Une autre version du violent conflit social en Nouvelle-Calédonie

Nidoish Naisseline, président d'AirCal (Uqconnect)

Le conflit sporadique et parfois violent qui a secoué la Nouvelle-Calédonie ces derniers mois reste totalement incompris en métropole : n'y voit-on pas un leader syndicaliste d'origine métropolitaine, Gérard Jodar, s'opposer aux responsables kanaks de la compagnie d'aviation AirCal, outil majeur de développement dans l'archipel ?

C'est le monde à l'envers. Se référant à la personnalité de Jodar, les milieux d'extrême gauche français, José Bové et Olivier Besancenot, ont imputé le conflit aux responsables de la compagnie et aux autorités locales. Selon Bové :

« Le premier responsable de cette montée des tensions, c'est le haut-commissaire, Yves Dassonville. Il jette en permanence de l'huile sur le feu. Il fait une croisade anti-USTKE. En ciblant le syndicat comme opposant et en envoyant des forces de l'ordre à chaque action syndicale. »

Ont-ils vraiment compris le problème ? C'est moins que certain. Chef coutumier en tant que grand chef de l'île de Maré, ancien responsable du parti du LKS, Nidoish Naisseline, le président du conseil d'administration d'AirCal, a une vision singulièrement différente du conflit. Ce qui est en cause, c'est la prise en main par les Kanaks d'une entreprise importante. Dans un entretien exclusif, il développe les données du problème.

« Ce conflit nous a beaucoup appris »

Le conflit social qui a perturbé entre la mi-mars et le 15 juin Aircal, la compagnie aérienne qui assure les liaisons intérieures de la Nouvelle-Calédonie, est exemplaire à plus d'un titre. Outre la violence des actes, qui ont conduit le leader syndical Gérard Jodar en prison, et la gravité des injures lancées à l'encontre des dirigeants de la société, cet affrontement témoigne des difficultés de gestion d'une entreprise publique (94% du capital) au confluent de la culture occidentale et océanienne.

« Ce conflit nous a beaucoup appris sur la gestion de l'entreprise, où 98% des employés sont calédoniens, où trois directeurs sur six sont des Kanaks et dont près de 80% des usagers sont originaires des tribus. A partir d'une banale histoire d'adultère et d'une faute lourde d'une employée sous contrat à durée déterminée (CDD) originaire des iles Loyauté, les antagonismes ont rapidement dérivé de la part de l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) sur une revendication d'emploi local qui n'avait pas lieu d'être », estime celui qui est également grand chef du district de Guahma (Maré) et élu indépendantiste de la province des iles Loyauté.

Au lieu de sanctionner immédiatement la faute comme l'aurait fait un gestionnaire européen, les dirigeants kanaks aiguillonnés par leur fierté tribale, ont préféré étouffer l'affaire d'adultère qui lui est liée et laisser venir l'échéance du CDD, fin octobre 2008 de l'employée fautive. Mais en février 2009 cette dernière postule de nouveau pour un poste à Air Calédonie. Face au refus de la direction, le syndicat déclenche une grève qui très vite prend des proportions inattendues.

Un mois plus tard, les dirigeants kanaks entament une médiation coutumière, où le pardon des injures proférées est demandé et accordé et où les spécificités culturelles sont largement prises en compte. L'état major de l'USTKE n'accepte pas cette solution à l'océanienne et il durcit le ton jusqu'aux graves incidents qui se déroulent sur le tarmac de l'aéroport de Nouméa le 28 mai. Il faut attendre le 5 août, et l'emprisonnement fin juin de Gérard Jodar pour une affaire précédente, pour que soit signé un protocole d'accord.

« Ce que nous avons obtenu -le respect d'un service minimum et la prise en compte de la dimension culturelle dans la gestion de l'entreprise- est un acquis très important pour le dialogue social en Nouvelle-Calédonie, souligne Nidoish Naisseline. Ce conflit a posé des problèmes de fonds qui concernent le destin commun des habitants de ce pays. Sa résolution ouvre des pistes inespérées pour des débats de grande ampleur sur le droit du travail local et la prise en compte des réalités culturelles. »

Alors que la Nouvelle-Calédonie est entrée dans la dernière phase des transferts de compétences qui doivent déboucher sur l'organisation d'un référendum d'autodétermination à partir de 2014, les responsables politiques craignent, sous couvert de gouvernance, de suivre l'exemple de l'Europe où l'idéal des pères fondateurs s'est transformé en un monstre bureaucratique et technocratique :

« Il faut éviter que cela arrive chez nous. Il ne faut pas que les Océaniens se retrouvent mis à l'écart au nom de la gestion. La décolonisation ne doit pas se borner à un changement de personnel au sommet, elle doit nécessairement opérer une permutation des valeurs. »

19 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De Le Yéti

yetiblog.org | 17H21 | 03/10/2009 | Permalien

Ouillouillouille, je ne me lasse pas des analyses de Philippe Madelin ! Même quand, comme avec celle-ci, il ébranle certaines certitudes et idées toutes faites (même de gauche ! ).

A-t-il raison ? Nous embrouille-t-il sur de fausses pistes ? Je ne suis pas suffisamment compétent sur le sujet pour en juger. Mais sa démonstration est magistrale.

Au moins mérite-t-elle réflexion plus poussée que les schématiques réactions convenues habituelles. Ça ne fait pas de mal, des fois [rires].

Et la phrase finale (même si elle n'est pas de PM, c'est lui qui l'a choisie) :

« La décolonisation ne doit pas se borner à un changement de personnel au sommet, elle doit nécessairement opérer une permutation des valeurs. »

Ouillouillouille, de la haute volée !

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De karlM 21378

17H48 | 03/10/2009 | Permalien

En prison parce Gérard Jodar a mis en retard un avion, je ne sais pas comment la justice de Nouvelle Calédonie peut justifier ce délire.

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à karlM Portrait de karlM De kazhkoad

- | 20H15 | 03/10/2009 | Permalien

c'est expliqué dans l'article : il était en sursis pour une affaire précédente !

Portrait de Jean-François@Carenton

De Jean-François@Carenton

18H14 | 03/10/2009 | Permalien

On n'y comprend que dalle : une histoire de cul, pardon « une banale histoire d'adultère », des machins tribaux, pardon, « des spécificités culturelles » (sic), et puis, « un chef coutumier … grand chef de l'île de Maré … président du conseil d'administration d'AirCal », c'est le degré zéro de la DÉMOCRATIE, non ? C'est quoi ce bordel ?

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De eelisa

Délinquante au coin de la rue | 18H40 | 03/10/2009 | Permalien

Portrait de de passage

De de passage

22H29 | 03/10/2009 | Permalien

Ce n'est pas « une autre version », c'est « la version du patron » et les media n'ont pas attendu Philippe Madelin pour la faire connaitre.
Il y a donc 2 versions, celle du patron et celle des travailleurs en grève. Rien de bien original, ça s'appelle la lutte des classes.
En nouvelle calédonie depuis les accords de Matignon, un processus de décolonisation est engagé. Une nouvelle bourgeoisie kanak se crée, des chefs coutumiers deviennent des patrons modernes, en plein accord avec le patronat caldoche local. Rien de bien original là non plus. Le pouvoir ne change pas vraiment de main, il se redistribue entre chefs. L'Afrique en meurt, Kanaky en mourra aussi
Et le peuple n'a qu'à s'écraser, laisser les dirigeants déterminer l'avenir de la Kanaky. Ou alors, il lui faut refuser de se laisser déposséder de son droit à l'autodétermination obtenu par la lutte. C'est ce que défendent encore certains leaders kanaks (pendant que d'autres sont devenus patrons), c'est ce que défend l'USTKE.
Maintenant étudions cette version du patron d'AirCal relayée benoîtement par Philippe Madelin :
Naisseline a prétendu avoir subi des injures racistes de la part de l'USTKE, sans surtout être plus précis. Procédé habituel de défense : « vous me critiquez, mais en fait ce n'est pas parce que je suis un salaud de patron, ce n'est pas parce mes décisions sont immorales, c'est parce que je suis… noir / juif / kanak / arabe / une femme / un homme / pas du sérail, etc ; » Tout pour refuser de discuter des vrais problèmes posés.
Naisseline raconte une histoire d'adultère (qu'est-ce que ça vient foutre dans un problème de droit du travail ? ), de « faute lourde » d'une employée (c'est toujours ce que disent les patrons qui veulent virer quelqu'un), puis prétend reprocher à l'USTKE de réduire ça à « une revendication d'emploi local qui n'avait pas lieu d'être ». Ce faisant, Naisseline prouve malgré lui l'intégrité de l'USTKE ! C'est le rôle d'un syndicat de défendre des travailleurs licenciés, de « revendiquer » des emplois, et de ne pas accepter d'y laisser mêler d'autres choses, histoire de fesses, ou d'appartenances tribales : l'USTKE rassemble des travailleurs de toutes origines, il ne s'occupe pas de la race mais uniquement de la classe.
Naisseline ensuite « entame une médiation coutumière (…) où les spécificités culturelles sont largement prises en compte ». On croit rêver ! Rappelons qu'il s'agit juste de quelqu'un qui a perdu son boulot ! L'article précise : « l'état major de l'USTKE n'accepte pas cette solution à l'océanienne ». Ben oui, c'est un syndicat, c'est pas Guignol !
Donc, face à l'arrogance de Naisseline, l'USTKE organise l'occupation du lieu de travail (ici l'aéroport). Rien de bien original non plus, d'un point de vue syndical. C'est comme ça qu'ont toujours agi les travailleurs. Occupations d'usines, d'écoles ou d'universités, de restaurants. En tant que travailleurs, le lieu de travail et l'outil de travail, c'est tout ce qu'on possède, mais c'est à nous ! (ce n'est bien entendu pas l'avis des patrons, mais c'est un postulat de base).
Et là, le patron qui se prend pour un roi des tropiques, envoie les flics. Quand les flics interviennent pour interrompre une occupation, ça chauffe. Rien de bien original, encore une fois.
Les flics bousculent tout le monde, et après les travailleurs qui demandent juste le respect du droit du travail, qui n'ont attaqué personne et qui se sont fait matraquer, sont accusés d'être responsables des troubles. Toujours pas très original, on appelle ça la « criminalisation de l'action syndicale ».
Et là, sur une accusation de rien, on fout Jodar en prison… parce qu'il avait un sursis ! Ben oui, c'est pas la première fois qu'il participait à une action syndicale !

Enfin bref, cet article de Madelin tente de convaincre que ce conflit est très particulier, très complexe, à peine compréhensible… que là-bas, aux antipodes, c'est pas comme chez nous, ils ont des coutumes, des hiérarchies particulières, c'est encore un peu des sauvages, quoi !
Ben non, il y a du fric, des patrons, des licenciements, des gens qui ont besoin de bosser pour bouffer, et qui rassemblent leurs forces pour se défendre. Comme ici. Comme partout.
Et tout le reste est littérature…

Portrait de zorbek

à de passage Portrait de de passage De zorbek

13H04 | 04/10/2009 | Permalien

Bref, c'était donc bien du folklore d'importation.

Portrait de padiran

à de passage Portrait de de passage De padiran

Chroniqueur mondain | 14H20 | 04/10/2009 | Permalien

Cette analyse est parfaitement caricaturale. Vouloir réduire ce conflit à une simple confrontation ouvrier/patron relève de l'escroquerie .
Comme dans toutes communautés « iliennes » , que ce soit en Nouvelle Calèdonie, Réunion, Antilles ou même en Corse, le problème n'est pas simple. Les différentes composantes de la socièté s'interpénètrent, se chevauchent. Plusieurs facteurs interviennent, comme la tribu (ou le clan en Corse), la coutume est ses lois, l'appartenance syndicale, politique, l'importance du patrimoine culturel, financier, touristique ou minéral à défendre.
En Nouvelle Calédonie, les accords de Matignon, signés par Rocard en 1988 , donnent une large autonomie à l'Ile. Périodiquement des conflits apparaissent entre les diverses composantes de la société Calédonienne afin de ne pas être oubliées au moment ou le gateau du nickel sera réparti.

Portrait de Ph.Madelin

à de passage Portrait de de passage De Ph.Madelin

écrivain | 17H45 | 04/10/2009 | Permalien

Je ne tente pas de convaincre, je donne une autre version

Portrait de padiran

De padiran

Chroniqueur mondain | 23H04 | 03/10/2009 | Permalien

Pas un métropoitain ne peut comprendre la spécificité cuturelle des « iles ».
Réunion, Antilles, Terre Neuve, Océanie ou Nouvelles Calédonie, chaque île possède sa personalité. Le seul trait d'union peût être la loi coutumière qui n'existe pas en métropole et qui se substitue bien souvent à la loi française.
Contrairement aux autres Dom, Tom, Com….la Nouvelle Calédonie possède un véritable trésor, le nickel. Les accords de Matignon signés par Rocard en 1988 accordent une très grande autonomie à l'île.
Les conflits récurents ne sont que les soubresauts des différentes « tribus » qui se partagent la Nouvelle Calédonie et qui ne veulent pas être ecartées du processus final.

Portrait de Le Yéti

à padiran Portrait de padiran De Le Yéti

yetiblog.org | 08H50 | 04/10/2009 | Permalien

« Pas un métropoitain ne peut comprendre la spécificité cuturelle des “ iles ” »

C'est bien là le problème. Et c'est ce que semble souligner avec une certaine malignité Philippe Madelin. Car cette incompréhension touche non seulement les « békés » à la sauce calédonienne, mais aussi, parfois, ces Européens qui pensent prendre la défense des « indigènes » locaux.

D'où aussi la perplexité qui pointe dans le fil des commentaires ci-dessus (« on n'y comprend que dalle »)

Portrait de padiran

à Le Yéti Portrait de Le Yéti De padiran

Chroniqueur mondain | 11H20 | 04/10/2009 | Permalien

Et c'est ce que semble souligner avec une certaine malignité Philippe Madelin.
Malignité ou malinité ?
Malignité : qui a un caractère malin au sens médical du terme.
Pour répondre à ton post, li y a un double, voir triple et plus, problème en Nouvelle Calédonie : coutumier, c'est à dire tribale, syndicale, autonomiste. békés. Toutes ces communautés se chevauchent et s'interpénètrent. Quand en plus, les accords de Matignon donnent de l'argent grâce au nickel avec l'autonomie, les esprits s'echauffent.
Pour avoir séjourné à la Réunion, je peux te dire que la spécificité de ce Dom n'a strictement rien à voir avec celle de Nouvelle Calédonie et si l'on parle d'esprit clanique à propos de la Corse, ses particularités ne sont pas les mêmes.
Réduire le problème comme « de Passage » à une confrontation ouvrier/patron est caricaturale.

Portrait de Ph.Madelin

à padiran Portrait de padiran De Ph.Madelin

écrivain | 17H46 | 04/10/2009 | Permalien

Bien vu

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 17H05 | 04/10/2009 | Permalien

L'auteur noie le poisson dans ce qui est une affaire de lutte de classes en la brouillant par des considérations ethniques. Il insiste bien en soulignant que Jodar est un Blanc et que des cadres, eux, son Canaques.
Seulement l'anti colonialisme ne se résume pas à mettre des patrons canaques à la place des employeurs français. Y aviez-vous pensé ?
Que le patron soit canaque ou pas que voulez-vous que les employés en ai à faire, s'il cherche à presser le citron et commet des injustices ?
L'USTK se fout de la couleur du patron comme de l'état de la calvitie de Madelin. Elle a un projet autogestionnaire… sans patron. Mais ça pour Madelin, c'est trop.

Portrait de Ph.Madelin

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Ph.Madelin

écrivain | 17H48 | 04/10/2009 | Permalien

Merci pour la calvitie. Votre vision est pour le moins sommaire.
Je ne développe aucune considération ethnique, mais, pour l'avoir constaté sur place, on doit se souvenir de vrais problèmes entre les tribus, et entre les tribus et les Caldoches qui entendent rester les vrais patrons

Portrait de nemo3637

à Ph.Madelin Portrait de Ph.Madelin De nemo3637

Déchoukeur | 23H21 | 04/10/2009 | Permalien

Votre vision est sommaire car globalement vous refusez une analyse basée sur un constat de lutte des classes.
Nous vivons en outre-mer et venons justement de recevoir une délégation de l'USTKE. Nous avons, avec cette organisation, une approche anti colonialiste mais aussi internationaliste des problèmes sociaux et des luttes à mener. Et nous ne confondons pas tous les Blancs rencontrés avec des Caldoches ou des Békés. On ne peut réduire sommairement l'Histoire ou même l'actualité à des anecdotes à des conspirations,et à des conflits ethniques.

Portrait de Dzoom

De Dzoom

12H18 | 05/10/2009 | Permalien

Votre version passe copieusement à côté de la réalité.
Derrière ce conflit qui durait depuis plus de 3 mois au moment des affrontements de Magenta, se cache une vérité beaucoup plus terre à terre : celle d'un règlement de compte politique.
D'un côté un syndicat qui tente le coup de force pour se faire payer ses jours de grèves et de l'autre Nidoish Naisseline qui laisse trainer en longueur en vue des élections provinciales de la mi-mai 2009.
Laisser l'USTKE perturber le trafic aérien entre les îles Loyautés et la Grande Terre, c''était porter un sérieux coup à la candidature à l'un de ses concurrents direct aux îles : le fondateur et président d'honneur de l'USTKE, Louis Kotra Uregei.
D'ailleurs, LKU ayant conscience de la manœuvre et des voix qu'il était en train de perdre s'est rendu plusieurs fois sur le piquet de grève de l'USTKE pour demander à ses troupes et à Jodar de cesser le plus rapidement possible le mouvement. Cette grève aura coûté au président du Parti Travailliste un siège pour son parti à la Province des Iles Loyautés.
Les évènements du mois d'août sont d'un autre ordre : alors que le grand chef de Guahma surfait sur l'opinion public qui lui reconnaissait le courage de tenir tête à l'USTKE, l'emprisonnement de Gérard Jodar et des autres militants USTKE a servi au Parti Travailliste, donc à LKU mais aussi à Roch Wamytan de l'Union Calédonienne, de tenter de s'emparer du leadership au sein du camp indépendantiste au détriment du FLNKS et de Paul Néaoutyine, président de la Province Nord et principal interlocuteur de l'Etat Français.
D'un simple conflit syndical, nous sommes passés à un conflit politique « loyaltien » pour aboutir à un conflit politique calédonien dans le camp indépendantiste.
Même si les autres versions pour expliquer l'actualité de ces derniers mois en Calédonie, comme le malaise social lié aux inégalités et les difficultés du dialogue social, ont de réels fondements, ils ne sont pourtant que des prétextes à des jeux purement politiques et politiciens….
http://www.lnc.nc/articles/article_71120_249219.htm
http://www.lnc.nc/articles/article_71088_249981_71139.htm
http://www.lnc.nc/articles/article_69634_250585_71161.htm

Portrait de Ph.Madelin

à Dzoom Portrait de Dzoom De Ph.Madelin

écrivain | 17H35 | 05/10/2009 | Permalien

C'est probable et intéressant, mais je dois avouer que les subtilités me dépassent un peu. En tout état de cause, le point de vue de Nasseline n'a pas d'autre ambition que d'enrichir la discussion, mon interlocuteur ne semble pas prétendre tout régler d'un coup de baguette magique.

Portrait de Dzoom

à Ph.Madelin Portrait de Ph.Madelin De Dzoom

03H13 | 06/10/2009 | Permalien

Difficile d'aborder l'actualité calédonienne à plus de 20 000 kilomètres de distance.
Cette terre est bien plus complexe que certains médias français veulent bien le laisser croire. En appréhender les subtilités, certes complexes, est essentiel pour tout observateur qui veut réellement la comprendre. Sinon l'on tombe trop facilement dans le cliché.
La tournée de Nidoish Naisseline en métropole avait un unique but : ne pas laisser le champ libre aux seuls relais de l'USTKE et du Parti Travailliste, en l'occurence Besancenot, Bové et Mamère, dans les médias français nationaux. Simple stratégie de communication.

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