A Copenhague, la rue a mis la pression sur les négociations

Manifestants arrêtés et encerclés par la police danoise, devant le centre de conférence (Christian Charisius/Reuters)
Ce samedi, entre 30 000 et 100 000 militants venus du monde entier ont défilé à Copenhague pour faire pression sur les négociations climatiques en cours. En début d’après-midi, des heurts ont opposés de jeunes manifestants à la police anti-émeutes.
Dimanche. La police danoise annpnce avoir relâché la quasi totalité des 968 personnes interpellées la veille.
18h10. Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France trouve exagérée la présentation des incidents :
« Le cortège était très festif. J’ai marché derrière le Black Bloc et j’ai trouvé les dépêches d’une exagération presque grotesque. Il y a eu quelques vitres cassés, mais les seuls qui dégageaient une véritable agressivité, c’est les policiers en tenue Robocop, qui étaient en surnombre. »
17h30. La manifestation se termine doucement. Selon Karine Gavand, chargée de campagne climat de Greenpeace, qui suit le cortège depuis les télés installées à l’intérieur du centre de conférence où se poursuivent les négociations, un tiers des manifestants seraient arrivés à destination. Pas de débordement notable n’est signalé. Voir la vidéo postée par l’agence Associated Press :
17h20. Joint par téléphone, Sébastien Ambroise, « simple citoyen » qui a gagné Copenhague dans un bus affrêté par les Désobéissants, témoigne :
« Je me suis baladé à l’avant et à l’arrière de la manifestation et je n’ai vu aucune violence. La question qui se pose maintenant est de savoir si les manifestants
vont se disperser ou tenter de rentrer dans le Bella Center. Il fait très froid, donc si on pouvait rentrer au chaud, ce serait bien ».
17h10. La police danoise annonce avoir procédé à environ 400 arrestations. Il s’agirait essentiellement de membres « des Blacks Blocs “, des activistes du même genre que ceux qui s’étaient affrontés à la police lors du sommet de l’Otan à Strasbourg en avril.
15h25. Déjà quelques incidents dans les rues de Copenhague, où sont rassemblées ce samedi entre 30 000 (selon la police) et 100 000 manifestants (selon les organisateurs) pour réclamer le meilleur accord possible sur le climat. Selon un journaliste de l’AFP sur place :
‘300 manifestants cagoulés et entièrement vêtus de noir ont commencé à briser des vitrines, ils sont munis de briques et de marteaux et ont également lancé des canettes de gaz. Une cinquantaine de policiers anti-émeutes les ont aussitôt encerclés et sont intervenus sans ménagement, jetant plusieurs d’entre eux à terre et procédant à plusieurs interpellations.
Les casseurs se sont ensuite dispersés par petits groupes de cinq à six pour rejoindre le cortège, d’où ils émergent ponctuellement pour briser une vitrine.’
15h. La convergence des mouvements altermondialistes et des associations de défense de l’environnement est inédite. On les trouve réunies par exemple au sein de la coalition Urgence climatique Justice sociale (‘Climate for justice’) et sous des slogans comme ‘Changez le système, pas le climat’, ‘No planet B’, ‘Act now, no bla bla’ ou ‘Planet no profit’.
Dans les rues de Copenhague, on attend des personnalités aussi diverses que la chanteuse béninoise Angelique Kidjo, l’ancienne commissaire de l’ONU aux réfugiés Mary Robinson ou l’eurodéputé français José Bové, qui affirmait :
‘Aujourd’hui, il n’y pas de coupure entre le combat contre le réchauffement climatique et le combat pour un autre monde’.
14h30. Départ de la manifestation.
Matinée. D’autres cortèges doivent faire écho à celui de Copenhague : plus tôt, des manifs ont eu lieu à Jakarta, en Australie, aux Philippines.
Vendredi. La police danoise a procédé à des ‘arrestations préventives’ de 75 militants, comme le montre cette vidéo. (en italien)
Trois personnes, deux Britanniques et un Français, avaient été expulsées.
Copenhague 2009 sur Twitter
(non validés par la rédaction de Rue89)
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écolo dans les paroles et dans (...)
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Tous ceux qui, comme moi, ne peuvent pas être dans les rues de Copenhague en ce moment, peuvent néanmoins signer la pétition « Ultimatum climatique » - Lien - lancée par une dizaine d’ONG, dont Greenpeace, WWF, Les Amis de la Terre, Action contre la faim...
Cette pétition appelle les pays industrialisés à se fixer, à Copenhague, des objectifs très ambitieux à horizon 2020 : une réduction de 40 % de leurs émissions de gaz à effet de serre et un soutien de plus de 100 milliards d’euros par an aux pays en développement, pour les aider d’une part à adopter de suite des modèles industriels, énergétiques et agricoles sobres en carbone, et d’autre part, à faire face aux dérèglements climatiques dont ils sont les premières victimes.
Pour l’instant, plus de 550 000 personnes ont signé cet appel, mais l’objectif est d’atteindre 1 million de signatures d’ici vendredi prochain (18/12). Grâce à la mobilisation de chacun, ça peut aller très vite !
La position adoptée hier par le Conseil européen, bloqué sur un objectif de réduction de gaz à effet de serre de 20% d’ici à 2020, est totalement insuffisante. On sait très bien aujourd’hui que 40% de réduction est un minimum.
L’enjeu est de taille. Ne baissons pas les bras !




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