
Et si les crises étaient causées par des gangsters ?

On a tout dit sur la crise financière actuelle, on a démonté tous les rouages de cette infernale mécanique qui des subprimes nous a conduits à la profonde crise économique qui ravage aujourd'hui le monde. Sauf à identifier les ressorts fondamentaux qui seraient des agissements mafieux, des pratiques criminelles avérées.
Un commissaire de l'Union européenne allait jusqu'à dénier il y a encore quelques jours toute dimension criminelle à la crise. Trois experts, le journaliste Xavier Raufer, animateur du Centre de recherche sur les menaces criminelles contemporaines (MCC, lié à l'université Paris 2, Panthéon-Assas), Noël Pons (inspecteur des Impôts, chargé de mission au Service central de prévention de la corruption) et Jean-François Gayraud (ancien n°2 de la sous-direction de la sécurité et de la protection du patrimoine à la DST, chargé de mission à l'Institut national des hautes études de la Sécurité) ont entrepris de mettre la question sur le tapis.
Oui, affirment-ils à l'unisson, la crise actuelle, comme les précédentes, est directement liée à la criminalisation de l'économie. Ils ont jeté le pavé dans la mare devant un public très fermé de spécialistes lors d'une conférence tenue mardi soir 18 novembre à la faculté de droit du Panthéon.
Des mafieux se sont emparés de nombreuses Caisses d'épargne américaines
Pour comprendre, insiste le commissaire Gayraud, il faut remonter à la crise des « Savings and Loans » qui a ravagé le monde des Caisses d'épargne américaines au cours des années 80. Près de 80% d'entre elles ont disparu dans la tourmente, 747 en tout, sur l'ensemble du territoire américain. Le coût de cette crise est estimé à environ 160,1 milliards de dollars, dont 124,6 milliards assumés directement par le Trésor américain, donc par les contribuables.
Il n'avait pas échappé à certains groupes mafieux, expose-t-il, que le domaine des Caisses d'épargne n'était régi par aucune régulation sérieuse, par aucun contrôle efficace. La situation a été aggravée par une loi « Garn-St. Germain Depository Institutions » de 1982, dérégulant totalement le secteur.
Les mafieux se sont enfoncés dans cette faille pour mener leurs affaires criminelles. Ils se sont en particulier acoquinés avec des directeurs de caisse pour s'emparer d'un grand nombre d'entre elles, les piller par divers moyens pervers.
Prêts sur documents falsifiés, à très faible taux, accordés dans des conditions plus que libérales : ces quelques pratiques ont permis à l'économie criminelle de s'alimenter largement en cash. Nous sommes bien dans la configuration d'une économie criminelle. L'essentiel des gains illicites engrangé par les mafias a disparu dans des institutions financières situées dans des paradis fiscaux.
De façon assez étonnante les Yakuzas japonais sont réputés avoir pris une part majeure dans ce scandale. Première conséquence, chute dramatique du marché de la construction américain, passant entre 1986 et 1991 de 1,8 million de maisons par an à 1 million. Et tout le système du financement de la construction s'effondre, alors que les banques classiques n'ont guère d'expérience en ce domaine. C'est l'essentiel à retenir.
Les comptes sont truqués
Car, souligne pour sa part Noël Pons, la crise qui a éclaté ce printemps est dans sa mécanique quasi identique à celle des années 80, sauf que les acteurs sont différents. Dans une nouvelle configuration, les banques sont désormais alimentées en demandes de prêts par des courtiers spécialisés, qui promettent tout, et même la lune.
Le montant des prêts dépasse fréquemment les 125% de la valeur de la maison objet de l'emprunt, dont la valeur est elle-même fortement surévaluée. C'est plus simple, plus sûr, mieux que le casino. Pour éviter une mise en lumière trop crue sur ces méthodes désastreuses pour l'avenir, mais plus que profitables dans l'immédiat, les banques entreprennent de regrouper dans des pots communs les prêts, en les « titrisant », puis dans un deuxième temps en mêlant ces titres pourris avec d'autres créances dans des structures globales qui seront elles-mêmes valorisées de façon anarchique.
Naturellement, les comptes sont truqués. Dans un troisième temps, ces structures « globalisées » sont assurées, puis réassurées, nouveaux flux de fonds, donc, et enfin revendues à des « investisseurs » tout aussi douteux que dans les années 80, logés, bien sûr, dans des paradis fiscaux.
Des manœuvres frauduleuses du bas en haut de l'échelle
Les « créances » revendues servent elles-mêmes de levier pour « lever » des emprunts auprès des grandes banques d'affaires. Lesquelles placent ces « valeurs virtuelles » auprès d'autres banques qui n'y voient que du feu, notamment en Europe occidentale et de l'Est ; dans des collectivités locales -les municipalités anglaises et plusieurs conseils généraux français en sont infectés- ; ou à des institutions aussi surprenantes que des clubs de foot ; etc.
Autrement dit on vend à tout le monde du vent, puisque la base de toute la machinerie est constituée en grande partie de créances non recouvrables. Un point est absolument certain : du bas en haut de l'échelle sont mises en œuvre par manœuvres frauduleuses des pratiques criminelles et par tout le monde. La plupart des opérateurs étant conscients de leur implication.
Ceux qui s'y refusent sont écartés sans ménagement. Les autres acceptent parce que les « bonus » -on les estime à 3 milliards de dollars- sont si importants qu'on ne peut les négliger. Ces pratiques à caractère mafieux se prolongent dans la manipulation des marchés financiers, admet Michael Mukasey, l'Attorney general de George W. Bush, le 23 avril 2008, lors d'une conférence sur le crime organisée au Center for Strategic and International Studies (CSIS).
Toute l'économie est concernée
Alors que dans la crise des « Saving&Loans » l'intervention des mafias était somme toute limitée, désormais, c'est l'ensemble d'une économie qui est placé sous la coupe de méthodes criminelles, on est passé à un stade supérieur, la criminalisation d'une société dans son ensemble. Personne ne comprenait ce qui se passait, mais tout le monde en profitait.
Le « crime organisé », désormais ce ne sont plus des « sales types », mais des gens ordinaires, votre voisin, votre avocat, votre conseiller financier, voire votre banquier.
Et, comme de juste, l'administration Bush et les Républicains se sont farouchement opposés à toute forme de régulation qui aurait pu freiner le développement de ces pratiques criminelles, dans lesquelles nombre d'entre eux seraient impliqués.
Il fallait choisir entre ce scandale et la « guerre au terrorisme ». Pour Bush ce choix était évident.
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De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 13H33 | 24/11/2008 |
ah bon c'est des truands….. incroyable
De Cadre modele
Consultant RH | 13H39 | 24/11/2008 |
Quelle drôle de question : la crise causée par les gangsters ?
Serait-ce une nouveauté de savoir que les cols blancs et les mains noires se croisent dans les paradis fiscaux ?
Quand notre individualisme ne prône que notre confort, que ferions-nous entre baisser notre revenu pour maintenir les postes d'inconnus ou augmenter nos revenu quitte à se séparer d'employés toujours inconnus ?
En achetant français, vous sauvez des emplois en France.
En achetant chinois, vous améliorez les conditions de vie des plus démunis
Réguler ? Ce n'est pas à l'ordre du monde.
D'autres questions ?
Comprendre & Agir
De jexiste
si, si | 14H07 | 24/11/2008 |
Bien. Très bien. Mais dites donc, ce n'est pas trop tôt…
« Ceux qui s'y refusent sont écartés sans ménagement. »
Je le sais bien, j'en ai fait partie, et j'ai toujours bien du mal à en parler sans me faire censurer, même sur ce site.
De Le_Baron_N
Spéculateur | 14H12 | 24/11/2008 |
Un rapide survol des « réactions » précedentes me confirment que mes concitoyens n'ont décidemment aucune culture financière.
Difficile donc de tenter une explication de ce qu'est la vente à découvert. Une brève recherche google aidera les mal-comprenants à saisir ce dont on parle.
Analyser un marché pour se positionner « long » ou « court » résulte d'une mise en oeuvre de connaissances et techniques.
Là où l'article pourrait devenir intéressant, .. et véritablement subversif.. c'est de se demander si des évènements ne sont pas criminellement organisés pour profiter d'un positionnement « short » préalablement effectué.. Envoyer un avion sur une tour est un acte terroriste ; si l'on prend le soin la veille du crash de vendre massivement à découvert des actions des compagnies aériennes, ..
Si vous pas comprendre, et bien retournez voir les deux derniers volets de la saga O. O. 7. Un tant soit peu d'attention vous permettra de comprendre comment les méchants de ce film financent leur activité ; une extrapolation vous éclairera sur le financement de certaines cavales que l'on sait pourtant si coûteuses..
La finance est donc un outil, pas une fin en soi ; pour servir de sombres causes certains sont prêts à engendrer des évènements qui accèleront la tendance d'indices en leur faveur. Même si cela est hautement surveillé, la chûte d'une banque d'affaires US, a été causée par des ordres de vente, qui par effet domino ont entrainés ce que certains subiront pour les 9 prochains mois, et ce dont quelques uns tirent déjà profits..
L'ignorance toujours sourit aux timorés, laissant ainsi la science servir l'injustice..
A bon entendeur..
à Le_Baron_N
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 14H37 | 24/11/2008 |
Si vous n'étiez pas tellement arrogant votre commentaire ne serait pas inintéressant.
Votre hypothèse est tout à fait envisageable.
Par contre faire pression sur des entreprises pour les forcer à augmenter les dividendes aux spéculateurs (j'emploie ce terme vu que vous vous considérez comme tel) sans se souciez des conséquences sociales de ces pressions est à mon avis tout aussi si ce n'est plus criminel. Les morts sont simplement plus discret, faim, maladie etc. mais bien plus nombreux
à dulconte
De Le_Baron_N
Spéculateur | 15H20 | 24/11/2008 |
Ici point d'hypothèse ; seule l'âpre réalité.
Le bât des taxes et « acquis sociaux » engendre inéluctablement la délocalisation ; l'investisseur, lui, supporte le coût du renouvellement de l'outil de travail… ici, ou ailleurs ; car les frontières n'existent plus.. Cela devrait vous satisfaire : vous chantiez l'internationale, et nous.. la finançons..
Un Argentin vaut bien un Girondin non ?
Quant aux poncifs sur la mort , la maladie, la faim « c'est pô bien » .. moi dire pareil..
Que todo te vaya bien Hombre !
à Le_Baron_N
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 15H56 | 24/11/2008 |
Juste à titre d'information je n'ai jamais chanté l'international et j'ai bondi de joie en voyant le mur de Berlin tomber.
Que de morgue, que de certitude, que d'arrogance, je ne peux être qu'un communiste n'est_il point !
Vous considérez comme poncifs la mort et la faim, moi je les vois presque tous les jours dans les rues de Buenos Aires. Rien à voir avec votre c'est pô bien, par contre quand je vois un môme survivre en fouillant les poubelles j'ai envie de gerber. D'autant plus quand un connards de maire coupe le budget de l'école public pour le réaffecter à l'école privé, ou coupe les aides au comedor qui assure une nourriture décente à des milliers d'enfants.
Les têtes ne valsent pas en Argentine du moins depuis 1983, ça au moins c'est une bonne chose dans ce pays qui a appliqué les recettes du FMI jusqu'à la caricature.
Que se vaya al carajo con este sistema que se muere !
à dulconte
De Le_Baron_N
Spéculateur | 16H25 | 24/11/2008 |
Faute de gerber devant la misère mon ami, pourquoi ne pas relever les manches, travailler plus encore et créer votre propre école privée ?
Geignards et invertis se rejoignent souvent sous la bannière.. de la passivité..
« La pasividad, por falta de conciencia o por irresponsabilidad, es una respuesta desadaptativa a las demanadas de la vida. »
à Le_Baron_N
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 16H30 | 24/11/2008 |
Que connaissez vous de ma vie !
Quand je serai aussi passif qu'un spéculateur je me tirerai probablement une balle dans la tête.
à dulconte
De compte supprimé 24
| 17H11 | 24/11/2008 |
Ami Dulconte : il a utilisé le terme « inverti ». Ça veut tout dire.
à compte supprimé 24
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 17H45 | 24/11/2008 |
Pour moi le capitalisme actuel c'est ça :

un vieux train au crépuscule qui se croit encore maitre du monde.
bientôt il n'en restera probablement plus que ça, ange déchu aux ailes rognées.

au fait conter, écrire c'est être passif aussi tu crois ?
à dulconte
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 00H45 | 25/11/2008 |
Oui , mais chaque junkie de la finance aime le soleil couchant
(I know that some
of you don't understand)
Gone , gone , the damage done
à Le_Baron_N
De yamato
00H30 | 25/11/2008 |
Bonjour, M. Le Baron.
Dites, à part ce défoulement professoral modèle dépassé. Que faites vous exactement ? Etes-vous capable d'appliquer vos leçons ?
Au fait !
à Le_Baron_N
De dijou
803
Esclave d'une SSII | 15H53 | 25/11/2008 |
Qu'est ce qu'il nous répond le spécialiste ? retroussez vous les manches et profitez du système vous aussi en ouvrant une école pour riche ?
J'aime bien aussi le vocabulaire darwinien de base, « geignards et invertis », adaptez vous ou crevez, la loi du plus fort, l'homme est un loup pour l'homme etc.. tous les poncifs y passent. En gros exploitez ou faites vous exploiter , la belle alternative… Enfin ,aucune alternative devrais je dire, c'est tellement plus simple à gérer.
à Le_Baron_N
De jexiste
si, si | 16H44 | 25/11/2008 |
Des interrogations sur la descente aux enfers boursière de Morgan Stanley à la mi-septembre :
http://www.trends.be/fr/economie/banque-et-finance/12-1636-46669/morgan-…
De PSN
en recherche d'emploi | 15H01 | 24/11/2008 |
Pas de rigeur excessive. Cool. Don't worry, be happy. Merci.
Quel est le sens du terme économie ? La lutte contre la rareté, non ? Et pourquoi les gens s'obstinent sur le mot financier en parlant de la crise ?
Tu peux me dire ce qui va être « normal » aujourd'hui, voir même demain ?
Je donne un avis : Je reste confiante en l'avenir, la famille, les amis. Et je cherche.
De yoruk
au fil de l'eau | 15H01 | 24/11/2008 |
He… cher baron_N, çà ne le fait pas, votre analyse est à coté de la plaque…
Jusqu'à présent, on s'en est foutu, des appétits de la finance…
Que City groupe escroque Morgan, qui avait bouffé Stanley, qui avait tué je ne sais quel autre requin de la finance, on s'en foutait…
Mais là… Qui va les tirer de la merde ? ? ?
C'est nous ! ! !
Avec l'argent de nos impôts et taxes ! ! !
Ce sont nos efforts et notre travail qui sont hypothèqués pour rembourser les manoeuvres de voyou d'une « élite » financière qui s'est foutue de notre gueule
Alors Ok camarade, on va bosser un peu plus dur pour ratrapper os conneries…
Mais çà ne se fera pas comme çà …
Va falloir rendre des comptes, hein…
On met nos sous sur la table, de vrais sous… Pas de la fausse monnaie titrarisé, hein….
Fini, les paradis fiscaux…
Fini les comptes pipotés…
Et vous n'avez pas le choix, sinon ce sera Nuremberg au mieux, ou le club es jacobis au pire
De patrick du 14
toujours naze et qui cotises pas | 15H32 | 24/11/2008 |
De Zorro est arrivé
Lecteur | 15H38 | 24/11/2008 |
Du grand n'importe quoi ! ! !
La crise, elle n'a pas encore commencé…
« Nov. 24 (Bloomberg) -- The U.S. government is prepared to lend more than $7.4 trillion on behalf of American taxpayers, or half the value of everything produced in the nation last year, to rescue the financial system since the credit markets seized up 15 months ago. »
À vous de deviner la suite, ça vous donnera au moins l'impression de participer à l'Histoire !
De Le_Baron_N
Spéculateur | 16H04 | 24/11/2008 |
L'Etat pour une fois gagne de l'argent et vous ne le voyez pas..
Je salue bien bas Santa-Claus - Saint-Nicolas - qui nous a fait acheter du Fortis à 0,8 alors que l'actif ne peut valoir moins de 5 (18 au 1er janvier) ; Cette entrée dans le capital des banques est une foutue bonne affaire pour chacun d'entre nous, et la plus value + intérêts va largement financer le prêt d'état, endiguer la crise, et contribuer à notre relance.. Lagarde veille.. et le fait fort bien.
Autres temps autres lieux l'on se serait battu pour de tels trésors de guerre.
Et bien sûr je ne vais pas vous reparler des ventes à découvert, puisque la leçon n'a pas été apprise..
Mais lorsque que l'on sait que le cours va continuer chûter, on le « vend » à 15.. pour le « racheter » à 5.. Avez vous compris que seule cette période de crise peut générer de tels profits en l'espace de quelques jours bancaires ? .. sans parler de l'effet de levier qui permet d'acheter (ou vendre dans le cas présent) 100 lorsque l'on ne possède que 10..
Donc, Tonton LBN explique : vous avez EUR 15 000 sur votre compte ; vous « vendez » à découvert 10 000 titres à EUR 15 (investissement 150 000) ; vous les rachetez ensuite à EUR 5.. quel est votre gain ? EUR 10 x 10 000 = EUR 100 000 pour EU 15 000 d'investissement en deux jours.
Bien sûr, pour rester fidèle à vos principes, vous saurez en reverser 50 % aux restos du coeur…
Robin des Bois devait avant toute chose savoir sur quel sentier dresser son embuscade… A vous de voir ce qui de la banderolle ou de la finance est la voie la plus efficiente..
A continuer ainsi à caricaturer un métier, VOUS laisserez le soin au seuls cupides de s'enrichir, est-ce vraiment ce que vous voulez ?
Le monde change.. l'émotion, la critique c'est bien, mais purement stérile ; lorsque l'on se battait pour défendre notre tour carrée, l'on enseignait le maniement des armes, pourquoi ne pas vous mettre à l'économie ? devriez vous être les seuls à rester ainsi désarmés ?
« You're so vain »..
LBN.
à Le_Baron_N
De kebra
Bisounours killa | 18H34 | 24/11/2008 |
Cher spéculateur, vous êtes un nain de jardin de l'argent facile. Vous restez cantonné dans la finance. Il faut aller au bout de la logique mafieuse. Avec 15.000 €, vous pouvez acheter 5 kilos de coke pure et un vol privé pour la rapatrier. Avec 20 kilos de coke commerciale, vous engranger minimum 300.000 euros transférés dans un paradis fiscal pour garantir un prêt de 3 millions avec lequel vous achetez pour 30 millions de titres à crédit.
J'ai la flemme de faire le calcul des millions gagnés et de détailler les systèmes simples pour y parvenir. A lire, Un monde sans lois de Jean de Maillard.
« You're so cute »
à kebra
De Le_Baron_N
Spéculateur | 19H45 | 24/11/2008 |
Cette logique est réconfortante pour les votres comme pour les miens.
Les votres : Comme vous ne faites pas d'efforts de compréhension, vous vous confortez dans l'idée que l'argent se doit d'être sale. Ainsi, vous avez un alibi pour vous complaire dans votre crasse médiocrité : vos prétentieux principes ne seront jamais appliqués.
Pour les « miens », puisque cela les rassure que les gueux ne tenteront donc jamais de changer de classe..
Plutôt désolant que les paresseux du PS n'aient qu'aigreur et inculture à proposer à leurs concitoyens.. Il est vrai que la notion « d'ascension sociale » n'est plus dans le programme de la rue de Solférino depuis longtemps..
Votre « lutte des classes » , est donc celle de la « protection des castes » : vous avez à coeur de partager une (tiède) soupe populaire.. puisqu'elle protège vos acquis sociaux..
J'ai essayé de vous montrer la voie.. Mais cette marche qui vous maintient encore dans le caniveau, semble décidemment hors de portée pour de si petits souffreteux..
Such a pity..
à Le_Baron_N
De kebra
Bisounours killa | 01H35 | 25/11/2008 |
Il n'est y pas mignon, ce petit spéculateur moraliste. Je n'ai jamais parlé d'argent sale. J'ai donné une recette plus efficace que la votre pour gagner des sommes considérables. Le livre de Maillard peut se lire comme une dénonciation ou comme un livre de cuisine. De bien bonnes recettes en effet.
J'habite au milieu d'une des plus grandes blanchisseries de la planète. Si vous restez dans le financier classique, vous êtes un minable. Les aigles font dans le trash fund.
Allez, comme je ne suis pas chien, je donne une autre recette plus populaire mais qui demande un bon travail de documentation et de formation avant de tourner à plein régime. Avec quelques LED et quelques bonnes graines, vous pouvez produire une matière première renouvelable valant la moitié du prix de l'or. Pour un travail bien moins pénible que celui de mineur, vous avez l'Eldorado à la maison.
Vous obtiendrez ainsi de quoi subventionner largement les restos du cœur et tester les combines du Baron si vous les jugez valables. Mais votre base financière se fondera sur du réel durable, vous ne perdrez pas des milliards en deux jours. Voilà un conseil économique avisé et moderne.
You're so Old School…
De yoruk
au fil de l'eau | 16H33 | 24/11/2008 |
Ah purée…
Toute cette science, tout ce savoir faire, la fameuse ingiéniérie financière…
Toute une élite formée à servir…
Et qui se sert
Prise la main dans le sac, bordel… La main dans le sac ! ! !
Vous croyez vraiment que çà va passer tout seul, comme çà ! ! !
Et comment croyez vous que les travailleurs américains, volés de leur retraite, vont réagir ! ! !
Ils sont tous armés là bas, et pointilleux sur la gachette…
Il y a URGENCE à ramener de la morale ans le discours citoyen ! ! !
De olivier p
face à la mer | 16H33 | 24/11/2008 |
Autres temps : quand on accepte le principe d'une bourse, de plusieurs places financières, doit-on accepter l'immédiateté de la vie des dits fonds d'investissements ? Cela me faisait penser à la transfiguration de sens et de pratiques liés au temps à cheval pour rejoindre washington et à la durée de transition entre les urnes et la prise de fonction aux usa… nombre d'outils ne sont pas adaptés aux transformations… croyez vous qu'avec une nouvelle temporalité, des nouveaux temps de décisions et d'informations, règles simples, comme modes de régulations des moyens de communications et des calculateurs informatisés, cela ne permettrait-il pas de nouveaux moyens de comprendre les flux, de les ralentir et donc de modérer les spéculateurs ? question idiote ! Et pourquoi pas un impôt (progressif) en + pour un fond mondial sur les « décisions », un peu comme un impôt sur les courriels publicitaires ?
De brigadoon
ouf!!! | 16H40 | 24/11/2008 |
Merci Philippe pour cet article.
Cela conforte grandement mon entendement du capitalisme : un système mafieux dont certains sont légitimés et d'autres tentent de l'être. Mais les principes qui sont au fondement sont les mêmes : vendre une voiture ou des reins ; des armes ou de la drogue ou du travail au noir après tout il n'y a que la législation et le statut de ceux qui le font pour y voir des différences.
Et qu'on ne me dise pas que la drogue tue et pas les voitures, il suffit de voir les chiffres des accidents de la route, les armes tuent aussi, Monsanto aussi et le travail délocalisé ou stressant aussi, etc…
Combat entre capitalistes pour prendre des part de marchés légales ou illégales (voir la crise des ordures à Naples) sur le dos des couillons qui croient à ce système en y participant passivement ou activement.
On n'a pas fini de se faire plumer ! ! ! !
De Le_Baron_N
Spéculateur | 17H21 | 24/11/2008 |
« Cela conforte grandement mon entendement du capitalisme »
Cet article lénifiant conforte surtout la passivité des gens dits de gauche, les pleutres qui défendent leurs acquis au détriment de l'emploi.
Etre contre le capitalisme, c'est comme se dire contre l'oxygène.
Déconcer les éxcès est vain si l'on ne peut comprendre les rouages et s'inscrire dans une démarche productive. Seuls les actes « changent la vie ».
Sur le mode Piaf, je pourrais vous chanter : Allez braillez minables.. et allez vous asseoir à la table des exploités passifs.. Pendant que l'on se bat dehors.. ici, Rue 89.. c'est vain, mais confortable.
à Le_Baron_N
De dulconte
Mordu par un fachogarou | 17H31 | 24/11/2008 |
mais oui mon bichon

à Le_Baron_N
De brigadoon
ouf!!! | 18H07 | 24/11/2008 |
Allez vous faire maître par ceux que vous servez GROS BOF !
Je parle de principes généraux et je n'ai pas la prétention et la morgue que vous avez pour me poser en expert.
Il faut bien que dans un système où le profit est roi il y ait des dindons et des gens pour les plumer… A la limite c'est un couple infernal qui peut parfois admettre la révolte des dindons mais en ce qui vous concerne GRENDE GUEULe c'est les couillons tels que vous qui jouent au coq qu'il faut éliminer !
à brigadoon
De Le_Baron_N
Spéculateur | 20H03 | 24/11/2008 |
C'est bien ce que je croyais.. le cours d'économie fût un dessein par trop prématuré..
A voix basse, ton didactique - (j'ai toujours eu beaucoup de bienveillance pour les commis agricoles) « Alors toi retourner CM1 et apprendre orthographe, syntaxe.. et puis.. dans quelques années on en reparle, toi comprendre ? c'est bien mon brave. »
LBN.