
Grande-Bretagne : au secours, Madame Thatcher revient !

Aujourd'hui âgée de 84 ans et sévèrement affectée par la maladie d'Alzheimer, Madame Thatcher n'apparaîtra probablement plus jamais en public. Le trentième anniversaire de son arrivée au pouvoir est quasiment passé inaperçu.
Et pourtant, la Dame de fer est de retour : ses idées se portent admirablement bien. En léger reflux à partir de la deuxième moitié des années 90, les voici de nouveau irriguant la droite et une partie de la social-démocratie européenne : privatisations, réduction de la dette publique, coupes budgétaires dans les services publics, célébration de l'argent, de la compétitivité, discours moralisant sur les questions de société.
La dernière crise cyclique du capitalisme semble avoir apporté dans ses bagages cet inattendu passager clandestin.
La droite veut tailler dans les salaires des fonctionnaires et les allocations
Côté pile, la droite britannique s'apprête à retourner au pouvoir armée du catéchisme néolibéral thatchérien. A l'occasion du dernier congrès du parti conservateur, David Cameron, le leader de l'opposition, et George Osborne, le ministre des Finances du cabinet fantôme, ont dévoilé leur plan d'action gouvernemental.
Osborne a déclaré que le coût de la crise serait « partagé par tous ». En réalité, ce seront les catégories travailleuses et populaires qui seront touchées par les mesures qu'il entend mettre en œuvre :
- réductions de salaire pour 80% des salariés de la fonction publique.
- les professions manuelles et faiblement rémunérées devront travailler une année supplémentaire pour faire valoir leur droit à la retraite (66 ans), alors que leur taux d'espérance de vie est de sept années inférieur à celui des classes supérieures.
- 500 000 personnes perdront une partie de leurs allocations sociales.
Au moment même où la presse britannique épinglait les profits records enregistrés par les banques (renfloués par de l'argent public) et que les bonus ont recommencé à couler à flots dans les poches des banksters de la City, Osborne affirmait sans rire :
« Nous nous réservons le droit de prendre des mesures supplémentaires [lesquelles ? , ndlr], si les fonds publics continuent d'être investis dans des salaires et des bonus injustifiables. »
Le monde de la finance a dû en frémir… de plaisir.
Cameron et Osborne, dans leurs discours respectifs, ont balisé le revival thatchérien en des termes qui ne souffrent d'aucune ambigüité : les malheurs de l'économie britannique (et, partant, européenne) proviennent de la dette publique.
Le retour de la critique de l'Etat dépensier, source de tous les maux
Il aurait certes été surprenant que ces messieurs s'en prennent aux marchés, à l'économie capitaliste ou critiquent Gordon Brown pour avoir été leur zélé serviteur depuis douze ans.
Cette analyse souligne le retour à un mode de pensée néolibéral orthodoxe : la crise capitaliste serait donc due au « big government », l'Etat qui dépense « inconsidérément » l'argent des contribuables dans des programmes sociaux aussi « coûteux » qu'« inutiles » et qui, en conséquence, incitent les individus à se « complaire dans l'assistanat ».
Aucun des deux aspirants au pouvoir n'a crû pertinent de parler de récession économique, de l'augmentation du nombre de chômeurs, des faillites bancaires, du tarissement du crédit, de la faible demande des ménages.
Cette analyse ne tient pas la route. Le Royaume-Uni demeure moins endetté en 2009 que la France ou l'Allemagne avec respectivement 54% du PIB, contre 75% et 73,4% (Eurozone : 77,7%). La situation de la dette britannique n'est donc pas à ce point catastrophique pour justifier de telles coupes dans les programmes sociaux.
En pleine crise, les économistes acceptent pourtant des déficits utiles
Nombre d'économistes reconnaissent qu'il est socialement irresponsable de tenter de réduire un déficit budgétaire -fût-il important- dans une période de crise économique profonde et durable.
Ce dont les économies européennes ont besoin, ce n'est pas d'une nouvelle cure d'austérité (selon le mantra thatchéro-néolibéral), mais une forte injection d'argent publique dans l'économie, surtout au moment où les effets de la crise de liquidité n'ont pas encore été réglés.
En outre, seul l'Etat peut massivement intervenir dans une situation de crise car les investissements privés sont, pour le moment, largement gelés.
Les héritiers de Madame Thatcher aux portes de Downing Street se font également les porte-parole d'une vision apocalyptique des rapports internationaux et communautaires. Les eurodéputés conservateurs ont quitté le Parti populaire européen (PPE) au parlement européen au motif qu'il serait trop « europhile » et « fédéraliste ».
Les députés conservateurs en mauvaise compagnie à Strasbourg
Ils viennent de rejoindre le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), une nébuleuse de formations europhobes, antisémites et d'individus qui réfutent la thèse du changement climatique (le Parti lituanien pour la patrie et la liberté soutient les marches annuelles d'anciens Waffen SS. Le parti conservateur les a présentés comme des « soldats qui n'ont fait que défendre leur pays »).
Au nom de sa croisade contre le communisme international, Margaret Thatcher n'avait jamais hésité à apporter son soutien politique et personnel à Augusto Pinochet au Chili ou au régime d'Apartheid en Afrique du Sud. La droite dure thatchérienne est donc de retour.
Côté face, les courants du thatchérisme européen (Sarkozy, Merkel, Berlusconi) pourraient aller repêcher leur soutien indirect mais indéfectible pendant les années 90 et jusqu'en 2005 : l'ex-premier ministre Tony Blair.
Représentant le Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies) depuis 2007, l'émissaire Blair en charge du dossier israélo-palestinien peut se prévaloir d'un bilan des plus modestes. De fait, aucune de ses initiatives n'ont permis de faire progresser la situation de quelque manière que ce soit.
Il est vrai que le fidèle allié de George W Bush est très pris par le lucratif circuit des conférences qui permet aux ex-chefs d'Etats de se construire une fortune personnelle en un temps record.
Tony Blair le va-t'en-guerre favori pour la présidence de l'Union
On parle donc du candidat Blair à la présidence de l'Union européenne. Il s'agit d'une nouvelle fonction créée par le Traité de Lisbonne (un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois). Le nouveau président aura à présider les quatre réunions annuelles du Conseil européen (qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement des Etats membres).
Aucun candidat de « poids » ne semble se dégager pour barrer la route à Tony Blair. Les grandes puissances européennes le soutiennent car il assurerait une nouvelle inflexion de la politique communautaire dans un sens plus atlantiste et moins social (Blair fut, plus que tout autre premier ministre des années 1997-2005, celui qui freina les plus modestes propositions d'harmonisation sociale).
Architecte de la guerre d'Irak et de la division européenne, issu d'un pays non membre de la zone euro, Blair pourrait devenir prochainement le premier président de l'Union européenne.
Les deux faces du thatchérisme britanniques auront pour ambition de légitimer cette nouvelle étape néolibérale et de l'exporter dans l'Europe entière. Elles y trouveront de nombreux soutiens. De leur côté, les gauches européennes devront lutter contre cette nouvelle offensive et mettre la candidature Blair en échec.
Photo : Margaret Thatcher à Londres en mars (Andrew Winning/Reuters)
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à Ben85
De jiemo
21993
retraité | 20H14 | 17/10/2009 |
Dans le même genre visionner le beau film de Ken Loach…the navigators
à jiemo
De Ben85
ramoneur | 20H22 | 17/10/2009 |
Je ne connaissais pas. Merci du tuyau.
à Ben85
De nayko
Troubadour urbain | 15H21 | 18/10/2009 |
ou encore, le trés bon « this is england » :
THIS IS ENGLAND (Bande Annonce)
par baggyloverbis
à Ben85
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 11H23 | 18/10/2009 |
Le reste de ses oeuvres n'est pas mal du tout non plus ! Entre autre « Bienvenue au club » sur la transition musicale de 1977 rock progressif vers le punk
De panik
20H51 | 17/10/2009 |
Il est parfois difficile de tourner une page même peu glorieuse et peu productive… Voyez les Chiliens avec Pinochet (un ami de notre brave Maggie, non ? ), les Espagnols avec Franco et la Valle de los caïdos, et les Français avec Sarkozy, dont le fils Jean s'obstine à se proclamer encore Présidor Ultime de la Zone Européenne Libre du Vrai Paris, deux ans après le ralliement des principaux cadres de l'UMP au Parti Social-Nationaliste des Travailleurs Français (oups, non, là, j'anticipe).
Il y en a qui vont nous parler de Mao et des Castro, mais Maggie aussi, elle cassait un peu trop, avant que ses bébés requins ne la virent…
De sanlucar
21H11 | 17/10/2009 |
s'il fallait revoter au référendum de 2005, je revoterais NON sans hésiter une seconde… je suis contre cette Europe que l'on veut nous faire avaler de force… tout ça finira mal, par la destructions des protections sociales et des servic…es publiques nécessaires au bon fonctionnement d'un pays, par de grands troubles sociaux dus à la progression de la précarité et de la misère qui découleront du point précédent, et qui conduiront tout droit à des régimes autoritaires, voire fachos… je suis très pessimiste sur l'avenir…
De Pierrrrre
21H26 | 17/10/2009 |
Le bilan Thatcher
Contrairement à la propagande diffusée par les médias français
et qui relève de l'escroquerie intellectuelle concernant l'époque Thatcher,
l'Angleterre a grandement bénéficié de cette époque à laquelle elle dioiut sa prospérité, l'augmentation de sa richesse par rapport à la France, et son moindre chomage :
Par la politique de Thatcher :
♦ la Grande Bretagne a doublé la France en PIB par habitant malgré la baisse de la livre face à l'euro
♦ le chômage a été divisé par 4 en Grande Bretagne pendant que Mitterrand le multipliait par 2 en France
♦ l'administration British a été assainie par la suppression de nombreuses planques fonctionnarisées
♦ contrairement à ce que nous serine la propagande médiatique en France, les emplois précaires se sont développés dans les mêmes proportions qu'en France
♦ la politique de l'emploi a poussé les gens à s'engager dans le travail,
pendant qu'en France on a maintenu des franges entières de la population dans l'assistanat et le travail au noir
et que les classes moyennes en France ont été appauvries par une fiscalité grandissante
♦ la guerre des Malouines a été gagnée en 2 mois,
malgré la distance
On peut penser que ce déterminisme occidental a pesé lourd dans les calculs de l'Union Soviétique qui savait qu'en cas d'invasion, l
a France ne bougerait pas le petit doigts et qu'ils bénéficierait en France de l'appui et des réseaux communistes.
Par contre L'Angleterre leur faisait peur, à raison…
Avec le déterminisme Briutanique, les fusées américaines et les coups de sape de l'épiscopat… Le Mur est tombé.. à l'image du système politique nations qu'il protégeait…. comme une merde
♦ Londres a largement doublé Paris en terme de prestige des capitales internationales
♦ des jeunes, des étudiants, des investisseurs, des scientifiques, des cadres, des artistes du monde entier ont immigrés par centaines de milliers en Angleterre pendant qu'en France on accumulait les déficits sociaux abyssaux légués à nos enfants.
♦ mines et industries lourdes ont été fermées afin de se concentrer sur des technologies d'avenir, de services, bancaires où la place de Londres est sans comparaison avec celle de Paris.
En France, l'argent a été investi en pure perte afin de maintenir sous perfusion des industries qui allaient à leur perte (110 propositions de Mitterrand).
Elles ont finalement été fermées aprés moult investissements inoutiles et politiques,
des capitaux étrangers en ont profité pour s'accaparer des restes encore rentables et ayant bébéficié des largesses de l'Etat
♦ le système de santé, ne connait pas, les milliards d'euros de déficits annuels accumulés par le système français
♦ le système fiscal Britannique mis en place par Thatcher est incitatif et attractif pour les investissements et les compétences mondiaux,
pendant qu'en France le système fiscal est décourageant et fait fuire investisseurs, créatifs et grandes fortunes.
♦ même en période difficile, la croissance en Grande Bretagne reste supérieure à celle de la France. Et le taux de chômage sans comparaison
♦ le SMIC britannique est supérieur au SMIC français
à Pierrrrre
De femmedesbois
d'amour et d'eau fraîche | 22H08 | 17/10/2009 |
Bonjourrrrrrrr Pierrrrre !
Avez-vous déjà fait un séjour en Grande-Bretagne à la grande époque de miss Maggie ?
Moi, j'ai vécu au Pays de Galles en 1993/94, vous allez me dire, ce n'était plus Thatcher qui était premier ministre, mais John Major, mais bon c'était du même tonneau.
J'étais assistante de français dans un petit collège dans la Rhondda Valley qui avait été peu de temps auparavant célèbre pour ses mines de charbon. Des mines ouvertes, il n y en avait quasiment plus une seule à l'époque, à la place, quelques temps avant mon arrivée, on avait mis des petites usines pour que soit disant les mineurs au chômage retrouve du travail mais en 1993 ces petites usines étaient déjà abandonnées et rouillaient sur place. Ce qui fait que le taux de chômage atteignait des taux record.
Dans ces petites villes qui se suivent dans cette vallée, il y avait beaucoup de magasins qui avaient fermé, la vue de ces rideaux baissés m'avait beaucoup choqué, je n'avais pas encore vu ça en France, du moins dans les régions que je connaissais.
Avec tout ça, aux infos à la télé, on parlait tous les jours de l'Irlande du Nord et des attentats de l'IRA. Je ne suis pas fan de Tony Blair mais il a, au moins provisoirement, calmé la situation là-bas alors que les conservateurs ne faisaient rien.
A cette époque là, également, il y a eu l'abominable assassinat d'un bébé de deux ans par deux gamins de 10 ans à Liverpool.
J'ai lu d'incroyables trucs là dessus dans les journaux conservateurs, comme quoi les pauvres sont naturellement mauvais ! ! !
Alors qu'il aurait fallu parler de misère morale et affective, de système d'éducation sacrifié sur l'autel de la performance économique du pays, etc…
Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est lorsque je suis allé visiter une ancienne mine transformée en musée. C'est un ancien mineur qui faisait visiter cette mine. Ce qui m'a le plus frappé, c'était la fin : on nous montrait les vestiaires des mineurs, tout était resté en état, comme si tous ces gens étaient partis en courant du jour au lendemain. Le guide, visiblement extrèmement émus nous a montré des banderolles qui avaient servi lors de la grande grève des mineurs de 1984/85. J'ai senti qu'il en avait gros sur la patate et cette scène m'a beaucoup marqué et celà m'a aidé à me forger une conscience politique… à l'opposé de la votre je dois dire.
Vous voyez, les chiffres c'est bien joli mais l'humain existe aussi.
à femmedesbois
De Pierrrrre
10H28 | 18/10/2009 |
« Ce qui fait que le taux de chômage atteignait des taux record. »
► Petite remarque, un détail.. le chômage au RU est deux fois moindre qu'en France… grâce aux années Thatcher.
Elle a eu le courage d'abandonner à temps une industrie lourde promise à sa perte,
alors qu'en France, les 110 propositions de Mitterrand promettaient la « relance du charbon français ».. « la relance de la sidérurgie »…
usines et industries françaises se sont aussi arrêtées, mais après que l'état y ait injecté des milliards, en pure perte, uniquement en réponse aux « 110 propositions de Mitterrand »
Entre la politique Thatcher et la politique Mitterrand,
se retrouve la différence entre le courage et la démagogie populiste.
Un peu la même attitude pendant la 2eme guerre mondiale,
entre une France qui a collaboré, et une Grande Bretagne qui a tenu bon.
------------
» l'abominable assassinat d'un bébé de deux ans par deux gamins de 10 ans à Liverpool. »
► On en a aussi des croustillants chez nous
---------------
« système d'éducation sacrifié sur l'autel de la performance économique du pays »
► Chez nous, c'est sur l'autel de la mainmise d'un professorat sous influence politique (même l'économie est enseignée en France par des professeurs marxistes, faisant abonner leur classe et leurs élèves à la revue trotskiste Alternative Economique, dont les articles font souvent partie des sujets du Bac.)
-------------
« Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est lorsque je suis allé visiter une ancienne mine transformée en musée. »
► Pas besoin d'aller si loin, en France, toutes les mines sont transformées en musées.. simplement, ça s'est fait avec quelques années de retard et des milliards d'investissements jetés à perte dans des trous devenus inutiles
----------
». Le guide, visiblement extrêmement émus «
► C'est la force et le courage de Thatcher,
ne pas plonger dans le compassionnel qui semble vous aveugler, mais qui seul semble vous agréer…
On peut vous saigner, mais à condition d'y mettre formes et sourires
------------
“nous a montré des banderoles qui avaient servi lors de la grande grève des mineurs de 1984/85”
► Nostalgique des manifestations Mao de 1968 ?
--------------
» J'ai senti qu'il en avait gros sur la patate et cette scène m'a beaucoup marqué et cela m'a aidé à me forger une conscience politique… à l'opposé de la votre je dois dire. »
► Vous devriez, sur votre bibliothèque, positionner vos contes de Perrault à coté des livres de Zola..
ils semblent relever de la même thématique et du même besoin : celui de partager les individus en gentils et méchants, suivant leur « classe »
Ma conscience politique, elle est responsable, et ne se vautre pas de manière indécente dans de la guimauve compassionnelle, afin de faire passer des réformes qui vont à l'encontre des intérêts de ceux que ces réformes prétendent protéger.
à Pierrrrre
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 11H37 | 18/10/2009 |
» Le chiffres du chômage ont continué à baisser au cours des années suivantes, passant de 11,2 % en 1985 à 6,4 % en 1996 pour atteindre 4,5 % en 1998, soit un million de personnes. Toutefois, un grand nombre de bénéficiaires de prestations sociales, non chômeurs, ne participent pas à la production. «
Donc le chômage à baissé sous le gouvernement travailliste !
Sauf que l'on continue à ne pas comptabiliser les personnes incapables de travailler : environ 2 millions pour des raisons physiques ou psychiques !
Autre chose Alternatives Economiques est de tendance Keynes et non trotskyste ! C'est aussi une coopérative ! Dont les ventes publiques augmentent d'années en années ! Et sans subventiosn d'état !
Une partie des jeunes qui quittent notre pays (dont ceux d'origine immigrées ) le font aussi pour des raisons de discrimination “raciale”
Enfin il y a aussi des archaïques comme ceux-ci au Pays de Galles :
“Tower Colliery était la plus ancienne mine de charbon du Royaume-Uni, et peut-être du monde, et le seule de son genre restante des vallées du sud du Pays de Galles. Elle est située près du village de Hirwaun, au nord de la ville d'Aberdare dans la Cynon Valley au sud du Pays de Galles.
Le film ‘Charbons Ardents’ (Jean-Michel Carré, 2000) est consacré à la gestion coopérative originale de cette mine en 1994.
Qui continue à produire bénéfices et emplois en 2009 !
à Pierrrrre
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 11H46 | 18/10/2009 |
Les deux PIB sont assez proches, en tout cas trop pour que l'on en fasse un argument
De plus le PIB est un instrument particulier qui ne reflète pas tout !
PIB et développement durable
Par définition, le PIB est un indicateur de flux et ne tient pas compte de la valeur estimée des actifs et passifs (le patrimoine) publics et privés. Il ne mesure donc pas les externalités positives ou négatives qui font évoluer cette valeur et qui contribuent donc à un gain ou à une perte de moyens.
Pour Dominique Méda7, il présente trois grandes limites : il ne tient pas compte de temps et d'activités essentielles pour le développement de la société comme le temps avec les proches, temps pour les activités politiques, temps domestique ; il n'est pas affecté par les inégalités dans la participation à la production ou à la consommation ; il ne tient pas compte des dégradations apportées au patrimoine naturel.
Le PIB tient compte des ressources naturelles (énergie, matières premières) consommées dans les processus de production en comptabilité nationale par les consommations intermédiaires. Cependant, la comptabilité nationale ne distingue pas, dans les consommations intermédiaires, les ressources renouvelables des ressources non renouvelables (c'est à dire celles qui relèvent d'une utilisation de revenu et celles qui relèvent d'une destruction de capital8), ou les produits recyclés des autres produits achetés. Jean-Marc Jancovici critique ainsi le fait que le PIB ne permet pas d'évaluer la consommation du stock de ressources naturelles ni d'anticiper longtemps à l'avance les risques environnementaux9.
Concernant le secteur des services (le secteur tertiaire en comptabilité nationale), qui représente environ 70% du PIB dans les pays développés, Jean Gadrey estime que pour construire une économie écologique des services, il faut d'abord s'intéresser aux bilans écologiques complets de ces activités. Il apparaît alors que l'immatérialité parfois supposée des services est un mythe. Il serait nécessaire d'internaliser les externalités environnementales de ces activités10.
Dans le cas d'une production polluante, suivie d'un processus de dépollution, le PIB comptabilise deux productions, qui s'annulent partiellement. Ce que Leopold Kohr nomme « le standard de l'aspirine : en augmentant le PIB nous attrapons des migraines, alors nous produisons de l'aspirine pour soulager les migraines et nous félicitons que cette augmentation supplémentaire du PIB a augmenté notre niveau de vie »11. Le PIB est neutre vis-à-vis d'un progrès technique qui va dans le sens de la conception de processus industriels propres, l'emploi de matériaux recyclés, et d'une façon générale l'anticipation des risques environnementaux. Le PIB n'envoie aucun signal d'alerte sur la dégradation de l'environnement.
Ainsi, le PIB ne permet pas de mesurer l'impact de la production sur le capital naturel. La croissance économique mesurée par le PIB ne rend donc pas bien compte du respect ou non des principes de développement durable ni de ses effets sur l'environnement. Le PIB a néanmoins été sélectionné par l'INSEE parmi les onze indicateurs de développement durable retenus dans le cadre de la stratégie nationale de développement durable française12 .
Certains auteurs13 soulignent les limites de la croissance économique comme mesure de la bonne santé d'un pays ou d'une économie, ou contestent le bien fondé14 ou même la possibilité physique15 de perpétuer la croissance économique telle qu'elle est définie par la variation du PIB. [[Dominique Méda a proposé dés 1999 dans Qu'est-ce que la richesse ? de recourir à d'autres indicateurs que le PIB ]].Patrick Viveret considère également qu'il faut reconsidérer les instruments de mesure de la richesse16.
Productions non prises en compte
Le PIB ne tient pas compte de l'autoproduction (ou autoconsommation), c'est-à-dire les richesses produites et consommées au sein-même des ménages : par exemple les fruits d'un verger qui sont autoconsommés, ou la production domestique (activités domestiques des femmes au foyer par exemple). Les services produits par les ménages pour leur propre usage ajouteraient 35% à la richesse nationale en France vers 2009. En conséquence il n'est pas robuste aux variations des habitudes de vie, en particulier le passage de l'auto-consommation à la consommation marchande
Le travail au noir est mal mesuré, et sa valeur ajoutée est estimée et incluse dans le PIB.
Le bénévolat, qui est un service non marchand, est très mal mesuré (la valeur ajoutée étant comptabilisée essentiellement à partir des coûts de personnel, lesquels sont par nature insignifiants dans les activités bénévoles).
Il est délicat de chiffrer la contribution réelle des services non marchands et de l'administration publique à la richesse économique, la pratique étant d'intégrer simplement leurs coûts au PIB, en l'absence de produits matérialisés par des facturations.
PIB et bien-être
Le PIB n'est pas construit comme un indicateur du bien-être, de bonheur, ou de qualité de vie. Ainsi, certaines consommations font gonfler le PIB alors que de toute évidence elles ne reflètent pas une amélioration du bonheur des habitants. Cependant, en dessous d'un certain seuil (environ 15 000 dollars par an et par personne), l'augmentation du PIB par habitant est fortement corrélée à l'augmentation du bien-être de la population, selon une étude publiée en 2001 par l'université de Princeton.
Autres limites
Dans le cas d'une catastrophe naturelle (ouragan, tremblement de terre), le PIB ne comptabilise les destructions d'actifs (maisons, routes…) qu'indirectement, à la hauteur de l'impact sur la production (donc moins que la perte nette des actifs). En revanche, le PIB prend en compte les reconstructions qui font suite à la catastrophe (souvent financées par des aides nationales ou internationales). Considérer cette prise en compte comme un défaut est discutable : la capacité à faire face à une catastrophe naturelle constitue bien une richesse économique, qu'il semble donc normal de comptabiliser (au même titre que la santé par exemple).
La création d'activités, même socialement inutiles, peut cependant être bénéfique en provoquant l'utilisation de facteurs non employés et une augmentation de la demande globale. Ainsi, John Maynard Keynes appelait sous forme de boutade à employer des chômeurs à creuser des trous et d'autres chômeurs à les reboucher
Frédéric Bastiat décrivait une autre limite de la mesure de la richesse avec son sophisme de la vitre cassée publié en 1850. Prenant l'exemple d'une vitre, il montrait que la société s'appauvrissait de la valeur de cette vitre quand celle-ci était brisée. Il concluait « la société perd la valeur des objets inutilement détruits », ou « destruction n'est pas profit. » Reprenant à leur compte ces réflexions Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice écrivent de manière imagée que « si un pays rétribuait 10% des gens pour détruire des biens, faire des trous dans les routes, endommager les véhicules, etc., et 10% pour réparer, boucher les trous, etc., il aurait le même PIB qu'un pays où ces 20% d'emplois (dont les effets sur le bien-être s'annulent) seraient consacrés à améliorer l'espérance de vie en bonne santé, les niveaux d'éducation et la participation aux activités culturelles et de loisir »
à Pierrrrre
De femmedesbois
d'amour et d'eau fraîche | 22H01 | 18/10/2009 |
1/ Gwern l'a bien dit, tous les chômeurs ne sont pas comptabilisés en GB (en France non-plus d'ailleurs)
2/ Je ne vois pas pourquoi vous comparez avec la France sans arrêt, je n'ai jamais dit que la GB est en enfer et la France un petit paradis et puis d'ailleurs c'est hors sujet puisque l'article sur lequel nous discutons parle de Margaret Thatcher qui à ce que je sache n'était première ministre en France.
3/ des assassinats croustillants en France il y en a mais fomentés par des gamins si jeunes c'est tout de même bien rare.
4/ je sais qu'il y a des mines transformées en musées en France, je sors de mon petit bled de temps en temps. Mon compagnon est originaire de Lorraine et me dit qu'il y en a un à Creutzwald (il doit y en avoir également dans le Nord)
5/ il faudra m'expliquer le rapport entre des grèves de mineurs britanniques dans les années 80 et les manifs mao d'étudiants français fumeux en 68 car là je ne vois pas…
6/ ben oui désolée je dois être un peu cucul la praline, je ne suis pas indifférente au malheur des autres, et ce quelque soit le milieu social des gens en question, quand à la politique de Thatcher, ce n'était pas le pays de jouets que je sache.
au sujet de la grande des mineurs de 84/85, voir
http://en.wikipedia.org/wiki/UK_miners'_strike_(1984/1985)
à femmedesbois
De ar
cloporte | 07H56 | 19/10/2009 |
3/ c'est aussi rare aux UK ….
à ar
De femmedesbois
d'amour et d'eau fraîche | 20H50 | 19/10/2009 |
absolutely !
à Pierrrrre
De jabier
31087
consultant dans les Landes | 22H43 | 17/10/2009 |
Si si Mme Thatcher trottine encore sur les trottoirs de Neuilly avec son vieux bonnet tout mité, bredouillant des injures contre tous ceux qui en veulent aux Sarkozy :
« -Ces gens si courageux, qui attisent la jalousie autour d'eux. »
Elle a la maladie d'Alzheimer, ne se rend donc pas compte qu'elle vit aujourd'hui à Neuilly et non pas à Londres.
La nuit Nicolas vas la rejoindre pour lui demander conseil, car la nuit Margaret récupère toute sa tête pour la reperdre au lever du soleil. Il faut qu'il ait du courage pour quitter la chaude couche de Carlita, pour s'occuper de l'avenir glorieux de la France. Respectons le, Mm &M., il est notre guide suprême, notre soleil levant, notre soleil au zénith, notre soleil au ponant.
à Pierrrrre
De gillou69
Technicien | 08H37 | 18/10/2009 |
Je connais certain pères de famille qui avaient encouragés leurs enfants à partir en Angleterre il ya quelques années, abreuvé et aveuglé par les mensonges ultra libéral de l'époque qui aujourd'hui voudrait la moralisation du capitalisme, encore des mensonges pour faire passer la pilule et je vous défis de prouver le contraire .On ne les entends plus ces pères de famille nous faire la morale, leurs enfants sont revenus, désabuser .En France il faut trouver des solutions pour sauvegarder et reconstruire notre industrie que l'on abandonne par facilité, seul » la valeur ajoutée » est génératrice d'emplois le reste n'est qu'illusion financière passagère.
à gillou69
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 18H47 | 18/10/2009 |
Cependant il ne faut jamais désespérer d'un pays ; la preuve :
La grève sauvage et les grèves de solidarité
Grande-Bretagne –* 25/6/2009 »Raffinerie Total de Lindsey (Lincolnshire) (voir précédent bulletin). L'extension sauvage et en toute illégalité de la grève à 26 sites de construction (raffineries, centrales électriques) a rapidement fait céder les patrons, tant de Total que des sous-traitants. Les 647 qui avaient été licenciés lors de leur grève de solidarité avec les 51 d'un autre sous-traitant, mis à pied pour fin de contrat mais non réembauchés sur le site comme promis, ont tous été réintégrés sans conditions. Les 51 seront répartis sur le site ou transférés. Aucune sanction n'est prise : la grève, sous tous ses aspects, grève sauvage spontanée, grève de solidarité, extension nationale sauvage, met totalement à plat la législation très stricte d'encadrement des grèves destinée précisément à empêcher des conflits de ce genre.
à GWERN
De ar
cloporte | 08H25 | 19/10/2009 |
Et pourquoi ils faisaient greve ?
« went on strike in protest at the use of foreign labour in engineering and construction projects. “
à ar
De GWERN
Ex militant du vaste mouvement des ... | 17H12 | 19/10/2009 |
Un peu moins simple que l'extrait que vous citez.
Voici ce qu'en dit un site "conseilliste" ;
Etait-ce une grève nationaliste ?
Oui, jusqu’à un certain point…
Les travailleurs ont réellement porté des pancartes où était écrit « des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques », et elles n’étaient pas toutes fournies par les syndicats ! Il y a eu également des drapeaux britanniques aux piquets de grève, fait rare. Certains travailleurs ont exprimé des opinions nationalistes – « les étrangers veulent prendre nos emplois » – devant les médias et sur le site Bearfacts (www.bearfacts.co.uk). Ce site a agi comme un centre de coordination et les premières affiches « des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques » y ont été téléchargées.
Non, jusqu’à un certain point…
En de nombreuses occasions, travailleurs et responsables syndicaux ont souligné qu’ils défendaient les accords existants et combattaient la discrimination contre les travailleurs locaux et n’avaient rien contre les travailleurs étrangers (qui étaient dans la même position qu’eux, voulant juste nourrir leurs familles…). Derek Simpson, le codirigeant national du syndicat Unite, affirmait même que la grève « n’est pas menée pour des raisons de race ou d’immigration, mais de classe ». A aucun moment n’a été mise en avant la revendication de virer ou rapatrier les travailleurs étrangers.
Le slogan « Des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques » était une référence à un discours prononcé par Gordon Brown, le Premier Ministre, lors d’une conférence du parti travailliste en 2007. C’était donc, jusqu’à un certain point, ironique…Au fur et à mesure de la grève, ce slogan fut contesté par les grévistes et le site Bearfacts produisit une nouvelle affiche « Accès égal au travail pour les ouvriers locaux ! »
Les revendications du comité de grève, présentées le 2 février, étaient tout à fait syndicalistes mais en aucun cas, nationalistes. Les voici :
– Pas de représailles contre les travailleurs qui ont participé aux grèves de solidarité,
– Tous ceux qui travaillent au Royaume-Uni doivent être couverts par l’accord NAECI qui couvre le secteur,
– Inscription, sous contrôle syndical, des travailleurs syndiqués qualifiés au chômage, avec liste d’attente dès que les emplois sont disponibles,
– Financement par le gouvernement et les entreprises de la formation et de l’apprentissage pour la prochaine génération de travailleurs de la construction afin d’assurer un futur aux jeunes,
– Syndicalisation de tous les travailleurs immigrés,
– Aide des syndicats aux travailleurs immigrés – dont des interprètes – afin de permettre leur intégration aux structures syndicales,
– Élaboration de liens avec les syndicats de la construction en Europe.
Est-ce que l’extrême droite a été effectivement présente dans le mouvement de grève ? Non ! Quelques membres du parti d’extrême-droite BNP (British Nationalist Party) se sont bien pointés au piquet de Lindsey mais les syndicalistes les ont envoyés se « faire foutre » et ils se sont tirés. Le BNP a bien un syndicat Solidarity (dont l’emblème reprend celui de Solidarnosc mais avec un drapeau anglais) mais ce dernier n’a que quelques centaines de membres dans toute la Grande-Bretagne.
Il est important de comprendre que la presse de droite au Royaume-Uni (Sun, Daily Mail, Telegraph…), qui normalement n’a jamais une parole favorable pour les grévistes, s’est montrée particulièrement « solidaire » et a fait tout ce qui était en son pouvoir, comme les médias britanniques en général, pour amplifier le côté nationaliste des grèves. Le 6 février, la BBC a même dû s’excuser publiquement pour avoir déformé les propos d’un travailleur. Ce dernier avait déclaré : « ces Portugais et ces Ritals, nous ne pouvons pas travailler à leur côté, nous sommes séparés d’eux ». La BBC avait supprimé la seconde partie de la phrase.
à GWERN
De ar
cloporte | 07H14 | 20/10/2009 |
j'habite aux uk je me souviens tres bien. vous pouvez habillez cette greve comme vous voulez ... ct une greve contre l'emploi d'etranger qui faisait competition au locaux - locaux sur proteger et peu productif -.
c'est pas le seul endroit ou certains se plaignent de l'immigration. pourquoi ils avaient le soutien du sun a votre avis? British jobs for british worker...
De palmer
passant | 21H31 | 17/10/2009 |
« Discours moralisant sur les questions de société. » Mais pourquoi se déguise-t-elle en drag queen alors ?
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 22H00 | 17/10/2009 |
bonsoir,
on dirait qu'elle a fait un lifting ? non ?
De ganima
chomeur de longue durée furtur trav... | 22H08 | 17/10/2009 |
bonsoir,
elle a pas assez cotisé pour sa retraite ? elle est obligée de faire un comeback ? aprés les rolinstone ? la mémé de la politique , rock and roll non ? les anglais ?
bon a quand l'alignement sur les pays étrangers, sortez moi tous nos petits jeunes des maisons de retraite, et que cela saute !
De femmedesbois
d'amour et d'eau fraîche | 22H13 | 17/10/2009 |
C'est qui est triste c'est que de nombreux électeurs ont voté pour elle, y compris des gens qui n'avaient aucun interet au contraire de voir appliquer ses idées politiques.
Remarquez, elle n'a jamais eu la majorité absolue aux élections législatives mais un excellent prof nous a expliqué comment, avec une trentaine de pourcent de voix seulement (dans les 40 et quelques pour cent en 79 je crois) , le parti Tory en est arrivé à prendre le pouvoir pendant tant d'années. S'il y avait eu le système
à la proportionnelle, celà aurait été différent.
De mick69
22H49 | 17/10/2009 |
Thatcher, Pinochet, Reagan…. que des grosses merdes criminelles qui pourrissent la vie des petites gens dans le panthéon de Pierrrrrrrrrrrrre
De affreuxjojo
00H11 | 18/10/2009 |
Et cet ordure de Bush !
De Baurelyre
07H35 | 18/10/2009 |
Pauvre l'imagination qui n'envisage toujours que le retour du même.
Thatcher n'a pas à « revenir », puisque ses successeurs prennent le thé dans la même vaisselle…
Le Royaume-Uni, comme le reste de l'Europe, poursuit sa route vers le même totalitarisme mou, sans besoin du chapeau de Maggie.
Pour un point de vue complémentaire et dépassionné sur les nouveaux atours des Tories, voir plutôt l'article d'Antoine Colombani dans la Vie des idées :
http://www.laviedesidees.fr/Le-nouveau-conservatisme.html ? decoupe_recher…
De portnawak
questcequifautpasentendre | 09H37 | 18/10/2009 |
ATTENTION : CECI N'EST PAS UNE BLAGUE :
Quand l'opinion publique a été alerter il y a 2 ans de l'état de santé déclinant de Maggy un collectif d'anars et de squatteurs anglais nommé CLASSWAR a lancé l'idée d'organiser une grande fête populaire et gratuite pour célébré comme il se doit, dans la joie et la bonne humeur, la mort de la dame de fer !
Rendez-Vous est donné a partir de 18h a Trafalgar Square LE SAMEDI SUIVANT LA MORT DE THATCHER.
il vous est vivement conseiller d'y convier vos amis et d'y apporter a boire et a mangé pour y faire la fête toute la nuit a l'occasion du retour en enfer de l'ancienne premier ministre.
à portnawak
De Ruski
Chef Op. | 11H00 | 18/10/2009 |
! ?
De padiran
Chroniqueur mondain | 10H47 | 18/10/2009 |
Cette analyse serait pertinente si elle montrait le pendant du néo tatchérisme en Europe.
Il parait évident que les tenants du Libéralisme pur et dur, après avoir dû avaler leur chapeau avec la dernière crise, sont maintenant montés sur leurs ergots (égos) pour reprendre la main en politique et faire un sort a « l'etat providence ».
Néanmoins, il faut noter la montée des anti libéraux en Europe avec notamment Die Linke en Allemagne, la constellation de partis en France avec le NPA, le Nouveau Parti de Gauche, LO, …..
Le tatchérisme revient car les partis de gauche « traditionnelles » ne savent plus résoudre les problèmes du quotidien des citoyens et leurs relais habituels, les syndicats, sont en perte de vitesse.
Les droites européennes ont un but commun, la fin de l'etat le retour vers le profit.
Les gauches européennes traditionnelles n'ont aucuns programmes crédibles à proposer, laissant le champ libre aux fantasmes des « nouvelles » gauches