie pour produire un Mw=8 et 1 000 fois plus d’énergie pour un Mw=9, on peut en déduire que plusieurs siècles de blocage ne sont pas loin de correspondre à l’énergie libérée lors du séisme du 11 mars.

En recoupant les connaissances actuelles sur la dynamique des plaques, les observations lors des trois autres séismes extrêmes et l’histoire sismique du nord du Japon, il était possible d’imaginer un séisme d’une telle ampleur à cet endroit. C’est plus facile à dire après-coup, mais l’hypothèse ne pouvait certainement pas être écartée, surtout pour construire des centrales nucléaires.

6

On ne pouvait pas imaginer un tsunami d’une telle puissance

FAUX. Le Tsunami, engendré à la suite du séisme, a formé des vagues estimées à plus de 15mètres de hauteur dans les secteurs les plus exposés de la côte est du Japon.

On peut lire régulièrement dans les articles qu’une telle puissance n’était pas imaginable. Pourtant, suite aux précédents séismes de magnitude supérieure à 9, on a observé des vagues atteignant largement les hauteurs constatées au Japon (25 m en 1960 au Chili, 15 m en 1964 en Alaska et 20 m en 2004 en Indonésie). On sait donc que les séismes les plus importants depuis cinquante ans sont tous à l’origine d’un tsunami majeur qui a dévasté les côtes proches de l’épicentre.

Pire, au Japon, le séisme d’Hokkaido-Nansei-Oki en 1993 (Mw=7,8), est à l’origine d’un important tsunami qui a dévasté les côtes de l’île d’Okushiri et qui a atteint la cote maximale de 31m ! Les autorités japonaises ont depuis construit une digue le long d’une grande partie des côtes pour protéger les villages et les ports.

Il est donc difficile d’imaginer que les japonais, à la pointe de la recherche et de la modélisation sur les tsunamis, n’aient pas évalué les risques sur l’ensemble de leurs côtes suite à ces évènements catastrophiques.

7

Les dégâts sont proportionnels à la magnitude d’un séisme

VRAI ET FAUX. Il est clair que plus l’énergie libérée par un séisme est importante, plus les dégâts peuvent être importants.

Les destructions sont provoquées par le passage des ondes sismiques, qui provoque une accélération du sol, des cisaillements, des déformations. De la nature de ces ondes (fréquences, amplitudes) dépendent les contraintes auxquelles sont soumis les bâtiments. Cela dépend de la nature de la source sismique (le style de faille, la durée du séisme, etc.), de la distance à l’hypocentre et des « effets de site ».

Il est intuitif de percevoir que plus l’on s’éloigne de la source sismique, plus l’énergie du séisme est distribuée dans un grand volume, et moins l’effet est important. Un petit séisme très superficiel peut provoquer des dégâts plus importants qu’un séisme très puissant dont l’hypocentre est profond et loin des côtes. Les effets de site sont liés à la géométrie des formations géologiques qui peuvent focaliser et amplifier les ondes sismiques.

Par exemple, le séisme de Mexico en 1985 fut particulièrement destructeur (plus de 10 000 morts) malgré la distance à l’épicentre (350km, Mw=8,1), la ville étant construite sur un bassin sédimentaire dont les dimensions ont agi comme une caisse de résonnance.

Enfin, la qualité des infrastructures et la densité de ces infrastructures sont des paramètres fondamentaux : le séisme de Bam en Iran (Mw=6,6, 2003, plus de 26 000 morts) a détruit une ville faite de maisons de terre, qui ont moins bien vécu le passage des ondes sismiques que les buildings parasismiques tokyoïtes. (Voir la vidéo)

Les séismes de Christchurch en Nouvelle-Zélande (2010 et 2011) illustrent également bien que les dégâts ne sont pas proportionnels aux magnitudes : le séisme de 2010 (Mw=7,1) n’a causé que relativement peu de dégâts, alors qu’une de ses répliques, six mois plus tard (Mw=6,3), a sérieusement endommagé la ville et causé plus de 180 morts.

8

Il ne peut pas y avoir de séisme important en France

FAUX. De nombreux médias et personnages politiques nous disent qu’il n’y a aucun risque de séismes majeurs en France, qu’aucun n’a eu lieu depuis plus de 1000 ans et que nos centrales sont prévues pour supporter des séismes de magnitude entre 5 et 6.

Il suffit pourtant de remonter en 1909 pour retrouver trace d’un séisme estimé à Mw=6,2, le séisme de Lambesc en Provence. Celui-ci a provoqué la mort de 46 personnes et les dégâts ont été estimés à plusieurs millions de francs. L’intensité est quant à elle estimée à la magnitude IX (échelle MSK), ce qui correspond aux dégâts suivants : « Les maisons s’écroulent. Les canalisations souterraines sont cassées. »

Si on continue nos recherches à travers l’histoire, au cours des six derniers siècles, on retrouve de nombreuses traces de séismes qui auraient atteint voire dépassé l’intensité VIII, principalement dans les Pyrénées, la région de Lambesc et la région de Roquebillière. En Suisse, l’intensité MSK du séisme de Bâle (1356) est estimée à IX-X (« Les maisons s’écroulent. Les canalisations souterraines sont cassées. Destruction des ponts et des digues. Les rails de chemin de fer sont tordus. »), pour une magnitude estimée à 6,2 - 6,7.

Un siècle après le séisme de Lambesc, le séisme de l’Aquila (Italie, 2009, Mw=6,3, 308 morts) a provoqué des dégâts très importants pour une magnitude (Mw=6,3) et une intensité proches (VIII sur l’échelle MSK).

9

Il ne peut pas y avoir de séisme à l’intérieur des plaques tectoniques

FAUX. La communauté scientifique a longtemps pensé que les régions de la Terre situées loin des limites de plaques n’étaient pas ou peu soumises à l’activité sismique. On considérait que les plaques étaient rigides et que la déformation s’appliquait uniquement aux limites.

Depuis l’avènement des techniques géophysiques modernes (comme le GPS), on a découvert que la déformation affectait également l’intérieur des plaques. En 1988, en plein cœur du Québec, un séisme de Mw=5,9 a mis en lumière la possible activité sismique loin des limites de plaques. Plus loin dans l’histoire du Québec, en 1663, un séisme aurait atteint la magnitude 7.

Plus proche de nous, si on regarde la sismicité de la France depuis 1964, on constate que le sud de la Bretagne et la Vendée sont sismiquement très actifs et produisent régulièrement des séismes de Mw>5. Bien que ces régions soient loin des zones tectoniques reconnues (Alpes, fossé rhénan et Pyrénées), il existe de nombreuses failles très anciennes qui sont réactivées régulièrement (la faille sud-armoricaine notamment) malgré les faibles contraintes.

Beaucoup de paramètres entrent en jeu dans ces séismes intra-plaques : les paramètres mécaniques des roches, la réactivation de failles méconnues...

Nous ne sommes qu’au début de la compréhension de ces phénomènes et il est très hasardeux d’affirmer qu’aucun séisme majeur n’arrivera dans les zones que l’on considère actuellement comme stables.

10

Il est facile d’édicter des normes parasismiques suffisamment strictes pour que l’on soit à l’abri

VRAI ET FAUX. Pour déterminer les normes parasismiques, il faut étudier les failles existantes, et estimer la longueur maximale capable de se rompre en une seule fois. Il faut également étudier les séismes passés et la distribution de leur magnitude pour pouvoir estimer la fréquence de récurrence des gros séismes. Pour cela, on utilise la distribution de la magnitude des petites séismes qui permet d’estimer la probabilité d’un gros séisme. Il faut aussi estimer ces effets locaux, qui eux-mêmes dépendent des caractéristiques de la source sismique... un casse-tête.

Les cartes de sismicité sont présentées sous la forme de probabilités, et montrent le risque qu’une accélération supérieure à un certain seuil se produise tous les – par exemple – 100 ans. Les normes si l’on veut construire un cabanon de jardin ou une centrale nucléaire ne sont pas les mêmes : si l’on veut être prudent, on peut utiliser la probabilité – très faible – d’un évènement très puissant, mais les coûts deviennent vite très importants.

La probabilité d’un séisme de magnitude supérieur à 6 en France est faible. Faible mais pas nulle. Cette probabilité est peut-être comparable à la probabilité d’un séisme de magnitude 9 au Japon.

Alors, quelles normes utiliser pour construire un hôpital, une centrale nucléaire ou une porcherie ?

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  • ljos
    ljos répond à undocaucanada
    photographe / géologue
    • Posté à 17h19 le 28/03/2011
    • Internaute 32902
      photographe / géologue

    la centrale du Tricastin est construire pour résister à un séisme de Mw=5.6 (estimation haute) ... entendu de la bouche même du directeur de la centrale.

    A 90km de la centrale a eu lieu un séisme de Mw=6.3, en 1909 ... donc d’une magnitude supérieure aux attentes.

    Quant à l’intensité sur le terrain, si vous savez lire, elle intimement dépendante des effets de site. Et un Mw=6.3 peut causer bien plus de dégâts qu’un Mw=7 ou 8 (cf les 2 séismes néo-zélandais).

    C’est vous qui mélangez tout.

  • tiloo87
    • Posté à 17h10 le 28/03/2011
    • Internaute 48763

    Les incessants séismes répertoriés (et actualisés en temps réel ) Lien sont-ils le reflet du quotidien des japonnais (811 depuis le 11 mars), ou d’une période d’ activité particulière qui peut laisser penser qu’on en est qu’au début ?

    Dispose t’on d’une courbe (échelle de temps, intensité) de ces séismes pour évaluer le risque : sur 14 jours, on doit bien voir si ça baisse plus ou moins vite, ou si ça augmente ?

    • marcoilbiondo
      marcoilbiondo répond à tiloo87
      • Posté à 17h26 le 28/03/2011
      • Internaute 2314

      Il y beaucoup de séismicité au quotidien, mais pas autant, cette activité est celle habituelle après un séisme majeur, on appelle ça des répliques, c’est un réajustement de contraintes, les premières répliques sont souvent presque aussi énergétique que le premier séisme, puis ça diminue, le nombre de répliques diminue aussi, ça suit grossièrement une loi normale.

      Ce n’est que le début, ou plutôt que la suite, dans le sens où pour des séismes de frontières de plaques, les contraintes vont continuer à s’accumuler sur la zone qui n’a pas encore cédé, plus près de Tokyo cette fois ci (et aussi au nord). Mais ça ne veut pas dire que le prochain séisme tokyoïte sera de magnitude 9, cela peut céder plus tôt avec une magnitude moindre.

      Comme pour l’Aquila on doit finalement plus se méfier des zones sismiquement calmes depuis longtemps et qui ne devraient pas l’être, que des actives.

      Tokyo n’est hélas pas la seule mégalopole qui connaîtra à l’échelle humaine un grand séisme : Los Angeles, Santiago, Istambul etc...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 17h25 le 28/03/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Petite mise au point sur quelques principes géologiques mis à mal par le battage médiatique autour de la catastrophe japonaise ».

    Il est incontestable que les médias participent de la désinformation, voire de l’abrutissement des populations...parfois avec la complicité - voire à la demande même des gouvernements..
    ...et ils deviennent aussi les collaborateurs et les complices de leurs mensonges lorsqu’ils acceptent volontier de relayer une information qu’ils savent totalement fausse.

    Les journalistes pensent que ceux qui lisent leurs entrefilets ou leurs articles, n’ont aucun pouvoir critique et se contente de gober ce qui leur est donné, comme aux premiers temps, à l’époque (dorée pour eux, les profs et les curés) où une seule p
    ersonne sur 10 savait lire, et compter.

    Au Café du commerce, n’y aurait-il que des imbéciles ?
    ...à moins que les Journalistes qui s’y baladent méprisent ceux qui s’y trouvent :

    « ... il faut se farcir les évidences assénées de bonne foi par des experts de café du commerce, du genre : “ Ah ! ben c’est quand même pas croyable, avec la tectonique des plaques on peut quand même prévoir les tremblements de terre ” ou “ il n’y a eu aucun séisme majeur en France depuis 1000 ans ”, ou encore “ personne n’imaginait qu’il pouvait y avoir un tel séisme à cet endroit ”
    - Les bouseux ▲ n’ont jamais rien compris à rien, selon vous ?

    Même au café du commerce, les gens ne sont pas aussi stupides que l’auteur à l’air de le penser, mais ce genre de propos...il a des chances de les trouver dans les couloirs des ministères.

    • ljos
      ljos répond à Yvon le Zébulon
      photographe / géologue
      • Posté à 17h28 le 28/03/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      sacré Yvon, toujours à essayer de sortir de l’animosité là où il y en a pas ^^

      marrant ça ... tu apprécies très souvent que je corrige le fond géologique que les amateurs du « café du commerce » détourne très régulièrement au fil des articles de la Rue ... mais tu n’apprécies pas qu’on en fasse un article ^^

      allez détend toi, prend un p’ti jaune et ça ira mieux :)

      A propos de bouseux, je pense que JD comme moi sommes bien plus bouseux que la plupart des lecteurs du coin ...

      Ce qui est marrant c’est que quand on reprend le discours populiste du café du commerce, tout le monde trouve ça normal, blah blah blah, extrêmiste, FN, raccourcis, etc .... mais dès qu’on reprend le discours pseudo-scientifique du même genre, là on passe pour des méprisants supérieurs. Faudrait savoir les mecs !

      Bon, tout ça pour dire que oui, chacun de nous 2 bossons au chaud chez nous, les pieds dans la bouse parce qu’on aime ça ... mais la tête qui ne se contente pas des erreurs assénées à longueur de journée. Alors, à force de corriger les erreurs dans les commentaires d’articles, on s’est dit qu’un article complet ... ça ne ferait de mal à personne. Même pas à nous, puisque ça nous remet également les idées bien en place.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à ljos
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 17h32 le 28/03/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « ...allez détend toi, prend un p’ti jaune et ça ira mieux :) »

        Ben justement, j’en ai pris deux...c’est pour ça que je suis énervé !
        LoL ;)

         
        • ljos
          ljos répond à Yvon le Zébulon
          photographe / géologue
          • Posté à 17h36 le 28/03/2011
          • Internaute 32902
            photographe / géologue

          c’est la réglisse c’est pas bon pour le coeur ^^ ... tu devrais essayer la santé par les plantes, parait que ça détend bien !

          pis tu sais, nous autres géologues, on brille pas par notre finesse ... « brut de décoffrage » dirait certains :)

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à ljos
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 17h54 le 28/03/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            C’est la réglisse c’est pas bon pour le coeur « 

            Moi, mon “petit jaune”, c’est plutôt ça :
            ..............▼............

            En fait, comme je fréquente parfois (par le passé, très souvent) le Café du Commerce,...et que j’y cause - car je suis un incorrigible bavard - je me suis senti visé par le propos.

            Il y a là des gens très cons, mais aussi quelques diplômés en vadrouille.
            J’y rencontrais un staf de “pros” chercheurs au CNRS d’à coté qui venait très souvent s’en faire couler une derrière la cravate.

            • ljos
              ljos répond à Yvon le Zébulon
              photographe / géologue
              • Posté à 18h05 le 28/03/2011
              • Internaute 32902
                photographe / géologue

              à propos de café du commerce, remonte de qqes commentaires, ceux de ce cher Parousnik ... qui voit l’apocalypse arriver ... c’est un peu contre ça qu’on se bat.

              Etre ignorant est somme toute tout à fait normal (moi même, hein, à part en photo et en géol ... ) ... par contre, faire le pseudo-statisticien quand on n’a pas toutes les informations en poche et qu’on le soutient haut et fort face à d’autres personnes qui ont fait de longues études sur le sujet ... je trouve ça moins normal.

              Et tu n’en fais pas parti, je te rassure ^^

              Sinon pour ton « petit jaune », si t’aimes le bon goût, là je me prendrais bien une St Bernardus Apt 12 ... c’est un peu fort pour l’heure, mais c’est quand même un délicieux breuvage ! ! ^^ ... pour la Bud, j’espère que tu bois plutôt la version tchèque que la version US ! non pas par anti-impérialisme mais vraiment parce que l’eau ricaine ne vaut pas la comparaison avec la vraie bière tchèque même si le nom est pareil :)

        3 autres commentaires
  • F.G
    F.G
    DD de la publique
    • Posté à 17h18 le 28/03/2011
    • Internaute 144160
      DD de la publique

    « En Suisse, l’intensité MSK du séisme de Bâle (1356) est estimée à IX-X (“ Les maisons s’écroulent. Les canalisations souterraines sont cassées. Destruction des ponts et des digues.

    Les rails de chemin de fer sont tordus.

    ”), pour une magnitude estimée à 6,2 - 6,7. “

    Pas sûr que beaucoup de rails aient été tordus à l’époque...

    Mouahahah !

    A part cet anachronisme flagrant, très bon article.

    Pour ce qui est des approximations, des contres vérités ou des discutions de comptoirs débitées ici et là, je doit dire que je suis assez affligé.

    C’est pour ça que tout le monde peut se permettre de débiter des imbécilités à tout va, que le FN fait de gros scores et que l’on a fini par élire Hitler.

    Point Godwin. Ok je sors...

  • Mutamuta
    Mutamuta
    http://ahouimaisnon.over-blog. (...)
    • Posté à 18h32 le 28/03/2011
    • Internaute 113048
      http://ahouimaisnon.over-blog. (...)

    Ces considérations géologiques sont très intéressantes mais...
    Mais ce qui importe, c’est la caractéristique du risque créé par la construction elle-même et non par la cause qui la détruira, un tremblement de terre en l’occurrence dans cet article.
    La cause peut-être de toute autre nature. Les tours du World Trade Center se sont effondrées par l’impact d’un avion pour chacune d’elles. Un avion peut fort bien tomber, par accident ou par acte volontaire, sur une centrale nucléaire. Ce peut être une grande tempête (Blaye), une importante sécheresse (Tricastin), la vétusté (Fessenheim), un défaut de conception (34 réacteurs sur 58), …
    Lien
    Un pont qui va s’écrouler, un barrage qui cèdera, une tour qui s’effondrera, peu importe la raison, c’est un risque acceptable parce que les dégâts sont limités et non persistants.
    Une centrale nucléaire qui va répandre son poison, peu importe la raison, sur des centaines, des milliers de kilomètres et ce de façon DEFINITIVE est un risque INNACCEPTABLE.
    Discuter des tremblements de terre au sujet des centrales nucléaires est comme regarder le doigt de celui qui vous montre la Lune. L’important est le nucléaire, pas les tremblements de terre.
    Peu importe la raison pour laquelle une centrale nucléaire est en perdition. Sa perdition n’est pas supportable quelle qu’en soit la raison et son existence ne devrait donc pas être envisageable et, donc, c’est sa construction qui ne devrait pas avoir été envisagée.
    Maintenant qu’on les a, ces machines infernales, il faut bien faire avec. Mais on n’est pas obligé 1) de continuer l’incommensurable connerie d’en construire d’autres, 2) de prolonger la vie de celles qui sont en fin de vie et même au-delà, d’autant qu’on a une multitude d’autres moyens de produire de l’électricité. On peut remplacer toutes les centrales nucléaires en vingt ans, peut-être bien moins.

    Continuer d’utiliser le nucléaire est un crime de mise en danger de la planète. Faire sa promotion est un crime d’incitation à la mise en danger de la planète.
    En plus des corrompus au lobby du nucléaire, il y a beaucoup de nucléo-béats et d’inconscients, hélas y compris parmi nos politiques. Ces gens qui prétendent nous gouverner sont plus préoccupés de leur petite personne (élections cantonales) que du danger que nous fait courir le nucléaire : à Fukushima ce n’est plus un risque, c’est la REALITE ! Même après Fukushima, il y en a encore qui ne sont pas inquiets…
    On m’a rapporté la position d’une jeune politique inconsciente ayant adopté le langage de bois de la classe politique, vous savez ce langage qui n’engage à rien et qui fait croire qu’on est tout dévoué envers celui qui écoute : « Personne aujourd’hui ne sous estime la réalité ce qui n’empêche pas de garder son calme et de travailler sur le sujet sans dogme, sans passion et avec beaucoup de recul. Je fais partie de ceux et celles qui essayent de travailler sur tous les sujet[s] sensible[s] de cette façon. Le nucléaire est un problème et nous devons dès à [présent] travailler collectivement (Europe et reste du monde (SIC)) pour des solutions alternatives, durables et soutenables avec une minimisation du risque prévisible. »
    « Travailler collectivement avec le reste du monde »… et pourquoi pas avec les Martiens, les Jupitériens, l’Univers complet quoi ! Et ne prendre une décision qu’à l’unanimité, pas moins !
    « Risque prévisible »… Rien n’est prévu avec le nucléaire, pas de pompe de secours, pas d’eau de secours, risques minimisés, dividendes maximisés, …
    En écrivant cela, elle pensait sans doute faire preuve de lucidité et de responsabilité politique.
    Bla, bla, bla, … Voilà entre les mains de qui notre avenir dépend !

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h39 le 28/03/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Personne n’imaginait qu’il pouvait y avoir un séisme à cet endroit
    Quoi ? Au Japon ? Y’en a vraiment qui raconte ça ?
    Pour dire que c’est un pays de séisme, j’ai appris que leur chateau-fort n’était pas de grosse muraille bien droite comme en Europe, mais des talus facile à escalader au sein desquels il y avait de véritables labyrinthes où les assaillants se paumaient et se faisaient canarder par les défenseurs bien embusqués.
    (Merci Shogun Total War : D)

    Ils sont balèzes les Suisses, ils ont eu un séisme qui a tordu les rails de chemins de faire en 1356 : D

    Et comment encaisser un tremblement de terre ? Bin, apparemment on peut faire du très solide, mais comme ça sera jamais parfait, faut vivre avec l’idée que ça peut casser.
    Et du coup éviter des conneries comme construire une centrale nucléaire en centre ville (j’ai appris ça avec Sim City : D), prévoir un plan d’urgence, et même un plan « panique total tout est foutu ».

    On peut aussi éviter les trucs trop dangereux comme les centrales nucléaires, mais malheureusement ça sera pas envisageable avant cinquante ans.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 18h54 le 28/03/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    Le tunnel sous la Manche risque-t-il d’être un jour détruit par un séisme :

    Réponse : NON !
    (A vérifier pour nous, chers auteurs...car c’est juste une affirmation personnelle)

  • taist
    • Posté à 19h36 le 28/03/2011
    • Internaute 15838

    enfin de la science sans que cela soit chiant et ou on fini plus cultivé à la fin de l’article !
    très intéressant !

  • Traffalfeult
    Traffalfeult
    tout sur l'avant !
    • Posté à 20h17 le 28/03/2011
    • Internaute 147631
      tout sur l'avant !

    « Regardons ce que nous dit Wikipédia » : feriez mieux d’ouvrir l’encyclopédie Universalis ou un vrai bouquin de géol’, vous seriez plus crédible. Voir un journaliste fonder ses arguments sur une base d’informations à laquelle n’importe qui peut ajouter n’importe quoi, ça fait pas très pro (surtout dans un article où l’on veut (r-)établir la Vérité). Ce que vous nous dites est intéressant, c’est peut-être même vrai, mais ça manque fichtrement de références, c’est comme si ça sortait du chapeau d’un magicien (ou de Wikipedia). Et en ce qui concerne les rails de chemin de fer et les canalisations souterraines à Bâle en 1356, hein, mon bon m’sieur... Râââh, chuis méchant là, pardon !

    • ljos
      ljos répond à Traffalfeult
      photographe / géologue
      • Posté à 21h27 le 28/03/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      si vous saviez lire, on n’en serait peut être pas là ... ce qui concerne les rails de chemin de fer et les canalisations ne concernent pas le séisme de Bâles mais la description faite pour une intensité équivalente à celle du séisme de Bâle.

      Après pour Wikipedia et Universalis ... :

      d’un côté nous avons une encyclopédie libre, ouverte à tous, dont les plus grands scientifiques, qui passent des heures et des heures à écrire et corriger des articles. Ceux de géologie sont souvent particulièrement bien foutus et TRES actuels, celui du séisme du 11 mars dernier est déjà super fourni c’est même une des meilleures sources qu’on ait. Cette encyclopédie a le mérite de réunir un ensemble d’infos disponibles sur une multitude de sites différents, le tout compiler souvent de fort belle manière. Au passage, Jean Daniel et moi même avons écrit ou corrigé certains articles en géologie. Comme de nombreux autres chercheurs.

      de l’autre, nous avons une encyclopédie obscure, totalement fermée, et écrite .... par qui ? mystère, nous ne le savons pas. SUPER ! magnifique source ! Au passage, le contenue scientifique d’Universalis est d’une pauvreté désespérante, avec un train de retard concernant son actualisation.

      enfin concernant les bouquins, oui oui je peux vous en citer. Mais vu que vous ne connaissez pas les auteurs, en quoi est-ce plus crédible ? juste parce que c’est un bouquin ? ... vous savez, un certain ministre de la recherche vient aussi de publier un bouquin sur l’imposture climatique ... tellement bourré de connerie que toute la communauté scientifique lui est tombé dessus et d’autres climatosceptique bien plus sérieux (Courtillot par ex) que lui se sont totalement désolidarisés de son discours .... alors vous savez, les bouquins ...

      Seuls les articles à comité de lecture sont respectables à nos yeux et sont des sources sûres. Mais à quoi sert de donner des références que personne ne peut lire vu que l’ensemble de cette presse est payante (40€ l’article .... aïe ! !) ? ... au passage, regardez bien les notes de bas de page des articles de wikipédia. Vous serez surpris, les plus richement détaillés ont tous un nombre non-négligeable de références dans ces revues à comité de lecture ... c’est tout en bas : « notes et références » ...

      Après libre à vous de croire qui vous voulez ... mais Universalis ? la bonne blague !

      • Traffalfeult
        Traffalfeult répond à ljos
        tout sur l'avant !
        • Posté à 04h30 le 29/03/2011
        • Internaute 147631
          tout sur l'avant !

        Cher ljos,

        Je vous ai offensé, et je vais vous répondre. Tout d’abord, je me doute que l’échelle de Mercalli, avec deux ’l’, pas comme cité au début de l’article (j’ai vérifié sur Wikipedia) n’existait pas au XIVème siècle, encore qu’elle aurait pu. Mon trait d’humour en fin de commentaire vous aura échappé, et j’avoue que je ne me serais pas donné la peine de laisser ici un message si j’avais cru que vous évoquiez des rails à Bâle à cette époque : ça n’aurait pu être qu’une plaisanterie. Donc, je sais lire, merci !

        En ce qui concerne Wikipedia, il m’est arrivé d’y consulter des articles scientifiques par pure curiosité, ils m’ont semblé tout à fait sérieux, mais en néophyte que je suis, je ne saurais qualifier leur exactitude. Alors quand vous me dites qu’ils sont bien foutus, je vous crois sur parole, et je suis sûr que votre contribution est experte. Mais je me base sur ma propre expérience : prenez la chronologie des invasions successives des Balkans, lisez les articles sur les tribus, regardez les cartes, croisez les données, et je vous garantis que vous allez être surpris des décalages et des aberrations que vous y trouverez. Je ne dis pas que Wikipedia est un tissu de mensonges ou un chapelet d’erreurs, je dis juste qu’il y en a plus que ce que l’on pourrait croire, et que par conséquent, comme source journalistique, ça peut paraître léger et ne pas « faire » sérieux : autant s’abstenir de la citer. Toutes les données de cette encyclopédie ne sont pas vérifiables, et quand je cherche quelque chose de solide, Wikipedia est une bonne base de départ mais je croise systématiquement l’information avec une ou deux autres sources. Bon, forcément, si vous avez contribué à l’article cité, je comprend que je vous aie agacé.

        Venons-en aux bouquins : non, je n’en connais pas les auteurs, mais si un article m’intéresse, j’aurais peut-être l’idée d’aller voir les travaux des cités, par curiosité, ou ceux de leurs laboratoires (il n’est d’ailleurs pas impossible que j’aille jeter un coup d’oeil à votre thèse !). Et pour finir avec l’Univeralis, ce n’est pas l’intello du coin qui rédige son contenu, mais des personnalités reconnues pour leur expertise et leur savoir en la matière concernée. Tenez, par exemple, j’ai tapé « échelle msk encyclopedie universalis » dans mon moteur de recherche, qui me donne le lien vers un article de l’Universalis (payant) dont on voit cependant les auteurs : il a été co-signé par Jean-Pierre Rothé et Haroun Tazieff. Alors, je ne connais pas le premier, mais si vous ne connaissez pas le second, là... Donc oui, je crois aussi Universalis.

        Et pour les comités de lecture, je m’en méfie depuis que j’ai vu « Notre poison quotidien », le remarquable sujet de Marie-Monique Robin (si vous ne l’avez pas vu, vous pourrez visionner sur Youtube, je vous y invite cordialement). Mais je pense que les structures que vous évoquez n’ont pas les mêmes objectifs que celles citées dans le reportage.

        A la finale, je maintiens que citer Wikipedia ne « fait » pas sérieux, et je retiens ce que vous me dites sur les contributions aux articles scientifiques. Je ne reproche rien au fond, mon coup de gueule était une question de forme.

        J’ai beaucoup aimé votre article par ailleurs. Sur ce, je vous salue.

         
        • ljos
          ljos répond à Traffalfeult
          photographe / géologue
          • Posté à 11h19 le 29/03/2011
          • Internaute 32902
            photographe / géologue

          Vous avez raison sur beaucoup de point ... déjà pour l’humour ; pas de soucis, j’en ai ! mais après une floppé d’attaque, je vous avouerais que l’humour parait un peu acerbe ...

          Concernant les sources, vous parlez de Tazzief ... qui est un de mes modèles, mais c’était quand j’avais ....12-13ans. J’ai un immense respect pour lui, c’était un fin pédagogue mais c’était il y a ... 20 ans ! Donc cela confirme mes propos, Universalis est tout sauf actualisé ... en 20 ans, la sismologie a énormément progressé et rien qu’un ex, entre Tazzief et maintenant, l’échelle de Mercalli a été abandonnée au profit de l’échelle MSK ... on ne parle plus de magnitude sur l’échelle ouverte de Richter, mais de magnitude des moments (Mw) qui correspond à l’énergie libérée pendant le séisme. Bref, 20 ans, dans l’histoire de la géologie ça correspond à la moitié de la vie de la théorie des plaques ... voilà pourquoi j’ai beaucoup de mal avec Universalis. C’est obsolète la plupart du temps dans les sciences qui sont très dynamiques.

          Et en dehors de Wikipédia, il n’existe aucune source grand public. La plupart des sites que je connais (vous pouvez aller sur le réseau Sismalp, sur France Séisme ...), il y a beaucoup d’info mais pas grand chose de pédagogique. C’est là que je reprends une part de mes sources de sismicité actuelle mais pas sur l’historique. Wikipédia a l’avantage d’être connu par tous, facilement accessible et de nombreux articles sont très sérieux ! alors pourquoi ne pas les citer ? .... parce que ça ne fait pas « sérieux » ? ... menfou, la source est bonne et de qualité et surtout, le texte a le mérite de pouvoir être compris par tous.

          Après pour le comité de lecture, j’ai eu des pb avec ce système quand j’étais chercheur ... qui juge parfois trop la forme par rapport au fond. Mais suite à l’affaire Allègre et une bonne part des climatosceptiques, j’ai revu mon estimation pour ce système. C’est comme la démocratie, cela reste le moins mauvais des systèmes pour publier de la science nouvelle. Sinon c’est la porte ouverte à toutes les dérives lobbyistes, les articles négationnistes (on se retrouvera très vite avec des articles créationnistes), s’il n’y a aucune structure pour vérifier le sérieux de ces études.

          voilà voilà .. rien de bien grave je vous rassure ..

          bien à vous

          • Traffalfeult
            Traffalfeult répond à ljos
            tout sur l'avant !
            • Posté à 12h41 le 29/03/2011
            • Internaute 147631
              tout sur l'avant !

            Bonjour ljos,

            Il est vrai qu’évoquer Haroun Tazieff ne nous rajeunit pas, c’était le siècle dernier. Et certaines sciences avancent si vite qu’il n’y a probablement qu’Internet qui puisse rendre compte de leur évolution. Dans ces domaines, les vérités d’aujourd’hui ne sont peut-être pas celles de demain. « Wikipedia » est presque devenu un nom commun, un réflexe, elle apparaît quasi-systématiquement dans les trois premiers résultats aux requêtes des moteurs de recherche et est de fait un outil très accessible. La conséquence est que l’on peut trop facilement prendre tout son contenu pour argent comptant, et c’est ça mon problème ! !

            Sans changer mon fusil d’épaule, vous m’avez convaincu de vous croire lorsque vous citerez Wikipedia dans vos futurs articles scientifiques, mais en ce qui concerne l’Histoire, je continuerai de m’en méfier !

            Cordialement.

        2 autres commentaires
  • aphrodite59
    aphrodite59
    née buleuse
    • Posté à 21h55 le 28/03/2011
    • Internaute 108835
      née buleuse

    Que n’utilisent-on pas de tels cerveaux qui détiennent la vérité ?
    je suis désapointée....j’ai recherché les noms - et les éminentes parutions- de nos deux géologues de renom. Peut-être suis-je nulle en recherche sur le net, mais je n’ai rien trouvé. Vraiment, je suis désapointée....

    • ljos
      ljos répond à aphrodite59
      photographe / géologue
      • Posté à 23h06 le 28/03/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      peut être avez vous mal cherché ....

      Enfin, en ce qui me concerne, je ne me cache pas ... ancien chercheur, doctorat en géologie, thèse disponible sur le site du CNRS. Et 2 articles dans des revues à comité de lecture (GJInt ... pour la plus connue). J’oubliais : est-ce que 10ans d’enseignement en fac compte ?

      Pour mon ami, vu qu’il est toujours en activité, si vous cherchez mieux vous trouverez de nombreux articles.

      Mais la question : a-t-on prétendu être des géologues de renom ? ... assurément pas ... par contre on a fait des études et on avait envie de corriger des choses sur le sujet. Certains chercheurs de renom l’ont fait sur des blogs, des sites scientifiques ... nous avons choisi de le faire ici. Et ça c’est de ma faute, je suis photographe et je suis maintenant plus habitué à publier dans la presse grand public ... et j’estime que la vulgarisation est tout aussi importante que la recherche « high level » ... que vaut la recherche s’il n’y a aucune interaction entre les chercheurs et le grand public ? ... pas grand chose. Voilà, ceci est une tentative de lien entre les 2, en corrigeant les erreurs dites et écrites un peu partout. La science ne peut être diffusée que si elle est juste ... et précise.

      • valeris
        valeris répond à ljos
        terrienne
        • Posté à 23h56 le 28/03/2011
        • Internaute 150480
          terrienne

        Quelle patience, mais quelle patience ... Bravo !
        et pour l’article aussi =)

        je reviens vite fait sur un point soulevé par un commentateur un peu hors sujet, qui dit : « le problème du nucléaire c’est que rien, absolument rien ne peut/pourra empêcher un jour une énorme contamination ».

        A lire donc :
        ... En avril 2010, Greenpeace a publié un rapport dénonçant qu’Areva avait contaminé l’environnement autour des sites miniers d’Arlit et d’Akokan, à environ 850 kilomètres au nordest de Niamey, la capitale du pays. Les deux villes ont été créées à l’origine par Areva pour loger ses travailleurs.
        La contamination touche quelque 80.000 personnes. La radioactivité mesurée à Akokan était 500 fois plus élevée que la normale. Des déchets radioactifs avaient aussi été utilisés pour la construction des rues ...

        Lien

      • Towelie
        Towelie répond à ljos
        Ater
        • Posté à 00h40 le 29/03/2011
        • Internaute 114649
          Ater

        Grand bravo pour l’article, et surtout pour votre suivi sur les commentaires : c’est bon de lire un vrai scientifique s’astreindre à une argumentation de qualité ! (étant du monde universitaire, c’est hélas bien rare, même parmi les scientifiques...)
        Merci ! !

         
        • ljos
          ljos répond à Towelie
          photographe / géologue
          • Posté à 15h20 le 29/03/2011
          • Internaute 32902
            photographe / géologue

          merci ! ... j’espère qu’avec JD on trouvera d’autres occasions pour publier à nouveau par ici et amener un peu de géologie !

        1 autres commentaires
  • hubre
    hubre
    formateur
    • Posté à 00h41 le 29/03/2011
    • Internaute 150487
      formateur

    bravo pour cet article, trop se plaignent pour ceci ou cela, mais juste bravo pour votre travail.
    et pour ceux qui pensent que sortir du nucléaire devrait se faire demain, je suis d’accord mais soit on arrete de faire fonctionner tous nos appareils electriques (quand on voit que même les chaudieres gaz on besoin d’electricité...)... soit on trouve d’autres moyens de « fabriquer de l’energie verte ».

    Et ne me parler pas de panneaux solaires qui sont pleins de silicium et autres produits qu’on ne sait pas du tout recycler (à comme les déchets radioactifs...), ou les pompes à chaleur qui fonctionnent comme un frigo, donc avec du gaz... oui celui qui est très dur à recycler... et les éoliennes je n’en parle même pas tellement il en faudrait pour remplacer les centrales il faudrait... à ben changer de pays... il reste l’eau que je trouve pas trop mal, les barrages mis à part délogé des milliers de personnes, mais ils ne tuent pas ni à court ni à moyen terme... le problème c’est qu’on ne peut par en construire n’importe où...

    Donc moi je suis preneur d’une énergie propre, mais une vraie... certes c’est mal barré avec tous les lobbying mais bon en attendant, je me dis et j’espère qu’à un moment, on va essayer de passer outre faire de l’argent et du business et penser à nos enfants et petits enfants... et ça passe par dire la vérité ce que des scientifiques comme vous semblent vouloir.

  • TohokuBen
    TohokuBen
    Loin loin des tracas de l' (...)
    • Posté à 03h48 le 29/03/2011
    • Internaute 123413
      Loin loin des tracas de l' (...)

    6)On ne pouvait pas imaginer un tsunami d’une telle puissance.

    Si effectivement c’est faux, que risque tout ceux qui ont pris part a ce projet de centrales nucleaires insuffisamment protegees ?

    TEPCO possede son propre departement risque sismique / catastrophe naturelle pour l’elaboration des nouveaux projets, qui couvre egalement le parc nucleaire dont cette entreprise a la charge. Des gens soit disant a la pointe de l’education formes dans les plus grandes universites du pays incapable de prevoir ce genre de chose alors que notre site d’information prefere demontre le contraire ?

    La morale de l’histoire, ne jamais faire confiance a un groupe prive quand il s’agit de securite, la question financiere ne doit et n’aurait jamais du rentrer en compte, ce qui semble ici le cas....

  • Titou63
    Titou63
    Salarié agricole
    • Posté à 06h51 le 29/03/2011
    • Internaute 59465
      Salarié agricole

    Une question qui peut paraitre débile.
    Ou je suis en auvergne, il y a sur le diagnostique des risques à l’achat d’une maison (risque sismique + volcanique ou un truc comme ça).
    Est ce le cas ailleurs ? Qu’est ce que cela signifie ?

    • ouloubli
      ouloubli répond à Titou63
      • Posté à 11h31 le 29/03/2011
      • Internaute 36807

      Ben, ça signifie qu’en Auvergne, on sait que se sont produits des séismes historiques (voir par exemple Lien) et qu’il y a des volcans, et qu’on ne fait pas semblant de l’ignorer même s’ils ne débordent pas d’activité...

  • kestucroa
    • Posté à 07h27 le 29/03/2011
    • Internaute 111844

    « En Suisse, l’intensité MSK du séisme de Bâle (1356) est estimée à IX-X (“ Les maisons s’écroulent. Les canalisations souterraines sont cassées. Destruction des ponts et des digues. Les rails de chemin de fer sont tordus. ”), pour une magnitude estimée à 6,2 - 6,7. »

    Fessenheim c’est pas tout près de Bâle ?

    • ljos
      ljos répond à kestucroa
      photographe / géologue
      • Posté à 11h37 le 29/03/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      c’est ça ! !

    • jide
      jide répond à kestucroa
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 13h29 le 29/03/2011
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Si je lit le résumé de Meghraoui, et al., (2001) dans Science à propos du séisme de Bâle :
      « The event of 1356 and two prehistoric events have been
      characterized [...]. The occurrence of [...]three earthquakes induced a total of 1.8 meters of vertical displacement in the past 8500 years for a mean uplift rate of 0.21 millimeters per year. These successive ruptures on the normal fault indicate the potential for strong ground movements in the Basel region and should be taken into account to the seismic hazard estimates along the Rhine graben. » (je vous envois une copie de l’article si vous le souahitez)

      Ce qui en bon fraçais donne : ça pêté, ça va repeter... Fessenheim est à 45km de Bâle.

      • ljos
        ljos répond à jide
        photographe / géologue
        • Posté à 15h21 le 29/03/2011
        • Internaute 32902
          photographe / géologue

        ouais ! ! moi je le veux ^^

  • ke20
    ke20
    Artista Callejero
    • Posté à 08h04 le 29/03/2011
    • Internaute 123112
      Artista Callejero

    Allez une petite question qui me trottine ...
    J’étais sur une plage, la veille du séisme au Chili en février de l’année dernière. A quelques 500 kilomètres au nord de l’épicentre. J’y ai passé une semaine, de ce fait, sur cette plage, en « camping sauvage » comme il est coutume de le dire en langue française.
    Au réveil, nous nous sommes rendus compte avec mes amis qu’il y avait une quantité incroyable de crabes au bord de l’eau. Et évidemment une horde d’oiseaux marins se délectant d’un menu tout prêt sur le sable de Punta de Choros. La température de l’océan était un petit peu plus chaude que ce que nous avions connu jusqu’alors. Ambiance étrange. La nuit suivante, soit quelques 20 heures après, le séisme a eu lieu. Pour raisons personnelles, je me suis rendu très près de l’épicentre quelques jours après le « jour j ». J’ai rencontré un surfer qui m’a conté la même histoire, eau plus tempérée (on parle de l’océan pacifique au Chili) et cette même histoire de crabes qui remontent la côte, sorte d’exode massive ... Je voulais savoir si les scientifiques avaient étudié cette possibilité, que les crabes aient senti ce qui allait se passer ... je l’ai récemment vu dans un film tout pourri sud coréen qui montrait une horde de crabes tentant de fuir un tsunami tout proche ... voilà c’est tout. Y-a t il un scientifique dans la salle ? des études ? des liens ? merci à vous. Bises de Santiago où la terre a encore tremblé ... trois fois aujourd’hui ...

    • jide
      jide répond à ke20
      http://jide.romandie.com
      • Posté à 13h32 le 29/03/2011
      • Internaute 22641
        http://jide.romandie.com

      Oui, il y a des tentatives pour utiliser les animaux qui réagiraient (notez le conditionnel) par avance aux séisme. On m’a dit que les carpes dans les bassins traditionnels aux Japon avait cette utilité, également. Je ne connais pas assez le sujet pour pouvoir me prononcer, mais il est possible que certains phénomènes avant coureurs d’une rupture soient perçu par les animaux. Ce dont je suit sur, c’est qu’aucune étude sur le sujet est assez avancé pour être utilisée comme moyen d’alerte.

      • Banlieusard
        Banlieusard répond à jide
        Retraité
        • Posté à 17h58 le 30/03/2011
        • Internaute 112936
          Retraité

        Au Japon c’est surtout les poissons-chats qui sont étudiés scientifiquement comme « sentinelles » éventuelles :

        Juste avant le séisme ils deviendraient nerveux et dégageraient un champ électrique plus intense, qu’on mesure dans l’aquarium.

        On mesure aussi le taux de dégagement de radium dans l’eau souterraine, qui augmenterait juste avant les séismes.

        Mais surtout, les failles sous-marines autour du Japon sont instrumentées (capteurs de déplacements, accéléromètres, pression).

        Les scientifiques savent assez bien prédire la localisation des futurs séismes, mais toujours pas la date précise, la prédiction étant de l’ordre du 1/2 siècle...
        Au début des années 70 on prédisait un magnitude 7 à 8 dans les 10 ans près de Tokyo, comme celui de 1923 (périodicité 60 ans), mais on l’attend toujours. Celui de Kobé a eu lieu avant, plus fort que prévu (mais moins fort que celui de Sendaï).

        Il est impossible d’ordonner l’évacuation d’une grande ville si on ne connait pas le jour (sans parler de l’heure) du séisme.

        Le 11 mars, l’alerte tsunami a été déclenchée immédiatement, mais la vague (énorme) est arrivée 20 minutes seulement après le séisme.

  • milymalena
    milymalena
    artiste peintre
    • Posté à 10h56 le 29/03/2011
    • Internaute 138309
      artiste peintre

    intéressant ces crabes ! ! moi je me demandais quelle est la différence entre un raz de marée et un tsunami car mon père qui a une soixantaine d’années a vécu un raz de marée à Nice quand il était petit, et jusque il y a peu je ne connaissais pas ce terme de tsunami...

    • ouloubli
      ouloubli répond à milymalena
      • Posté à 11h35 le 29/03/2011
      • Internaute 36807

      Wikipedia (encore !) donne une proposition d’explication, bon bien sûr c’est Wikipedia mais ça peut donner des pistes...
      Lien

      • milymalena
        milymalena répond à ouloubli
        artiste peintre
        • Posté à 12h08 le 29/03/2011
        • Internaute 138309
          artiste peintre

        oui merci ! çà ne dit pas d’où vient ce mot très médiatik « tsunami »...je ne sais pas pourquoi çà m’énerve qu’un mot qui n’existait pas dans mon enfance soit prononcé comme une révélation de ceux qui savent maîtrisent et contrôlent tout ! ! un rien m’agace en ce moment ! lol

         
        • A déménage le 14-03-2012
          • Posté à 14h27 le 29/03/2011
          • Internaute 98050

          Bonjour milymalena,

          Rien que pour modérer votre agacement : Lien
          (le lien de ouloubli vous permettait tou de même d’en savoir déjà un peu plus).

          Texte tronqué ci-après :

          Le terme tsunami est d’origine japonaise, tsu-nami signifiant littéralement « vague de port ». Il est utilisé universellement par les scientifiques pour désigner les vagues générées par un déplacement soudain d’une grande quantité d’eau en milieu océanique, dû à un déplacement brutal du fond : séisme (le cas le plus fréquent), éruption volcanique sous-marine, glissement de terrain sur le talus continental. [...] Il ne faut pas confondre tsunami et raz-de-marée, ce dernier étant d’origine climatique et non tellurique : il s’explique par l’arrivée près des côtes d’une forte dépression (cyclone), qui élève le niveau de la mer et génère de fortes vagues incursives poussées par des vent violents [...].

          Bien cordialement.

          • milymalena
            milymalena répond à A déménage le 14-03-2012
            artiste peintre
            • Posté à 16h17 le 29/03/2011
            • Internaute 138309
              artiste peintre

            ah ! merci ! j’avais bien compris ! mais je n’osais imaginer que ce mot est d’origine japonaise, donc c’est lié aux diverses catastrophes au japon ? sinon pourquoi l’appeler ainsi ?

            • Banlieusard
              Banlieusard répond à milymalena
              Retraité
              • Posté à 18h12 le 30/03/2011
              • Internaute 112936
                Retraité

              Tsu = port, Nami = vague, en japonais.
              Il y a très souvent des tsunamis au Japon, plusieurs fois par an, c’est pourquoi il y a un système d’alerte et parfois des digues de protection dans les zones les plus menacées.
              Ils sont souvent négligeables (50 centimètres à 1 m), dans ce cas l’alerte est rapidement levée (radio, TV, hauts-parleurs).
              Plus rarement, ils dépassent le mètre et peuvent faire plus ou moins de dégâts. En 15 ans je n’en ai connu qu’un d’environ 2 m, qui a fait une vingtaine de victimes.

              Le 11 mars, plus de 14 m, 28000 morts et disparus, 450000 SDF...

        4 autres commentaires
  • Banlieusard
    Banlieusard
    Retraité
    • Posté à 11h31 le 29/03/2011
    • Internaute 112936
      Retraité

    Article objectif. Ce qui est rare dans les médias, qui cherchent trop souvent le sensationnel sans vérifier le bien fondé.

    Une précision pour les tsunamis : un peu comme pour les séismes, où l’on distingue la magnitude (énergie à la source) et le ressenti en un point, il faut distinguer pour les tsunamis la hauteur du soulèvement de la mer à l’origine, et la hauteur de la vague en un point donné de la côte.

    Dans le cas du tsunami de Sendaï, d’après les communiqués via la télé nationale japonaise (NHK), il a été mesuré un soulèvement de l’océan de 7,3 m. Le soulèvement concernait une zone d’environ 500 km de long sur 200 km de large. A l’arrivée sur la côte, l’effet des fonds réduits fait doubler la hauteur de cette vague (ou plutôt soulèvement, comme un trottoir par rapport à la rue), soit 14 m.
    Ensuite intervient l’effet d’entonnoir dû à la géométrie de la côte : à volume d’eau constant, si la largeur de la baie diminue en triangle lorsqu’on s’enfonce à l’intérieur des terres, le niveau monte en proportion inverse. Et avec l’élan, la vague déferlante grimpe à flanc de colline. C’est comme ça qu’on peut atteindre localement 30 m.

    • ljos
      ljos répond à Banlieusard
      photographe / géologue
      • Posté à 11h41 le 29/03/2011
      • Internaute 32902
        photographe / géologue

      vous avez totalement raison ! ... dans le cas du tsunami de Okushiri en 1993, c’était le cas ... la moyenne autour de l’île était de moins de 10m et sur un endroit très localisé, l’effet de site a fait monté la vague à plus de 30m ... c’est tout le pb des tsunamis. Les effets de site peuvent être dévastateurs.

    • ouloubli
      ouloubli répond à Banlieusard
      • Posté à 11h46 le 29/03/2011
      • Internaute 36807

      « la hauteur du soulèvement de la mer à l’origine », en gros le déplacement vertical dû au séisme, on l’ignore en général et on s’en fiche assez, parce que selon la profondeur où ce déplacement se produit, le tsunami pourra être de négligeable à catastrophique...

      Pour évaluer l’importance du tsunami, le plus souvent on s’intéresse à la hauteur (ou l’amplitude, soit la moitié) des vagues à la côte (typiquement ce qu’enregistrent les marégraphes) et au « run-up », qui correspond à l’altitude maximale atteinte par l’eau à terre (et dépend de la vitesse du tsunami et de la topographie, ainsi que des obstacles susceptibles de freiner l’écoulement).

      On peut aussi évaluer l’impact du tsunami en parlant d’intensité comme pour les séismes, afin de caractériser les dommages observés (ainsi procède-t-on pour les « tsunamis historiques », voir par exemple le site les répertoriant pour la France Lien).

      • Banlieusard
        Banlieusard répond à ouloubli
        Retraité
        • Posté à 12h19 le 29/03/2011
        • Internaute 112936
          Retraité

        Certes, ce qui compte c’est ce qui arrive à la côte, mais celà dépend quand même du volume d’eau déplacé à l’origine, même s’il n’est pas d’usage de quantifier celui-ci.

        Les spécialistes japonais de tremblements de terre et de tsunami ont expliqué sur NHK qu’ils avaient envisagé un tsunami lié à un soulèvement de 100 ou 200 km de long, sur 50 km de large environ, au point précis de cet épicentre, et qu’ils avaient été surpris par la longueur de la zone impliquée cette fois-ci, la faille ayant glissé sur une longueur (près de 600 km de long) beaucoup plus grande qu’envisagée, ce qui explique la durée et la violence du tremblement de terre (2 à 4 minutes) et du tsunami résultant. Pour mémoire, le tremblement de terre de Kobé n’avait duré qu’une douzaine de secondes.

         
        • ljos
          ljos répond à Banlieusard
          photographe / géologue
          • Posté à 15h23 le 29/03/2011
          • Internaute 32902
            photographe / géologue

          un bon lien pour comprendre la différence entre les prévisions et ce qu’il s’est passé réellement :

          Lien

          • Banlieusard
            Banlieusard répond à ljos
            Retraité
            • Posté à 17h30 le 30/03/2011
            • Internaute 112936
              Retraité

            Merci pour le lien.

        2 autres commentaires
    • h75
      h75 répond à Banlieusard
      h75
      • Posté à 14h32 le 30/03/2011
      • Internaute 94430
        h75

      Très intéressant, merci. Je n’avais aucune idée de la taille d’un soulèvement initiale, et c’est nettement plus grand que ce que je pensais. Cela explique que l’onde puisse traverser le pacifique.
      Rq aux septiques : Cela donne son énergie initiale au même titre que l’énergie d’un tremblement de terre.

      Il est vraiment dommage que les journalistes ne donnent pas se genres d’informations. Idem taille initiale + hauteurs aux niveaux des côtes.

      Rq : au pif, je dirais que le bouda de Kamakura est nettement plus haut que 30m au dessus de la mer (mais je n’ai pas réussi à trouver cette donnée).

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