Le « oui mais » de Bruxelles aux pêcheurs français de thon rouge

Des pêcheurs de thon rouge au large de la Calabre enItalie, le 20 novembre 2009 (Tony Gentile/Reuters).
La Commission européenne a fini par céder au gouvernement et aux pêcheurs français : ils auront le droit de pêcher la fin de leur quota... mais à l’hameçon, et pas de manière industrielle. C’est la solution trouvée par Bruxelles pour ne pas perdre la face.
Après deux jours de tensions entre Paris et Bruxelles, la Commission européenne a pu consulter les « carnets de bord » français (les relevés de pêche à la tonne près) et vérifier les chiffres que soutenait Bruno Le Maire. Conséquence : 171 tonnes de thon rouge, cette espèce qui serait menacée de disparition, pourront être prélevés, soit environ 10% du quota alloué à la France.
Le risque était réel, si les pêcheurs s’estimaient lésés, qu’ils demandent à être indemnisés ... par le contribuable.
Seulement, Bruxelles, qui n’a pas confiance dans les méthodes des thoniers-senneurs, a fixé ses conditions. Les poissons devront être prélevés de manière artisanale, à l’hameçon. Ce qui ne veut pas dire que ce seront d’autres pêcheurs. Un connaisseur du secteur nous explique :
« Les thoniers-senneurs quitteront Malte où sont amarrés leurs gros bateaux et rentreront en France où leurs petits navires pêcheront dans le golfe du Lion, et ce jusqu’à la fin de l’année. »
Eviter le risque de surpêche
Le porte-parole de la commissaire à la pêche Olivier Drewes, explique à Rue89 :
« C’est le principe de précaution. Si ces pêcheurs industriels pêchaient un jour de plus, ils risquaient d’atteindre 110% ou 115% de leur quota, on voulait éviter cela. »
Bruno Le Maire est content, il s’est évité un conflit avec les pêcheurs. Ces derniers vont devoir changer leurs méthodes mais ont obtenu que les entreprises lésées retravaillent.
Greenpeace risque de n’être pas satisfaite, dans la mesure où l’ONG milite pour l’interdiction pure et simple de la pêche au thon rouge.
► Mis à jour le 12 juin à 11h37. Ils iront pêcher dans le golfe du Lion et non le golfe de Gascogne, c’est plus près.
- Sur Rue89Thon rouge : Paris et Bruxelles se harponnent sur les quotas
- Sur Rue89Espèces : non, le thon rouge n'est pas le « panda des mers »
- Sur greenpeace.frLa campagne thon rouge de Greenpeace
- Sur europe1.frLa menace des pêcheurs de thon rouge, sur Europe1.fr
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Les pecheurs canadiens aussi ont obtenu de continuer de pecher jusqu’a ce qu’il n’y ait plus de poisson.
Mainenant il ne leur reste que leurs yeux pour pleurer.
L’approche, buisness d’abord, interet general quand c’est trop tard.
Comment ne pas conclure que plus de 100 000 ans de communisme nous ont garde en vie et fait prosperer, 4000 ans de capitalisme et nous voila quasi au bout du rouleua pour la majorite, les autres mangeront ceux qui sont trop pauvres pour continuer a vivre, apres ? ? ? Ils se mangeront entre eux, le dernierr pourra se demander si vraiment ca en valait la peine.




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