
Albanel et l'AFP : comme un parfum de « Voix de la France »
Emboîtant le pas du président Sarkozy et de l'UMP Frédéric Lefebvre, Christine Albanel accuse l'Agence France presse (AFP) de censurer les communiqués politiques. Et la ministre de la Culture et de la Communication de déclarer dans le JDD :
« Afin de couper court à la polémique, je me demande s'il ne serait pas envisageable que l'AFP mette à disposition de ses abonnés l'ensemble des communiqués de presse des partis. »
Par une telle déclaration, elle prétend que c'est au pouvoir politique de définir les missions de l'AFP, alors que cette entité est une entreprise de droit privé.
Il faut dire que l'agence a toujours souffert de ce complexe. Quand j'y ai travaillé en Afrique, il y a bien longtemps, alors que le général De Gaulle venait de reprendre le pouvoir, il était entendu que l'agence se devait de porter la parole française dans tous les journaux du monde.
C'était alors la conception qui prévalait pour cet outil, une sorte de prolongement du gouvernement et du Quai d'Orsay. Nombre de chefs de postes, à commencer par le mien, émargeaient d'une façon plus ou moins officielle aux services français de renseignement, aux côtés d'autres agences dites multinationales enracinées en France comme l'Office pour la recherche scientifique outre-mer (Orstom) ou Air France.
Dans le monde, des dizaines d'agences nationales ont été créées sur ce modèle. A commencer par l'agence soviétique Tass. Issue de la nationalisation de l'agence Havas en 1944, l'AFP ne devait être qu'un organe de gouvernement, un relais du pouvoir. Les journalistes jouaient à être indépendants. Ils ne l'étaient pas. Les mauvaises têtes étaient écartées sans la moindre pitié.
Ah quelle époque ! Le ministre de l'Information validait le menu du JT du soir
En vérité, bien loin de la « rupture », le pouvoir actuel renoue avec les pires pratiques des gouvernements français d'inspiration gaulliste lesquels ont démontré qu'ils ne comprenaient rien au rôle de la presse, qu'ils considéraient que comme une simple courroie de transmission pour le discours officiel.
Ah, quelle époque ! C'était le temps où sur le bureau du directeur de l'information de la première chaîne -je l'ai vu de mes yeux sur le bureau d'Henri Marque- trônait le téléphone assurant la liaison directe avec le ministre de l'Information, auquel il communiquait le sommaire du journal avant sa diffusion.
C'était le temps où le ministre de l'Intérieur menaçait d'un procès en diffamation la radio Europe 1, parce que la station avait l'intention d'évoquer la maladie du président Georges Pompidou, alors au dernier stade de l'agonie. Ce ministre, c'était un certain Jacques Chirac…
C'était le temps où la sociologue québécoise Denise Bombardier consacrait sa thèse de doctorat de sociologie à « La Voix de la France », dénonçant la confusion entre les intérêts du pouvoir et la télévision naissante, encore considérée comme un moyen de pure propagande.
L'Etat, via les abonnements payés par ses services, reste le principal client de l'AFP
Face à la concurrence acharnée des agences de presse anglo-saxones, l'AFP a failli mourir faute d'une crédibilité propre, les abonnements émanant des journaux étrangers s'effondraient.
Aujourd'hui, le gouvernement croit disposer d'un moyen de pression décisif, en oubliant que l'Etat n'est plus depuis longtemps l'actionnaire majoritaire, et qu'en outre, une série de structures assurent en principe à l'Agence une totale indépendance éditoriale.
Il est vrai que la puissance publique, à travers les abonnements conclus par les ministères et les administrations, demeure le principal client de l'AFP, qu'elle contrôle de facto en déterminant le montant de ses abonnements. Le Président et ses affidés peuvent donc croire que l'Agence est « leur » chose, qu'ils peuvent la manipuler comme ils l'entendent.
Depuis maintenant cinquante ans, à la suite de l'inoubliable Jean Marin, ce héros authentique de la Résistance qui a préside aux destinées de l'AFP pendant vingt-trois ans, les responsables de l'Agence et maintenant ses journalistes mènent un combat sans répit afin d'assurer la survie de l'institution, afin d'éviter sa « provincialisation », une réduction au seul territoire français de son audience, de son aura, de ses clients.
Faire de l'agence une « machine à communiqués », c'est la marginaliser
Un combat en partie réussi : l'AFP diffuse ses informations en six langues, elle dispose de 110 bureaux dans le monde, et compte des clients dans 165 pays.
Malheureusement, l'autonomie financière n'est pas encore assurée, et, sans elle, l'indépendance de l'AFP n'est pas encore garanti.
Le registre de réflexion est celui des bonnes pratiques commerciales, d'un utilisation opportune d'un outils majeur permettant d'assurer la présence de la francophonie dans le monde.
Ravaler l'Agence France Presse au rôle de simple vecteur de transmission pour les « communiqués » des partis politiques, c'est-à-dire de l'UMP, serait le plus sûr moyen de marginaliser et détruire définitivement l'AFP.

► A lire : La Sarkozie a un rapport malsain avec la presse, un éditorial de Pascal Riché.
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De m a i a
aquoiboniste | 13H23 | 12/05/2008 |
Même si on a du mal à imaginer l'AFP en simple boîte de résonance de l'UMP, la fragilité financière évoquée dans cet article va être le nerf de la résistance.
C'est malheureusement dans ce sens qu'il faudra concentrer nos efforts, les efforts de ceux qui veulent encore une presse et une information intègres et non à la solde de quiconque.
Il n'en reste pas moins que je m'insurge d'avoir encore à batailler pour cela ! Comme quoi les acquis les plus évidents ne sont jamais à l'abri, et cela vaut sans doute pour de nombreux autres domaines…
Nous sommes plus que jamais dans l'ère du doute, de la méfiance, de la résistance j'espère, et de l'attachement viscéral aux libertés.
maia, naïve éternelle.
à m a i a
De Beryl
15H47 | 12/05/2008 |
RESISTANCE ! … Il n'y a pas le choix. Etce n'est pas la voix de l'Albanel, faite pour offrir le thè à la marquise, qui nous endormira.
Ce que je comprends dans tout cela et le reste (le Titanic sans la musique ! ), c'est que ce gouvernement est aux abois.
Ca promet. Sarkozy va tenter de sortir de son chapeau un tour de passe-passe comac pour récupérersa mise. Et là, c'est lui qui coulera à pic, il y a des « chances »…
Bah, pas depanique, Xavier Bertrand, la grosse tête pensante sarkozienne, sauvera la France…
à m a i a
De sum sum
16H17 | 12/05/2008 |
C'est une vraie tragédie ce gouvernement. Il faut vraiment que ça s'arrête.
Et vous les journalistes, oui vous, quand est ce que vous allez enfin vous décider à créer un contre pouvoir médiatique garantissant une totale indépendance de votre métier ? Vous idolâtriez Nicolas Sarkozy et ces proches il y a 1 et 2 ans avec l'apothéose qu'était la conférence de presse du nouvel an. Maintenant, c'est l'inverse et Nicolas Sarkozy en profite pour vous insulter. Et j'englobe tous les journalistes, le fan club de NS et les autres qui ne disent mots (maux) et donc consentent.
Tout le monde redoute une chose : Qu'au bout de 4 ans, absolument tous les organes de presse soient sous le joug de NS ou de ses amis.
Réveillez-vous, levez-vous !
à sum sum
De ELCHEKATZO
La Revolte des Crabes | 13H41 | 14/05/2008 |
Euh, il faut que ça s'arrête ? Où il faut que ça arrête ?
L'indépendance des média est pour bientôt, quand les opposants seront en prison…
http://www.rue89.com/2008/05/14/quand-la-police-saisit-tracts-et-journau…
à m a i a
De Lechat
esprit critique | 06H41 | 13/05/2008 |
http://jacquesthomet.unblog.fr/
12 mai 2008
Pour avoir travaillé à l'AFP pendant 32 ans comme journaliste, je suis scandalisé par la campagne du pouvoir contre l'Agence, accusée de « censure » par Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy avait pour sa part accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices.
Le président avait cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche.
Le 1er mai, Frédéric Lefebvre avait écrit au PDG de l'AFP pour se plaindre que l'agence n'ait pas traité un communiqué dans lequel il attaquait le PS et Ségolène Royal. Le PDG de l'Agence France-Presse, Pierre Louette, a déclaré vendredi que l'AFP n'avait pas vocation à « devenir une machine à diffuser des communiqués », et souligné que « la vigueur des attaques venues de la gauche, hier, avec Mme Royal, ou de la droite aujourd'hui, sont le meilleur indicateur externe de notre neutralité et absence de parti pris ». L'intersyndicale de l'AFP a qualifié « d'inadmissibles » les propos du porte-parole UMP.
Visiblement peu eu fait du travail d'agencier, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a proposé hier, dans le Journal du Dimanche, que « l'AFP mette à disposition de ses abonnés l'ensemble des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales sur un espace spécifique ».
Il faut savoir que l'AFP est assaillie de centaines de communiqués et courriels chaque jour. Ils viennent de tous les bords : partis politiques, syndicats, patronat, entreprises, avocats, procureurs, pouvoirs publics, parlementaires, élus locaux, etc. Dans cette masse, les journalistes ne retiennent en principe que ceux qui apportent une information nouvelle, pour en tirer les principaux points. Dans l'affaire Ségolène Royal, un communiqué de l'UMP avait déjà été publié, et l'AFP n'a pas jugé utile de diffuser un nouveau texte redondant.
Les politiques de toute obédience ont tendance à exiger que leurs « dépêches », qu'ils baptisent souvent ainsi, soient reprises par l'AFP. Dans mon dernier livre : « AFP- Les soldats de l'Information » (Hugo Doc), je relate ainsi l'insistance du député PS Arnaud Montebourg auprès de la journaliste de l'AFP Sylvie Maligorne, pendant la campagne présidentielle, pour qu'elle diffuse sa réaction à un discours de Ségolène Royal. Elle avait refusé, en soulignant que ce texte n'apportait rien puisqu'il était le porte-parole de la candidate. Il n'avait pas déclenché de scandale.
A l'inverse, il arrive que les politiques provoquent une polémique quand on cite une de leurs déclarations qu'ils auraient préféré ne pas voir publiée ! Ce fut le cas, cité dans mon livre, de Lionel Jospin, alors Premier ministre, en 2002. Il avait fait une déclaration explosive sur l'échec de la gauche aux municipales pendant un voyage à Rio de Janeiro. La même Sylvie Maligorne avait évidemment envoyé une dépêche sur ce commentaire. Jospin l'avait alors agressée verbalement dans le Concorde au retour vers Paris…
à m a i a
De marie 75
11H42 | 13/05/2008 |
Reporters sans frontières « s'inquiète » des accusations de membres de la majorité contre la presse
Reporters sans frontières (RSF) a déclaré lundi dans un communiqué s'inquiéter « des propos de certains membres de la majorité gouvernementale qui ont accusé la presse française de “manque de neutralité'”.
La ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, rappelle RSF, “a appelé l'Agence France-Presse (AFP) à créer un service spécial pour diffuser à l'état brut les communiqués des groupements politiques et des syndicats. Ces déclarations interviennent quelques jours après les critiques émises par le président français Nicolas Sarkozy à l'encontre de certains médias, les accusant de jouer le rôle de l'opposition”. Pour l'organisation de défense de la liberté de la presse, la proposition de Mme Albanel est “inquiétante et ressemble à un déni du journalisme dans la mesure où les médias ne seraient plus que des tableaux d'affichage pour le gouvernement, les partis politiques ou encore les syndicats”. C'est “également une défiance par rapport aux journalistes que le gouvernement et la majorité parlementaire ne pensent pas capables de juger de l'intérêt d'une information. Dans un pays démocratique, un communiqué officiel ne tient pas lieu d'information”, souligne RSF.
à marie 75
De guerzit
Incomprenant majeur | 14H01 | 13/05/2008 |
Pour une fois que RSF fait son boulot…
De Fuel_Injected
13H41 | 12/05/2008 |
Comme tous nouveaux pouvoirs en place, sarko a appliqué sa propre censure sur l'AFP à son arrivée mais à force de sondage aussi bas, NS veut encore plus de censure, plus de dictature voire même étouffer l'info d'où qu'elle vienne !
Un exemple concret sous la main :
un jeune de 22 ans se fait « lyncher à mort » par la BAC vendredi passé 15h à Grasse, résultat, une petite info le samedi suivant à 22h30 sur la 3 et rien nulle part ailleurs. Dimanche, encore un petit de bout de fil de la 3 dans la journée et un reportage sur BFM en fin de soirée. Lundi, ouverture et lecture officielle de l'info sur la 2 et toute l'artillerie médiatique diffuse en même temps ! A croire qu'il a fallu attendre une autorisation de l'élysée pour déclencher cette info !
De caro
délinquante avérée | 13H56 | 12/05/2008 |
j'ai entendu cette info sur france info, à plusieurs reprises depuis hier. Aujourd'hui, un témoignange d'un maître chien qui a assisté à toute la scène. Sauf s'il se fait acheter son silence, ce sera difficile aux policiers de la BAC de contester ce qu'il a vu, l'étranglement, les coups et le fait que le jeune était debout et vivant avant d'entrer dans le fourgon.
Faut arrêter de regarder la télé aux ordres !
à caro
De Fuel_Injected
19H48 | 12/05/2008 |
Caro, je regardes pas la télé aux ordres !
J'ai eu simplement cette info à partir de 16H le jour-même et je me suis fait un test pour savoir comment cela aller être relayer aussi bien sur le PAF que sur le net. Concernant France info, ils ont peu-être relayé l'info mais c'était le contenu que leur ont donné les policiers et absolument pas la réalité des faits !
De caro
délinquante avérée | 19H59 | 12/05/2008 |
Fuel_Injected , contente de savoir que vous ne regardez pas la télé aux ordres ; -)
Sans vouloir à toute force défendre france info, loin de là, j'ai quand même remarqué qu'ils ont passé des témoignages, notamment celui du maître chien, contre les agissements des policiers … et les témoins n'ont jamais fait mention de policiers blessés, contrairement à ce qu'affirment certains commentaires plus bas.
De pablico
14H03 | 12/05/2008 |
j ai la même explication en plus lapidaire.
faute de s'attaquer aux causes de son désamour des français. il s'attaque aux effets. un vrai gamin, comme si museler les effets (ici la presse) les causes vont disparaitre.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 15H10 | 12/05/2008 |
Une page complète dans le libé d'aujourd'hui.
Pour la télé inversons les rôles « le flic mort » ……..
De marie 75
11H36 | 13/05/2008 |
tagreblatt
Le SNJ-CGT dénonce un « harcèlement » contre les médias
Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a « dénoncé » lundi « le harcèlement » dont sont victimes selon lui « les médias et en particulier l'Agence France-Presse », et a appelé « l'ensemble de la profession à réagir » contre « ces manoeuvres d'intimidation ».
« Devant les difficultés que connaît le pouvoir actuel dans les sondages, les penseurs en cour au sommet de l'Etat voudraient transformer les médias en simples courroies de transmission du gouvernement et du parti majoritaire auprès de l'opinion publique », estime le SNJ-CGT dans un communiqué. La ministre de la Culture, Christine Albanel, « voudrait transformer » l'AFP en « agence de communication pour diffuser des communiqués partisans », affirme le syndicat.
Dans une interview au Journal du Dimanche, Mme Albanel avait déclaré que l'AFP « n'est pas une machine à reproduire des communiqués », tout en suggérant une formule qui permettrait la diffusion des textes des partis et syndicats via l'agence.
Mme Albanel « ne peut pas à la fois dire que l'agence n'est pas +une machine à reproduire des communiqués+ et affirmer le contraire peu après », souligne le SNJ-CGT.
Le syndicat estime par ailleurs que le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, qui a reproché à l'AFP de ne pas avoir relayé un communiqué de son parti sur Ségolène Royal, « devrait balayer devant sa porte avant de donner des leçons aux journalistes de l'AFP ». Le SNJ-CGT relève que ces « attaques réitérées » contre l'AFP interviennent au moment où l'agence « renégocie son Contrat d'objectifs et de moyens pour les 5 ans à venir ». Elles sont « d'autant plus inquiétantes qu'elles font suite à des déclarations, par voie de presse du PDG de l'agence et à des propositions du parti au pouvoir pour privatiser l'AFP » et « casser le statut de 1957 qui assure à la rédaction de l'agence son indépendance rédactionnelle », ajoute le syndicat.
De marie 75
11H39 | 13/05/2008 |
Protection des sources : texte « particulièrement insuffisant » (SNJ)tageblatt
Le Syndicat national des journalistes (SNJ), premier syndicat de la profession, a jugé lundi « particulièrement insuffisant » le projet de loi Dati sur la protection du secret des sources des journalistes qui doit être examiné jeudi par l'Assemblée natinonale.
« Si le texte actuel n'est pas très sérieusement amendé, ses dispositions seront plus dangereuses qu'utiles », a estimé le SNJ dans un communiqué publié lundi.
Selon lui, « les dérogations au principe de protection du secret des sources sont très insuffisamment encadrées et très imprécises dans leur formulation. » Le syndicat rappelle aux députés « qu'il ne demande pas la protection des journalistes mais la protection de leurs sources. A ce titre, ce sont, en plus des journalistes, tous les porteurs de ce secret qui doivent bénéficier de la même protection ainsi que tous les lieux où les journalistes exercent leur profession et pas seulement leur entreprise et/ou leur domicile », estime-t-il. Le SNJ estime par ailleurs qu'une nouvelle définition de la profession de journaliste, déjà définie dans le Code du travail et réglée par la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels, « doit disparaître de ce texte où elle n'a rien à faire. » Les députés examinent jeudi le projet de loi Dati sur la protection du secret des sources des journalistes, auquel ils veulent apporter des garanties supplémentaires, jugées très insuffisantes par la profession.
De Jefff
13H54 | 12/05/2008 |
Albanel l'aristocrate versaillaise essaie de démontrer sa compétence en marchant dans les pas de son seigneur et maître… Raté.
C'est vraiment le gouvernement des déclarations plus idiotes les unes que les autres.
De skalpa
actif et militant ? | 13H59 | 12/05/2008 |
Qu'espère Albanel ?

http://kprodukt.blogspot.com
De Caius
Expert en management | 14H01 | 12/05/2008 |
L'attitude du gouvernement face à l'AFP est typique de la paranoïa qui s'empare d'un pouvoir en perte de vitesse dans l'opinion et qui ne supporte pas que la presse fasse preuve d'une certaine indépendance à son égard.
Christine Albanel ferait bien de se rappeler qu'il est des limites à ne pas franchir si l'on ne veut pas que l'agence de presse nationale ne devienne un « Propagandastaffel » au service d'un quelconque Goebbels. Le gouvernement n'a aucun ordre à lui donner, point final.
à Caius
De vieux grincheux
libre penseur | 23H36 | 12/05/2008 |
attention au Godwin, Caïus ! ! ; -) LOL !
à vieux grincheux
De Thiasma
Passant sans-soucis | 15H48 | 13/05/2008 |
Pas d'accord : Evoquer le nazisme lorsque le thème porte sur le contrôle de l'information par les pouvoirs politiques n'est pas hors-sujet, bien au contraire !
Il s'agit d'ailleurs d'une exception explicite dans la formulation de la loi de Godwin…
Je propose donc démocratiquement d'enlever cette menace de point à Caïus ! !
; o))
De caro
délinquante avérée | 14H02 | 12/05/2008 |
En fait, la proposition d'Albanel de faire de l'AFP la voix de son maître, peut ses résumer ainsi :
comment casser ce qui existe et qui marche pour faire plaisir à not'bienaiméprésident de plus en plus bas dans les sondages ?
Le léchage de bottes devient pathétique mais ne saurait impunément perdurer…
De adaunis
Nul part....si adelyne me plaque...... | 14H03 | 12/05/2008 |
Il fallait à coup sûr penser à « l'intelligence » politicienne (heu, je rigole) d'Albanel quand elle s'exprime au sujet de l'AFP pour imaginer ce titre croustillant : « comme un parfum de “Voix de la France” !
Ainsi que l'explique intelligemment Philippe Madelin, en exposant les tenants et aboutissants, l'historique de cette agence, les contingence financières et quelques anecdotes piquantes (celle de Chichi), sa conclusion en est parfaitement claire.
Mais au delà de ça, je me pose la question sur le cas Albanel.
“Sauvée des eaux” après les dernières élections qui promettaient un remaniement ministériel plus intense, je m'étonnerai toujours de voir cette ancienne “guide”, pardon, “administratrice”, de “Versailles”, au ministère de la Culture !
Lors des récents “Molière”, elle m'apparaissait pathétique, bientôt arrive Cannes, et cette femme montera les “marches” ; car cette femme est l'ambassadrice de la culture Française.
Je sais, on a échappé à Clavier, Bigard, ou Steevy, me direz vous !
Plus sérieusement à Georges-Marc Benamou probablement, s'il s'était rallié plus tôt au “Starkosisme”.
Enfin, entendre Albanel avoir un avis, parler de création, de culture, et s'exprimer à contre voie, sur l'agence AFP, me laisse coi !
Pauvre France qu'on nous présente !
Plus personne n'a honte, ne ne s'étonne ?
à adaunis
De vieux grincheux
libre penseur | 00H36 | 13/05/2008 |
Mettre la culture et la communication dans les mêmes mains, me semble relever d » une vision du monde aussi sotte que grenue…..mais chacun aura noté que peu importe qui est au pouvoir, ce travers se perpétue ad eternam tel un fantasme paranoïaque du contrôle de la pensée unique….
Sortir de l » hypnose qu » on nous propose comme alpha et oméga du décryptage du monde, représente une véritable déprogrammation psychique, puisqu » il n » est question de rien d » autre que d » interroger les visions du monde platonicienne et aristotelicienne qui gouvernent nos perceptions par l » éducation castratrice du Merveilleux dès notre enfance.
Pour cela, et afin de passer le message à celles et ceux qui sont prêts à changer leur esprit, on consultera avec bonheur les écrits et oeuvres des surréalistes tout en faisant fi de la pensée psychanalitique qui a définitivement échoué à nous réconcilier avec l » Universel.
on s » immergera dans la vision du Grand Jeu de Gilbert-Lecomte et Daumale, on relira Castaneda, Fourier,Breton, Debord et Deleuze, Cesaire et Senghor et on larguera les amarres pour d » hauturières rencontres en pages de Chercheurs d » or, en pages de Nom de la Rose, en pages de Thoreau, Gandhi, Luther King et Mandela, bien sûr ! ! !
quant aux institutions qui prétendent à leur gouvernance, il sera de la plus grande utilité de leur rappeler ce mot tout simple de lumière de René Char, le capitaine Alexandre qui a refusé à Alger les compromissions des futurs « barons gaullistes » qui allaient permettre aux maurices et autres patapons de continuer leurs lamentables parcours de « serviteurs de l » étât à tendance carrieriste », et s » il s » agissait dans ce post de choisir une catégorie de la taxonomie des laquais dans laquelle la ministre de la culture en communication dût être rangée, c'est sans nul doute dans celle-ci.
Mais laissons la conclusion au poète qui n » hésita pas en son temps à faire le coup de poing contre le Maldoror :
« Nous sommes ingouvernables
Il n » y a que l » éclair qui nous soit propice
Qui tantôt nous illumine
Et tantôt nous pourfend »
De m a i a
aquoiboniste | 14H04 | 12/05/2008 |
Et il y a fort à parier qu'on aura droit à une belle démonstration de rétropédalage, ils excellent en la matière…
; -)
à m a i a
De in girum
14H46 | 12/05/2008 |
ils sont d'une bétise ahurissante. c'est confondant. mais je ne me plains pas, ils ne cessent de se shooter dans le pied plus vite que leurs ombres …
De engels
ouvrier | 14H12 | 12/05/2008 |
Liberté de la presse pour une démocratie
On a l'impressio, de revenir^plusieurs décennies en arrière, à l'époque où la France avait un ministre de l'information, où les prefets étaient les rédacteurs en chef,ils controlaient les conducteurs.
Madame la ministre doit rester à son rang et ne pas jouer comme les autres les petits soldats du Président qui décline dans l'opinion des Français ;
ce ne sont pas les journalistes qui font des Pormesses et qui ne les tiennent pas, c'est bien le président qui s'est engagé à lutter pour le pouvoir d'achat, quid du pouvoir d'achat ?
le président doit assumer ses actes et ne pas chercher chez les autres des responsabilités, il faut qu'ils retiennent ses chiens.
si l'on regarde le nombre d'heure que passe le président sur les ondes et antennes de tele, et peut être encore plus sur certaines chaines que sur d'autres TF1, F2 et ses ministres sur les radios et dans la presse écrite ;
Madame la ministre laissez les journalites faire LIBREMENT leur travail et vous respecterez la démocratie, ne vous laissez pas embarquer dans une dérive dictatoriale. comme en Russie avec Poutine.
PAS DE BAILLON SUR LA LIBERTE DE LA PRESSE ? MERCI
De asozial
aus Berlin | 14H25 | 12/05/2008 |
ma grande interrogation, c'est que ce genre de coup devrait normalement faire encore perdre quelques points à sarkon et ses léches-bottes…
comment peuvent-ils imaginer que ce genre de propos puissent leur attirer la moindre sympathie, sinon de la vieille droite rhumatisante qui leur est déjà acquise ?
ils vont finir par perdre tous les libéraux (pour qui les médias doivent contrôlés par les multinationales, et non pas par les états) et les centristes qui sont censés se réclamer de la démocratie (des réactions du « nouveau centre » à ce propos ? ).
De Schtroumpf perplexe
physicien | 14H26 | 12/05/2008 |
Scuzez de demander pardon, il faudrait réviser quelques erreurs de forme dans cet article. Ca en vaudrait d'autant plus la peine que le rappel d'histoire contemporaine qu'on y lit est très utile.
« Les journalistes jouaient à être indépendants. Ils ne l'étaient pas. “ un point virgule n'aurait pas été mal. (Il y a eu un article sur les point-virgules dans Rue89.)
‘qu'ils considéraient que comme ça cloche.
l'indépendance de l'AFP n'est pas encore garanti’ : un ‘e’ serait bien.
‘d'un utilisation opportune d'un outils majeur il manque un e’, un ‘s’ est en trop.
‘réussi : : il manque un blanc.
à Schtroumpf perplexe
De in girum
14H39 | 12/05/2008 |
bravo, rien ne vous échappe, Schtroumpf perplexe (à part 2 deux points oubliés avant ça cloche et devant majeur, selon vos propres critères seulement). chercheur en petites erreurs des autres, vous devez avoir du temps à perdre, un boulot fou et un effet limité …
votre pseudo ? vous l'avez cherché longtemps ?
à in girum
De Schtroumpf perplexe
physicien | 16H34 | 12/05/2008 |
Je n'ai pas de temps à perdre, je suis plutôt actif, mais aujourd'hui, je suis en congé.
Dans mon boulot de recherche (que, je le sens, vous avez envie de railler), nous passons beaucoup de temps à nous relire les uns et les autres, et de corriger les erreurs que nous y trouvons. Nous examinons aussi bien la physique, le raisonnement, la présentation d'un calcul ou de mesures, de manière d'expliquer les choses… ou le langage, comme ici.
Je ne pensais pas déclencher des réactions en publiant ces remarques sur la forme de l'article, et j'avais l'intention (si c'est possible) de les virer si l'auteur arrangeait quelques coquilles.
Par ailleurs, si vous me trouvez inutilement pointilleux, pourquoi trouvez-vous utile de passer du temps à me le faire remarquer ? N'avez rien de plus intéressant à faire aujourd'hui ?
(PS : je ne fais jamais de remarque sur l'orthographe des contributions des lecteurs sur le forum de la Rue 89.)
Mes salutations à votre professeur de latin… ou à Guy Debord ?