
Mariage annulé, affaire « La Rumeur »… La France régresse !
Bruno Guigue limogé ; Hamé le rappeur du groupe La Rumeur devant la cour d'appel ; le mariage annulé de Lille…
Depuis quelques années, la France a peur et se fait peur. Est-ce la faiblesse des valeurs républicaines, de moins en moins porteuses dans un monde globalisé et sans frontières ? Ou tout simplement le ressentiment d'un ex-empire colonial toujours drapé dans son arrogance, pris de complexes face au géant américain surpuissant non seulement économiquement, mais aussi culturellement ? Sans oublier le spectre menaçant des forces montantes de la mondialisation comme la Chine ou l'Inde qui effraient la vieille Europe dont l'énergie s'essouffle et l'économie montre de sérieux signes de faiblesse.
Le 11 septembre 2001 a par ailleurs donné une justification ultime à l'obsession sécuritaire qui accompagnera toute la campagne présidentielle de 2002, ayant mené, au deuxième tour, à un face à face entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac, dont le second sortira finalement vainqueur. C'est dans les derniers mois de l'année 2001 qu'on commence à évoquer un antisémitisme galopant au sein des milieux issus de l'immigration maghrébine, lequel finit par être décrit avec des tons apocalyptiques. Nous sommes en pleine seconde Intifada. Tout concourt à faire de l'islam l'ennemi de l'Occident. C'est l'entrée dans l'ère du soupçon au carré. Le » choc des civilisations » se transforme en argument imparable dans certains cercles.
L'Etat s'acharne contre le rappeur Hamé
C'est dans cette atmosphère qu'on agite les vieux fantômes de la peur et c'est alors qu'éclate l'affaire du groupe de rap engagé La Rumeur, qui se présente comme subversif et underground. Ses figures de proue, Ekoué et Hamé, même s'ils revendiquent leur identité de fils d'immigrés et de banlieusards, échappent aux clichés habituels : tous les deux sont bardés de diplômes universitaires.
Dans un article figurant dans le fanzine accompagnant leur album de 2002, L'Ombre sur la mesure, Hamé écrit :
» Les rapports du ministère de l'Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété. »
Le contexte est favorable à ce que cette phrase fougeuse, devienne le motif d'un harcèlement judiciaire qui dure encore. Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, porte plainte contre l'auteur de cette phrase. En 2004, ce dernier est relaxé par le parquet qui considère que ces propos relèvent de la liberté d'expression.
En 2005, le procureur de la République fait appel de ce jugement. Hamé est de nouveau relaxé en 2006. Cette fois le ministère de l'Intérieur se pourvoit en cassation. En 2007, la Cour de cassation annule la décision de relaxe de 2006. C'est ainsi que Hamé comparaissait à nouveau le mardi 3 juin devant la cour d'appel de Versailles. A croire que l'Etat, cette immense machine, tremble devant un jeune rappeur. Franchement, on atteint un sommet de ridicule.
Les paroles polémiques de Hamé mettent-elles à tel point en danger la République et sa police ? Si c'est le cas, la République est vraiment chancelante et ses citoyens ont toutes les raisons de s'inquiéter pour leur sécurité… En fait, le syndrome sécuritaire traduirait tout simplement cette faiblesse, encourageant un zèle rageur à démontrer à tout prix qu'il revient à l'Etat de protéger les citoyens de tous ces dangers qui les guettent, dont les immigrés et leurs descendants seraient les représentants. En fait, une sorte de méthode Coué à usage politique.
Certes, le motif de la plainte contre Hamé était la » diffamation publique envers la police » . Si sa manière d'exprimer sa colère n'était pas des plus modérées, ce que dit Hamé n'est pas infondé. La critique, par essence, supporte l'excès et en présuppose la possibilité. Et la polémique sans excès ne serait pas de la polémique.
Une liberté d'expression incomplète
Des cas de jeunes tués par la police, sans raison précise, sont là pour témoigner de cette violence au quotidien qui ne fait qu'engendrer de la violence en retour au lieu de la circonscrire. Violence et contre-violence largement présentes dans ces ghettos qui rappellent l'échec des politiques d'immigration aussi bien de la gauche que de la droite. De surcroît, la police française ne s'est pas toujours distinguée, dans l'histoire du XXè siècle français, par son pacifisme et son sens du bien commun. Sans vouloir confondre les polices de toutes les époques, on ne peut pas ne pas garder à l'esprit son rôle peu glorieux dans la déportation des Juifs, ou pendant la guerre d'Algérie. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y eut pas des policiers qui résistèrent dans ces moments sombres, mais ce n'est évidemment pas à ceux-là que s'en prenait Hamé.
Dans un pays où la liberté d'expression est soumise à la censure des prétoires, la démocratie est affaiblie. C'est le serpent qui se mord la queue. Car plus la démocratie faiblit, moins elle tolère la critique. Prenons les États-Unis, qui ont connu avec le maccarthysme leurs moments de ténèbres. Ils sont aujourd'hui le pays où la liberté d'expression est exercée comme un droit inaliénable de l'individu et du citoyen. Chez nous, la liberté d'expression, si elle n'est pas entourée de toutes les précautions rhétoriques, donc corsetée, peut se trouver assez vite sanctionnée. Hamé n'est pas la première ni la seule victime de cette situation, mais espérons que la raison et le bon sens l'emporteront sur la logique de harcèlement judiciaire qu'il subit. La liberté d'expression est le combustible vital d'une nation qui se respecte et qui est tournée vers l'avenir. Oui, d'une nation qui compte avancer.
Le cas Guigne
Il y a quelques mois, le sous-préfet Bruno Guigue était limogé de ses fonctions pour avoir écrit un texte critique, quelque peu emporté dans son expression, sur Israël sur le site d'Oumma.com, organe franco-musulman -et ce à la demande expresse de représentants d'institutions juives. Là aussi, la République a témoigné de ses faiblesses non seulement en mettant une fois de plus en péril la liberté d'expression, mais aussi en cédant aux demandes d'un groupe de pression qui considérait l'article en cause comme relevant de l'antisémitisme, lorsqu'on sait que si Bruno Guigue critique durement Israël, il n'est nullement antisémite ; il citait d'ailleurs (sans donner ses sources) des informations recueillies dans des ouvrages écrits l'un par une Israélienne et l'autre par un journaliste d'origine juive.
Le mariage annulé pour marchandise non-conforme
Un dernier exemple de défaillance de notre République, cette fois-ci, est lié à ses préjugés sur l'islam : l'annulation à Lille d'un mariage entre deux Maghrébins, à la demande du mari. La raison invoquée est que l'épouse, contrairement à ce qu'elle avait affirmé avant son mariage, n'était pas vierge. Un magistrat français a prononcé l'annulation. Est-ce qu'il l'aurait fait si le couple était français de souche, blanc et catholique ? Un mari rendait ainsi une marchandise non-conforme, et le juge, au XXIè siècle, dans un pays occidental, victime de ses propres clichés, prononçait un verdict digne d'un régime fondamentaliste musulman. Et notre Garde des Sceaux approuvait dans un premier temps ce jugement, ce qui n'est pas moins inquiétant. Etaient ainsi bafoués non seulement les acquis de la lutte des femmes, mais aussi la simple dignité des femmes en tant que femmes. Un divorce, on aurait compris, mais l'annulation…
Oui, la France des Lumières, cette France de Voltaire -mais où Voltaire, aujourd'hui, aurait sûrement eu maille à partir avec la justice-, la France de la Révolution, des droits de l'homme (et de la femme), de la Commune de Paris, des intellectuels critiques, de la liberté, cette France-là est en berne. Ses intellectuels préfèrent le confort du consensus au risque de la confrontation. La critique est démodée, vive le conformisme. Les ors de la République les éblouissent, et même si ce n'est pas tout à fait nouveau dans l'histoire de notre pays, tout de même leur silence surprend. La France, décidément, ne se ressemble plus…
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De Courageux_anonyme
14H17 | 06/06/2008 |
les US et la liberté d'expression ? ? ?
là bas c'est direct la lettre à l'anthrax pour
les journalistes et les sénateurs qui risqueraient
de l'ouvrir :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Enveloppes_contamin%C3%A9es_au_bacille_du_c…
à compte supprimé 13
De andriouchka
14H36 | 06/06/2008 |
c'est parce que Mme Benbassa revient sur Guigue que vous évoquez Finkelstein ?
Il y a des cas beaucoup plus importants, comme celui-ci, raconté par Michel Collomb :
« L'administration Bush se sert de la liste noire des “interdits de vol” pour harceler et punir ses opposants. [IES News Service - 04/08/2007] Plus de 100 000 citoyens états-uniens sont de facto interdits de voyage car ils figurent sur la liste des personnes “watch” (à surveiller) et “no fly” (interdit de vol). Cette liste, qui incluait au départ des personnes soupçonnées d'être en contact avec des organisations terroristes ou bien posant un risque de sécurité pour les autres passagers aériens (par exemple parce qu'ils ont été ivres et violents à bord), a été détournée par l'équipe de la Maison Blanche pour harceler des opposants politiques. » […]
à andriouchka
De compte supprimé 13
15H26 | 06/06/2008 |
si vous avez lu mon message vous avez vu que je citais une phrase de Mme Benbassa.
Et - toujours si vous avez lu - il n'y est pas question de M. Guigue, mais juste de liberté d'expression aux EU.
Libre à vous de penser que ce que vous citez est plus important que perdre son travail et se voir interdit d'exercer pour avoir donné son opinion sur des faits vérifiables.
On parle liberté d'expression et vous parlez de voyage… quel rapport ?
à andriouchka
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H04 | 06/06/2008 |
Salut Andriouchka ! tu te fais si rare que rien que pour le plaisir, je mets quinze euros dans le halouf !
A propos du sous-préfet Guigue, je rappelle que ce sujet :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/03/un-sous-prfet-s.html
(repris ici http://www.rue89.com/2008/03/23/un-sous-prefet-limoge-pour-une-tribune-a… par La Rue)
comme celui-ci :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/03/pour-lintrieur.html
peuvent toujours être commentés.
Ils font simplement l'objet de modération.
De ZePoete
13H36 | 06/06/2008 |
Et pourquoi personne ne parle du fait que le couple s'est présenté devant le juge le lendemain, que l'épouse a reconnu avoir menti et qu'elle avait accepté l'annulation ? A votre place j'aurais commencé par là, c'est ce qu'on fait les médias dès le lendemain matin aux infos de 6 : 00 mais médiatiquement ce n'était pas vendeur donc tout les torchons et journaleux ont vite oublié cela pour déblatérer de grandes phrases sur de grandes idées sur des trucs complêtement hors propos. A partir du moment ou la femme reconnait avoir menti sciemment pour obtenir le mariage (quelqu'en soit la raison) il peut y avoir annulation.
à ZePoete
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H11 | 06/06/2008 |
@ ZePoete,
tu as vu quelque chose dans la presse en 2006 ? si oui, là ça m'intéresse bougrement, même un entrefilet dans Nord-Eclair ou La Voix !
en effet, il n'y a rien eu en 2006, rien en 2007, rien en avril 2008… il a fallu attendre deux semaines après la ortie de la lettre du Dalloe pour que Libé bâcle un sujet, repris par l'AFP, et la machine s'emballe.
et cent balles, c'est pas énorme. allez, quinze euros !
De andriouchka
13H52 | 06/06/2008 |
Madame Benbassa, vous êtes d'un parti pris qui fausse toute analyse !
« L'affaire Guigue » n'a rien à voir avec les 2 autres, car il ne concerne pas des faits de Justice, mais une sanction et non un limogeage, puisque Guigue a été obligé de changer de fonction pour non respect du devoir de réserve d'un haut fonctionnaire. Ecrire dans un journal religieux, quand on est sous-préfet, n'est pas du meilleur effet. Je préfère ne pas aborder le fond de l'article dont vous faites une analyse plus que légère.
Sur le mariage annulé, vous parlez de Maghrébins. Je regrette, mais l'ex-couple est FRANCAIS. Vous parlez aussi de « français de souche » ? pfffff qu'est-ce que ça veut dire ? Il faut remonter à combien de générations pour être « français de souche » ? D'après Me Eolas, la prodécure de faire appel au TGI, sans être courante, pour faire annuler un mariage, est nénamoins usité. LE problème, est que l'Etat, par Rachida Dati, se mêle d'une décision de justice en interjetant appel.
Le cas La Rumeur est le seul cas cité où la liberté d'expression est bafouée. Ce n'est pas la première fois que des chanteurs sont sanctionnés, cf Serge Gainsbourg et sa Marseillaise, par exemple. La différence est que maintenant, toute opinion exprimée qui n'est pas dans le moule sarkozien vaut à son auteur de se retrouver devant un tribunal.
Le cas La Rumeur est donc le cas type de régression de la liberté d'expression et on n'a pas fini d'en baver avec ce gouvernement aux ordres d'un parano.
à andriouchka
De A Serbe
15H33 | 06/06/2008 |
Mme BENBASSA,
Vous écrivez « … l'annulation à Lille d'un mariage entre deux Maghrébins. »
Vous avez un vrai don de divination pour savoir qu'ils sont Maghrébins. Juste avec leurs patronymes ?
Moi, vu votre patronyme, je dirais que vous êtes israélienne et donc pas française. J'ai deviné ?
à A Serbe
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 16H08 | 06/06/2008 |
D'autant que la jeune fille est née dans le Nord, le l'homme au Maroc. La fille n'est donc pas maghrébine… Cent francs dans le halouf !
Quant à le religion, puisque vous tenez à en parler, l'homme s'est CONVERTI à l'islam. C'est son choix. Que je respecte. Mais il n'est pas né comme cela.
à andriouchka
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H07 | 06/06/2008 |
Je rectifie :
Guigue n'a pas changé de fonction : il a réintégré son corps d'origine, celui des administrateurs civils.
Le reste, je ne peux pas applaudir : fatigué par ma séance de kiné. Mais le cœur y est !
De Genz
Curieux | 15H17 | 06/06/2008 |
A propos du mariage annulé, je voudrais juste corriger une petite contre-vérité mentionnée dans l'article, tellement récurrente dans les médias et chez les politiciens qu'on se demande s'il ne s'agit pas en fait d'une véritable campagne de désinformation : le mariage n'a pas été annulé à la demande du mari mais à la demande des deux parties. Cette petite nuance est capitale.
Toutes les grandes âmes humanistes, progressistes, féministe, de droite ou de gauche, qui veulent faire annuler la décision du tribunal (décision soit dit en passant en plein accord avec la jurisprudence) veulent donc de fait forcer cette femme à être marié à l'homme qui l'a humilié pendant sa nuit de noce. Au nom bien sur de la liberté de la femme…
P.S : tout a fait d'accord avec Deborah, il faut d'urgence expurger les livre d'histoires de la mention degradante de « pucelle » generalement accolée au nom de Jeanne D'Arc. De même, il faut interdire ce film à succès particulièrement rétrograde faisant l'apologie de la chasteté avant le mariage : « 40 ans toujours puceau ».
à Genz
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 16H35 | 06/06/2008 |
Pas sûr que le surnom de La Pucelle soit comme le dit si bien Déborah un éloge de la sainte aux acouphènes. Très tôt, ses petites camarades, des péronnelles du village de Donrémy, n'arrêtaient pas de se gausser d'elle, de la stigmatiser en lui tirant les tresses et relevant les chausses, de la poursuivre en criant Oh la pucelle ! oh la pucelle ! À cause de cela, Jeanne qui ne connaissait ni le judo ni le jiu jitsu, se réfugiait parfois dans le confessionnal ou se glissait dans l'armure d'un de ses parents.
C'est pour cette raison, en bute aux railleries de ses contemporains que La Pucelle a cherché à se singulariser, à s'illustrer de façon à pouvoir apparaître avant Mata Hari et Marie Curie dans les livres d'histoire puis faire la fière dans les manif du FN. Au fond, elle s'est comportée comme ces personnes de petites tailles qui se construisent un destin national à la force du poignet.
Merci de rectifier l'erreur !
à Genz
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 17H49 | 07/06/2008 |
@ Genz,
voici les faits :
http://www.maitre-eolas.fr/tgi-lille-1er-avril-2008
(copie de la grosse)
où il est question des deux personnes, des délais (bien supérieurs à un jour), du mensonge sur la chasteté, de la fuite de la femme, etc.
où il n'est pas question de religion, de Maghreb, et où la nationalité de l'épouse a été oubliée…
De Monique 91
( retraitée ) | 15H48 | 06/06/2008 |
L'article au départ, parle de toutes les régressions politiques ( liberté d'expression, liberté de conscience..) et j'ajouterai, régressions sociales dont la majorité des Français sont, aujourd'hui, victimes…à partir de trois exemples..L'auteur veut démontrer que les LIBERTES sont en danger, qu'il faut les défendre !
(relisez toutes les lois liberticides votées par le gouvernement… informez-vous sur les comparutions immédiates : justice expéditive..etc )
Et la majorité ( non, soyons justes, une partie ) des internautes re-parlent du mariage annulé, tiennent des propos antisémites, antimusulmans ou xénophobes…à croire que pour certains ce site sert de « défouloirs » à leurs haines ou leurs frustrations…C'est vraîment désolant ! !
De DAvid-0007
15H45 | 06/06/2008 |
On devrais donc pouvoir annuler l'éléction de Nico 1er non ? bah oui il a tromper 54% des votants…
ah zut j'oubliais : MAM ne prendra pas ma plainte au commissariat et Rachida a fermer mon Tribunal….
à DAvid-0007
De DAvid-0007
15H47 | 06/06/2008 |
Désolé pour les fautes… j'ai publié trop vite.
à DAvid-0007
De caro
délinquante avérée | 17H30 | 06/06/2008 |
petit aparté : David, tant que personne ne vous a répondu, vous pouvez « éditer », corriger vos fautes, rajouter une info et re-publier. C'est très pratique
à DAvid-0007
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 20H17 | 06/06/2008 |
@ David,
je te rassure sur deux points :
1/moi non plus je ne sais pas bien me servir de la fonction « éditer » (et tu as pu te rendre compte que je suis parfois impulsif)
2/si MAM ne prends pas de plainte, dépose une main-courante. regarde les « miracles » que cela peut provoquer :
http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2008/05/saluts-nazis-da.html
« grâce » aux nouvelles technologies : nazillons fichés.
De todeti
16H59 | 06/06/2008 |
Je reviens sur le jugement du T.G.I de Lilles.
Certains personnes estiment en effet que ce jugement ne pose aucun débat, car il constitue seulement la rupture d'un contrat, ce qui est très partiellement exact. Il pose la thèse qu'un mariage est un contrat civil entre deux parties.
Ce contrat aurait été rendu caduque pour la raison suivante : l'existence d'un mensonge.
Voilà ce qu'il faut donc entendre :
Pour tout contrat passé entre deux parties en fonction de critères prédéterminés, si l'une des deux parties ment sur l'un de ces critères, l'annulation légale du contrat est légitime.
Ainsi, les personnes qui défendent ce jugement selon la thèse affirmant que le contrat n'a pas été respecté par l'une des deux parties.
Jusqu'ici, l'argumentation est logique.
Car c'est la forme du contrat qui n'est pas respecté, selon les défenseurs de ce jugement.
Ceux-ci disent donc :
1) L'épouse a menti en dissimulant une non-virginité qui était l'une des clauses reconnues par les deux parties comme étant une condition préalable du contrat de mariage.
2) le jugement est donc rendu non pour absence de virginité, mais pour l'existence avéré d'un mensonge.
Ici, il y a un problème : c'est la seule logique formelle, un formalisme juridique, qui paraît fournir la cause déterminante du rendu du jugement.
La cause détreminante serait en effet le mensonge et lui seul.
Pour défendre cette thèse, on argumente en disant que toute autre mensonge (impuissance, dette de jeu etc…) aurait reçu le même jugement.
Cette thèse est critiquable car elle certes valable formellement, mais elle est abstraite et fausse en pratique. Elle feint de séparer ce qui ne peut se séparer dans l'acte même d'un quelconque acte de jugement exercé par un humain.
Car, ici, les défenseurs de cette thèse, séparent abtraitement la forme de l'acte et son contenu, son objet, soit : ce sur quoi porte le mensonge.
Or, un mensonge est un acte certes accomplit par une personne, un sujet, mais c'est un acte qui porte sur quelque chose. Le principe du jugement est donc que l'on juge un acte qui porte sur quelque chose. Comment faire sinon pour juger ?
Je donne un exemple : Deux amis se présentent à vous pour que vous jugiez un différent les concernant. L'un dit que l'autre a menti, Il dit donc que son ami a accomplit un acte, soit un mensonge, lequel justifierait,par exemple, la fin de leur amitié.
Vous, en tant que tiers, vous ne pourriez pas juger sans connaitre l'objet du mensonge.
C'est logiquement impossible au regard de cequ'est un acte de jugement.
Mais pour l'admettre il faut ne pas séparer mensonge et objet du mensonge. Seule une logique formelle, abstraite, sépare forme et contenu, acte et contenu de l'acte, etc…Cette logique prétend donc pouvoir juger et donc formuler un jugement en connaissance de cause, mais sans connaître ou tenir compte de l'objet du mensonge.
Imaginez donc alors un juge qui doit statuer sur la légitimité d'une requête en annulation de mariage en tant que contrat qui ignorerait l'objet du mensonge, ou qui n'en tiendrait pas compte pour exercer son jugement : C'est formellement absurde.
Nous aurions donc un jugement, par exemple, qui juge sans objet de jugement, selon la seule forme d'un acte. L'un dit : l'autre a menti ; et, le juge, dit, ah bon, ok. C'est absurde. Le juge tient compte du contenu de l'acte : de sa réalité (exitence), de son importance (quantité), de sa gravité (qualité). Comment fait-il, sinon, pour seulement être en position d'accomplir l'acte du jugement ?
Cette thèse introduit des conséquences pseudo-logique assez grotesques.
Car, il est affirmé par les defenseurs de cette thèse qu'étant entendu que l'objet du mensonge n'étant pas pris en compte, soit l'absence de virginité, alors n'importe quel objet sur lequel aurait porté un mensonge dans le cadre d'un contrat de mariage aurait été jugé de la même façon, puisque ce n'est pas l'objet sur lequel porte le mensonge qui motive le jugement.
Ainsi, selon cette logique formelle, l'une des deux parties, ou bien les deux parties, peuvent vouloir annuler un mariage pour une raison qui parait comme contradictoire avec les termes reconnu au préalable comme étant des clauses inconditionnelles de ce contrat.
Le contractualisme poussé à ce niveau stipule donc que le juge ne fais que contrôler formellement que le contrat est rompu, comme si l'objet de l'acte qui motive le jugement n'était pas déterminant.
Conséquemment, un juge ne vérifierait pas les contenus des actes ou bien leurs gravités pour prononcer son jugement. C'est invraisemblable.
Pour juger, en effet, le juge s'appuie sur les notions, les contenus, qui qualifie en propre l'activivité du contrat.
Un mariage est une forme de relation humaine qui n'est possible que sous certaines conditions, lesquels recoupent ce que l'on pourrait nommer « l'être » du mariage.
Ici, il faut distinguer les causes accidentelles qui confèrent son « essence » au mariage à tel ou tel moment de l'évolution des moeurs, et, les causes essentielles qui ne peuvent varier.
Or, tout le problème du juge est de ne pas évacuer la question de l'être, de ce qu'est un mariage, afin de ne pas le laisser à l'appréciation subjective de tout un chacun, en tant qu'opinion.
Cette question, selon la thèse pardoxal, des défenseurs du formalisme juridique, doit au contraire être laissé à la libre appréciation des deux parties.
Cela pose problème.
Car le jugement du TGI ne peut installer les deux parties comme juges, alors qu'elles viennent justement lui demander de statuer au nom de la loi, en tant, justement, qu'il est, lui, juge.
La thèse de libre appréciation individuelles des termes qui constituerait les condtions esssentielles et nécessaire du mariage, implique une conséquence logique :
Chacune des deux parties, dans la sphère privé, peut décider des conditions essentielles qui déterminent la validité d'un mariage. C'est absurde, mais c'est la conséquence du strict contractualisme ou deux parties feindraient de décider sans qu'un tiers -un Autre- n'interviennent. Les sectes, par exemple, s'essaient à se genre de pratiques.
Pour appuyer cette thèse, les tenants du formalisme contractuel affirme que la non-virginité de l'épouse, ou l'impuissance d'un homme, ou la dissimulation d'une dette de jeu, par exemple, sont équivalentes en tant que cause déterminantes de rupture de contrat, en tant que mensonge, soit la dissimulataion volontaire d'un état fait contraire aux clauses du contrat.
Bien : le recours à ces exemples pour introduire un principe d'équivalence quant à la validité du jugement du TGI de lille, pose question.
Car, subrepticement plusieurs registres sont introduits et comme rendus équivalents, justement, afin de défendre la thèse de la cause de rupture pour seul mensonge.
Car si l'on conçoit un jugement rendu pour cause d'impuissance, à quoi le juge fait-il implicitement référence sinon à une conception essentielle du mariage, à l'une de ces conditions nécessaire, soit la possibilité vérifié de l'acte sexuel par les deux époux ?
Il se réfère donc à l'idée du mariage qui réside dans le code civil.
Comment pourrait-il sinon seulement statuer sans avoir la moindre idée de l'importance déterminante ou non de l'acte sexuel, soit en tant que plaisir gratuit, soit en tant que conditon pour la reproduction (qui n'exclut pas le plaisir, bien sûr) ? Statuerait-il au hasard, au gré de ses humeurs, et, au gré des gôuts subjectifs des époux ? Bien évidemment, non. L'impuissance, par ailleurs, et surtout, concerne le domaine biologique et n'implique pas l'idée de faute morale : seul le mensonge, dans ce cas, est une faute morale. Cet exemple montre que le juge ne statut pas qu'en fonction d'un formalisme juridique, mais sur l'objet du mensonge, soit l'impuissance biologique, qu'il juge d'après une idée du mariage comme contradictoire avec celle-ci. Il juge bien aussi d'après l'objet sur lequel porte l'acte du mensonge pour le mettre en rapport avec ce qu'est l'idée du mariage.
Prenons maintenant l'exemple d'une dette de jeu conséquente : le registre est celui de la moralité d'un individu au regard de son comportement social. Le juge statue aussi sur l'objet du mensonge en jugeant qu'il contredit l'idée du mariage. Pourquoi ? Parce que si les individus se sont mariés sous le régime de la communauté des biens, alors l'une des deux parties hérite d'une dette. Ce qui relève de la catégorie de l'escroquerie.
Revenons au cas de la non-virginité : il vient d'être établi que le juge ne peut statuer sans connaitre sur quoi porte le mensonge en tant que dissimulation et non fantaisie ou invention.
En se référant à une idée du mariage, puisque cette idée sert d'étalon de mesure afin que le juge puisse statuer sur le cas d'espèce en sa présence, à quelle idée du mariage s'est adressée le juge, même sous couvert du plus strict formalisme juridique ? Quelle registre de la vie humaine a-t-il introduit dans un jugement relevant du droit ?
Ni un registre biologique, ni un registre relevant de l'existence, mais un registre religieux.
Le jugement de lills, loin de s'appuyer que sur contractualisme juridique, loin de consister en une forme de logique neutre qui ne tiendrait pas compte d'un quelconque contenu, a donc approuvé une requête en annulation de mariage pour une cause de mensonge dont le fondement est la religion, du moins la pratique fondamentaliste d'une religion.
Que fais le juge, lorsqu'il rend un jugement valide au plan formel qui concerne un mensonge dont l'objet est l'absence de virginité ?
Il est logiquement obligé de faire référence à une idée - à une conception- du mariage.
Il est obligé de considéré que la requête de l'époux est non seulement valide sur le plan formel mais aussi légitime au regard de cette conception du mariage à laquelle il se réfère. Or, quelle est cette conception ? Celle-ci stipule que cette femme, précisément, doit être vierge pour se marier avec cet homme. Que l'idée du mariage est en contradiction avec la situation corporelle de cet femme. Que cet femme contredit l'idée du mariage en ne possédant pas une « qualité essentielle » absolument requise. L'absence de virginité est donc bien présente dans le jugement comme motif ou cause détreminante.
Dès lors, le contractualisme strict est bien débordé par autre chose que lui-même. Par quoi donc ?
Par l'introduction d'une conception religieuse du corps de la femme. Que cette conception provienne d'un fondamentaliste musulman converti, ou d'un juif, ou d'un catholique, n'a que peu d'importance. Aussi bien, ce débordement du strict contractualisme conduit à ce que le juge ne dise pas seul la loi, mais qu'il se fasse dire la loi, mais une loi d'un registre hétérogèen à celui du Droit, soit le registre relavant du religieux.
On pourra noter aussi que c'est au nom de la liberté religieuse entendue comme liberté de conscience religieuse, que la religion vient dire la loi en tant qu'expression des « qualités essentielles » des êtres, alors que le droit séparé de la sphère religieuse et se fonde sur le principe d'égalité. Ainsi, si une femme peut bien comme un homme annuler un mariage pour dette (jeu, faillite, etc) , ou pour absence prouvé et total de rapport sexuel (impuissance, frigidité, désinterêt, etc…), comment pourrait-elle annuler un mariage pour absence de virginité masculine ? Ici, on peut répondre que cela est possible techniquement, mais, par pure hyporcrisie formelle, on évite de noter que ce cas d'espèce n'existe pas puisqu'aucune religion ne l'exige, ce qui permet d'argumenter en fonction du possible tout en avançant ce qui est invraisemblable. Ainsi on occulte soigneusement que c'est bien, aussi, pour une raiosn déterminante religieuse que ce jgeemnt a été rendu.
Maintenant, revenons à la seule idée de contractualisme en matière de mariage. Ou, plus largement, à la notion de contrat. Que signifie la défense du jugement présent par le recours à l'idée de seul contrat ? Un contrat se valide. Il peut fort bien être légitime ou ne pas l'être du tout. L'idée de contrat signifie qu'au moins deux parties passent un accord quelconque pour accomplir quelque chose ensemble.
Mais d'où proviennent les termes du contrat qui forment la base commune de l'entente, de l'association ? Ces termes doivent-ils être laisser à la seule discrétion de l'une ou de l'autre partie, ou, encore aux deux parties ?
La liberté contractuelle invoquée ici suppose que chacun, soit arbitrairement, soit selon les règles d'un groupe, déterminent les termes du contrat sans passer par aucune médiation valable et légitime pour tous. Est-ce le cas ici ?
Bien sur que non. Car les religions ne sont des institutions qui fournissent des règles de manière transcendante aux individus (et non aux citoyens) qui se réclament d'elle.
La liberté de conscience religieuse n'implique aucunement un quelconque contrat entre deux parties, mais un respect parfois très scrupuleux des lois qui sont propres à une religion donnée. C'est d'abord à dieu et que l'on obéit.
Dès lors, comment comprendre le fait que la religion en tant qu'institution qui pose des lois de nature religieuse, puisse introduire le contenu d'une de ses lois (supposée…) dans une autre institution, celle du droit républicain et démocratique ?
Car, selon un épouvanatble paradoxe, c'est même au nom de la liberté dîte « démocratique » que le jugement rendu à Lille est parfois même défendu : la démocratie et les lois républicaines seraient alors non-démocratiques au regard de la liberté de la conscience religieuse, et des lois propres aux religions. Ce qui donne le sophisme suivant, lequel est défendu ces jours derniers :
1) La loi première est celle de l'individu libre en conscience d'être membre d'une religion.
2) Or, la loi démocratique et républicaine, si elle s'avérait ne pas reconnaitre cette liberté première, se révélérait comme une institution qui ne respecte pas la liberté des individus en général.
On en arrive donc à affirmer que la démocratie pourrait être le contraire d'elle-même, soit un régime d'oppression pour les individus, au nom d'une exigence d'ordre religieuse. Que dire ?
La confusion entre les registres, domaine de l'individu qui a une foi religieuse, du croyant, et de celle du citoyen, est patente.
Car c'est l'universalisme de la religion qui se pose comme étant supérieur au regard de la liberté que rend possible la démocratie et/ou la république.
Dès lors, ce type de jugement met en question de manière grave plusieurs choses. Car on peut se demander quelle conception de la liberté, de l'égalité, et, surtout, de la démocratie, défendent ceux qui approuvent le jugement de Lille.
Autrement dit : Quel est pour ces personnes l'origine légitime de la Loi ? Quelle autorité reconnaissnte-t-ils en premier lieu comme étant ce qui garantît la vie individuelle et collective ?
à todeti
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 18H21 | 06/06/2008 |
Bravo. C'est la plus belle réponse que j'ai lue à cette question.
Mais faudra que je relise ……
à todeti
De A Serbe
18H49 | 06/06/2008 |
J'aime bien votre définition de musulman = fondamentaliste musulman converti. Pour ma modeste contribution, je vous propose aussi : catholique = catholiste, intégriste, borné et pour juif = religieux extrémiste, israélite. Qu'est-ce que vous en pensez ?
à A Serbe
De todeti
19H48 | 06/06/2008 |
Bonsoir. Et alors ?
Vous voulez suggérez quoi ? Que je suis islamophobe ?
Pas du tout.
Apprenez à lire.
J'ai écris que CE monsieur, CET époux, c'est-à-dire, celui-ci et pas les musulmans en général, est un fondamentaliste converti à la religion mulsumane.
Car 1) Ce jeune français s'est converti à la religion mulsumane. 2) Il exige la virginité de sa femme alors que la religion mulsumane ne l'exige pas du tout. Entendez-vous ?
Sinon, pour le reste ? Un début de réponse, arguementée, peut-être ?
Cordialement
à todeti
De A Serbe
08H41 | 07/06/2008 |
Qu'est-ce qui vous permet de qualifier CE monsieur de fondamentaliste musulman ? Vous connaissez sa vie, ses opinions ? Non !
Alors de grace évitez ce genre d'amalgame honteux et contentez-vous de donner votre opinion sur le fond.
CE monsieur, est musulman (attention à l'orthographe, c'est encore un signe ! ) ; point barre.
Sur le fond de l'affaire et tous les gens du « métier » (des magistrats et des avocats, donc, ce que je ne crois pas que vous soyez) l'ont dit et répété : le jugement, ne vous en déplaise, a été rendu au vu de l'intime conviction des protagonistes et non sur une base religieuse.
Vous dites que la thèse (du mensonge) est abstraite et fausse. Je cherche toujours à comprendre ce qu'est un mensonge abstrait et faux à part que c'est une faute !
Quant au reste, j'avoue que j'ai abondonné de lire jusqu'au bout car votre texte m'a semblé être plutôt relever de la logorrhée pseudo-formelle que j'ai l'habitude de lire dans les comptes rendus de certains de mes étudiants qui globalement non rien à dire sur le sujet mais font quand même du remplissage de pages blanches.
Sans rancune !
à A Serbe
De todeti
20H22 | 08/06/2008 |
Bonsoir. Commencez donc à apprendre la courtoisie. Courageux derrière un écran, bien sûr ?
Au fait ? Professeur de…quoi ? On est frustré, peut-être ?
Pour le reste, je vous laisse le soin d'apprendre à penser :
Un mesonge sans objet, qu'est-ce donc ?
Allez, bye…
à todeti
De A Serbe
09H17 | 09/06/2008 |
Ne vous inquiétez pas pour ma courtoisie ; elle reste intacte. Courageux devant le clavier : pas moins, ni plus que vous ! ! ! Mais pour le mensonge, il reste quand même l'« objet » de l'affaire. bye, bye !
à todeti
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 19H26 | 08/06/2008 |
@ todeti,
merci d'avoir pris la peine de lire enfin le jugement lillois (pas du TC_GU, mais de la juge du civil, oui une femme, ce n'est pas interdit, voir le dernier bouquin de Debré dont une critique figure sur mon blogue).
mais je lis dans ton commentaire :
« Pour défendre cette thèse, on argumente en disant que toute autre mensonge (impuissance, dette de jeu etc…) aurait reçu le même jugement.
Cette thèse est critiquable car elle certes valable formellement, mais elle est abstraite et fausse en pratique. »
NON. l'impuissance a déjà joué, comme Genz l'a rappelé hier (et je l'avais dit sur un autre sujet en précisant l'année et en rappelant le lieu). quant à une dette, qu'elle soit de jeu ou d'autre, si elle est non dite et que le mariage est sous la régime de la communauté, bien entendu que le mariage est annulé ! c'est l'essentiel des jugement le fric !
et, une fois de plus, je rappelle que la loi de 1803 a été révisée en 1976 et en 2006 :
http://www.lexinter.net/Legislation/demandes_en_nullite_de_mariage.htm
et que moins de 20 % des députés ont été renouvelés depuis 2006.
alors entendre des cris d'orfraie comme ça, c'est à se demander ce que font les législateurs !
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De todeti
13H35 | 09/06/2008 |
Bonjour. Vous ne m'avez pas lu entièrement, c'est bien le problème. Vous auriez lu mon commmentaire en entier, vous n'auriez pas répondu ainsi.
Je critique une thèse, celle qui affirme que le jugement aurait été rendu en fonction du SEUL mensonge.
Les defenseurs de cette thèse affirment en effet que l'immpuissance, une dette de jeu, etc…sont des motifs qui ont déjà permit l'annulation d'un mariage, ce qui est exact.
Or, les defenseurs de la thèse selon laquelle le jugement n » a été rendu que pour le SEUL acte de mensonge, evoquent bien aussi l'importance des objets du mensonge pour le jugement en citant aussi les exemples d'impuissance, de dette de jeu, etc…
Bref, certaines personnes disent, oh là ! ! on stigmatise les musulmans, c'est de l'islamophobie, du racisme, etc…et, pour le prouver, ces personnes disent que le SEUl objet ayant déterminé la décision du juge est le mensonge. Ce qui est absurde, puisque le juge -pour juger- doit savoir sur quoi porte le mensonge. Le mensonge est un acte qui porte sur quelque chose. On ne peut juger sans savoir 1) En quoi consiste l'objet du mensonge et 2) S'il est bien existant, réel. J'ajoute que l'objet du mensonge est « l'absence de virginité » et que celui-ci a été reconnu par le juge à la demande de l'époux comme étant une « faute » au regard du contrat de mariage initié religieusement par les deux époux. La femme a donc commis une « faute morale » en osant cacher qu'elle n'était plus vierge….Voilà ce qu'on défend. Le droit qui vient au secours d'une pratique excessive d'une religion, laquelle impose à la femme de n'avoir aucune expérience sexuelle (vérifiable, bien sûr…) avant le mariage afin de se réserver entièrement à l'Homme…Et puis quoi encore ? Les juges doivent-ils devenir les relais idéologiques de l'Iman ou du prêtre ? Que vient faire le Droit au sujet de la chasteté nécessaire de la femme avant le mariage ? On croit rêver…
Pour moi, la religion n'a pas dire ce qu'est la femme, elle n'a aucun titre légitime pour dire ce qu'est l'essence de la femme. C'est tout. Que le droit se fasse dire ce qu'est la femme par la pratique délirante d'un jeune converti est stupéfiant. Inquiètant.
Cordialement
De blablablaetblablabli
patati et patata | 18H05 | 06/06/2008 |
exxxxxactement bravo todeti .
De Impots-utiles.com
www.impots-utiles.com | 18H25 | 06/06/2008 |
et si le mari avait été chétien, l'affaire aurait-elle fait tant de remous et choqués autant de gens ? ? ?
ah la bonne morale de l'opinion publique bien pensante….
http://www.impots-utiles.com
De Frances Pérance
19H08 | 06/06/2008 |
Et nous, on peut annuler le mariage d'avec Zarkozy ? Parce qu'il nous a sacrément menti en se présentant comme le président du pouvoir d'achat, non ? ? Mais le lien avec le peuple est peut être moins sacré que le lien du mariage…