28/11/2010 à 11h16

Mon samedi avec les lapins qui sabotent les chasses à courre

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Un nouveau décret les menace d’une amende, mais les membres de Droits des animaux ont bravé l’interdit en forêt de Senlis.


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

7 heures, Champs-Elysées, Paris

Ce 2 octobre, c’est la Saint-Hubert. Les « hunt saboteurs » ont choisi le jour du patron des chasseurs pour faire leur fête aux adeptes d’une pratique « barbare » : la chasse à courre. Rendez-vous est donné avant l’aube sur les Champs-Elysées.

Devant le Virgin Megastore, Jean-Luc, militant de Droits des animaux, annonce le programme de la journée à une trentaine d’« obstructeurs » :

« Nous, on est là pour sauver la vie d’un cerf. »

David Chauvet, juriste et membre fondateur de l’association, cadre ses troupes :

« Pas de violence physique ni verbale. Si ça se corse, c’est l’asso qui prend en charge les frais. »

L’objectif numéro 1 est de pourrir la journée de chasse à courre de l’équipage du rallye des Trois-Forêts.

Et au passage, si possible, de se faire verbaliser afin de contester le « décret féodal » de juin 2010, qui crée l’infraction d’« obstruction à un acte de chasse », punie de 1 500 euros d’amende.

L’association Droits des animaux veut plaider l’atteinte aux libertés publiques devant la Cour européenne des droits de l’homme. En voiture, direction la forêt de Senlis par l’autoroute du Nord.

8h30, planque derrière le Mcdo


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

Le convoi a rendez-vous sur une aire discrète. Un vieux monsieur attend, habillé en chasseur du dimanche, appareil photo, cartes topographiques, casquette kaki. Son pseudo est Roger :

« Vous m’appellerez la “tête chercheuse”. Les chasseurs, je les connais. A mon âge, je n’ai pas peur. »

Roger s’est chargé de repérer le lieu de rendez-vous du rallye des Trois-Forêts. Il annonce aux militants que l’horaire du «  rapport  » a été reporté de 9 heures à 11h30. Il va falloir poireauter deux heures, un nouveau rendez-vous est fixé : une planque à l’arrière du McDo de Senlis.

Il pleuviote sur la forêt. Les militants se les gèlent, quelques-uns prennent le chemin du McDo, seul lieu civilisé où déambuler incognito

« C’est un rituel théâtral, on offre la patte de l’animal à une dame »

Roger part en éclaireur vers la forêt. En voiture, brève introduction à la chasse à courre :

« C’est un rituel théâtral. Il y a les suiveurs admiratifs, sept fois plus nombreux que les chasseurs, il y a le glaive pour achever l’animal avant que les chiens le dévorent. Après la curée, une patte de l’animal est offerte à une dame que l’on veut honorer. »

Pour Roger, le rôle des saboteurs est de casser le charme, de démoraliser les chasseurs. Sa vie l’a confronté à la souffrance des hommes  ; celle des animaux le révolte :

« S’amuser à déchiqueter un cerf père de famille, ça me lève le cœur. Les chasseurs à courre sont des gens qui se racontent que la Révolution française n’a pas eu lieu. »

11h30, sur le lieu du «  rapport  », en forêt de Senlis


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

L’équipage du rallye des Trois-Forêts est déjà sur place : des messieurs et quelques dames venus de toute l’Ile-de-France. Les chasseurs portent une bombe en velours ou une casquette en tweed et une redingote de belle étoffe.

Beaucoup ont la chevalière au doigt, et quelques-uns, un cor -pardon, une trompe- à l’épaule. Leurs chevaux athlétiques ont été convoyés par camions.

Ils terminent de seller les chevaux quand ils voient arriver la petite troupe des opposants. Ils ont visiblement décidé de la jouer flegmatique. Un militant déguisé en lapin se précipite sur un chasseur, qu’il essaye d’enlacer :

« Allez, juste un câlin de lapin... un peu d’amour dans un monde de brutes. Attention, pas d’accouplement entre un lapin et un humain, ça risque de donner une fin de race... »

Pour les chasseurs, les déguisements, « ça fait Walt Disney ! »

Les chasseurs se moquent des déguisements : « ça fait Walt Disney  ! » David Chauvet, le juriste-président, titille les cavaliers :

« Pourquoi vous tuez des animaux  ?
- Je réfute complètement ce vocabulaire, répond un vrai chasseur. Ce n’est pas nous qui tuons, ce sont les chiens qui décident. »


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

La conversation vire à l’absurde : « Pardon, j’ai cru qu’on était à une chasse à courre », dit un lapin.

Les gendarmes filment, un autre chasseur s’interpose : « Poussez-vous », dit-il au lapin. TF1 interviewe Jean-Pierre Perney, l’impassible maître d’équipage. Il se défend pied à pied :

« La vénerie est écologique. C’est un sport traditionnel qui respecte la loi. L’Office national des forêts nous demande de prendre un certain nombre d’animaux, pour qu’il y ait un équilibre dans la forêt ».

Toutes chasses confondues, la location des hectares aux sociétés de chasse rapporte 31 millions d’euros par an au service public.

Militants jeunes et précaires vs chasseurs équipés et à l’aise

Chasseurs, militants : les deux parties sont à égalité numérique, mais pas de moyens.

  • D’un côté, les saboteurs. Des jeunes au boulot précaire, équipés de bonnes chaussures, d’un mégaphone et de jumelles. Tenue noire exigée, caméra témoin en cas de souci (le déguisement de lapin est facultatif). Cette fois, ni vaporisateur de citronnelle pour brouiller l’odorat des chiens, ni filet pour les attraper. Privés de cet attirail, ils ont l’air plutôt inoffensifs.
  • En face, les chasseurs, la cinquantaine bien assise, aristos ou professions libérales assez à l’aise pour consacrer 15 à 20 000 euros par an à leur loisir. Ils sont venus avec femme et enfants, panier pique-nique au bras. Au départ de la chasse, on voit des suiveurs à vélo, mais pas de chiens : ils ont été planqués ailleurs. La peur de la citronnelle.

Midi, en route pour les bois


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

Les cavaliers ont enfourché leur monture et disparu à la recherche de leurs chiens. Les militants sautent dans leurs voitures. Cartes IGN à la main, ils se grattent la tête et tentent de deviner quel parking viser : « La forêt est immense », dit Roger. Potentiellement, ils sont passés par ici, ils peuvent repasser par là... »

On se gare en bordure de départementale  ; la voiture est laissée sous la garde d’un veilleur, histoire de ne pas se faire crever les pneus.

C’est comme une rando sans but. On court lorsque le cri des chiens laisse penser que la cible se rapproche. Jean-Luc, une quinzaine de chasses à courre à son actif, est venu de Bretagne, où il tient un magasin végétalien. Il jure que généralement les saboteurs sauvent la vie de l’animal traqué : « Le cerf connaît mieux la forêt que les chasseurs », explique-t-il.

Des grappes de chiens égarés mais pas méchants

Mais les chasseurs connaissent mieux la forêt que leurs poursuivants. A l’aide de leurs cors et de leurs cris, ils communiquent à travers bois, déboulent dans les allées au galop, tandis que les saboteurs s’épuisent à les courser à pied, croisant des grappes de chiens égarés mais pas méchants.

Tout le monde tourne en rond, se croise au hasard. Les cavaliers snobent les hommes en noir, qui se rabattent sur l’objectif premier : gâcher le plaisir des chasseurs.

16 heures, cerf, es-tu là  ?


Opération anti-chasse à courre en forêt de Senlis (Audrey Cerdan/Rue89)

Plus personne ne sait très bien où on en est. On a vu des cavaliers traverser une allée, des suiveurs à vélo. De cerf, point. Un cueilleurs de champignons se moque des saboteurs :

« Je viens d’en voir un faire un bond magnifique par-dessus ces troncs ! »

Deux gendarmes, assis dans leur 4 x 4, se tâtent pour savoir si l’infraction est constatée. L’un d’eux se gratte le menton : « C’est quoi la cause, là ? Un cerf ? » Finalement, c’est non pour l’amende. Circulez. Le son du cor résonne au loin, on entend quelqu’un crier « Assassins  ! » dans un mégaphone...

A 16 heures, on a repris la voiture pour Paris. Un magnifique cerf de bronze nous attendait sur un rond-point à l’entrée de Senlis. Et l’autre, le vrai cerf, l’invisible ? Au téléphone, un saboteur jure qu’il a eu la vie sauve.

Reportage photo : Audrey Cerdan/Rue89

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  • jvg69
    jvg69
    veneur
    • Posté à 11h58 le 28/11/2010
    • Internaute 134745
      veneur

    Combien parmi ces gentils précaires et autres défenseurs de l’environnement ne sont pas citadins, purs ignares en matière gestion de population animale, en révolte pure et simple contre la société ?

    Oui, je suis veneur, non je ne dépense pas 15-20000 euros par ans pour ma passion. Elle me coûte beaucoup moins qu’à tous ceux qui sont passionnés par leur voiture et y dépensent des fortunes chaque année...

    Les équipages de chasse à courre ne demandent rien d’autre que de vivre leur passion, dans le respect des lois, règles, dans le respect des animaux et de leur besoin en terme de régulation (quelle régulation est fichée par l’office nationale de la chasse) et ne cherchent pas la publicité.

    J’invite tous ceux qui ont des doutes sur ce mode de chasse à se renseigner. Vous verrez alors qui sont les garants de la liberté et du respect d’autrui, et qui sont les ayatollah d’une lutte d’un autre âge.

    En Saint Hubert,

    mes respectueuses salutations à la Rue.

  • ATWA
    ATWA
    Etudiant
    • Posté à 13h08 le 28/11/2010
    • Internaute 131646
      Etudiant

    Rue 89 ne m’a pas semblé intéressé par ce sujet pourtant grave (qu’on aime la chasse, qu’on n’aime pas, etc, c’est un système qui déconne).

    « La chaine FRANCE 2 a diffusé une série de 5 reportages consacrés à la chasse du lundi 22 au vendredi 26 Novembre après le journal de 13h, durant lesquels sont exposées les pratiques et vues des chasseurs.

    Or, les opposants à la chasse, qui avaient été contactés par Mathieu Niewenglowski, journaliste à l’origine du reportage, ont finalement été écartés sans qu’aucune raison ne leur soit donnée.

    Les chasseurs se félicitent ouvertement par internet d’avoir mené avec les journalistes une “ réflexion stratégique qui a conduit au choix des thèmes précités [et qui] permettent d’espérer de bonnes retombées pour l’image de la chasse. ”

    Nous sommes en droit de nous demander si les chasseurs n’ont pas obtenu des journalistes que la parole nous soit refusée.

    Armand Farrachi, président du Collectif pour l’abolition de la chasse à courre (C.A.C.C), écrit dans une lettre ouverte adressée au président de France Télévision au nom des associations : “ Les chasseurs, qui ont le bras long, ont-ils dicté leurs conditions au journaliste ? (...) ce qui devait sans doute être une émission d’information est devenu une émission de propagande. Ce n’est certes pas le rôle du service public que de donner des informations orientées à sens unique après avoir écarté toute critique ”.

    Pour une information équitable due aux téléspectateurs du service public, nous demandons au président de France télévision, M. Rémy Pfimlin, qu’un temps de parole, équivalent à celui des reportages et diffusé à la même heure, nous soit accordé pour nous permettre de faire valoir le point de vue des nombreux français opposés à la chasse.

    Nous précisons qu’une plainte vient d’être déposée au CSA. »

  • Blaireaudérable
    Blaireaudérable
    Tout a une fin sauf la banane (...)
    • Posté à 18h59 le 28/11/2010
    • Internaute 117234
      Tout a une fin sauf la banane (...)

    Voici les chiffres et statistiques :

    « Le nombre de cerfs et de chevreuils en France est en forte augmentation depuis 1985, tant en terme d’effectifs que de surface forestière colonisée, d’après une étude du réseau cervidés-sanglier de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

    À l’exception de quelques zones de montagne où les grands carnivores sont à nouveau présents, les cervidés n’ont plus d’autres prédateurs que l’homme. Ce dernier a donc un rôle dans le maintien des équilibres de ces populations qui peuvent causer des dégâts importants sur les milieux naturels et les surfaces agricoles (notamment la sylviculture).

    En 2005, le cerf occupait 6,7 millions d’hectares de forêts (45 % du territoire boisé) contre 3,9 millions d’hectares (25 % du territoire boisé) en 1985, soit une hausse de plus de 70 %. Les effectifs nationaux ont été quasiment multipliés par 4 en vingt ans, passant d’environ 38 600 têtes en 1985 à 151 000 environ en 2005. “

    Lien
    le protocole est ici
    Lien

  • chefgeorges
    chefgeorges
    dessinateur
    • Posté à 09h48 le 29/11/2010
    • Internaute 124824
      dessinateur

    C’est vrai que ces jeunes ne sont pas toujours très au courant de la cause animal, parfois caricaturaux ou maladroits dans leur compréhension de la lutte contre les violences faites aux animaux, mais ils sont aussi dans le vrai.
    En fait, la chasse à courre veut se donner une image respectable, mais la réalité est tout autre. On assiste souvent au bafoumant des règles de sécurité élémentaires (le fameux « verre de l’amitié », une tradition disent-ils), pire au non-respect du droit de la propriété privée (vous avez peut-être encore en tête ces images de chasse à courre débarquant dans des propriétés, et de biche finie au fusil dans le salon !). Plus généralement, les chasseurs bénéficient d’un laxisme choquant de la part des autorités, et apprécient comme ils le veulent les lois (des « zones de non-droits » dans nos campagnes ?).
    Leurs arguments pseudo-écologiques sont aussi tronqués. Par exemple, ils disent souvent, comme dans l’article, qu’ils régulent la population de certaines espèces. Certes c’est vrai, mais c’est aussi eux qui provoquent leur surabondance en tuant les prédateurs naturels...
    Bref, même si ces défenseurs de la cause animal sont maladroits et que les chasseurs disent avoir la loi pour eux, l’action de ces jeunes est légitime éthiquement et moralement (humainement). La chasse est une tradition, pas une nécessité... qui fait d’ailleurs des centaines de morts accidentelles par an et demeure un vecteur important du trafique d’armes en France : (

  • A déménagé le 05-02-2012
    • Posté à 13h49 le 29/11/2010
    • Internaute 84960
      non connue

    ce qui m’étonne le plus ?
    C’est que personne, jamais, n’emmerde les pêcheurs à la ligne.

  • le farfadet
    le farfadet
    Designer
    • Posté à 16h09 le 29/11/2010
    • Internaute 131868
      Designer

    Je trouve ça triste de montrer du doigt une pratique culturelle certes moyenâgeuse. En effet la façon de tuer le cerfs est horrible (grande fervente des animaux je ne pourrais jamais regarder un truc pareil).
    Maintenant je suis cavalière et je fais de l’agility et cela demande beaucoup de finesse que de communiquer avec les deux animaux et que de gérer leur état d’excitation, et je trouve dommage que cela ne soit pas aborder dans l’article.
    Je me demande si ce qui ne dérange pas soit plus le fait que ce soit des aristos qui pratiquent cette discipline que celle-ci en elle même.
    De plus, pour ce qui est de la mise à mort lors de la vénerie, on utilise une arme à feu. Les chiens sont là pour épuiser la proie, disent les pratiquants, comme si elle était face à un vrai prédateur. Il y a surement des abus comme partout mais près de chez moi en tout cas non.
    Je pense qu’il est absurde de considérer toute chasse comme ’non génératrice de souffrance ».

    Avant de se concentrer sur le papa de Bambi tué en chasse à courre (il n’y en a pas beaucoup), ils feraient mieux de se concentrer sur des massacres animaux bien pire comme les jolies vaches qu’on a dans nos assiettes ou le poney qui après des années de services se retrouvent sur le marché de la consommation...

  • toupetipoi
    toupetipoi
    abcd
    • Posté à 21h36 le 29/11/2010
    • Internaute 134948
      abcd

    Certains des commentaires me paraissent relativement navrants. Tout particulièrement en raison des arguments arguées pour apporter du crédit à ce « sport » utile et nécessaire que semble etre la chasse. Quelques phrases impulsives et improbables qui écartent avec une subtilité certaine, le fond du débat...

    La chasse écologique, ayant pour rôle la régulation des espèces, est un mythe qu’il serait temps d’abandonner ou du moins, un argument de surface, qui mériterait d’être creusé.

    Si nous nous amusions à mettre 11 cerfs sur une surface de 16 hectares, et si l’on réduisait cette surface au profit de l’homme, effectivement, la surpopulation devient un problème.

    donc : y a t-il trop de naissances ? ? Ou la sur-urbanisation et la gestion catastrophique de l’environnement par l’homme donne-t-il lieu à de la surpopulation ? ? Il est évident que tout individu de bonne fois répondrait aisément à la question...

    Derrière cette vérité qu’est la croissance des surfaces forestières se cache la disparition de tout ce qui est boisé et n’a pas le nom de forêt : les arbres isolés, les haies et les bosquets (petits boisements, d’une surface inférieure à 0,5 ha). La forêt qui cache l’arbre, selon l’expression de P. Pointereau. Généralement, cette forêt est appelée bocage. Totalement artificiel, ce bocage illustre le bon sens et le savoir-faire de l’homme, en conciliant forêt et agriculture.

    Hélas, cette « forêt » chargée d’histoire est tout simplement en train de disparaître de notre pays, de nos statistiques et bientôt de nos mémoires : pas moins de 350 000 ha de haies, d’arbres épars et de bosquets ont ainsi disparu entre 1960 et 1990. Les raisons en sont connues : la restructuration foncière (13,4 millions d’hectares remembrés entre 1945 et 1989) et plus généralement l’intensification de l’agriculture (matériel, pivot d’irrigation, culture plutôt que prairie), le vieillissement généralisé de ces peuplements, la mort de l’orme, l’artificialisation (route, habitations...), et enfin la mise en place généralisée des réseaux aériens de distribution de l’électricité et du téléphone.

    Alors la sainte image du chasseur/sauveur qui vient réguler les populations forestières pour que tout le monde vive heureux IL FAUT ARRETER ! ! ! ! ! ! ! Nous réduisons tous les espaces des habitats animaux et végétaux donc, fatalement, un jour ou l’autre il y a surpopulation.. Et oui ! l’erreur est humaine et il n’y a donc que la vérité qui fâche je comprend donc que certains n’arrivent pas à s’y faire....

    La chasse est une manière détournée et légale, d’assouvir des pulsions sadiques de violence et de domination sur des être sans défenses, sous couvert de tradition et de culture. Mais continuons donc d’abonder dans ce sens ! Dans certaines cultures, la lapidation est une question de croyance et de tradition, est-ce donc là une raison suffisante de glorifier cette pratique ?

    Sans parler du soit-disant « pouvoir de décision des chiens »... Des chiens qui ont la plupart du temps été affamés auparavant pour améliorer leur performances, et qui, lorsqu’ils sont fatigués, sont remplacés pour etre sur que l’animal traqué ne puisse pas avoir de chance. Mais quel sport ! enclin à la victoire avec dignité n’est-ce pas ? Et ce ne sont pas des allégations lancées à la légère mais des informations recueillies de sources pratiquantes.

    Alors replaçons une bonne fois pour toute le débat à la place qu’il mérite. On peut parler de la légitimité de cette pratique en terme de tradition, de sport, de culture, de régulation.....
    Mais la question qui se pose réellement est selon moi la suivante :

    Quelle peut être la justification qu’elle soit scientifique ou morale au droit de torturer, sous prétexte que l’individu concerné est un animal ? L’idée de différence est une conception humaine pour mettre l’homme à son avantage.

    Pour terminer, j’aimerai partager la citation d’un grand homme nommé jérémy bentham qui à dit ceci en 1789...

    « Les français ont déjà réalisé que la peau foncée n’est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d’un persécuteur. Peut-être finira-t-on un jour par s’apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l’extrêmité de l’os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d’abandonner une créature sensible au même sort. [..]
    La question n’est pas :
    “Peuvent-ils raisonner ?” ni “Peuvent-ils parler ?”
    mais “Peuvent-ils souffrir ?”

    Enfin, soyons honnêtes, la torture étant monnaie courante sous un gouvernement qui se plait à la légitimer sans état d’âme, il serait dommage pour ces personnes de ne pas en profiter en allant exercer leur droit le plus fondamental à faire du mal.