22/04/2010 à 12h36

Le fondateur du site climato-sceptique fait son coming out

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

L’animateur du site Pensée-Unique, principal portail des climato-sceptiques français a mis fin aux spéculations sur son identité. Celui qui se cachait sous le pseudo de Jean Martin n’est autre que Jacques Duran, un directeur de recherches au CNRS retraité.

Proche de Pierre-Gilles de Gennes, Jacques Duran a notamment beaucoup travaillé sur la physique des poudres et des matériaux granulaires.

Jean-Martin Meunier (géophysicien retraité du CNRS) n’est donc pas l’animateur de site, contrairement à ce que supposait Denis Delbecq dans une enquête pour le mensuel Terra Eco de ce mois d’avis

  • 3265 visites
  • 5 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Sophie Verney-Caillat
    Sophie Verney-Caillat
    Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
    • Posté à 12h38 le 22/04/2010
      rédacteur
    • Journaliste 50753
      Journaliste

    J’ajoute que quand on s’appelle Duran, c’est bizarre de se cacher sous le pseudo de Martin !

  • Rivendell
    Rivendell
    Suppot de satan
    • Posté à 10h25 le 23/04/2010
    • Internaute 102483
      Suppot de satan

    L’explication de Jacques Duran sur ces motivations est extrêmement intéressante : il y parle nottament de son étonnement devant le modèle « en crosse de hockey » (vous savez celui qui nous dit qu’en 2050 Paris sera sous les eaux...). défendu aujourd’hui par les climatologues médiatisés bec et ongle : modèle que beaucoup d’études contredisent pourtant.

    Voilà le lien sur sa présentation :

    Lien

    On y remarquera d’ailleurs que Jacques Duran ne dit pas que la Terre ne se réchauffe pas, mais que le rôle de l’être humain dans ce réchauffement est éxagéré : il y a tout de même une belle différence, que certains n’hésitent pas à oublier.

    Enfin, les dénonciations du giecquisme ne sont pas limité à Pensée unique ou à sarah palin (qui de toute façon n’est en aucun point comparable avec Jacques Duran) : le 4 février dernier John Sauven, directeur de Greenpeace Royaume-Uni, estimait dans le Times que Rajendra Pachauri devait démissionner car « si nous avons une nouvelle personne avec un esprit ouvert [à la tête du Giec], alors la confiance reviendra ».

    Il est à noter que Pierre Gilles de Gennes s’était exprimé contre le projet ITER.

    Conclusion : écolos, planteurs d’éoliennes, anti-nucléaires et pro, et tout le reste, arrêtons un peu de nous rejeter mutuellement et discutons calmement, communiquons avec transparence et sérieux.

  • jean breton
    • Posté à 10h44 le 24/04/2010
    • Internaute 51943

    Non Hélas, Rivendel, meme si Pachauri démissionne la confiance ne reviendra pas. C’est le problème des intégristes : ils entraînent le rejet du bébé avec l’eau du bain (même réchauffée).

    • Marc Elson
      Marc Elson répond à jean breton
      Administrateur système
      • Posté à 19h25 le 24/04/2010
      • Internaute 112453
        Administrateur système

      Vous avez raison.
      Le GIEC est, par définition, un organisme politique. Ses choix sont nécessairement orientés. De fait, je crois que le GIEC a fait énormément de mal à la jeune science climatique en la privant de son statut de science pour en faire un enjeu politique et idéologique. Au fond, les « climato-sceptiques » n’ont jamais dit autre chose.
      La meilleure chose qui pourrait arriver à la climatologie est la dissolution du GIEC, afin que cette dernière puisse se développer en toute sérénité, loin de l’attention des médias. Cela n’arrivera pas, évidemment...

  • joss123
    joss123
    scientifique
    • Posté à 12h43 le 25/04/2010
    • Internaute 51495
      scientifique

    D’accord avec Marc Elson.

    La mise en place de structures du type GIEC est une calamité pour la recherche scientifique. Hélas, il parait que l’idée serait reprise dans d’autres domaines, par le CNRS.

    1) Le GIEC s’est assignée une mission : « étudier l’influence de l’homme sur le climat “ ce qui est le meilleur moyen d’entreprendre une recherche avec des idées préconçues.
    Il fallait ‘étudier comment fonctionne la machine climatique’, ou encore, laisser les climatologues et connexes travailler librement. C’est comme ça que l’on fait des découvertes.

    2) Et le pire, c’est que la structure GIEC a mis en place ou renforcé une des plaies majeures de la recherche scientifique : la constitution de chapelles, de groupes fermés, bien dotés et maîtrisant, en leur faveur, le système du peer-review. Inévitablement et dans tous les cas, ceci revient à exclure les idées ‘dissidentes’ qui peuvent s’avérer créatives. De plus, une branche de la science qui pratique le ‘tribalisme’,et rejette la contestation, finit pas tourner en rond et ne produit rien de nouveau.
    C’est ce à quoi on assiste avec le GIEC.