29/01/2010 à 21h01

Réchauffement climatique : la chasse au Giec est ouverte

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Les prévisions du groupe d'experts sur le climat sont contestées, et des scientifiques demandent la démission de son président.


Rajendra Pachauri, président du Giec, lors d'une conférence au forum de Davos 2008 (Stefan Wermuth/Reuters)

Le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) peut-il encore prétendre faire autorité quand il commet d'énormes erreurs ? La défense des scientifiques tient-elle la route ? Pourquoi la communauté des climatologues est-elle attaquée maintenant ? Autant de questions posées depuis la bourde sur la fonte de l'Himalaya, annoncée par erreur avec trois siècles d'avance.

Peu avant le sommet de Copenhague, la publication d'emails piratés entre chercheurs anglais (le Climategate), avait jeté un premier soupçon sur la neutralité des experts, qu'on découvrait prêts à « arranger » des données pour asseoir la crédibilité de leurs prédictions.

Le Climategate avait fait un flop en France, où la majorité de la presse presse se méfie des « sceptiques ».

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Les trois accusations

Depuis deux semaines, à l'étranger, c'est un déluge de critiques qui vise les rapports du Giec, et par ricochet leurs auteurs. Plusieurs prévisions de taille s'avèrent erronées :

  • La date de la fonte des glaciers de l'Himalaya, annoncée pour 2035, c'est-à-dire demain. Manifestement, toutes les procédures de révision n'ont pas été respectées, a reconnu le Giec lui-même.

    Si le groupe d'experts mandatés par l'ONU a fini par admettre une « erreur regrettable », il n'a pas réellement fait amende honorable, promettant simplement de revoir ses procédures de relecture pour en améliorer la fiabilité.

    Les scientifiques semblent coutumiers du téléphone arabe : la date de 2035 a été inspiré d'un rapport du WWF, qui lui-même reprenait un article de la revue New Scientist... Ou quand les médias et les ONG ont débordé les experts.

  • Le coût économique du changement climatique : sur son blog, le spécialiste d'études environnementales Roger Pielke Junior, qui a travaillé pour le gouvernement britannique et pour le Giec, a remarqué une bizarrerie en comparant deux versions du rapport de l'Anglais Nicholas Stern sur l'impact économique du réchauffement, repris par le Giec.

    Entre 2006 et 2007, l'impact estimé du changement climatique sur le PIB a été multiplié par dix ! Pielke avait déjà signalé cette erreur à l'époque dans le milieu scientifique, mais cela était passé inaperçu. Il explique à Rue89 :

« Ce sont des erreurs graves, destinées à rendre les conclusions plus alarmantes, pour que ça parle plus au public. »

Vu le grand nombre de prédictions avancées notamment par le groupe II du Giec, intitulé « impacts, adaptation et vulnérabilité », il est probable que d'autres bourdes soient révélées prochainement.

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Qui en veut au Giec ?

Plusieurs hypothèses restent possibles quant à l'origine de la divulgation des erreurs. Depuis son prix Nobel de la paix collectif, tout ce que disait le Giec était parole d'Evangile, et les quelques voix qui comme Serge Galam, répétaient que « la climatologie n'est pas encore une science », restaient inaudibles.

A l'approche du sommet de Copenhague et de la mise en oeuvre de politiques contraignantes pour lutter contre le changement climatique, ceux dont les intérêts pourraient être mis en danger ont sorti les crocs.

Pour Amy Dahan, directrice de Recherche au CNRS et qui travaille sur « Changement climatique, Expertise et Futurs » :

« Il y a un contexte politique extrêmement dur, en particulier aux Etats-Unis avec les engagements d'Obama qui suscitent des inquiétudes, et les lobbies pétroliers ou des industries traditionnelles sont à l'oeuvre depuis longtemps. » [citation amendée par l'interviewée, ndlr]

« Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science. »

Mais comme nous en avions débattu sur le plateau de la Ligne jaune (une émission d'Arrêt sur images), les médias ont aussi leur responsabilité lorsqu'ils retiennent seulement quelques chiffres-clés, résumant à outrance la complexité des conclusions scientifiques.

Au sein du Giec même, des dissidences existent en réalité depuis quelques années déjà. Cette semaine un éminent membre du Giec a reconnu qu'il fallait des prédictions qui aient un impact sur les décideurs. Et, désormais, on entend des démissionnaires s'exprimer. Comme Paul Reiter, entomologiste à l'Institut Pasteur qui s'est confié au Figaro :

« Des concepts erronés ont été introduits par des non-spécialistes du sujet. (...) Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science. Aujourd'hui, on m'accuse d'être sceptique. Je veux juste être scientifique. »

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Faut-il couper des têtes ?

Jusqu'ici, le Giec est resté sourd aux critiques, cherchant à minimiser les erreurs commises. Mais quand la pression médiatique voire judiciaire augmente, les lignes bougent. Comme lorsque Phil Jones, chef des climatologues visés par le Climategate, s'était finalement mis en retrait de son groupe de recherche.

Personnellement mis en cause en tant que président du Giec, l'Indien Pachauri, dans le Times of India a refusé de démissionner. Il s'estime légitime à conduire le prochain rapport sur le changement climatique, assurant que toutes les « personnes rationnelles » continueraient à croire les conclusions du Giec.

Un appel à la démission du président du Giec

Bien plus sceptique que la presse française, la presse anglaise s'est mise à attaquer Pachauri sur ses liens avec l'industrie des énergies renouvelables. Le Telegraph (conservateur) l'accuse carrément de s'enrichir personnellement en donnant des conseils à des banques sur les quotas de CO2.

Avec deux autres scientifiques, Roger Pielke Jr a lancé dans le Spiegel allemand un appel à la démission du président du Giec :

« Nous voulons surtout que les scientifiques déclarent leurs conflits d'intérêt. Si c'était le cas, Pachauri ne survivrait pas. Nous demandons aussi que des groupes soient nommés pour corriger les erreurs. »

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  • kawouede
    • Posté à 21h30 le 29/01/2010

    Merci pour cet article qui alerte sur des faits que relaie très peu la presse française. On est là dans une belle étude de cas sur la question : opinion publique et science à l'ère d'internet.

    Rappelons quand même que la plupart des attaques contre le GIEC viennent de lobbies peu recommandables (pétroliers américains, gaziers russes en passant par l'ex-KGB...)

    Rappelons aussi l'histoire de la découverte du changement climatique comme fait scientifique avéré : Lien (en anglais) même si on peut mettre en doute l'estimation du coût économique en effet.

    Rappelons qu'il n'existe pas d'activité scientifique sans conflits d'intérêts, de carrières, recherche de reconnaissance, etc. Donc d'authentiques chercheurs peuvent avoir des scrupules quant au fonctionnement du GIEC.

    Et... gardons la tête froide : le réchauffement climatique fait partie de notre réalité, même si on peut encore s'interroger sur les mesures à prendre en priorité pour tenter de le ralentir.

  • guyome
    • Posté à 21h52 le 29/01/2010
    • Internaute

    Pour ceux qui veulent des information techniques et scientifiques, je conseille ce résumé(Lien) de la thèse de doctorat de stéphane Hallegatte ( membre du GIEC et un des négociateurs à Copenhage pour la France) . Son sujet ?
    « Application à l'évaluation des dommages économiques
    du changement climatique et des événements extrêmes. » Ça fera déjà un bon point de départ

  • Tita
    Tita
    oiseau
    • Posté à 22h39 le 29/01/2010
    • Internaute
      oiseau

    J'aurais deux angles de vue :

    1) Scientifique ou pas, quand on porte la responsabilité d'un espoir mondial et écologique ou d'un élan aussi socialement investie que l'écologisme et le réchauffement du climat, il y a de fortes pressions sociales qui n'existent pas quand on publie tranquillement au fond de son laboratoire. Je déplore que l'envie de consensus ait primé sur la rigueur et l'esprit de contradiction, mais je parviens à le comprendre (attention, cela n'implique pas que je l'excuse).
    Quand nos paroles deviennent paroles d'évangile, on a tendance à ne pas vouloir décevoir ceux, nombreux, qui attendent beaucoup de nous. Et malheureusement, le travail du scientifique, c'est souvent de proposer une « vérité » très provisoire entourée de moult « si » et très nuancée. La peur que ces précautions déçoivent est sans doute une des causes des déclarations approximatives. C'est sans doute humain. Il n'en reste pas moins qu'ils se sont prononcés en tant que scientifiques et qu'ils ont engagé la crédibilité du scientifique, celle de la rigueur et de la vérification. Ont-ils eu la rigueur nécessaire aux scientifiques ?

    2) Perso, je ne vois rien d'extraordinaire à ce que les déclarations du Giec fassent débat. C'est ça la science. Un chercheur propose une théorie, un modèle pour expliquer quelque chose et un autre n'est pas d'accord. Ce dernier propose alors une autre théorie et ces deux là se battent à coup de publications, d'expériences, de preuves et de contre-preuves. Parfois un troisième larron débarque pour présenter une troisième théorie ou pour expliquer que la première théorie est correcte dans certaines circonstances et dans d'autres, c'est la deuxième. Ainsi va la science mais ainsi va la science quand la rigueur méthodologique est respectée.

    Tout le débat est là. La méthodologie qui a conduit le Giec a faire ses déclarations, est-elle rigoureuse ou truffée d'erreurs de débutant ?
    Départager entre le débat normal qui oppose les scientifiques et la dénonciation de malversations méthodologiques (qui faussent donc les résultats), ce n'est pas facile pour nous autres, les quidam, qui n'avons pas de doctorat en climatologie.

  • pinaillou
    pinaillou
    enseignant-chercheur
    • Posté à 23h00 le 29/01/2010
    • Expert
      enseignant-chercheur

    Cet article d'une confusion totale surfe sur la vague détestable du « tous pourris » sans une seconde chercher à démêler le bon grain de l'ivraie. Or en sciences, la validité des connaissances ne s'obtient pas comme une majorité politique : on ne vote pas, on démontre.

    Qu'a donc fait le GIEC de si condamnable ces derniers temps ? Une seule chose : publier cette fameuse date de 2035, dans un paragraphe qui par ailleurs comportait d'autres bourdes (comme une vitesse de progression d'un glacier ridiculement élevée... parce que le rédacteur avait divisé le retrait par 21 ans au lieu de 121 ans ! ). De toute évidence, ce passage est à jeter, n'a pas été relu, ou de manière très légère par des relecteurs fatigués de se taper les 1000 pages du rapport en question. Rapport qui n'est PAS celui sur les bases scientifiques du réchauffement, ce qui explique que la bourde n'ait pas été repérée par les climatologues et spécialistes des glaciers, occupés à relire le rapport du groupe de travail n°1 ! Peut-être faudrait-il quand même commencer par cette précision utile... et éviter d'écrire « Les scientifiques semblent coutumiers du téléphone arabe », car ce ne sont PAS des glaciologues qui ont écrit cette énormité ! Qui d'ailleurs ne fut pas reprise dans le résumé pour décideurs, ce qui explique sans doute qu'elle ait perduré aussi longtemps.

    Dans toute grande entreprise, un jour ou l'autre quelqu'un fait une grosse connerie. C'est inévitable : la seule façon de ne pas se tromper est de ne rien faire, et quand le travail est titanesque (chacun des groupes de travail produit un rapport d'environ 1000 pages), les « chances » d'erreur sont évidemment plus grandes. Que faire quand cela arrive ? Identifier l'origine de l'erreur, prendre les dispositions pour qu'elle ne puisse plus se reproduire (au moins à ce niveau) et si nécessaire virer le ou les responsables pour en prendre de plus fiables.

    Quel rapport avec le « climategate » ? Aucun ! Contrairement à ce qui est suggéré dans l'article, cette affaire n'a pu « jeter des soupçons » que dans l'esprit de personnes ne comprenant pas ce qu'est l'activité de recherche, incapables de décrypter le langage familier des scientifiques s'entretenant en privé, voire incapables de se rendre compte que les « révélations » étaient en réalité... des propos publics déjà publiés ! Je suis moi-même scientifique et n'ai RIEN vu de spécial dans ces e-mails, à part les fantasmes et la paranoia de ceux qui n'y comprennent rien, et donc croient qu'on leur cache tout.

    Quant à la référence à Serge Galam... au fou ! Moi qui suis docteur en physique tout autant que ce monsieur, j'affirme que ses interventions relèvent du verbiage pseudo-scientifique, de la conversation de comptoir repeinte du vernis de la physique, et sont totalement vides de sens. Son intervention pitoyable dans l'émission « ligne jaune » démontra d'ailleurs à quel point il ignorait le sujet sur lequel il prétendait réfléchir et éclairer le public de sa science. Le seul intervenant à avoir réellement travaillé scientifiquement le dossier était Sylvestre Huet, un « simple » journaliste, ce qui est quand même un comble !

    La science du climat ne se fait pas au GIEC : cet organisme n'a été créé que pour fédérer les recherches et leur donner une traduction lisible par le grand public et les décideurs politiques. Mais les avancées scientifiques se font et se feront toujours indépendamment du GIEC, dans les publications scientifiques internationales qui n'ont pas attendu son existence. Le président du GIEC profite-t-il de sa position pour s'enrichir ? Je n'en sais rien, et si tel était le cas il ne serait pas difficile de lui trouver un successeur... mais QUEL RAPPORT AVEC LA SCIENCE ? Aucun ! Ce n'est pas Pachauri qui fait des recherches, écrit des articles ou même les relit. Son rôle est purement de représenter l'organisme GIEC.

    Par ailleurs, il est parfaitement injuste de parler uniquement des erreurs (inévitables) du GIEC sans reconnaître l'énormité du travail effectué, ainsi que la prudence des conclusions du rapport de 2007 dans bien des domaines (on sait maintenant par exemple que le niveau des mers montera plus vite que la fourchette haute publiée en 2007). Le GIEC est l'objet d'attaques totalement malhonnêtes de la part de lobbyistes qui n'hésitent pas à reprendre les propos de certains scientifiques pour leur faire dire l'inverse de ce qu'ils ont dit... voir par exemple la mésaventure de Mojib Latif en septembre dernier à Genève.

    Lien

  • Slovan
    Slovan répond à Numerosix
    Baroudeur
    • Posté à 23h06 le 29/01/2010
    • Internaute
      Baroudeur

    Oui, c'est vrai, une seule erreur trouvée pour l'instant (sur la date de glaciers), sur un rapport de centaines de pages, c'est en effet très inquiétant....

  • zaichonok
    zaichonok
    bobo bio
    • Posté à 00h10 le 30/01/2010
    • Internaute
      bobo bio

    la chasse au GIEC est ouverte depuis qu'il existe il me semble : )
    d'ailleurs il y avait au départ plus de sceptiques que de convaincus... après comme beaucoup des articles et commentaires ici l'ont rappelé souvent, il y a eu des excès dans les 2 sens, la prudence reste donc de mise pour chaque information..

    à titre perso, sur tout ce que j'ai lu, je reste convaincu du réchauffement. Pour l'affaire des glaciers, deux choses sont bonnes à préciser :
    * l'endroit où l'erreur existe dans le rapport existe est à prendre en considération, Lien rappelant que l'erreur n'existe ni dans le rapport de synthèse, ni dans le rapport pour décideurs, ni dans le rapport technique.
    * la presse a beaucoup relayé l'erreur de date, mais très peu relayé que les nouvelles observations marquaient une nette accélération de la fonte par rapport à la précédente étude remise en cause (source Lien

    pour l'article du sunday times et l'autre point, je n'ai pas d'opinion n'ayant pas d'infos sur ces 2 choses, mais franchement, je serai très étonné qu'on trouve aucune erreur dans le rapport du GIEC vu la taille de la machine. Il faut rappeler que on n'est pas dans une discipline scientifique autonome avec tout ce que ça amène de complexité, et il faut rappeler que les conclusions réelles sont pleines de précautions (exprimés en probabilité et jamais en certitudes..)

    il n'empêche qu'elles sont alarmantes,
    il n'empêche que la plupart des « scoops » qui remettraient en cause le GIEC font long feu,
    et que chaque mise à jour ou nouvelle observations ces 3 dernières années va dans le sens du pire par rapport à ce qui était prévu (c'est le cas du réchauffement, c'est le cas de la fonte du permafrost et de ce qu'il libère de méthane, c'est le cas de l'acidification des océans). On en trouvera surement quelques uns pour aller mieux que prévu.. de là à remettre en cause la crédibilité du tout ?

    le fond du problème du GIEC, il était pas mal résumé dans un de vos articles précédents finalement.. les chiffres culpabilisants rendent-ils écolos ?

    (par contre, si le président du GIEC a des intérêts financiers dans des énergies renouvelables, c'est un âne et les anglais ont raison de demander sa tete. ça ne remet pas pour autant plus en cause le travail des chercheurs ! )

  • francoisBR
    francoisBR répond à Duc du Granlac
    étudiant-salarié
    • Posté à 00h42 le 30/01/2010
    • Internaute
      étudiant-salarié

    C'est marrant quand même.

    Dès qu'un scientifique payé par une entreprise sort un rapport, on crit au scandale et on veut que la recherche soit refaite par un scientifique « indépendant », donc un fonctionnaire ;

    Dès qu'un scientifique « indépendant », donc fonctionnaire, sort un rapport on lui qui que c'est un branleur, planqué et que son rapport est nul.

    La schizophrénie habitelle^^

    PS : heureusement qu'il n'y a pas que des experts en sciences « dures » (climato/bio/géo/physique...) au GIEC. Vu que les conséquences d'un réchauffement aurait un impact sur pleins de choses (eco/santé/géographie...).

    « subordination avec les instances politiques. » Des preuves svp.

  • Serge Galam
    Serge Galam
    Physicien et « contrariant »
    • Posté à 12h56 le 30/01/2010
    • Internaute
      Physicien et « contrariant »

    Les commentaires alarmistes qui, sentant leur église vaciller, s'expriment comme toujours du haut d'eux mêmes, avec des affirmations d'autorité péremptoires, sous couvert de bon sens, sont souvent faux. Parmi ceux-ci, je dois en relever deux qui DEMONTRENT mon propos. Ils sont le fait de nos défenseurs de la CAUSE, j'ai nommé Slovan et pinaillou.

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    1) De Slovan à supras33
    Baroudeur | 23H58 | 29/01/2010 |
    Galam n'est ni mathématicien ni physicien, il est épistémologue.

    2) De pinaillou
    enseignant-chercheur en physique | 23H00 | 29/01/2010 |
    Quant à la référence à Serge Galam... au fou ! Moi qui suis docteur en physique tout autant que ce monsieur, j'affirme que ses interventions relèvent du verbiage pseudo-scientifique, de la conversation de comptoir repeinte du vernis de la physique, et sont totalement vides de sens. Son intervention pitoyable dans l'émission « ligne jaune » démontra d'ailleurs à quel point il ignorait le sujet sur lequel il prétendait réfléchir et éclairer le public de sa science. Le seul intervenant à avoir réellement travaillé scientifiquement le dossier était Sylvestre Huet, un « simple » journaliste, ce qui est quand même un comble !

    %%%%%%%%%%%%%%%%

    Nous avons ici un sujet bien défini et tellement plus simple que le climat puisqu'il s'agit de moi, ou plus précisément de mes es qualités ainsi que mon de mon état mental.

    Il n'est pas particulièrement agréable de se mettre en « pâture », et je ne suis pas non plus favorable à la mise en avant de ses acquis universitaires pour se donner de la crédibilité, mais là c'est nécessaire, non pas pour moi, peu m'importe l'avis très personnel de ces deux messieurs, mais pour illustrer les perfidies émotionnelles toujours très actives sur ce sujet. Et comme l'essentiel de mon propos est constamment de dire qu'il faut séparer ce qui relève de la science de ce qui relève de l'humain, ce sont deux domaines différents bien que l'un et l'autre s'influencent fortement, nous avons là une belle illustration. Avoir des informations sur mon identité professionnelle est chose facile, alors pourquoi mentir ?

    J'invite donc tous les blogueurs à juger de l'adéquation de ces jugements définitifs à mon égard avec la réalité, simplement en allant voir mon CV, ma liste de publications scientifiques ainsi que les conférences invitées dans des congrès internationaux sur le lien Lien

    Et à partir de là, juger en retour de la compétence, l'honnêteté, et la véracité de nos deux inquisiteurs.