La liberté d'expression, un combat démocratique

La liberté d'expression, en France, atteint des sommets. Les sujets les plus bénins sont passés, dans une certaine presse, au tamis le plus fin et le plus mesquin. L'idée que l'esclavage et la colonisation figurent dans les livres scolaires heurte apparemment la sensibilité de certains lecteurs de droite, et cette sensibilité il faut la protéger. Le nationalisme? Il ne convient pas d'y toucher. Et quant à parler de l'Eglise, nul ne doit s'y risquer. Chers lecteurs de Rue89, lisez ci-après la tribune -nullement incendiaire que je sache!- que j'avais écrite pour répondre à une demande expresse de Valeurs actuelles (que je n'ai personnellement jamais songé à solliciter), tribune que finalement Valeurs actuelles a refusé de publier après lecture par sa "hiérarchie" qui a jugé que mon texte "prenait trop à rebrousse-poil, sur plusieurs points importants, (son) lectorat pour que sa publication soit envisageable". Aux yeux de cette "hiérarchie", je cite toujours, "sur la lecture de la colonisation et de l'esclavage dans nos livres scolaires, sur la loi Taubira, sur l'Eglise, sur le nationalisme, beaucoup de (mes) phrases ne pourraient que susciter l'incompréhension de(s) lecteurs. Ce qui est possible dans le cas de la publication de deux tribunes contradictoires, ne l'est pas dans le cadre d'une tribune isolée". Cet incident, mineur sans doute, n'en est pas moins symptomatique. La presse de gauche a elle aussi ses tabous, qui ne sont pas plus glorieux. Comment pourrons-nous avancer, ou simplement faire face, en cette ère difficile de mondialisation, si nous conservons de telles oeillères? Si au jour le jour, le débat, le simple débat, est ainsi tronqué, bridé, par certains médias, où allons-nous? La liberté d'expression est le signe le plus patent d'une démocratie saine. Notre pays souffre de son absence et la presse elle-même en pâtit, quand le populisme actuel, derrière l'accusation "tous pourris", ne fait que porter régulièrement des coups à cette même démocratie. Il existe heureusement encore en France des espaces de liberté, des organes de presse dignes de ce nom et tout n'est pas "pourri". La vigilance aussi bien de la part de la presse que du citoyen sont nécessaires pour faire avancer cette cause qu'est la liberté d'expression, aussi bien à droite qu'à gauche. A vous de juger. Le texte de la tribune commandée, puis rejetée, par Valeurs actuelles:Retour du religieux, retour d’un refoulé ? par Esther Benbassa Diversité. Le mot est devenu fétiche et on l’entendra encore beaucoup en 2008, année européenne du dialogue interculturel. Mais long est encore le chemin. La percée de quelques personnalités issues de l’immigration dans le gouvernement actuel est peut-être un bon signe. La gauche, quant à elle, n’est pas toujours disposée à placer en tête de ses listes des candidats noirs ou beurs, tant sa peur est grande d’effrayer les "honnêtes citoyens". Et que dire de nos livres scolaires, peu loquaces pour évoquer certaines pages sombres de l’histoire, colonisation ou esclavage? Certes, sous la pression de la société civile et de lois comme la loi Taubira, un frémissement est perceptible. Dans notre pays jacobin, les minorités sont occultées au profit d’une nation rêvée, unique et rassembleuse. Si l’intention est bonne, les résultats le sont un peu moins. Lorsque la mondialisation s’impose comme l’horizon des pays développés et des autres, que l’internet abolit les frontières et que l’Europe s’élargit, l’unique cède curieusement la place au multiple et le monde devient à la fois plus proche et plus lointain, tant les cultures – et les religions – que nous rencontrons nous sont peu familières. Même si cela chagrine ceux qu’effraie l’inconnu, comme au XIXe siècle l’industrialisation et la modernisation, reconnaissons que le retour en arrière n’est pas possible. Les réactions à cette configuration nouvelle sont d’un côté la réactivation du nationalisme par les politiques, et de l’autre, une revendication identitaire, parfois outrancière, de la part des groupes minoritaires, qu’ils soient religieux ou "ethniques". La diversité est une réalité à la fois enrichissante pour chaque nation et difficile à gérer. Les replâtrages ne suffisent plus face aux murs qui se dressent entre les composantes de la nation. Les émeutes de banlieue de novembre 2005 ont montré les possibles aboutissements de ces cloisonnements. Et la situation dans les années à venir risque de s’aggraver si l’ascenseur social reste grippé. Le premier coup de pouce doit venir de l’école, où la diversité s’est désormais invitée. Pluralité culturelle mais aussi religieuse, vouloir faire le tri entre les deux étant quasiment impossible en raison des imprégnations mutuelles. L’école devient la caisse de résonance des incompréhensions entre élèves, parents et enseignants, des profondes divergences d’interprétations héritées de modes d’éducation variés, d’auto-affirmations identitaires dont le point d’appui est parfois une religion mal connue de ceux mêmes qui s’en réclament, des enfermements, des radicalismes. Certes, notre laïcité, conquise de haute lutte contre l’Église, voit d’un mauvais œil les exigences religieuses exprimées par certains élèves issus de l’immigration. L’enseignement de la religion comme fait de civilisation, conçu de manière transversale, impliquant autant le professeur de musique, de lettres, de philosophie que d’histoire, est seul susceptible d’aller au-delà des préjugés et de restituer à la diversité tout son potentiel de positivité. Il est temps de briser les tabous, tout s’explique, y compris le Coran, le port du voile, la Torah, le turban, etc. Ne mâchons pas nos mots. L’islam pose problème à l’école ? Mais l’islam n’est pas qu’islamisme et terrorisme. Il a créé une littérature, une musique, une architecture, un savoir scientifique tout au long des siècles, dignes d’être transmis. On peut aussi valoriser les acquis de l’islam et offrir la possibilité aux enfants, issus de cette religion ou d’autres, d’être valorisés et pas seulement d’être montrés du doigt comme des délinquants en puissance. Les enfants juifs de familles pratiquantes sont moins visibles à l’école publique parce qu’il existe de très nombreuses écoles juives. Mais quand parle-ton des Juifs à l’école, si ce n’est à travers les Hébreux (court épisode) et l’extermination? Et que connaît-on des riches religions asiatiques, africaines ou latino-américaines ? On pourrait multiplier les exemples à l’infini. Et pourtant le fait religieux est omniprésent dans notre quotidien. Il suffit de traverser la rue pour se trouver face à une église, à un temple ou à une synagogue (plus discrets). Les tableaux sont légions, dans nos musées, qui deviennent indéchiffrables faute de culture religieuse. Le religieux est dans la culture européenne comme dans celles de la pluralité, lot de nos sociétés postmodernes. Qui dit enseignement du fait religieux ne dit pas catéchèse, mais construction de ponts nécessaires pour aborder l’avenir. C’est dans cet esprit que, secondés par une équipe de spécialistes dont beaucoup sont areligieux, agnostiques ou athées, nous avons conçu Des cultures et des dieux. Repères pour une transmission du fait religieux (Fayard, 2007). Je ne sais pas si le XXIe siècle sera religieux comme l’aurait prétendu Malraux, mais certainement qu’il y sera moins rétif. Dans cette recherche effrénée de valeurs et de bien être qui est la nôtre, la spiritualité gagnera du terrain, y compris dans cet Occident qui s’en était détaché. Un retour du refoulé ? Esther Benbassa est directrice d’études à l’EPHE (Sorbonne). Elle vient de publier, avec Jean-Christophe Attias, Des cultures et des dieux. Repères pour une transmission du fait religieux (Fayard, 452 p., 32 €) et Petite histoire du judaïsme (Librio, 96 p., 2 €). 


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Courageux anonyme
12H52 08/11/2007

"tout s’explique, y compris le Coran, le port du voile, la Torah, le turban, etc." (cherchez l'intrus!): Oui, tout s'explique, la polygamie, le statut de la femme, le jihad, de même que la Sainte Inquisition en Europe ou le cannibalisme dans certaines îles du Pacifique sud il y a encore un siècle, mais rien n'est à glorifier ni à justifier de nos jours. L'enseignement à retenir et à transmettre c'est que l'islam est responsable de la stagnation et de la régression de 1,4 milliards d'êtres humains à travers le monde.

 
Courageux anonyme
13H04 08/11/2007

La liberté d’expression vaut non seulement pour les "informations" ou "idées" accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels il n'est pas de "société démocratique" (Jurisprudence constante de la Cour européenne des Droits de l'Homme).

Tant que le législateur "se substituera à l'historien pour dire ce qu'est la réalité historique et assortir cette affirmation de sanctions pénales frappant tout propos ou toute étude qui viseraient, non seulement à sa négation, mais aussi à inscrire dans le débat scientifique, son étendue ou les conditions de sa réalisation",
alors la liberté d'expression n'existera pas en France.

 
Courageux anonyme
18H24 08/11/2007

"La presse de gauche a elle aussi ses tabous, qui ne sont pas plus glorieux. Comment pourrons-nous avancer, ou simplement faire face, en cette ère difficile de mondialisation, si nous conservons de telles oeillères?":

En d'autres termes, pour avancer, couchons-nous! D'accord pour une société pluraliste, tolérante et ouverte mais certainement pas au prix du renoncement aux valeurs républicaines, notamment la laïcité, ni aux droits de la femmes. Vous irez expliquer le voile et vous ouvrir à la polygamie sans moi; je serai toujours de l'autre côté de la barricade.

 
Courageux anonyme
13H10 08/11/2007

"Les enfants juifs de familles pratiquantes sont moins visibles à l’école publique parce qu’il existe de très nombreuses écoles juives": les cathos en soutane aussi sont moins visibles; ils se cachent dans leurs écoles et derrière les murs du petit séminaire! Rien n'empêche les musulmans d'en faire autant plutôt que de vouloir transformer nos écoles publiques en madrassas.
Ni Dieu ni maîtres! Vive l'Ecole laïque!

 
Courageux anonyme
19H13 08/11/2007

Le Judaïsme ne pratique pas le prosélytisme.
On ne peut se convertir facilement au judaïsme.
C'est très long.
J'ajouterai que les citoyens " juifs "
et chrétiens venus d'ailleurs s'assimilent très bien.
Même quand il s'agit de " juifs religieux "...

 
Courageux anonyme
13H11 08/11/2007

Eh bien, si tu veux vraiment le savoir, le seul fait de parler de deux cultures me dérange. Le fait de les mettre sur le même plan comme s'il s'agissait de deux réalités parallèles, deux entités du même poids et de la même mesure, m'agace. Parce que derrière notre civilisation il y a Homère, il y a Socrate, il y a Platon, il y a Aristote, il y a Phidias. Il y a la Grèce antique avec son Parthénon, sa sculpture, son architecture, sa poésie, sa philosophie, sa découverte de la démocratie.
Il y a la Rome antique avec sa grandeur, sa loi, sa littérature, ses palais, ses amphithéâtres, ses aqueducs, ses ponts et ses routes. Il y a un révolutionnaire, ce Christ mort sur la croix, qui nous a enseigné (et tant pis si nous ne l'avons pas appris) l'amour et la justice. Il y a également une Eglise qui nous a infligé l'Inquisition, je sais, qui nous a torturés et brûlés mille fois sur le bûcher, qui nous a opprimés pendant des siècles, qui pendant des siècles nous a contraints à ne sculpter et à ne peindre que des Christ et des Sainte Vierge, et qui m'a presque tué Galilée. Elle me l'a humilié, neutralisé, muselé. Mais elle a aussi donné une grande contribution à l'histoire de la pensée, cette Eglise. Même une athée comme moi ne peut le nier.
Et puis il y a la Renaissance. Il y a Leonardo da Vinci, il y a Michelangelo, il y a Raffaello. Il y a la musique de Bach, de Mozart, de Beethoven, Donizetti, Wagner, Rossini, Verdi et compagnie. Cette musique sans laquelle nous ne savons pas vivre et qui est interdite dans leur culture ou prétendue culture, gare à toi si tu siffles une chansonnette ou si tu entonnes le choeur de "Nabucco". ("Je peux tout au plus autoriser quelques marches pour les soldats", me dit Khomeyni.)
Enfin, il y a la science. Une science qui, en très peu de siècles, a fait des découvertes étourdissantes, accompli des merveilles qui ressemblent aux sorcelleries de Merlin l'Enchanteur ! Il y a Copernic, il y a Galilée, il y a Newton, Darwin, Pasteur, Einstein (je dis les premiers noms qui me viennent à l'esprit), et ces bienfaiteurs de l'humanité n'étaient pas des disciples de Mahomet, pardieu ! Ou je me trompe ? Le moteur, le télégraphe, l'électricité, le radium, la radio, le téléphone, la télévision ne sont pas dus aux mollahs et aux ayatollahs. Ou je me trompe ? Les bateaux à vapeur, le train, l'automobile, l'avion, les vaisseaux spatiaux avec lesquels nous sommes allés sur la Lune et sur Mars et bientôt nous irons Dieu sait où, non plus. Ou je me trompe ? Les greffes de coeur, de foie, de poumons, les traitements contre le cancer, la découverte du génome, idem. Ou je me trompe ? Et même si tout cela est un tas d'ordures, mais je dirais que non, réponds-moi : derrière l'autre culture, la culture des barbus avec la tunique et le turban, qu'est-ce qu'on trouve ?
Cherche et recherche, moi je ne trouve que Mahomet avec son Coran, Averroès avec ses mérites d'érudit studieux (ses "commentaires" sur Aristote, etc.) et Omar Khayyâm. Arafat trouve aussi les nombres, les mathématiques. En 1972, une fois encore en me braillant dessus, une fois encore en me postillonnant au visage, il m'a dit que sa culture était supérieure à la mienne. Très supérieure à la mienne (lui, il peut donc l'utiliser, ce mot "supérieur" ?), car ses ancêtres avaient inventé les nombres et conçu les mathématiques.
Mais, outre une faible intelligence, Arafat a la mémoire courte. A cause de cela, il change sans cesse d'opinion et se contredit à chaque instant. Mon cher Arafat (si je puis dire), vos ancêtres n'ont pas inventé les nombres. Ils ont inventé une écriture des nombres que nous aussi, Infidèles, nous avons adoptée. Et les mathématiques n'ont pas été conçues par eux ou par eux seuls. Elles ont été conçues presque à la même époque par toutes les civilisations du passé. En Mésopotamie, en Inde, en Chine, en Grèce, en Arabie, en Egypte, chez les Mayas...
Assez de bavardages : qu'on tourne les choses d'un côté ou de l'autre, on trouve que vos ancêtres ne nous ont laissé que quelques belles mosquées et une religion qui n'a sûrement pas contribué à l'histoire de la pensée. Et qui, dans ses côtés les plus acceptables, est un plagiat de la religion chrétienne, judaïque, ainsi que de la philosophie hellénique.
Et, cela dit, voyons les qualités de ce Coran que les Cigales respectent plus que "Das Kapital" et les Evangiles. Qualités ? Depuis le 11 septembre 2001, les spécialistes de l'islam ne font que chanter les louanges de Mahomet, me raconter que le Coran prêche la paix et l'amour et la justice. (Bush aussi, pauvre Bush. Pour garder les 24 millions d'Américains arabo-musulmans, il répète ces trois mots comme les Français de la Révolution et du Directoire répétaient le slogan Liberté-Egalité-Fraternité.)
Mais au nom de la logique : si ce Coran est si juste et amoureux et pacifique, comment explique-t-on la loi de oeil-pour-oeil-et-dent-pour-dent ? Comment explique-t-on le drap hallucinant avec lequel des millions de malheureuses musulmanes couvrent leur corps et leur visage, et à cause duquel elles regardent le monde à travers une minuscule grille placée devant leurs yeux, bref, le bourkah ? Comment explique-t-on l'infamie de la polygamie et le principe selon lequel les femmes comptent moins que les chameaux, ne peuvent pas aller à l'école, ne peuvent pas jouir du soleil, ne peuvent pas se faire photographier, et cetera, et cetera, amen ?
Comment explique-t-on l'interdiction de boire de l'alcool et la peine de mort pour ceux qui en boivent ? Comment explique-t-on l'histoire des femmes adultères lapidées ou décapitées ? (Pour l'homme coresponsable, rien.) Comment explique-t-on le cas des voleurs auxquels en Arabie saoudite le bourreau coupe les mains, au premier vol la gauche, au deuxième la droite, au troisième un pied, et puis Dieu sait quoi ? Ces horreurs aussi sont imposées par le Saint Livre, oui ou non ? ! ? Et il ne me paraît pas si juste. Il ne me paraît pas si amoureux, si pacifique. Il ne me paraît même pas intelligent.
Et à propos d'intelligence : est-il vrai qu'en Europe les barons de la prétendue gauche ne veulent pas écouter ce que je dis ? Est-il vrai qu'en l'écoutant ils sortent de leurs gonds et crient inacceptable-inacceptable ? Se sont-ils convertis en masse à l'islam et, au lieu de fréquenter les maisons du peuple, fréquentent-ils les mosquées, maintenant ? Ou bien crient-ils comme ça pour satisfaire leur nouvel allié et complice, ce pape qui demande pardon aux Saladin qui lui dérobèrent le saint-sépulcre ? Bah ! Mon oncle Bruno avait bien raison de dire : « L'Italie, qui n'a pas eu la Réforme, est le pays qui a vécu et vit le plus intensément la Contre-Réforme. » (La France aussi ?) [...]
Chères cigales françaises, anglaises, allemandes, espagnoles, hollandaises, hongroises, scandinaves, et cetera, et cetera, amen : ne vous réjouissez pas trop des injures dont j'ai couvert les Italie qui ne sont pas mon Italie. Comme je l'ai indiqué en disant "à-chacun-ses-larmes", vos pays ne valent pas mieux que le mien. Dans neuf cas sur dix, ils en sont l'effrayante copie. Presque tout ce que j'ai pleuré sur le mien vaut aussi pour les vôtres, et si j'avais été française ou anglaise ou allemande ou espagnole et cetera, et cetera, amen, j'aurais écrit à peu près les mêmes choses. En ce sens nous appartenons véritablement à une grande famille... [...]
Par exemple, la bêtise de supprimer soixante-dix races canines (tous-les-chiens-sont-égaux, comme l'anthropologue Ida Magli a bien commenté) et celle d'uniformiser les fauteuils des avions (tous-les-culs-sont-égaux). Cette Union européenne qui parle anglais et français, jamais italien ou norvégien ou flamand ou une autre langue, et qui est gérée par la sempiternelle troïka France-Angleterre-Allemagne.
(Bon Dieu ! Elles se détestent depuis des siècles, la France et l'Angleterre et l'Allemagne, mais elles finissent toujours par commander ensemble à cette Union européenne moelleuse). Cette Europe clownesque et stupide qui fornique avec les pays arabes et qui, pour empocher leurs pétrodollars, parle d'« identité culturelle » avec le Moyen-Orient...
(Que veut dire identité culturelle avec le Moyen-Orient, race d'idiots, espèces de balourds ? Où est l'identité culturelle avec le Moyen-Orient, race de filous ? A La Mecque ? A Bethléem, à Damas, à Beyrouth ? Au Caire, à Téhéran, à Bagdad, à Kaboul ?)

Oriana Fallaci. " La Rage et l'Orgueil ".

 
19H03 08/11/2007

il ne manquait plus qu'elle ! l'hysterique du choc... On appréciera comment pour prétendre à la rigueur de la comparaison elle juge tout à fait légitime de ne choisir qu'un seul avocat aux "autres". On appréciera comme elle érige son ignorance de tout ce qui n'est pas européen en fait historique. On appréciera ... ou pas.

 
Courageux anonyme
13H29 08/11/2007

Bonjour,
Je ne suis pas un courageux anonyme mais quelqu'un qui est choqué par l'intolérance profonde de 11H37 08/11/2007.
Il est encore temps d'ouvrir ses yeux et ses oreilles à la pluralité du monde, des pensées, des cultures, des arts et des religions.
La laïcité n'est pas la publicité mais l'information et la formation d'un citoyen ouvert et critique face à toutes les sollicitations.
Citer ce qui n'est pas un héritage de notre société n'est ni une erreur ni un pêché, c'est une ouverture vers la culture du monde.
N'oublions pas qu'au-delà de notre histoire sociétale, nous sommes citoyens du monde et qu'en ce sens, nous pouvons défendre des valeurs humanistes et progressistes. L'avenir, pour nous et nos enfants, passera par l'acceptation de ce qui est positif en l'autre.

 
Courageux anonyme
13H38 08/11/2007

qui décidera de ce qui est positif en l'autre ?

 
Courageux anonyme
13H44 08/11/2007

C'est le projet de programme politique (article Education nationale) du nouveau parti islamique de Mouloud Aounit auquel Esther Benbassa s'est ralliée comme représentante des "minorités protégées"?

 
Courageux anonyme
13H53 08/11/2007

"AIMONS NOUS LES UNS LES AUTRES"