
Même fermé, votre téléphone portable peut être écouté…
Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d'ambiance à la police : enlever la batterie. Et encore…

Les Ecoutes, c'est encore pire que ce que je croyais. La technique permet désormais tout. Et le reste. On m'interroge souvent, on me pose ce genre de question : « J'entends des cliquetis dans mon téléphone, je crois être écouté. Qu'en penses-tu ? »
Eh bien, je n'en pense rien. Parce que je peux vous l'affirmer : nul ne peut détecter quand il est écouté ou non. Un de mes amis spécialisés dans ce genre de pratique m'a expliqué en long et en large que comme l'interception porte sur les ondes radio électriques, totalement immatérielles, il n'existe aucun moyen technique connu pour détecter les écoutes. Judiciaires, administratives ou sauvages, même topo.
Quand les liaisons téléphoniques transitaient par des fils de cuivre, quand les enregistrements étaient effectués sur des magnétophones -j'en ai vu beaucoup en parcourant des locaux de police pour une raison ou une autre-, il était possible de détecter les détériorations de signal provoquées par les branchements. Aujourd'hui, avec le numérique, c'est fini.
Des millions de micros sauvages
Téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème.
Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous. Le téléphone devient en quelque sorte un micro d'ambiance.
Même avec un téléphone fermé ? Même avec un téléphone fermé, précise mon interlocuteur. Mieux, l'agent chargé de l'écoute peut ouvrir à distance votre téléphone à votre insu. Vous croyez que votre portable est fermé alors qu'il est ouvert.
On entend tout ce que vous dites, tout ce qu'on vous dit, on perçoit -et donc on enregistre- toutes les conversations autour de vous. L'écoute fonctionne comme une téléconférence, c'est-à-dire qu'un troisième partenaire silencieux, dormant, vient s'insérer dans votre dialogue.
A Paris seront bientôt installées des milliers de caméras dans la rue, comme à Londres. Mais déjà des millions de microphones sauvages sont en opération : vos téléphones portables.
Si vous voulez éviter l'écoute sauvage, précise mon interlocuteur, il faut retirer la batterie de l'appareil. Et même dans ces conditions il y a probablement un moyen de vous suivre à la trace !
En vérité, le seul moyen d'échapper aux écoutes, ou au moins de les retarder, c'est le cryptage. Une technique horriblement coûteuse, donc hors de portée de l'utilisateur moyen. J'ai bien écrit « retarder », car à ce jour aucun cryptage ne résiste bien longtemps aux efforts pour le casser.
Des logiciels spéciaux permettent également de corriger le son, d'effacer les parasites, d'amplifier des voix trop faibles.
Il y a mieux encore : votre téléphone peut être utilisé comme « radio balise », grâce à l'appoint du système GPS, il permet de suivre tous vos déplacements, de vous localiser au mètre près.
D'assez nombreuses sociétés de transport -taxis et camions- utilisent d'ailleurs cette faculté pour suivre en direct le déplacement des véhicules. Des contrats spéciaux dits de « tracking volontaire » sont conclus dans ce sens avec les sociétés spécialisées dans les écoutes. Elles fournissent toute la gamme de prestations, y compris les services de traduction instantané. Dans toutes les langues possibles.
Elle est loin l'époque où le grand système des écoutes était installé dans les sous-sol de la caserne de La Tour Maubourg, sur le boulevard éponyme, à Paris. Dans ce temps-là, des dizaines de postes de travail étaient alignés, des officiers de Police judiciaire devaient prendre en note tous les propos recueillis dans les écouteurs.
Ce temps préhistorique -quelques années seulement- est révolu. Maintenant, tout le process technique est accompli à distance. A Paris, on peut écouter en temps réel tout ce qui est dit en Martinique.
A Langley, le siège de la CIA, on peut pirater tous les secrets d'Etat qui transitent par le téléphone. C'est pourquoi, d'ailleurs, à peine élu, Barack Obama s'est vu confisquer son Blackberry ; dont il était un utilisateur quasiment maniaque. Sécurité nationale oblige. Mon Omniprésident, qui est un « adicté » du portable, pourrait en prendre de la graine.
Une Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité
En principe, ces écoutes légales sont sévèrement encadrées et contrôlées par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité.
Les enquêtes de PJ, soit les demandes émises par les magistrats instructeurs, 20000 par an, doivent transiter par une super plateforme dépendant du ministère de la Justice, capable de traiter voix, images, mails et SMS à un rythme industriel.
Les sociétés prestataires ne peuvent travailler que sur réquisition judiciaire en bonne et due forme. Coût : moins de 8 € par connexion, un coût divisé par 5 en deux ou trois ans. Un service spécial du ministère de l'Intérieur est chargé de contrôler la légalité des écoutes.
Pour les écoutes dites « administratives », c'est-à-dire pratiquées hors poursuites judiciaires, par exemple pour surveiller des « terroristes » potentiels, l'autorisation doit être délivrée de façon formelle par le cabinet du Premier ministre. On en compte 6000 par an.
Mais la technique va plus vite que la loi. Aujourd'hui, n'importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone. Et entrer sans la moindre difficulté dans la mémoire et dans l'intelligence de votre ordinateur.
Pour les policiers traditionnels, les vieux, cette pratique des écoutes généralisées présente un défaut majeur. L'un d'eux -non, je ne citerai pas ma source- me confie :
« Avec cette pratique des écoutes, les jeunes policiers perdent l'habitude d'enquêter, ils ne se fient plus qu'à la technique, on ne va plus sur le terrain. »
Alors, les écoutes tueraient-elles Sherlock Holmes ? J'avais déjà repéré que les James Bond modernes de la CIA, de la DGSE ou du Mossad répugnaient à aller au contact pour recueillir du renseignement. Apparemment le mal s'étend à la police judiciaire.
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De Philippe Madelin (auteur)
Journaliste | 14H44 | 07/12/2008 |
Ecoutes, polémique : les internautes informent
Mon article sur les Ecoutes sophistiquées publié sur rue89 a donc provoqué une avalanche de réactions, et, de façon assez curieuse, de graves doutes quant à mes sources et à mes compétences techniques. De nombreux intervenants mettent en cause la qualité de l'information véhiculée par cet article, tout en apportant de bien intéressantes précisions. Je vous en rapporte l'essentiel, assorti de réponses.
« Oui, on peut mettre quelqu'un sur écoute (quand on voit les démarches administratives quand on ouvre une ligne de téléphone mobile, c'est fait dans le sens que la carte SIM est associée à une personne physique). Mais ça n'est pas à la portée de tout le monde d'espionner parce que chaque conversation est cryptée et tous les cryptages ne sont pas tombés dans le domaine public,
Les interceptions de communication, se font toujours au niveau du filaire, dans les bon vieux centraux, et oui la voix passe par beaucoup d'infrastructure terrestres avant de passer d'un tel à l'autre. »
Cet intervenant n'est pas très en avance. Il y a belle lurette que les bons vieux centraux ne sont plus utilisés pour les écoutes, il suffit d'une émission radio électrique pour que soit effectuée l'interception.
« Il n'y a pas besoin de commission rogatoire pour que la police accède a ces données (donc zéro contrôle de l'autorité judiciaire), n'importe qui dans un commissariat peut envoyer un fax à Orange pour avoir ces infos. »
Inexact. Aucun commissariat ne peut demander des écoutes directes. Comme je l'indique, c'est ou une commission rogatoire délivrée par un juge pour la PJ, ou une demande formelle au cabinet du Premier Ministre pour les écoutes administratives.
« Les écoutes proprement dites sont censées être effectuées uniquement après autorisation d'un juge, mais vu le nombre de dossiers qu'ils voient passer les verifications ne se font peu etre pas de facon approfondies. »
Les opérateurs GSM conservent les données de connexion de tous les utilisateurs pendant deux ans. Ces données contiennent le numéro du correspondant, la durée de la communication mais aussi toutes les informations de roaming (le passage d'une cellule GSM à une autre).
Le plus inquiétant c'est les données de roaming, ça veut dire que si vous possédez un telephone portable, et que vous le laissez allumé, on peut savoir tous les endroits ou vous vous etes rendu avec une précision de l'ordre de 50m à 200m (par triangulation).
On peut donc par exemple savoir que vous êtes souvent à proximité de tel ou tel personne,
« N'importe quel bon bidouilleur informatique peut intercepter votre téléphone » : mais oui, c'est cela, tout informaticien est méga omniscient omnipotent … « Bon » doit désigner une catégorie que je qualifierais plutôt de « extrêmement pointue » actuellement ? »
Peut-être …
« On *peut* (surtout la NSA ? ) faire beaucoup, intercepter beaucoup. Je serais responsables des réseaux au gouvernement, je préférerais acheter du matériel français ou européen plutôt qu'américain. Mais l'article n'apporte aucun élément factuel et tombe dans la paranoïa complète.
Pour le téléphone éteint encore allumé, ce n'est pas strictement impossible, mais à la base il s'agit d'une légende urbaine qui a subit le téléphone arabe. »
Ecoute par un téléphone éteint, mais avec batterie en service, première réaction :
« L'écoute téléphone éteint, c'est n'importe quoi sur les modèles courants et aujourd'hui (le futur, je sais pas le prévoir) tout simplement parce que lorsqu'on éteint le téléphone l'alimentation des circuits du modem GSM/EDGE/GPRS ou UMTS sont coupés. Sans eux, pas de communication possible entre votre portable et l'antenne BTS. »
Ensuite, tous les intervenants admettent que c'est possible.
« Pour ce qui est de l'écoute “ ambiante ”, aucun procédé de ce type n'est prévu ni dans la norme GSM/GRPS/EDGE ni dans sa variate DCS ni dans la norme 3G/UMTS/HSDPA. Pour que cela soit possible il faudrait que ces normes établies par le CEPT (European Conference of Postal and Telecommunications Administrations) soient volontairement falsifiées pour le grand public et que tous les acteurs du secteur soit dans le coup (une centaine de constructeurs et plus de 300 opérateurs dans le monde ainsi que toutes les sociétés sous-traitantes). »
Je rappelle que les lois antiterroristes en vigueur aux Etats-Unis – Security Act - imposent à tous les constructeurs et à tous les opérateurs de communiquer leurs données techniques pour que les services d'écoute, notamment de la NSA, puissent intercepter toutes les formes de communications.
Personnellement je suis plus dubitatif quant à la géolocalisation d'un téléphone sans batterie, mais mon interlocuteur a été formel. Il est probable que ce n'est envisageable qu'avec des outils utilisés par les services de renseignement. Précision d'un internaute :
« L'écoute téléphone éteint, pourquoi pas. Le micro, et même le haut parleur génèrent de l'électricité, et donc des ondes életromagnétiques, avec ou sans batterie, fils coupés ou non. Pour ce qui est “ d'allumer ” le téléphone à distance, je suis là effectivement dubitatif, il faudrait pour ceci que le téléphone soit prévu pour, et 1/ cela se saurait »
On évoque bien le cas du téléphone éteint, mais batterie en place, donc avec une source d'énergie.
« 2/ cela serait détectable relativement facilement (impossibilité de téléphoner pendant qu'on est écouté, bruit caractéristiques dans les enceintes qu'on connait tous bien, et surtout batterie qui ne dure pas. »
L'écoute fonctionne comme une téléconférence, elle n'est active que lors d'un appel.
Les services ne manifestent pas dans la rue pour rendre publiques leurs dernières trouvailles. On est ici dans la course entre la serrure et le cambrioleur, une course qui ne cesse jamais.
« Il existe des “exploits” permettant de prendre la main sur un système donné et ce que dit cet article est possible sous réserve de plusieurs éléments.
Certes les portables sont devenus de véritables mini-ordinateurs et il est maintenant bien plus facile de détourner ce genre d'appareils. Mais l'auteur oublie vite qu'il existe plusieurs marques différentes avec chacune leur système d'exploitation. Chaque système a ses spécificité et ses vulnérabilités.
L'auteur parle de la possibilité d'allumer l'appareil à distance. Ceci n'est possible que si l'appareil a été mis en veille ou si il possède un composant permettant de le mettre en route à distance. Hors ce dernier critère ne concerne qu'une faible minorité des appareils. »
La conclusion nous vient d'ailleurs d'un internaute :
« La plupart des téléphones ont [ sont dotés de programmes ] des softs que des barbouzes compétents pourraient adapter pour un usage d'espionnage, et avec la limite du problème de l'énergie disponible un portable peut faire un très bon micro espion. Il existe d'ailleurs des modèles particuliers de téléphone pour faire des mesures de qualité et des tests, il est probable (le contraire ne serait pas professionnel) que les services spéciaux aient commandé à des industriels spécialistes des contre mesures des téléphones adaptés à leurs missions (écoute, géolocalisation, etc.), de même que des dispositifs d'écoute et d'interception des communications sur mobile voire d'écoute de PC par les fréquences claviers/moniteurs. Enfin, même si les liaisons sont cryptées, l'interception d'une liaison radioélectrique n'est pas un problème avec la puissance de calcul dont on dispose aujourd'hui même sur un simple pc. Bref, une évidence qu'il faut rappeler tout ce qui est transmis par radio est potentiellement écoutable. »
Un lecteur s'interroge sur la raison pour laquelle Ben Laden n'a jamais été localisé. Outre le fait qu'on ne soit pas certain qu'il vive encore, il n'utilise apparemment pas le téléphone cellulaire, ni aucune forme de moyen de communication radio électrique. D'après ce qu'on sait, les groupes style Al Qaïda sont revenus au système de la messagerie « parlée », comme dans l'Antiquité.
Un autre internaute nous révèle :
« Et pour connaître des gens, vous pouvez allez à des conférences comme le CCC à Berlin, les témoignages d'ex-membres du MI-5 ou d'activistes surveillés sont plutôt convaincants. Je doute que ça arrive à Mme Michu, par contre ça peut arriver à des personnes engagées politiquement. Et enlever la batterie c'est le B.A.-BA, avec l'achat de portable prépayé en liquide ou le clonage de carte SIM. »
Un autre moyen d'éviter l'écoute consiste en effet à acheter un téléphone à carte pour un seul usage, très bref. Il sera toujours possible de localiser le lieu d'émission, mais trop tard pour l'exploiter. Toutefois, en France, on exige de relever votre identité pour un tel achat !
Et je vous présente mes excuses pour l'aridité de cette réponse, probablement trop technique, rédigée grâce aux internautes.
à Philippe Madelin
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 16H29 | 07/12/2008 |
Je viens de lire ce pavé, et j'avoue n'avoir rien compris…. pour la simple raison que citations et réponses sont mélangées sans qu'on puisse les distinguer de quelque manière, sauf à avoir lu l'intégralité des contributions et de s'en souvenir par coeur.
Le premier Avril dernier, Rue89 publiait un gago-article sur la nécessité de réhabiliter le point-virgule.
A quand la même chose pour les guillemets..vous devriez demander à Guillemette qu'elle vous explique ; -))
PS (Edité à 16H29) Ah, ça va mieux, comme ça ! ! ! !
à Philippe Madelin
De Jean-Baptiste
Projets entre marketing, éditorial ... | 16H05 | 07/12/2008 |
Sur la forme :
Vous connaissez l'usage de guillemet ?
Il est même possible de mettre de l'italique < i > et < /i >
Sur le fond vous semblez retenir les commentaires des internautes que s'ils viennent apporter de l'eau à votre moulin.
C'est un peu comme si en ayant écrit un article reprenant les thèses conspirationiste 9/11 vous ne reteniez que les contributions de convaincus.
Vous ne répondez pas à vos détracteurs.
C'est un simagré de prise en compte de la participation.
J'aimerai avoir une réaction du rédacteur en chef ou directeur de publication. A mon avis il y a rupture de contrat de lecture.
à Philippe Madelin
De Houvaton nouveau compte
18H01 | 07/12/2008 |
« Un lecteur s'interroge » (c'est moi) « sur la raison pour laquelle Ben Laden n'a jamais été localisé. Outre le fait qu'on ne soit pas certain qu'il vive encore, il n'utilise apparemment pas le téléphone cellulaire, ni aucune forme de moyen de communication radio électrique. D'après ce qu'on sait, les groupes style Al Qaïda sont revenus au système de la messagerie “ parlée ”, comme dans l'Antiquité. »
« D'après ce qu'on sait » …
Eh bien pourquoi ne pas faire des articles circonstanciés là-dessus. Il me semble que c'est quand même super important non ?
Le Patrioct Act aux USA et le traité de Lisbonne pour l'Europe sont forgés sur l'idée - que je ne partage pas - que Ben Laden est l'auteur avec le groupe AlQaeda des attentats du 11/09/2001.
En tant que journalistes, vous et les autres, avez le devoir et la responsabilité de nous donner les preuves de l'implication Ben Laden et/ou AlQaeda car je vous signale que jusqu'à présent, 7 ans après les faits, il n'y a toujours pas de preuves ! ! !
Si quelqu'un en a, qu'il me les donne !
J'attends .
à Houvaton nouveau compte
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 19H29 | 07/12/2008 |
On ne peut pas enquêter sur Ben Laden parce que plus personne n'a de preuve de vie le concernant depuis des années. Les voix qui lui sont attribuées n'ont jamais été authentifiées avec certitude.
J'écris « d'après ce que l'on sait », parce qu'on n'en sait pas plus.
J'ai longuement évoqué cette question, et le manque de preuves concernant Ben Laden, dans mon bouquin« Dans le secret des services » (Denoël, mars 2007). Vous pouvez lire également le livre consacré à Ben Laden par Ian Hamel(Payot, novembre 2008)
à Philippe Madelin
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 20H49 | 07/12/2008 |
Alors on peut me pister avec mon portable éteint, mais on ne peut pas identifier la voix de Ben laden avec certitude ….
Faudra m'expliquer, là ….
à Tigerbill
De Houvaton nouveau compte
22H51 | 07/12/2008 |
Reconnaissons tout de même au journaliste Madelin le mérite d'avoir isolé cette question et admettre ensuite « le manque de preuves concernant Ben Laden ».
Il a au moins, sur ce point crucial, le courage d'y répondre, contrairement aux directeurs de rue89 (messieurs les journalistes Haski et Riché) qui l'éludent et la fuient sans le moindre scrupule.
à Tigerbill
De jean.pierre
00H43 | 08/12/2008 |
on ne peut pas identifier les voix d'outre tombe..
à Philippe Madelin
De yan
loin | 19H08 | 07/12/2008 |
« Personnellement je suis plus dubitatif quant à la géolocalisation d'un téléphone sans batterie »
donc on peut prendre la main sur un téléphone qui n'a plus de batterie mais on est incapable de savoir ou il se trouve.
De mieux en mieux cet article ! !
à yan
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 22H04 | 07/12/2008 |
C'est vrai que là, c'est du champion du monde. Enfin, au moins, on se marre un peu. : )
Il semble qu'on manque un peu de culture scientifique à la rédaction de Rue 89 (si y'avait que là).
Un peu de ménage s'impose.
à Philippe Madelin
De XavXav
23H49 | 07/12/2008 |
J'ai lu questions et réponses, et j'ai relevé plusieurs erreurs manifestes de compréhension de votre part.
Exemple sur le paragraphe :
« Il n'y a pas besoin de commission rogatoire pour que la police accède a ces données (donc zéro contrôle de l'autorité judiciaire), n'importe qui dans un commissariat peut envoyer un fax à Orange pour avoir ces infos. »
Et votre réponse :
« Inexact. Aucun commissariat ne peut demander des écoutes directes. Comme je l'indique, c'est ou une commission rogatoire délivrée par un juge pour la PJ, ou une demande formelle au cabinet du Premier Ministre pour les écoutes administratives. “
=>Vous parlez d'écoutes directes par un commissariat, votre interlocuteur parle de localiser quelqu'un par triangulation.
S'il vous plaît, relisez-vous, changez de sources, faites votre travail correctement,
merci
à Philippe Madelin
De geff
09H32 | 08/12/2008 |
« Cet intervenant n'est pas très en avance. Il y a belle lurette que les bons vieux centraux ne sont plus utilisés pour les écoutes, il suffit d'une émission radio électrique pour que soit effectuée l'interception. »
pourquoi parler d'émission « radio électrique » ?
les fils dans les murs émettent des émissions radio électriques, mon cerveau émet des émission radio électrique, mon chat aussi, donc on va parler d'ondes radio, ca sera plus simple pour tout le monde.
Une onde radio par nature circule dans l'air, donc certe
peut être intercepté à tout moment, je pense que personne ne le niera, s'est ce qui nous permet à tous de regarder la TV et d'écouter la radio, et ce qui donne de la redevance à retorde car il n'est pas possible d'empêcher quelqu'un se situant au milieu de ces ondes de ne pas les intercepter, jusque là aucun problème.
la véritable question se trouve dans l'exploitation des données interceptées, et là des internautes ont déjà répondu en large et en travers sur les questions de cryptage des données en question.
s'est pourquoi les interception se font bien au niveau physique dans les équipements, où l'info transit en clair, et ou les protocoles d'écoutes légales ont été établis dans les cdc des équipementiers gsm.
de surcroit il était précisé qu'aujourd'hui une écoute n'est plus repérable par le fait que la méthode de transmission actuelle, radio électrique, engendre que l'interception devient transparente. Ce n'est pas la raison. La raison est dans la nature des données transmises, hier la voix était envoyée en analogique, alors qu'aujourd'hui l'info est encodées en binaire, les risques de déperditions ne sont plus du tout les même (et on a quand même évolué entre les branchements en parallèle dans les baies d'antan).
De ocelote
étudiant | 14H48 | 07/12/2008 |
Je sais pas si vous faites la différences entre ouvert/femé et allumé/éteint parce qui ce n'est pas le cas faites autre chose qu'écrire des articles…
à ocelote
De sup à la demande du riverain 28.09.09
15H20 | 07/12/2008 |
C'est ça le problème ….
C'est comme le passage de l'heure d'été et l'heure d'hiver.Tant qu'on sera pas d'accord on n'avancera pas…
Je propose un vote…
-Tassin rappelle le colonel ,qu'il ne branche pas les fils
-Trop tard Chef,y a Pithiviers qui l'accompagne
-Et Spoke
-il se prend la tete avec Bauer
à sup à la demande du riverain 28.09.09
De Tigerbill
retraité en CDI en charente-maritim... | 15H23 | 07/12/2008 |
C'est faux . Moi je ne suis pas d'accord avec le changement d'heure, mais ma montre avance quand même.
à Tigerbill
De sup à la demande du riverain 28.09.09
19H18 | 08/12/2008 |
ecoute bauer t'as juste 24h n'oublie pas…
De Jerohm
15H37 | 07/12/2008 |
« L'écoute téléphone éteint, pourquoi pas. Le micro, et même le haut parleur génèrent de l'électricité, et donc des ondes életromagnétiques, avec ou sans batterie, fils coupés ou non. [..]
On évoque bien le cas du téléphone éteint, mais batterie en place, donc avec une source d'énergie. »
Je pense que c'est le coeur de la polémique sur cet article. Cela semble tellement fou que l'auteur en a fait le titre de son article. Peux-t'on écouter un téléphone éteint (et par « éteint », j'entend un téléphone qui n'est pas en communication ou bien un téléphone vraiment éteint, mais avec sa batterie) et savoir ce qu'il se passe dans la pièce ?
Je veux dire, le reste est plutôt connu : interception d'une conversation, géolocalisation à partir échanges avec les bornes, utilisations des données opérateurs stockées sur 2 ans etc…
Je me suis dit : pour l'écouter, il faut pouvoir l'allumer à distance, donc il faut le cracker. Et cracker un téléphone, n'importe lequel, signifie pouvoir envoyer un crack sur n'importe quel téléphone, donc connaitre les failles de tout téléphone existant. Le cracker, puis l'allumer à distance sans que le téléphone ne vous le fasse savoir, puis écouter la conversation de manière classique. C'est franchement assez improbable.
Puis j'ai réalisé qu'en fait, l'article sur ce point manque de précision sur ce qu'on entend par « écoute ».
Effectuer une telle écoute depuis un central me parait franchement improbable. Par contre, si l'on imagine des espions placé relativement à proximité, cela parait en fait possible. On peut par exemple détecter les impulsions électriques qui sont émises lorsque vous appuyez sur les touches de votre clavier d'ordinateur, et ce sans accès au materiel. cf [ce lien].
Mais cela n'est pas du tout similaire à une écoute depuis un central. Ce n'est pas un grand big brother confortablement installé dans un bunker souterrain qui écoute tout et n'importe quoi à volonté genre Echelon. C'est une opération policière organisée, ciblée, avec des préparations compliquées pour pouvoir être à proximité et capter les très faibles champs magnétiques émis par le micro (voir le haut parleur).
Bref, pour moi c'est un risque beaucoup plus faible pour la liberté individuele. Tant qu'à faire, autant écouter la conversation via un rayon laser qui capte les vibrations des vitres de la pièce provoquées par le bruit de la conversation (et oui, c'est possible ! )
Bref, non, même fermé, on ne peut pas écouter votre téléphone, au sens de la bonne vieille écoute téléphonique. Par contre, si vous êtes la cible d'une opération policière d'envergure ou d'espions industriels qui viennent louer la chambre d'à côté ; oui, c'est peut être possible. Mais ce n'est pas la même chose, n'a pas les mêmes conséquences pour la liberté individuelle. Et ces espions ont alors bien d'autres moyens à leur disposition, dont certains bien plus simples, pour vous espionner.
à Jerohm
De Fongus
17H41 | 07/12/2008 |
Daccord avec Jerohm.
En énumérant les différents points de son articles, Madelin nous sort cette perle :
« Personnellement je suis plus dubitatif quant à la géolocalisation d'un téléphone sans batterie, mais mon interlocuteur a été formel. Il est probable que ce n'est envisageable qu'avec des outils utilisés par les services de renseignement. »
Il avoue ètre « dubitatif » sur l'histoire du téléphone éteint, ce qui ne l'empèche pas d'en faire sa carotte dans le titre de son pseudo « article » pour attirer les cons comme moi.
J'viens juste d'eménager dans l'coin, mais je crois en fait que la rue89, ressemble à un piège à gogo que je vais quitter prématurement.
PS : Maintenant, quand je vais voir marqué « Madelin », c'est direct à la poubelle.
à Fongus
De yan
loin | 19H12 | 07/12/2008 |
si c'est le frère d'Alain alors tout est dit !
à yan
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 19H23 | 07/12/2008 |
Non, Alain n'est même pas mon cousin, c'est lui qui le dit. Il ne faut jamais se lancer trop vite.
à Fongus
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 19H22 | 07/12/2008 |
Le titre désigne les interceptions des émissions de portable, que la connexion soit active ou non, et non le tracking des portables dont la batterie a été retirée.
à Philippe Madelin
De Fongus
20H02 | 07/12/2008 |
Pardonner moi, je suis une burne, mais j'éssaie de m'améliorer. Mais, on est plus à justifié des explications techniques concernant la faisabilité de l'écoute d'un téléphone éteint et/ou sans batteries.
Le problème vient du fait, qu'on fait de la soi disant information (pas fraiche) sur la base de « on dit » ou la source est plus que vague et, que l'on nous vend tout ça comme du sensationnel (genre TF1 ou Voici) !
Tout cela est pathétique…(soupir)
à Philippe Madelin
De Aimache
Bourguinaute | 18H04 | 08/12/2008 |
C'est dans doute pourquoi le chapeau de cet article est le suivant « Seul moyen pour que votre téléphone ne puisse pas servir de micro d'ambiance à la police : enlever la batterie. Et encore… ».
Pourquoi ce « et encore … » bien lourd si ce n'est pas le sujet ?
à Fongus
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 22H16 | 07/12/2008 |
Bonjour Fongus
« J'viens juste d'eménager dans l'coin, mais je crois en fait que la rue89, ressemble à un piège à gogo que je vais quitter prématurement. »
Juste un mot là dessus. Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain. Rue 89 est vraiment un très bon site et une source très fiable d'information… en général.
Je vous accorde que cet article consternant en est malheureusement le parfait contre-exemple.
Il illustre deux choses à mon sens :
1) que le b-a ba de culture scientifique manque douloureusement aux journalistes en général et que la rédaction de Rue 89 ne fait malheureusement pas exception.
2) que partant de là, ils semblent s'en remettre un peu trop aveuglément à ceux qui prétendre connaître le sujet.
Le plus triste ici est qu'au delà de toutes les arguties techniques, au moins un point aurait du empêcher la publication : l'essentiel du propos est basé sur « on m'a dit que ».
Que ça suffise à l'auteur pour y croire dur comme fer est déjà assez triste. Qu'il n'hésite pas à le crier à la terre entière l'est plus encore.
Mais que la rédaction de Rue 89 laisse passer, ça c'est vraiment affligeant.
J'espère juste qu'il n'y en aura pas trop comme ça.
Sinon, je le répète, c'est un bon canard. Comme y'en a plus beaucoup.
Cordialement.
à PonG
De Fongus
00H52 | 08/12/2008 |
je resterais bien, mais j'veux plus voir le nom de Madelin trainer dans le coin.
A défaut de partir, qu'il change au moins de pseudo, ses posts me rendent las…si las*.
*Astérix chez les Helvetes (trop classe la référence ! )
à Jerohm
De Philippe Madelin
(auteur)
Journaliste | 19H20 | 07/12/2008 |
La définition des écoutes téléphoniques est donnée par leur désignation administrative : interceptions de sécurité, de deux catégories : PJ (enquête en cours, commission rogatoire nécessaire, 20.000 par an) ou écoute administrative (recherche de renseignement, autorisation expresse du Premier ministre depuis l'Affaire des Ecoutes de l'Elysée, 6.000 par an). On ne pose plus de bretelle dans les centraux, les interceptions par voie numérique sont - à ma connaissance - effectuées directement par captage des signaux sur la ligne ciblée. Les opérateurs sont légalement tenus de fournir les données nécessaires.
De sayfam
15H47 | 07/12/2008 |
Toutes les 15 secondes le téléphone dit « je suis là, je suis là ».
Je trouve que c'est déjà beaucoup…
D'ailleurs, j'aurais aimé avoir un article sur l'utilisation du réseau GSM pour détecter des niveaux de radiations anormaux …
De Benoit Mouriet
(étudiant) | 16H10 | 07/12/2008 |
Et le CNIL dans tout cela ? Muet ?
De totoleheros89
lecteur | 16H11 | 07/12/2008 |
Il est quand même dommage que Rue89 laisse publier de tels articles nauséabonds et si stupidement sensationnalistes.
Et ce qui me déçoit particulièrement, c'est que la rédaction de Rue89 n'intervienne pas pour apporter un démenti à cet article qui est visiblement truffé d'erreurs et d'approximations.
De riverainlointain
observateur éloigné | 16H24 | 07/12/2008 |
D'accord à 100%… c'est du niveau de la brève de comptoir ce truc, et la réponse de l'auteur aussi ! Ca n'a pas sa place sur Rue 89.