Climategate : premiers éléments sur l'origine des fuites
Le Climategate sent le soufre. Ou plutôt, le pétrole. D'après les premiers éléments de l'enquête en cours sur le piratage d'emails privés de climatologues de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, les documents auraient été dans un premier temps divulgués via un serveur Internet localisé à Tomsk, en Russie, a révélé The Mail le 6 décembre.
Tomsk, où les services secrets russes (FSB) possèdent un bureau, précise pour sa part The NewScientist... D'autres ordinateurs auraient participé à déposer sur le Web ces documents volés : ils seraient situés en Turquie et en Arabie Saoudite, peut-on lire également dans Le Monde du 9 décembre.
Toutefois, ces informations ne prouvent pas que les pirates étaient réellement situés dans ces pays là : ils auraient pu utiliser ces serveurs comme des relais sans être physiquement présents sur ces lieux. L'enquête de la police britannique devrait nous en dire plus. Quoi qu'il en soit, certains pays se sont déjà emparés de cette affaire pour crier au complot dès l'ouverture du sommet de Copenhague. Parmi eux : l'Arabie Saoudite, qui demande une enquête internationale et indépendante.
« Cela confirme bien que ce sont des gens pour qui réduire les émissions, consommer moins de pétrole ou de gaz, ne convient pas... », décortique Amy Dahan, historienne et sociologue des sciences, qui étudie depuis 2002 le monde des climatologues et le fonctionnement du Giec.
Quid, toutefois, de l'image écornée des scientifiques ? « C'est seulement quand on a une image idéalisée de la science que tout cela apparaît particulièrement spécifique aux climatologues », estime la directrice adjointe du Centre Alexandre Koyré (CNRS-EHESS-MNHN), avant d'ajouter que la grande majorité des « climato-sceptiques » ne sont pas des spécialistes des modèles du climat. (Voir la vidéo)
Il n'empêche, cette affaire a semé le doute sur les pratiques des climatologues du Giec, jugées peu déontologiques et biaisées idéologiquement. Mais qui sont scientifiques ? Comment devient-on membre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ?
« Chaque pays donne son accord pour qu'un petit nombre de ses scientifiques, proposés par la communauté internationale, soit dans le groupe principal du Giec », répond Amy Dahan. Ces scientifiques ne sont sans doute pas « écolos au départ » mais montrent inévitablement un intérêt certain pour les questions « macroscopiques ou les relations hommes-nature », précise la sociologue. (Voir la vidéo)
- Sur Rue89Cinq clés pour comprendre les enjeux de Copenhague
- Sur Rue89Le « Climategate » de la recherche sur le réchauffement ?
- Sur dailymail.co.ukWhere Russian security services behind the leak of the "Climategate" emails?
- Sur newscientist.comClimategate: Russian secret service blamed for hack
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Assis devant son ordinateur
Assis devant son ordinateur
Juste quelques remarques :
- le site où a été mis le fichier initial n'est pas un indice, n'importe qui peut déposer un fichier n'importe où,
- compiler un tel fichier demande du temps, cela ne se fait pas entre 2h et 5 h du matin quand tout le monde dort,
- le hacker est un crétin s'il croyait arrêter Copenhague avec ses fichiers,
- le hacker n'est pas un crétin, il a su trier des mails percutants à la lecture sur 10 ans de mails (combien recevez vous de mails par jour dans votre boulot ? ) et viser certaines personnes : jusqu'à présent, cela fonctionne plutôt (suspension, enquêtes, remue ménage aux USA et RU, GIEC aussi)
- il a également su trier des documents à regarder de plus près,
- mais peut a-t-il trouvé une compilation déjà prête ou « on » a lui fournie ... ?
S'il vous plaît, pourrait-on éviter la théorie du complot dans les explications, dans un sens ou dans l'autre ? cela appauvrit tellement les explications possibles ... Il n'y a pas de complot GIEC comme il n'y a pas de complot sceptique.
Il y a une théorie qui a réussit et fait son chemin au niveau de l'ONU et il y en a d'autres, qui peinent à se faire entendre.
Et sur le réchauffement, rendez-vous dans trente ans, on verra quelles prévisions sont justes ...




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